BPCE_DEU_FR 2025
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Document d’Enregistrement Universel 2025 et rapport financier annuel
Le Groupe BPCE, 2e groupe bancaire en France, exerce tous les métiers de la banque et de l’assurance. Avec plus de 100 000 collaborateurs, le Groupe BPCE est au service de 35 millions de clients dans le monde, particuliers, professionnels, entreprises, investisseurs et collectivités locales.
Il est présent dans la Banque de proximité et l’assurance en France avec ses deux grands réseaux coopératifs Banque Populaire et Caisse d’Epargne, ainsi que la Banque Palatine et Oney. Il déploie également au niveau mondial les métiers de Banque de grande clientèle, avec Natixis Corporate & Investment Banking, et de Gestion d’actifs et de fortune, avec Natixis Investment Managers.

www.groupebpce.com
Ce Document d’enregistrement universel a été déposé le 19 mars 2026 auprès de l’AMF, en sa qualité d’autorité compétente au titre du règlement (UE) n° 2017/1129, sans approbation préalable conformément à l’article 9 dudit règlement. Le document d’enregistrement universel peut être utilisé aux fins d’une offre au public de titres financiers ou de l’admission de titres financiers à la négociation sur un marché réglementé s’il est complété par une note relative aux titres financiers et le cas échéant, un résumé et tous les amendements apportés au document d’enregistrement universel. L’ensemble alors formé est approuvé par l’AMF conformément au règlement (UE) n° 2017/1129.
Des exemplaires du présent Document d’enregistrement universel sont disponibles sans frais auprès de BPCE, 7 Promenade Germaine Sablon 75013 Paris.
Ce document d’enregistrement universel est une reproduction de la version officielle du document d’enregistrement universel établi au format XHTML et déposée auprès de l’AMF le 19 mars 2026. Cette reproduction est disponible sur notre site internet www.groupebce.com
Message du président du directoire

Crédit photo : Alexis REAUNicolas Namias
Président du directoire de BPCE

Notre groupe coopératif s’impose comme un acteur européen de premier plan en réalisant de très solides performances portées par l’ensemble de ses métiers, et en franchissant des étapes clés dans l’exécution de son projet stratégique.
En 2025, notre groupe a su conjuguer une excellente performance dans tous ses métiers bancaires, d’assurance et de gestion d’actifs avec un déploiement soutenu de VISION 2030, notre projet stratégique. En effet, nous avons réalisé une performance record avec un produit net bancaire de 25,7 milliards d’euros et un résultat net de 4,1 milliards d’euros, en hausse respectivement de 10 % et de 15 %, tout en menant de nombreuses initiatives et en prenant des décisions marquantes sur nos trois cercles de croissance.
En France, de nombreuses initiatives servent notre ambition de devenir la banque d’un Français sur quatre et la première banque de ceux qui entreprennent, à travers notamment le projet de création d’une plateforme technologique commune aux Banques Populaires et aux Caisses d’Epargne ; nous avons également confirmé notre place de 5e assureur.
En Europe, nous affirmons le développement du groupe au service de la souveraineté économique et financière du continent. Nous déployons désormais notre expertise dans le financement des biens d’équipement avec BPCE Equipment Solutions, nous poursuivons le développement d’un nouveau processeur de paiements avec Estreem et nous préparons l’intégration de novobanco, 4e banque du Portugal - une transaction, qui constitue la plus importante acquisition bancaire transfrontalière en zone euro depuis plus de dix ans.
Au plan mondial, la licence bancaire obtenue par Natixis CIB au Japon nous ouvre de nouvelles perspectives de croissance dans la région APAC, tandis que Natixis IM renforce sa distribution, grâce notamment à un partenariat noué en gestion de fortune aux États-Unis.
D’autres projets menés à bien montrent la dynamique à l’œuvre dans le groupe : le lancement d’une nouvelle ligne métier Logement & Immobilier destinée à mieux coordonner nos forces et répondre aux différents besoins de tous nos clients ; la création d’une filière Défense qui démontre notre volonté de renforcer notre soutien aux entreprises de la BITD et de contribuer à la souveraineté et à la compétitivité des territoires. En ligne avec notre objectif de rendre l’impact accessible à tous, nous avons également engagé plus d’une vingtaine de projets de protection des écosystèmes naturels locaux liés à l’eau et à la forêt et nous avons mis en place le consortium inédit « Achats 2030 », en vue d’accélérer la décarbonation du secteur bancassurance.
Conquête commerciale et accélération de notre développement en Europe, mais également capacité d’innovation financière, pilotage de nos équilibres financiers et crédibilité de notre signature : notre groupe coopératif s’impose comme un acteur bancaire européen de premier plan. Ces résultats sont le fruit de l’engagement de nos 100 000 collaborateurs, qui œuvrent chaque jour pour répondre aux attentes de nos clients et renforcer notre présence dans tous les territoires. Je tiens à les remercier chaleureusement pour ce succès collectif.
Un groupe coopératif de banque universelle et d’assurance au service de ses clients, de ses sociétaires, des territoires et de l’économie Le Groupe BPCE est le 2e groupe bancaire(1) en France et il finance plus de 21 %(2) de l’économie française. Qu’ils soient particuliers, professionnels, associations, entreprises de toutes tailles ou institutionnels, nos clients ont des attentes qui ne cessent d’évoluer, avec une exigence toujours plus grande en termes de disponibilité, d’écoute, de conseil et de service.
Nos métiers, en France et à l’international, proposent des offres adaptées pour répondre à ces besoins, dans les métiers de banque de proximité et d’assurance, de solutions et expertises financières, de paiements, de banque de grande clientèle et de gestion d’actifs et de fortune.
En région ou à l’international, nos marques accompagnent nos clients dans tous leurs projets, par tous les canaux de distribution, en leur proposant une gamme complète d’offres et de services financiers.
Grâce à sa nature coopérative non cotée qui lui permet d’investir pour répondre aux défis de demain, le Groupe BPCE inscrit son action dans le temps long et apporte des réponses locales et concrètes aux transformations de l’économie et de la société. Son modèle coopératif est un facteur de performance, en lien avec les attentes de la société.
- (1) Parts de marché : 22,06 % en épargne clientèle et 21,19 % en crédit clientèle (Banque de France T3-2025 toutes clientèles non financières).
- (2) 21,19 % de parts de marché sur encours en crédits toutes clientèles non financières (Banque de France T3-2025).
- (1) Enquête PME PMI Kantar 2025.
- (2) Observatoire de la dette Finance Active des Collectivités Locales à fin 2024 et Observatoire Finance Active de la dette des bailleurs sociaux.
- (3) 37,9 % de taux de pénétration auprès des professionnels et des entrepreneurs individuels (enquête Pépites 2023-2024, CSA).
- (4) Étude Athling #laminutecreditconso (2024).
- (5) Argus de l’assurance 2024.
- (6) IPE Top 500 Assets Managers 2025 Report.
- (7) Dealogic.
- (8) Dealogic.
Projet stratégique

et objectifs 2026
Permettre à nos clients, nos sociétaires et nos collaborateurs d’aborder l’avenir en confiance
Le Groupe BPCE a ouvert un nouveau chapitre de son histoire en lançant son projet stratégique VISION 2030. Traçant les grandes priorités stratégiques du groupe et de ses métiers d’ici à 2030, ce projet est résolument tourné vers la croissance et la diversification de ses activités. Il est assorti d’objectifs commerciaux, financiers et extra-financiers à horizon 2026.
Fidèle à sa nature coopérative, le Groupe BPCE a mobilisé les 14 Banques Populaires, les 15 Caisses d’Epargne et les métiers de BPCE, afin de construire un projet de croissance au service de ses clients dans une société marquée par quatre grandes transitions : environnementales, démographiques, technologiques et géopolitiques. L’accélération et le renforcement mutuel de ces transitions peuvent susciter des incertitudes. Face à cette situation, le Groupe BPCE mobilise sa présence territoriale, ses métiers et ses expertises, pour permettre à ses clients, ses sociétaires et ses collaborateurs d’affirmer leur pouvoir d’agir et d’aborder ainsi leur avenir en confiance.
Mouvement engagé Nos réalisations 2025

Une dynamique de croissance est d’ores et déjà à l’œuvre au sein de l’ensemble des établissements, métiers et fonctions du Groupe. L’année 2025 a également été marquée par l’annonce de projets transformants pour le Groupe, qui illustrent le mouvement initié :
- Lancement d’un projet de plateforme technologique commune aux Banques Populaires et aux Caisses d’Epargne. Ce projet apporte une réponse ambitieuse aux nouveaux enjeux technologiques et permet de pleinement tirer parti d’économies d’échelle. Il accélérera les investissements, optimisant le service offert à 35 millions de clients, et enrichira le quotidien des collaborateurs du groupe, soutenant ainsi le développement de la banque de proximité en France. Ce projet respectera l’identité des deux réseaux bancaires Banque Populaire et Caisse d’Epargne.
- Après avoir annoncé en juin 2024 leur projet de partenariat stratégique dans le domaine des paiements, BNP Paribas et BPCE ont finalisé en février 2025, dans le respect du calendrier prévu, leur accord donnant naissance à Estreem, nouveau leader français du processing de paiements. L’ambition est de placer Estreem dans le Top 3 des processeurs en Europe.
- Avec la création en mars 2025 de BPCE Equipment Solutions, issue de l’acquisition de Société Générale Equipment Finance (SGEF), BPCE devient le leader européen du leasing de biens d’équipement et un acteur mondial de premier plan avec une présence dans 24 pays.
- Le lancement en mars 2025 d’une nouvelle ligne métier Logement & Immobilier. Cette initiative vise à faire de BPCE le groupe bancaire leader sur toute la chaine de valeur de l’immobilier, pour tous et sur tous les besoins. La ligne métier développera trois priorités stratégiques :
- – « Proposer plus de logements dans l’ensemble des territoires » ;
- – « Favoriser l’accès au logement des Français et la valorisation de leur patrimoine » ; et
- – « Accompagner les ménages dans la rénovation et l’adaptation de leur logement ».
- Le projet d’acquisition de novobanco avec la signature le 1er août 2025 d’un Sale and Purchase Agreement pour de l’acquisition de 75 % du capital de novobanco auprès de Lone Star Funds, et le 29 octobre 2025 d’un accord avec l’État portugais et le Fonds de résolution des banques portugaises afin d’acquérir leurs participations minoritaires (respectivement 11,5 % et 13,5 %). Avec ce projet, BPCE deviendrait l’unique actionnaire de la 4e banque portugaise et ferait du Portugal le 2e marché domestique du Groupe en banque de détail.
- Le Groupe a multiplié en 2025 les initiatives pour soutenir la compétitivité et la souveraineté des territoires :
- – En février 2025, le Groupe a annoncé le projet de création de BPCE Partenaires conseil, une nouvelle structure de conseil dédiée aux PME, ETI et institutionnels pour les accompagner sur leurs enjeux de développement, d’adaptation et de transformation ;
- – En juin 2025, Banque Populaire et Caisse d’Epargne étaient les premières banques françaises à signer un accord avec la Banque européenne d’investissement pour soutenir les petites et moyennes entreprises de la défense au travers d’un prêt de 300 M€ ;
- – Enfin, BPCE a finalisé avec succès, le 28 août 2025, le premier « European Defence bond » réalisé par une institution financière en Europe. Les fonds levés au travers de cette initiative pionnière –750 M€ – permettront de financer et refinancer des actifs du secteur de la défense.
Ces projets, associés à une dynamique globale de développement, contribuent à la croissance du Groupe et de ses métiers.

Le Groupe BPCE, un groupe à impact positif qui s’engage pour rendre l’impact accessible à tous
Un groupe à impact positif
La nature coopérative des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne couplée à leur profond ancrage territorial ont fait du Groupe BPCE un acteur financier à impact sociétal positif depuis ses origines, qui s’est engagé pour la décarbonation de l’économie. Les métiers mondiaux du Groupe BPCE – Natixis Corporate & Investment Banking et Natixis Investment Managers – se positionnent comme des acteurs incontournables des transitions.
Rendre l’impact accessible à tous À horizon 2030, la révolution de l’impact passera par notre capacité à en faire bénéficier le plus grand nombre : c’est l’impact pour tous.
Solutions locales impact global Notre ancrage permet de situer notre action localement et repose sur l’idée que c’est à cette échelle qu’un monde désirable et durable commence à se construire. En France comme à l’international, nos entreprises contribuent à un développement économique et social plus durable au sein du territoire et de la zone du monde où elles se situent.

Tous les clients, qu’ils soient particuliers, entreprises, ou collectivités, en accompagnant et rendant possible leur transition. Tous les territoires et toute la société, car la nature coopérative du groupe assure sa capacité à fédérer des acteurs locaux et à engager des initiatives territoriales. 

Tous les collaborateurs et administrateurs, en mobilisant 100 % des collaborateurs, des entreprises, et de la gouvernance du Groupe BPCE autour des enjeux ESG. Face à l’urgence climatique, notre démarche vise à mettre œuvre et déployer rapidement des mesures d’atténuation et d’adaptation aux impacts environnementaux et socio-économiques déjà tangibles du changement climatique.
Rendre l’impact accessible à tous, c’est sensibiliser et accompagner massivement nos clients dans la transition environnementale via des expertises, des offres de conseil et des solutions globales :
- Accompagner la rénovation énergétique et l’adaptation du logement au vieillissement et à la perte d’autonomie en proposant des solutions de financement et en mobilisant son rôle d’opérateur, de tiers de confiance ainsi que ses partenariats ;
- Accompagner la transition des modèles d’affaire des PME aux plus grandes entreprises internationales avec un dialogue dédié en proximité et un apport d’expertises sectorielles pour intégrer les enjeux ESG selon leurs tailles et secteurs économiques ;
- Proposer des solutions d’épargne et des investissements durables au travers d’une gamme de placements et investissements responsables ;
- Soutenir l’évolution du mix énergétique, particulièrement dans le développement des énergies renouvelables et bas-carbone ;
- Aligner nos portefeuilles de financement et d’assurance sur des trajectoires basées sur des scenarios scientifiques compatibles avec les objectifs de l’Accord de Paris ;
- Travailler à réduire les pressions qui pèsent sur la nature et intégrer progressivement la protection de la biodiversité dans nos activités.

Issues de marques centenaires profondément ancrées au plus près des territoires, des besoins de la société et des clients, nos entreprises jouent depuis leurs origines un rôle sociétal :
- 1re banque des PME, nous sommes aussi financeur de premier plan de l’Économie Sociale et Solidaire ;
- Acteur incontournable de la finance solidaire et de l’entrepreneuriat social ;
- Partenaire historique du logement social ;
- Soutien des populations les plus fragiles avec des produits et services adaptées, et de l’émancipation économique de chacun via les programmes d’actions et d’acculturation.
Les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne sont des acteurs incontournables de la dynamique des territoires par le financement de la construction ou la rénovation d’infrastructures et d’équipements nécessaires à l’éducation, la santé ou encore la mobilité. Elles sont le premier financeur privé des collectivités locales et du secteur hospitalier. Au niveau mondial, Natixis Investment Managers et Natixis Corporate & Investment Banking développent leurs métiers de gestion d’actifs et de fortune et de banque de grande clientèle dans plus de 40 pays dans le respect d’engagements internationaux, en matière d’investissement comme de financement.
Le mécénat des 14 Banques Populaires est mesuré chaque année via leur Empreinte Coopérative et Sociétale (ECS), qui identifie et valorise en euros les actions RSE et coopératives mises en place au sein de chaque banque.
Créées par des philanthropes, les Caisses d’Epargne œuvrent depuis leur origine en faveur de la cohésion sociale et de la lutte contre les exclusions. Elles soutiennent des structures d’intérêt général dans divers domaines : habitat, solidarité, biodiversité, inclusion financière, éducation financière, patrimoine.
Innovant en matière de Finance Durable, le groupe s’est fixé comme objectif de réaliser plus de cinq émissions d’instruments de financement verts, sociaux ou de santé par an, en utilisant tous les instruments de dettes à sa disposition.
Afin d’accompagner les transitions de nos clients, avec des expertises pointues et tenant compte des nouvelles méthodologies de place, nous avons engagé un plan de transformation interne de toutes les entreprises du groupe à tous les niveaux.
Cette démarche d’impact, pragmatique, partagée et pilotée, permet au Groupe BPCE d’exercer ses métiers de banquier, assureur et investisseur au service de tous ses clients, en apportant performance économique, sociétale et environnementale au cœur des territoires et des régions du monde où il est présent.
7 représentants des Banques Populaires 
Marie Pic-Pâris Allavena

Vice-présidente du conseil de surveillance de BPCE Présidente du conseil d’administration de la Banque Populaire Rives de Paris

François Brun

Président du conseil d’administration de la CASDEN Banque Populaire

Benoît Catel

Directeur général de la Banque Populaire Grand Ouest

Philippe Henri

Président du conseil d’administration de la Banque Populaire Méditerranée

Daniel Karyotis

Directeur général de la Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes

Catherine Mallet

Présidente du conseil d’administration de la Banque Populaire Occitane

Jérôme Saddier

Président du conseil d’administration du Crédit Coopératif
7 représentants des Caisses d’Epargne 
Eric Fougère

Président du conseil de surveillance de BPCE Président du COS de la Caisse d’Epargne Bourgogne Franche-Comté

Christine Fabresse

Présidente du directoire de la Caisse d’Epargne CEPAC

Françoise Lemalle

Présidente du COS de la Caisse d’Epargne Côte d’Azur

Didier Patault

Président du directoire de la Caisse d’Epargne Ile-de-France

Benoît Pellerin

Président du COS de la Caisse d’Epargne Normandie

Philippe Rougeot

Président du COS de la Caisse d’Epargne Languedoc-Roussillon

Valérie Savani

Présidente du COS de la Caisse d’Epargne Loire Centre
6 censeurs (à titre consultatif) 
Bruno Deletré

Président du directoire de la Caisse d’Epargne Grand Est Europe

Philippe Hourdain

Président de la FNBP, président du conseil d’administration de la Banque Populaire du Nord

Frédérique Destailleur

Présidente du directoire de la Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou-Charentes

Jean-Paul Julia

Directeur général de la BRED Banque Populaire

Alain Di Crescenzo

Président de la FNCE, président du COS de la Caisse d’Epargne Midi-Pyrénées

Mathieu Réquillart

Directeur général de la Banque Populaire Val de France
Compétences pour lesquelles le niveau moyen de l’ensemble des membres du conseil est supérieur à 4/5
- – Marchés bancaires et financiers
- – Comptabilité et audit
- – Évaluation de l’efficacité des dispositifs
- – Planification stratégique
- – Exigences juridiques et cadre réglementaire
- – LAB FT
- – Gestion des risques
- – Économie sociale et solidaire
- – Expérience du modèle coopératif
- – Métiers du Groupe
- – Spécificités régionales
- – Environnement Économique et régional
- – Ressources Humaines
- – Interprétation des informations financières d’un établissement de crédit, identification des principaux problèmes sur la base de ces informations et contrôles et mesures appropriés
Compétences pour lesquelles le niveau moyen de l’ensemble des membres du conseil est inférieur à 4/5
- – Connaissances et expériences en matière de risques liés au climat et à l’environnement
- – International
- – Informatique et Digital
- * Les niveaux de compétences moyens des membres du conseil sont détaillés dans la matrice des compétences collectives du conseil de surveillance, section 4.4.2 du présent Document d’enregistrement universel.
1,2 Md€
de financement de travaux de rénovation énergétique (Particuliers - Banque de proximité)
5,3 Md€
de financement de la transition et de la décarbonation (Entreprises - Banque de proximité)
4,2 Md€
d’émissions vertes et sociales en 2025
x 2
Croissance des revenus green égale à 2 X la croissance des revenus totaux (Natixis CIB)
92/100
index égalité femme homme 2025
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1.1 Historique du groupe
Le Groupe BPCE a été créé en 2009 par rapprochement des groupes Banque Populaire et Caisse d’Epargne. C’est la rencontre de deux grands acteurs bancaires coopératifs, nés respectivement en 1878 et en 1818, partageant des valeurs communes liées à la solidarité, la proximité, la gouvernance démocratique et la vision de long terme.
En 2006, un premier mouvement s’est opéré avec la création de Natixis issue du rapprochement des activités de Natexis Banques Populaires et de celles d’Ixis.
En 2021, le titre Natixis est retiré de la cote et le groupe simplifie son organisation. Il renforce ainsi son modèle de banque coopérative universelle.
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1.2 Comprendre l’organisation du groupe
Les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne sont la propriété de 9,6 millions de sociétaires. L’esprit coopératif est le fil conducteur de ce mode d’actionnariat particulièrement stable.
Les quatorze Banques Populaires et les quinze Caisses d’Epargne détiennent à parité 100 % du capital de BPCE, qui est chargé de définir la politique et les orientations stratégiques du groupe et de coordonner les politiques commerciales de chaque réseau.
Les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne sont des banques de plein exercice. Elles collectent l’épargne, distribuent les crédits, définissent leurs priorités localement.
La Fédération nationale des Banques Populaires (FNBP) et la Fédération nationale des Caisses d’Epargne (FNCE), instances de réflexion, d’expression et de représentation respectives des deux réseaux et de leurs sociétaires, jouent un rôle essentiel dans la définition, la coordination et la promotion de l’esprit coopératif et des actions de responsabilité sociale des banques, en cohérence avec les orientations commerciales et financières du Groupe BPCE. Des personnalités représentatives de la vie économique de leur territoire siègent au conseil d’administration des Banques Populaires et au conseil d’orientation et de surveillance des Caisses d’Epargne. Ainsi, leurs ressources sont d’abord orientées vers les besoins des territoires et de la clientèle régionale.
- (1) Fédération nationale des Banques Populaires.
- (2) Via les sociétés locales d’épargne (SLE).
- (3) Fédération nationale des Caisses d’Épargne.
- (4) Détenue à 50,1 %.
- (5) Via Natixis SA.
Les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne sont des établissements de crédit entièrement détenus par leurs sociétaires (par l’intermédiaire des SLE, sociétés locales d’épargne, pour les Caisses d’Epargne).
Le client sociétaire, personne physique ou morale, participe à la vie, aux ambitions et au développement de sa banque.
Être sociétaire, c’est détenir une part sociale (part de capital social non cotée en Bourse), représentant une partie du capital de sa Banque Populaire ou d’une SLE de sa Caisse d’Epargne, et jouer un rôle dans le fonctionnement de sa banque, en participant aux assemblées générales et en votant pour approuver les comptes et les résolutions, entériner les décisions de gestion et élire les administrateurs.
La gouvernance des établissements s’appuie sur un conseil d’administration et un directeur général pour les Banques Populaires, un conseil d’orientation et de surveillance (COS) et un directoire pour les Caisses d’Epargne.
BPCE réunit l’organe central du Groupe BPCE, les métiers au service du retail et ceux à dimension mondiale, ainsi que les groupements de moyens. Au service de la performance, du développement et des ambitions stratégiques du groupe, BPCE assure la coordination, la cohérence et les synergies entre ses différentes marques et entreprises.
- L’organe central, BPCE SA, définit la politique et les orientations stratégiques du groupe et de chacun des deux réseaux.
- – coordonner les politiques commerciales ;
- – représenter le groupe et ses réseaux et négocier, en leur nom, des accords nationaux ou internationaux ;
- – représenter le groupe et ses réseaux en tant qu’employeur ;
- – prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la liquidité et la solvabilité du groupe, la maîtrise de ses risques et son contrôle interne.
L’ensemble des établissements de crédit affiliés à l’organe central bénéficie d’un système de garantie et de solidarité.
- Au-delà de l’organe central, BPCE réunit les métiers suivants, au service du développement du groupe :
- – Assurance
- – Digital & Paiements
- – Solutions & Expertises financières
- – BPCE Technologies & Opérations
- – Banque de grande clientèle
- – Gestion d’actifs et de fortune
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1.3 Faits marquants 2025
Janvier
Les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne encouragent l’amélioration de la performance énergétique des logements en intégrant l’impact dans leurs crédits immobiliers. Cette offre propose une réduction du taux d’intérêt aux propriétaires de logements avec un Diagnostic de Performance Énergétique compris entre E et G qui engageraient des travaux pour l’améliorer de deux lettres.

Les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne sont les premières banques en France à proposer la souscription en ligne d’un Plan d’épargne retraite (PER) individuel.
Février
Le Groupe BPCE et Eurogroup Consulting annoncent la création de BPCE Partenaire Conseil, nouvelle structure qui accompagne les clients des Banques Populaires, des Caisses d’Epargne et des autres établissements du groupe, dans leurs projets de développement, d’adaptation et de transformation.
Le Groupe BPCE lance un projet de plateforme technologique commune aux Banques Populaires et aux Caisses d’Epargne. Dans un délai de quatre ans, les Banques Populaires et Caisses d’Epargne pourront ainsi utiliser un même système d’information au lieu de deux, ce qui sera source d’efficacité renforcée.

Le Groupe BPCE renforce son engagement pour la transition énergétique en signant un contrat d’achat d’électricité avec Opale, une PME régionale pionnière dans le développement de projets d’énergies vertes. La production d’énergie permettra de couvrir environ 11 % de la consommation annuelle du groupe.
BPCE et BNP Paribas créent Estreem, leader français et acteur majeur européen du processing de paiements. Amenée à traiter l’ensemble des paiements par carte en Europe du Groupe BPCE et de BNP Paribas, soit 17 milliards de transactions par an, Estreem traitera 30 % du volume des paiements carte en France. L’ambition de la société est également de se placer parmi le Top 3 des processeurs en Europe.
Banque Populaire lance son prêt « Nouvel Installé en Agriculture », à taux préférentiel et doté d’une enveloppe de 100 millions d’euros, afin de soutenir l’installation des agriculteurs et viticulteurs et répondre aux besoins croissants du secteur agricole.
Mars
Avec l’acquisition de Société Générale Equipment Finance rebaptisée BPCE Equipment Solutions, BPCE devient le leader européen du leasing de biens d’équipement et un acteur mondial de premier plan. Présent dans 24 pays, BPCE Equipment Solutions gère un portefeuille de 15 milliards d’euros d’encours.

La Caisse d’Epargne Hauts-de-France (CEHDF) finalise l’acquisition de Nagelmackers, institution bancaire belge née au 18e siècle et référence sur le marché du Personal et Private Banking. Cette opération accélère l’expansion de la CEHDF en Belgique, où elle est active depuis dix ans via sa succursale Caisse d’Epargne Belgium, dédiée aux grandes entreprises et opérateurs immobiliers.
Le Groupe BPCE renforce son engagement en faveur du logement et de l’immobilier en créant une nouvelle ligne métier autour de trois priorités stratégiques : « Proposer plus de logements dans l’ensemble des territoires » ; « Favoriser l’accès au logement des Français et la valorisation de leur patrimoine » ; « Accompagner les ménages dans la rénovation et l’adaptation de leur logement ».

Dans le cadre de la directive européenne CSRD, le Groupe BPCE publie son premier rapport de durabilité et réaffirme son ambition de rendre l’impact accessible à tous, grâce à la force de solutions locales, au plus près des besoins de ses clients et des territoires.
Natixis Interépargne et HSBC Global Asset Management concluent un contrat de commercialisation de dispositifs d’épargne salariale et retraite et de services, à la suite de l’acquisition d’HSBC Epargne Entreprise par Natixis Interépargne.
Avril
Caisse d’Epargne renforce son engagement dans le sport, en signant un partenariat avec Piscine de Demain. Ce partenariat vise à moderniser les équipements aquatiques gérés par les collectivités locales, à promouvoir la transition environnementale et à rendre accessibles au plus grand nombre des infrastructures sportives de qualité.
Face à la hausse du coût de la vie en France, Banque Populaire et Caisse d’Epargne lancent un prêt étudiant sans caution personnelle, ni conditions de ressources. Leur objectif est d’accompagner plus de 50 000 étudiants en France en 2025.

Les Banques Populaires et les Caisses d’Épargne sont les premières banques à lancer le Plan d’Épargne Avenir Climat (PEAC), en s’appuyant sur l’expertise de BPCE Assurances. Cette nouvelle solution d’épargne s’adresse aux jeunes de moins de 21 ans résidant en France pour financer leurs projets futurs, comme un premier achat immobilier, et investir dans la transition écologique.
Mai

Banque Populaire et Caisse d’Epargne sont les premières banques en France à mettre en place 200 millions d’euros de crédits avec la Banque européenne d’investissement en faveur du monde agricole. L’opération soutiendra l’acquisition et la modernisation des exploitations agricoles, ainsi que l’investissement dans des technologies durables. En outre, 30 % des fonds seront consacrés à des projets qui contribuent à promouvoir l’action en faveur du climat, l’utilisation efficace des ressources en eau et la protection de la biodiversité.
Le Groupe BPCE s’engage pour les clients Banque Populaire et Caisse d’Epargne ayant surmonté un cancer masculin. Ceux-ci pourront désormais souscrire un contrat d’assurance emprunteur pour un projet immobilier personnel ou professionnel co-assuré par BPCE Assurances et CNP Assurances, sans surprime ni exclusion, même partielle. Cette initiative va très au-delà des dispositions prévues par la convention AERAS encadrant le droit à l’oubli.

Déjà disponible pour ses clients Entreprises, Banque Populaire élargit son Prêt à Impact aux Professionnels et Agriculteurs afin de valoriser leur engagement en matière de responsabilité sociétale et environnementale, tout en leur offrant des conditions de financement avantageuses.
Natixis Investment Managers (IM) annonce un projet de rapprochement de ses sociétés de gestion affiliées Mirova et Thematics AM. En réunissant les forces complémentaires des deux sociétés et leurs engagements respectifs envers l’investissement durable, Natixis IM créerait une nouvelle référence mondiale de la gestion thématique avec une offre unique alliant innovation et impact positif.
Juin
Le Groupe BPCE signe un Memorandum of Understanding en vue d’acquérir novobanco, quatrième banque du Portugal. Cette transaction serait la plus importante acquisition transfrontalière bancaire en zone euro depuis plus de 10 ans. À l’issue de l’opération, le Portugal deviendrait le deuxième marché domestique retail du groupe.

Banque Populaire et Caisse d’Epargne sont les premières banques françaises à signer un accord avec la Banque européenne d’investissement pour soutenir les PME de la défense. Via cette enveloppe de financements de 300 millions d’euros, le Groupe BPCE jouera un rôle clé dans le renforcement de la compétitivité et de l’innovation des entreprises françaises, tout en répondant aux enjeux de souveraineté de notre pays.
Banque Populaire et Caisse d’Epargne créent l’assurance habitation à impact pour récompenser l’engagement écoresponsable de leurs assurés, grâce à la remise transition énergétique et climatique, un dispositif tarifaire progressif appliqué aux contrats d’assurance multirisque habitation (MRH).

Juillet
Banque Populaire lance EXTRA +X, son nouveau programme de fidélité exclusif pour ses 5,1 millions de clients-sociétaires, qui contribuent localement à sa réussite collective.

Natixis IM annonce l’acquisition par sa société de gestion affiliée Gateway Investment Advisers des activités de Belmont Capital Group, basée à Los Angeles. Cette acquisition contribuera notamment à renforcer sa présence sur le marché en forte croissance des stratégies options en comptes dédiés aux États-Unis.

Natixis CIB obtient une licence bancaire au Japon, permettant d’offrir un accompagnement complet sur le marché japonais à ses clients.
Août
BPCE finalise avec succès le premier « European Defence Bond » réalisé par une institution financière en Europe. Le placement de cette émission de titre senior préféré d’un montant de 750 millions d’euros, à échéance cinq ans, a été assuré par Natixis Corporate & Investment Banking. Les fonds levés permettront de financer et refinancer des actifs du secteur de la défense.
Septembre
Banque Populaire et Caisse d’Epargne proposent aux clients propriétaires de plus de 60 ans le Prêt Viager Hypothécaire. Celui-ci est garanti par une hypothèque prise sur un bien immobilier appartenant à l’emprunteur. Le montant du prêt viager hypothécaire est déterminé en fonction de la valeur du bien évalué et de la situation personnelle de l’emprunteur.


Banque Populaire et Caisse d’Epargne enrichissent leur offre de rénovation énergétique avec Cozynergy, filiale rénovation énergétique du Groupe BPCE. Parmi les nouveautés : le simulateur de rénovation enrichi par l’IA.
Octobre
BPCE Assurances a lancé avec succès sa première émission publique de dettes subordonnées, avec près de 58 % d’investisseurs internationaux et un carnet d’ordres sursouscrit 14 fois pour un total de 9,5 milliards d’euros. Cette opération constitue une étape majeure dans le développement de BPCE Assurances, marquant son accès inaugural aux marchés de capitaux
Novembre
Avec des ratios au 30 juin 2025 de 16,3 % pour le ratio de CET1 et de 19,1 % pour le ratio de solvabilité global, le Groupe BPCE se situe très au-delà des exigences prudentielles de fonds propres applicables à compter du 1er janvier 2026.
Avec le Club des sociétaires, les 15 Caisses d’Epargne régionales proposent un nouvel espace communautaire et de nouveaux avantages à leurs 4,5 millions de clients sociétaires, en rendant encore plus tangible leur engagement dans les territoires.

Caisse d’Epargne et BPCE Partenaire Conseil lancent une offre de conseil stratégique dédiée aux collectivités locales. L’objectif est de leur permettre de gagner en performance et de renforcer leurs capacités d’investissement à travers trois prestations clés : le « Diagnostic de Performance 360° », l’« Audit des Satellites » et le « Diagnostic RH ».


Le Groupe BPCE accélère l’adoption de l’Intelligence Artificielle générative au service des clients, des conseillers, de tous les collaborateurs, et franchit le seuil d’un collaborateur sur deux utilisant l’IA au quotidien.
Banque Populaire et Caisse d’Epargne proposent à leurs clients professionnels et entreprises le nouveau service « Gestion de factures » opéré par iPaidThat, plateforme française agréée par la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) et filiale du Groupe BPCE. Ils peuvent désormais, dans cette même interface, mieux gérer leur comptabilité, piloter leur trésorerie et collaborer avec leur expert-comptable.
Décembre
Le Groupe BPCE accélère sa propre transition énergétique en s’associant à H2air, producteur français indépendant d’électricité renouvelable, pour s’approvisionner en énergie renouvelable. Avec la signature de ce deuxième contrat majeur, près de 30 % des besoins énergétiques pour le fonctionnement du Groupe BPCE seront ainsi couverts.
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1.4 Les métiers du groupe
Actionnaires de BPCE à parité avec les Caisses d’Epargne, les quatorze Banques Populaires sont des banques de plein exercice, propriété de leurs sociétaires. Elles constituent un réseau bancaire de premier plan composé à la fois de douze Banques Populaires régionales et de deux banques nationales affinitaires : la CASDEN Banque Populaire, banque de référence de toute la fonction publique, et le Crédit Coopératif, banque de l’économie sociale et solidaire.
Engagées activement dans la vie des territoires et fidèles à leurs racines entrepreneuriales, les Banques Populaires mettent à la disposition de leurs clients particuliers, professionnels, agriculteurs/viticulteurs, associations, entreprises et institutionnels, une palette complète de solutions en matière de financement, d’épargne, d’assurance, de paiement et de services financiers spécialisés (comme la gestion privée, le crédit-bail, l’affacturage ou bien encore l’ingénierie sociale).
Les Banques Populaires sont détenues à 100 % par leurs sociétaires. La solidité et la pérennité de leur modèle coopératif reposent sur une gouvernance équilibrée. Les sociétaires sont copropriétaires du capital de leur banque, grâce à l’achat de parts sociales. Ils élisent en assemblée générale les administrateurs qui sont des personnalités locales engagées, renforçant ainsi le caractère de proximité des établissements Banque Populaire.
Chaque année, les Banques Populaires mesurent les actions coopératives et responsables qu’elles mènent sur leurs territoires, principalement dans trois domaines : la proximité territoriale, la culture entrepreneuriale, et l’engagement coopératif et durable. Ces actions sont recensées dans l’empreinte coopérative et sociétale, un outil fondé sur l’ISO 26 000 (norme internationale en matière de RSE) qui référence l’ensemble des actions volontaires, non réglementaires et non commerciales réalisées par les 14 Banques Populaires.
En 2025
- Lancement du Crédit Immobilier à impact permettant aux clients d’obtenir une réduction de taux d’intérêt s’ils améliorent la performance énergétique de leur logement. Plus de 5 000 dossiers mis en place pour 870 millions d’euros sur l’année 2025.
- Déploiement de nombreuses initiatives à destination des jeunes, qu’il s’agisse d’éducation, d’entrepreneuriat ou d’accessibilité financière.
- Accompagnement du secteur agricole avec le prêt à impact Agriculteurs (déjà disponible pour les Professionnels et les Entreprises), le prêt Nouvel installé en agriculture ou encore le programme Initiative pour l’Agriculture Française (INAF).
- Signature d’un accord avec la Banque européenne d’investissement (BEI) pour soutenir les PME du secteur de la défense, avec un prêt de 300 millions d’euros destiné à faciliter l’accès au financement pour des projets liés à la sécurité et à la défense.
L’année 2025 a été marquée par une reprise significative du marché immobilier, avec une augmentation de + 55 % de la production de crédits immobiliers à fin décembre par rapport à l’année précédente pour l’ensemble du réseau Banque Populaire. Ce regain d’activité s’est traduit par une progression de + 1 % des nouvelles entrées en relation. En matière de crédit à la consommation, une croissance soutenue de + 4,4 % des engagements a été observée à fin décembre 2025. Le nombre de clients bancarisés principaux a également continué de croître, atteignant 4,8 millions à fin décembre en hausse de 1 % par rapport à 2024, avec plus de 2 millions de clients équipés de la convention Cristal, offre groupée de produits ou services pour la gestion quotidienne du compte courant lancée en 2019.
En termes d’outils numériques, 3,7 millions de clients sont équipés de Banque à distance et enrôlés à Sécur’Pass. Sur les trois derniers mois, 93 % des clients ayant réalisé des paiements en ligne étaient équipés de Sécur’Pass, témoignant de leur engagement dans les services numériques.
Cependant, malgré la reprise du crédit immobilier, le secteur de l’assurance IARD et prévoyance a enregistré une baisse de 2 % des ventes brutes à fin décembre.
En 2025, plusieurs initiatives ont été lancées pour renforcer l’engagement des Banques Populaires dans la transition énergétique et la durabilité. Le lancement du Crédit Immobilier à impact permet aux clients d’obtenir une réduction de taux d’intérêt s’ils améliorent la performance énergétique de leur logement. Les Banques Populaires ont ainsi accompagné près de 18 500 clients dans leurs projets de rénovation énergétique, avec un montant de financements de 332 millions d’euros, en hausse de 19 % par rapport à 2024.
L’assurance habitation à impact a été lancée pour encourager les comportements écoresponsables des assurés.
En collaboration avec Cozynergy, un diagnostic gratuit pour la rénovation énergétique est désormais disponible, facilitant l’accès des clients aux aides et subventions.
Le Prêt à Taux Zéro plus (PTZ+X) a été reconduit pour accompagner l’accession à la propriété des jeunes primo-accédants, tandis qu’une solution de financement innovante, le prêt viager hypothécaire, a été proposée aux clients de plus de 60 ans.
Enfin, de nombreuses initiatives ont été menées à destination des jeunes, qu’il s’agisse d’éducation, d’entrepreneuriat ou d’accessibilité financière :
- – Dans le cadre de son partenariat avec le Cnam, Banque Populaire a développé un programme spécifiquement conçu pour accompagner les jeunes entrepreneurs.
- – Pour soutenir les étudiants face à l’augmentation du coût de la vie, Banque Populaire a lancé un prêt étudiant sans caution personnelle ni conditions de ressources. Ce dispositif vise à aider plus de 50 000 étudiants en France.
- – Banque Populaire a également réinventé son application mobile pour adolescents, permettant aux jeunes de gérer leur argent de manière autonome tout en rassurant leurs parents grâce à une interface de supervision.
En novembre, Banque Populaire a lancé une offre bancaire complète et attractive destinée aux 18-25 ans pour seulement 2 € par mois.
Enfin, le programme de fidélité « EXTRA +X », gratuit et sans engagement, récompense la fidélité des sociétaires et clients en leur permettant de réaliser des économies tout au long de l’année.
La gestion privée
Le marché de la gestion privée a bénéficié d’une belle dynamique en 2025, l’ensemble des Banques Populaires progressant tant en termes d’encours que de nombre de clients.
Le fonds de commerce croit ainsi de 3,8 %, traduisant une bonne évolution de développement sur ce marché porteur. Les encours progressent également de + 4,2 % sur la même période. La collecte brute d’assurance s’inscrit en progression de 7,5 % sur la gestion privée, en ligne avec l’évolution du marché. À noter également une très belle dynamique sur les fonds structurés, avec 467 millions d’euros de collecte à fin décembre 2025 pour un objectif de 300 millions d’euros.
En 2025, l’activité des Banques Populaires a été soutenue en gestion privée, avec une progression des encours globaux des clients de + 4,2 % pour atteindre 105,5 milliards d’euros sous gestion.
Dans un environnement économique et politique incertain, les Banques Populaires ont réaffirmé leur engagement envers tous les professionnels : artisans, commerçants, professions libérales et agriculteurs, tout au long de leur parcours : création, développement, cession et transmission.
- Agriculture et viticulture : + 5,6 % (hors BRED et Crédit Coopératif)
- Santé : + 4,4 %(hors BRED et Crédit Coopératif)
- Franchise : + 3,4 % (hors BRED et Crédit Coopératif)
Cette dynamique s’accompagne d’une progression de la collecte d’épargne bancaire et financière, renforçant ainsi la solidité du bilan des Banques Populaires. De plus, les ventes de solutions monétiques pour commerçants ont également connu une hausse, tout comme le stock de cartes business.
Le financement en crédit à moyen et long terme a progressé de + 13,8 %, ainsi que le crédit-bail à + 22 %, soulignant l’engagement des Banques Populaires à accompagner les professionnels dans leurs projets, même dans un contexte d’incertitude.
Par ailleurs, la demande d’assurances (multirisques et automobile) s’est maintenue à un rythme soutenu, avec une forte croissance du nombre de nouveaux contrats d’épargne salariale (+ 11 %), répondant aux besoins de préparation à la retraite et de la fidélisation des salariés d’entreprises dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre.
Le niveau de satisfaction client s’est également amélioré, avec un NPS atteignant + 22, reflétant l’accompagnement quotidien des conseillers Pro des Banques Populaires.
En 2025, les Banques Populaires ont démontré un engagement continu en faveur des professionnels, à travers diverses initiatives adaptées à leurs besoins spécifiques.
Un nouveau service de gestion de factures a été lancé via la plateforme en ligne, opéré par iPaidThat. Ce service, accessible sans frais, permet aux clients professionnels d’anticiper la réglementation sur la facturation électronique entrant en vigueur en septembre 2026. Les professionnels peuvent ainsi optimiser leur trésorerie, raccourcir les délais de paiement et simplifier la collecte des justificatifs comptables.
- – Prêt à Impact aux professionnels et agriculteurs : élargissement pour valoriser leur engagement en matière de RSE. Ce prêt favorise leur transition vers des pratiques durables et offre des conditions de financement avantageuses.
- – Prêt Nouvel Installé en Agriculture : taux préférentiel de 1,90 % avec une enveloppe de 100 millions d’euros visant à financer l’installation des nouveaux agriculteurs et viticulteurs.
- – Livre Blanc : un guide pratique sur la constitution de patrimoine en agriculture, co-réalisé avec La France Agricole.
- – Programme Initiative pour l’Agriculture Française (INAF) : instrument de garantie gratuit pour soutenir la création de valeur ajoutée et le renouvellement des générations dans le secteur.
Déjà partenaire historique de nombreuses organisations professionnelles de la santé (Fédération Nationale des Infirmiers, Fédération Française des Masseurs Kinésithérapeutes Rééducateurs), Banque Populaire a noué, en 2025, un partenariat avec l’Union des Syndicats de Pharmaciens d’Officine et a lancé le « Forfait Monétique Santé » pour faciliter les encaissements des honoraires par carte bancaire. De plus, à travers sa filière NextSanté, elle contribue à dynamiser l’innovation en santé, à lutter contre les déserts médicaux et à améliorer l’accès aux soins de proximité pour tous.
Les entreprises
En 2025, la dynamique de conquête s’est maintenue avec l’acquisition de plus de 11 800 clients entreprises, en croissance de 3,3 % et une évolution particulièrement marquée sur le segment des ETI avec une croissance de 7 %, en lien avec son programme stratégique ETI. Néanmoins, le fonds de commerce reste impacté par le niveau élevé des défaillances d’entreprises avec une intensité relationnelle en décroissance et un stock des clients actifs en léger retrait de 0,2 %. La progression des flux créditeurs confiés par les clients entreprises se situe au-dessus de l’inflation, à + 1,8 %.
Banque Populaire a continué à accompagner ses clients avec une évolution de + 7,3 % de ses encours de crédits d’investissements en faveur des entreprises (à fin décembre 2025) tout en continuant à répondre à leur besoin de fonds de roulement avec près de 10 milliards d’euros (9,2 milliards d’euros en hausse de 1,5 %) de financements court terme. Cette dynamique s’est accompagnée d’un renforcement de la satisfaction client qui gagne du terrain avec un NPS de + 20, soit 1 point de plus que l’an dernier.
En cohérence avec la priorité Climat du projet stratégique VISION 2030 du Groupe BPCE, les Banques Populaires ont accéléré en 2025 l’accompagnement de la transition ESG de leurs clients. À la suite du déploiement du prêt « BP impact » sur tout le territoire en 2023, près de 700 entreprises ont été accompagnées pour près de 633 millions d’euros de financements à impact, auxquelles s’ajoute une centaine ayant souscrit un contrat d’intéressement intégrant des critères ESG. Dans le cadre des enjeux de transition des entreprises, les Banques Populaires continuent à proposer des outils favorisant la transition numérique, et en répondant à des besoins réglementaires comme la facturation numérique.
Banque Populaire répond également aux enjeux RH des entreprises dans le cadre de la loi sur le partage de la valeur. Le nombre de clients accompagnés en épargne salariale a ainsi augmenté de 44 %.
Banque Populaire a signé un accord avec la BEI pour soutenir les PME du secteur de la défense, avec un prêt de 300 millions d’euros destiné à faciliter l’accès au financement pour des projets liés à la sécurité et à la défense. Cette opération est la première signée par la BEI avec un groupe bancaire français, et la deuxième en Europe, dans le cadre de la nouvelle enveloppe de 3 milliards d’euros consacrée aux PME européennes actives dans la sécurité et la défense. L’objectif est de faciliter l’accès au financement pour les PME investissant dans les domaines stratégiques comme la cybersécurité, la surveillance, la résilience et les technologies de défense.
Cet accompagnement au quotidien des clients entreprises se traduit par la plus belle des récompenses : Banque Populaire est reconnue, pour la seizième année consécutive, comme la première banque des entreprises (source : Kantar).
L’année 2025 a été marquée par une communication active sur la cible des professionnels et des entreprises, notamment au travers d’un dispositif radio puissant, de la présence à plus de 17 événements et d’une accélération notable sur les réseaux sociaux avec, par exemple, le lancement réussi d’un compte TikTok pour cibler les jeunes entrepreneurs. Dévoilé en décembre 2024, le nouveau film de marque Banque Populaire, autour d’une vision de la réussite qui rayonne avec un impact positif sur nos territoires, a été diffusé durant toute l’année en télévision, en VOL et au cinéma. L’année a également été marquée par la première prise de parole en communication institutionnelle pour Banque Populaire. Au travers d’une campagne dans la presse quotidienne nationale, Banque Populaire a illustré son rôle en tant que source de vitalité des territoires. Banque Populaire a communiqué en novembre et décembre auprès des jeunes sur sa nouvelle offre dédiée aux 18-25 ans avec un dispositif d’envergure en affichage, sur les réseaux sociaux et en influence. De plus, la marque a réaffirmé son engagement jusqu’en 2029 en tant qu’armateur, partenaire, mécène dans le monde de la voile et du surf avec notamment l’annonce de la construction d’un IMOCA pour participer au Vendée Globe 2028. Banque Populaire s’est également engagée aux côtés d’Armel Le Cléac’h et Sébastien Josse dans la Transat Café l’Or. Enfin, Banque Populaire a également lancé sa démarche Agir pour l’eau et a sensibilisé à sa préservation au travers de différentes actions de communication auprès du grand public.
La CASDEN Banque Populaire
En 2025, la CASDEN Banque Populaire, la banque coopérative de la Fonction publique, a lancé son plan stratégique « Résolument CASDEN ». Un projet ambitieux où la banque a pour objectif de devenir, à horizon 2030, la banque d’un fonctionnaire sur quatre. Avec ce plan stratégique, elle s’affirme comme une banque coopérative, affinitaire et à impact positif, engagée auprès des agents publics et attentive à sa responsabilité sociale.
En 2025, la CASDEN Banque Populaire a poursuivi son développement avec 91 778 nouveaux sociétaires. Elle compte désormais 2 093 235 sociétaires, dont 85 % sont également clients Banque Populaire.
En 2025, Parnasse Garanties, la filiale d’assurance caution de la CASDEN, a élaboré son propre plan stratégique en cohérence avec les objectifs de la banque et ceux de son actionnaire secondaire, la MGEN. Ce plan se concentre sur deux axes principaux : renforcer le modèle existant, en capitalisant sur ses atouts, et exploiter le potentiel de développement complémentaire.
L’année 2025 a été marquée par la célébration des 50 ans de partenariat entre la CASDEN et les Banques Populaires. Douze événements régionaux ont eu lieu, rassemblant des partenaires institutionnels, clients, sociétaires et collaborateurs.
À l’occasion de la journée internationale de la Fonction publique, la CASDEN a initié le Défi des Pas, qui a permis de collecter 30 000 € pour la Fondation des Hôpitaux grâce à la participation de 11 639 agents qui ont cumulé 875 millions de pas.
La CASDEN a par ailleurs lancé plusieurs initiatives en matière de sensibilisation et d’éducation, notamment une exposition pédagogique en partenariat avec la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage, et une campagne de sensibilisation à la psychiatrie, en collaboration avec la Fédération Hospitalière de France, intégrant des actions de communication autour de la santé mentale.
Enfin, la CASDEN a investi dans l’innovation digitale en lançant un nouvel espace personnel sur son site casden.fr, offrant aux sociétaires un parcours numérique fluide et intuitif. L’implémentation d’un assistant virtuel sur le site a constitué une avancée majeure pour répondre aux interrogations des sociétaires en toute autonomie.
Banque de référence de l’économie sociale et solidaire, des entreprises de l’économie réelle et des particuliers engagés, le Crédit Coopératif s’engage aux côtés de ses clients-sociétaires pour construire une économie plus juste, plus solidaire, plus locale et respectueuse de l’environnement.
En 2025, le Crédit Coopératif a enregistré une augmentation du nombre de ses clients, notamment particuliers (+ 3,7 % hors clientèle majeurs protégés). Cette dynamique se traduit par une hausse significative du nombre de ses sociétaires, tant personnes morales (+ 3,0 %) que particuliers (+ 9,8 %), ainsi que de l’octroi de crédit (+ 5,7 %) et des commissions (+ 6,6 %).
L’année a été marquée par le lancement de son plan stratégique intitulé « 100 % engagés », plan de développement visant à renforcer son modèle de banque différente, au service des transitions sociétales et environnementales. Des indicateurs clés, tels que la part de prêts verts, le taux de sociétariat, le nombre et la typologie de ses clients, ont notamment été établis. Les premiers objectifs de ce plan ont été atteints ; à noter par exemple les parts de prêts verts pour les particuliers (6,3 % pour un objectif de 5 %) et les personnes morales (15,8 % pour un objectif de 15 %).
Le Crédit Coopératif a également préparé l’acquisition d’Anytime auprès d’Orange Bank pour enrichir son offre digitale à l’attention des associations. La banque privée à impact et la banque d’affaires à impact ont été lancées, répondant à une demande croissante pour des services bancaires alliant performance financière et utilité sociale. Enfin, la banque judiciaire Avenir Crédit Coopératif a vu le jour pour préserver l’activité des clients personnes morales.
- Ecofi, la société de gestion d’actifs cotés du Groupe Crédit Coopératif, a maintenu une dynamique de collecte nette au-delà du milliard d’euros pour la deuxième année consécutive, témoignant de la confiance des investisseurs. La Sicav monétaire historique, Ecofi Trésorerie, a dépassé le seuil de 6 milliards d’euros d’encours, consolidant sa position sur le marché. Par ailleurs, Ecofi Smart Transition, une Sicav d’actions européennes alignées sur l’Accord de Paris, a franchi le seuil de 250 millions d’euros soit une collecte d’environ 200 millions d’euros en quelques mois, illustrant l’intérêt d’une clientèle à la recherche de sens et l’engagement d’Ecofi dans la finance durable.
- ESFIN Gestion, société de gestion filiale du Crédit Coopératif qui gère plus de 300 millions d’euros, voit son activité de levée de fonds pour compte de tiers se développer fortement, avec quatre levées en cours, notamment le Fonds Invess Île-de-France développement, dédié à l’ESS et à l’impact. Les cessions ont également atteint un montant historique de plus de 47 millions d’euros, démontrant la capacité d’ESFIN Gestion à délivrer des retours et de la liquidité pour ses souscripteurs. En renforçant son partenariat avec la Banque des Territoires et France 2030, ESFIN Gestion a accompagné plus de 60 structures en fonds propres, pour un montant déployé de plus de 27 millions d’euros, illustrant l’engagement d’ESFIN Gestion dans le secteur.
- Enfin, BTP Banque, qui finance les PME et ETI du secteur du Bâtiment et des Travaux Publics, a connu une conquête dynamique avec l’acquisition de plus de 1 000 nouveaux clients, dans un contexte de marché en retrait. La banque a réalisé plus d’un milliard d’euros de cautions sur marchés, avec 20 % de ses crédits moyen terme labellisés « green ». Le lancement de la banque judiciaire, Avenir BTP Banque, marque également une étape importante pour préserver l’activité des clients.
Actionnaires de BPCE à parité avec les Banques Populaires, les quinze Caisses d’Epargne sont des banques coopératives régionales de plein exercice. Engagées dans la vie des territoires, elles mettent à la disposition de leurs clients particuliers, professionnels, associations, entreprises, institutionnels et collectivités locales une palette complète de solutions en matière de financement, d’épargne, de gestion privée, d’assurance, de paiement et de services financiers spécialisés (comme le crédit-bail ou l’affacturage). Elles décident et agissent au niveau local, en circuit court, et réinvestissent l’épargne de leurs clients là où ils vivent pour financer des projets utiles près de chez eux (écoles, hôpitaux, associations…).
Banques coopératives, les Caisses d’Epargne appartiennent uniquement à leurs 4,4 millions de sociétaires, qui participent aux décisions de leur banque, votent les résolutions en assemblée générale et élisent parmi leurs pairs leurs représentants, les 2 500 administrateurs. Sociétaires et administrateurs sont réunis dans les sociétés locales d’épargne (SLE) qui détiennent une partie du capital de leur Caisse d’Epargne et constituent un échelon local, renforçant l’ancrage territorial, la proximité et l’expression des sociétaires.
Les Caisses d’Epargne sont les seules banques à accompagner durablement tous les acteurs d’un même territoire : particuliers, entreprises, professionnels, acteurs du logement social et de l’économie sociale et solidaire, institutionnels, collectivités locales et associations. Elles ont donc la capacité de créer les synergies nécessaires au développement des territoires en grande proximité.
En 2023, les quinze Caisses d’Epargne ont lancé leur Contrat d’Utilité afin de renforcer leur engagement pour les territoires, au bénéfice de celles et ceux qui y vivent.
- 100 % utiles au développement économique : en tant que banques au service de tous leurs clients et de leur territoire mais aussi en tant qu’entreprises locales et employeurs majeurs en région ;
- 100 % utiles à la transition environnementale : en construisant des solutions pour permettre à chacun de devenir acteur de cette transition et en finançant des projets qui contribuent à l’accélérer dans les territoires ;
- 100 % utiles aux avancées sociales : en tant que banques coopératives ayant depuis toujours participé à la mise en œuvre des principes de solidarité et de lutte contre les exclusions.
En 2025
- Lancement auprès des clients particuliers de la solution d’épargne innovante VEGActive Protégée, conçu par VEGA Investment Solutions
- Accompagnement des clients professionnels et entreprises dans leur mise en conformité vis-à-vis de la réglementation grâce à l’intégration dans l’espace client d’une solution de gestion de factures dédiée (IpaidThat et Pulcéo)
- Généralisation de l’offre Multirisque Pro risques complexes qui permet de couvrir la complétude des besoins des clients professionnels en matière d’assurances
- Confirmation de l’engagement historique auprès des acteurs du logement social, sur le volet social classique ainsi que sur le logement intermédiaire avec 1,3 milliard d’euros d’engagements
En matière de crédit immobilier, la production a été dynamisée par une reprise du marché en 2025 et elle s’élève à 24,4 milliards d’euros. La part de marché des ménages sur le crédit immobilier s’établit à 14,06 % au troisième trimestre 2025. Les Caisses d’Epargne ont déployé plusieurs solutions innovantes, notamment le prêt immobilier à impact dont les encours s’élèvent déjà à 2 milliards d’euros. Caisse d’Epargne poursuit également son accompagnement sur le logement des ménages et la rénovation énergétique à travers ses offres et services dédiés et des partenariats avec des acteurs et professionnels du secteur, notamment Cozynergy, Leroy Merlin et Vérisure.
En matière de collecte, la part de marché des ménages s’établit à 9,24 % au troisième trimestre 2025. Elle se maintient à 13,93 % sur l’épargne bancaire. L’activité est particulièrement dynamique en assurance-vie avec une collecte brute atteignant 14 milliards d’euros en cumulé et dégageant un excédent global de 4,7 milliards d’euros. Cette activité est boostée par la commercialisation des emprunts Natixis, l’accompagnement des clients sur la retraite et le lancement d’offres innovantes comme VEGActive Protégée, combinant les avantages d’un fonds structuré et ceux d’une gestion active.
Les Caisses d’Epargne développent l’équipement de leurs clients sur l’assurance via une stratégie globale sur la protection, les assurances de biens, la prévoyance, la télésurveillance…
Enfin, les Caisses d’Epargne maintiennent leur belle dynamique de progression de la satisfaction sur le marché des particuliers avec un NPS de 26 soit + 2 points par rapport 2024 (données à novembre 2025).
L’accompagnement des jeunes et des familles s’inscrit comme un fil conducteur de la stratégie du marché des particuliers avec un fort enjeu de conquête de nouveaux clients et de bancarisation. De nouvelles offres de banque au quotidien sont lancées à destination des parents solos et des jeunes. Ainsi, Caisse d’Epargne a réaffirmé sa présence auprès des jeunes en lançant l’appli Ados qui comprend des services adaptés à leurs besoins, notamment en termes de pilotage sécurisé de leur carte mais aussi de conseils et tutos pour les familiariser avec la gestion de leur budget.
L’année a été marquée par le lancement de la solution d’épargne innovante VEGActive Protégée, conçue par VEGA Investment Solutions, société de gestion affiliée à Natixis Investment Managers. Grâce à ce fonds commun de placement, les épargnants bénéficient d’une gestion active sur les marchés internationaux et d’une protection, à l’échéance, de 90 % du capital initial.
Enfin, le Club des sociétaires, nouvel espace communautaire, donne aux 4,4 millions de clients sociétaires la possibilité de faire entendre leur voix, de soutenir des projets utiles, d’avoir un impact positif et d’agir localement au sein d’une communauté unie par des valeurs coopératives.
Les clients patrimoniaux
3,5 millions de clients Premium font confiance à Caisse d’Épargne pour les accompagner dans la gestion de leur patrimoine. Les 324 milliards d’euros d’épargne confiés témoignent de cette solide confiance.
En 2025, le fonds de commerce s’est enrichi de 100 000 nouveaux clients patrimoniaux.
Dans un contexte où l’aspiration des Français à épargner davantage se confirme encore, la dynamique autour de l’assurance-vie et des Plans d’Épargne Retraite Individuels (PERI) a été particulièrement notable, avec une collecte de 10,5 milliards d’euros et 3,5 milliards d’euros d’excédents.
Pour répondre au mieux aux attentes des clients patrimoniaux, Caisse d’Épargne a enrichi sa gamme de solutions, notamment avec le lancement de l’E-PER, permettant aux clients de préparer leur retraite et de réduire leurs impôts en toute autonomie grâce à un parcours fluide et digital. Elle a également mis sur le marché de nouveaux produits structurés, tels que VEGActive Protégée, pour offrir des réponses innovantes et protectrices, ainsi qu’une offre de fonds ETF. L’accès à son offre de gestion déléguée a été facilité, désormais possible dès 500 euros en assurance-vie. Pour apporter une valeur de diversification à long terme, Caisse d’Épargne développe également l’accès aux actifs non cotés, longtemps réservés aux institutionnels.
La satisfaction des clients patrimoniaux continue de progresser, avec un Net Promoter Score (NPS) atteignant + 31.
Son engagement et son excellence dans le domaine de la gestion pour offrir des performances durables à ses clients ont été à nouveau primés avec la Corbeille d’honneur Mieux Vivre Votre Argent qui récompense l’établissement le plus primé de l’histoire de la Corbeille d’Or depuis 1986.
Les Caisses d’Epargne restent la première banque des personnes protégées, sous tutelle, curatelle et en habilitation familiale en France. Sur le terrain, plus de 220 conseillers spécialisés mettent leurs compétences à la disposition des représentants familiaux et des mandataires judiciaires à la protection des majeurs.
Entre 2009 et 2024, la part des ouvertures de mesures de protection, selon la population par âge, a fortement augmenté pour les jeunes adultes et les plus de 60 ans. L’habilitation familiale a remplacé certaines mesures de tutelle, mais elle a également permis de répondre à un besoin non couvert en simplifiant les démarches à effectuer. Le nombre de bénéficiaires d’une habilitation familiale est estimé à environ 105 000 personnes fin 2025.
Les professionnels
À fin 2025, les Caisses d’Epargne ont conquis plus de 41 000 nouveaux clients, ce qui représente une hausse de + 1,9 % du fonds de commerce.
La dynamique des crédits a repris avec une production de 4,3 milliards d’euros d’engagements, soit une croissance de + 8 % par rapport à 2024. Le recours aux financements spécialisés suit également une dynamique positive : d’un côté, les nouvelles mises en loyer de crédit-bail mobilier sont en progression de + 4 %, de l’autre les nouveaux contrats d’affacturage sont en croissance de + 18 %.
Les Caisses d’Epargne ont été actives auprès de leurs clients pour dynamiser la collecte, qui se matérialise par un milliard d’euros d’excédents réalisés grâce à une belle activité sur l’épargne de bilan ainsi que sur l’épargne hors bilan.
En assurances, la généralisation de l’offre risques complexes a permis d’accroître la production en assurances IARD de + 15 % avec plus de 19 000 contrats souscrits. En prévoyance, l’activité est en léger retrait (- 5 %) avec près de 33 000 nouveaux contrats.
Les Caisses d’Epargne ont accompagné la transformation du marché de l’épargne salariale et retraite en signant une année record marquée par plus de 12 800 nouveaux contrats professionnels réalisés (+ 43 %).
Outre cette activité soutenue, l’année a été ponctuée par plusieurs innovations :
- L’ouverture de la fonctionnalité de gestion de factures qui permet aux clients de bénéficier de services de facturation électronique et de pré-comptabilité via leur banque à distance. Ils peuvent ainsi collecter, émettre, régler et encaisser leurs factures depuis leur compte Caisse d’Epargne.
- La généralisation de l’offre Multirisque Pro risques complexes qui permet de couvrir la complétude des besoins des clients en matière d’assurances.
- Enfin, plusieurs projets ont été menés dans les domaines de la monétique et des flux : mise à disposition pour les conseillers professionnels de Diag Solutions Paiements et Argu Solution Paiements permettant un diagnostic complet des besoins de flux de leurs clients et un accès à l’ensemble des argumentaires commerciaux via une seule interface ; lancement d’une plateforme Selfcare encaissement permettant aux clients de piloter leurs contrats monétiques.
Avec 40 509 clients (TPE, PME et ETI), les Caisses d’Epargne ont poursuivi, en 2025, leur engagement en faveur du développement des entreprises.
En s’appuyant sur son contrat d’utilité, Caisse d’Epargne accompagne ses clients entreprises dans l’adaptation de leurs activités au changement climatique et confirme l’accélération de son soutien à la décarbonation à travers : le déploiement du dialogue stratégique ESG, l’augmentation de la production de financements durables, la gamme de Prêts à Impact dédiée aux PME et ETI ainsi que la collaboration des expertises ENR et du Green & Sustainable Hub de Natixis CIB. Concrètement, Caisse d’Epargne encourage les entreprises à intégrer davantage de critères extra-financiers dans leurs modèles d’affaires et propose toute une gamme de solutions permettant de mettre en avant leurs démarches ESG vis-à-vis des parties prenantes.
Au travers notamment de dispositifs dédiés à l’e-facturation, elle a accompagné ses clients dans leur mise en conformité réglementaire, qui devient obligatoire pour toutes les entreprises assujetties à la TVA en France, entre le 1er juillet 2024 et le 1er janvier 2026. La cybersécurité demeure une priorité où il ne s’agit plus de savoir « SI » une entreprise risque de subir des actes de cybermalveillance, mais « QUAND » cela se produira. En réponse à ces enjeux, Caisse d’Épargne a structuré ses offres et renforcé sa dynamique de sensibilisation autour de ces thématiques cruciales.
Concernant le secteur agricole, les coopératives membres de l’UFG (Union Finances Grains), union de 34 coopératives dont l’objectif est de faciliter la mise à disposition de fonds pour financer leurs stocks de céréales, ont été accompagnées par la mise en place du Programme NeuCP (Negociable European Commercial Paper). Cette émission de titres négociables à court terme a représenté une ligne de crédit de l’ordre de 139 millions d’euros pour le réseau Caisse d’Epargne.
Caisse d’Epargne a également confirmé sa position de banquier des industries avec une pénétration moyenne de 20 %, incluant l’industrie hors énergie et énergie.
Enfin, à travers son dispositif Néo Business, Caisse d’Epargne accompagne le développement des entreprises innovantes sur tout le territoire et dans tous les secteurs d’activité. Aujourd’hui, ce sont 1 850 start-ups / scale-ups accompagnées dans leur croissance avec des solutions dédiées, dont 6 licornes parmi les 26 licornes françaises, 28 issues de la nouvelle promotion French Tech 120 en 2025.
L’ingénierie financière
L’activité de l’ingénierie financière atteint 125 millions d’euros de commissions nettes générées, soit près de deux fois plus par rapport à 2021 (65 millions d’euros). Le niveau de performance atteint et sa résilience, au travers des cycles économiques, valident le choix d’organisation qui repose sur un pilier : la constitution des équipes d’ingénierie financière implantées localement au plus près des opérations et des territoires.
Plusieurs temps forts ont marqué l’année.
La Caisse d’Epargne Grand Est Europe (en tant qu’arrangeur, coordinateur ESG et agent), accompagnée de la Caisse d’Epargne Normandie (en tant que co-arrangeur), a mis en place un financement durable pour soutenir le développement de son client, Petit Forestier Group, leader européen dans la location de véhicules frigorifiques. D’un montant de 120 millions d’euros, ce financement est destiné à moderniser la flotte du client afin d’accompagner sa transition vers des véhicules à basse émission carbone. Cette opération réussie grâce à l’appui du Fonds ETI Caisse d’Epargne a été réalisée en collaboration avec les experts du Green & Sustainable Hub de Natixis CIB.
Sur le volet Private Equity, l’année 2025 a été marquée par la création, à la Caisse d’Epargne Midi-Pyrénées, d’une nouvelle structure régionale d’investissement baptisée CEMP Capital Transmission qui vient compléter le maillage des structures Caisse d’Epargne de capital investissement ancrées dans leurs territoires. Au niveau national, les moyens financiers de la Société de Capital Risque (SCR) Caisse d’Epargne Développement ont été augmentés, passant de 220 millions d’euros à plus de 360 millions d’euros, permettant de démultiplier la force de frappe des Caisses d’Epargne.
Les marchés du secteur public territorial et du logement social sont très fortement dédiés au financement de l’équipement des territoires : réseaux, aménagement, infrastructures publiques et logements. Ils sont donc au premier rang pour les investissements de transition.
Concernant le logement social, l’objectif est de construire 100 000 nouveaux logements sociaux par an alors que la demande explose : à fin juin 2025, environ 2,87 millions de ménages étaient en attente d’un logement social. Dans ce contexte, les Caisses d’Epargne, avec Habitat en Région, confirment leur engagement historique auprès des acteurs du logement social, sur le volet social classique ainsi que sur le logement intermédiaire avec 2,1 milliards d’euros d’engagements en 2025.
Elles restent aussi les premières banques privées des collectivités locales, avec une production de 2,9 milliards d’euros de nouveaux crédits de financement sur 2025 ; elles sont également présentes auprès de l’économie mixte sur l’aménagement et les services avec 691 millions d’euros de production de crédits moyen long termes et 2,4 milliards d’euros d’encours de crédits moyen long termes.
L’encours de collecte hors DAV (LS et SEMAS), à fin décembre 2025, atteint 7,4 milliards d’euros, en baisse de 3 %. En 2025, trois enveloppes BEI restent en cours de commercialisation : Eau et Assainissement, Efficacité énergétique et mobilité durable, Rénovation ou extension d’infrastructures sportives existantes. Cette dernière enveloppe, qui arrivait à échéance début août 2024, a été prolongée d’un an, ce qui a permis d’accélérer sa commercialisation.
Pour le secteur public, dans un contexte tendu, les engagements à moyen et long termes sont en augmentation par rapport à 2024 mais différents structurellement. Les réalisations via le bilan CE ont augmenté pour représenter 47 % du total. La part de la Compagnie de Financement Foncier (SCF) dans la production de 53 % est en retrait par rapport à 2024 (73 % en 2024). L’activité SCF est affectée par une baisse de compétitivité du taux de cession interne par rapport à la concurrence sur les huit premiers mois de l’année qui s’est traduite par la perte de nombreux appels d’offres de taille significative.
Enfin, sur le marché de l’immobilier professionnel, après deux années de crise, le marché du neuf montre des signes de stabilisation ; les taux de crédit reculent légèrement et le PTZ (prêt à taux zéro), élargi jusqu’en 2027, soutient l’accession. En revanche, les coûts de construction et les normes environnementales maintiennent des prix élevés. Les ventes de logements neufs restent en retrait (- 10 % sur un an environ) et le stock à écouler atteint près de 22 mois, un niveau historiquement haut. Dans ce contexte, la production de crédit moyen long termes s’élève à 1,3 milliard d’euros, soit 92 % de l’objectif. Côté court terme, la production, bien qu’en retrait, demeure relativement solide avec 1,9 milliard d’euros (hors renouvellements) soit 91 % de l’objectif. À noter la poursuite de la progression de la production de prêts à impact qui double entre 2024 et 2025 pour atteindre 92 millions d’euros.
L’économie sociale
Banque experte de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS), Caisse d’épargne détient 21,2 % du marché. En 2025, elle reste un financeur majeur, avec un milliard d’euros de crédits courts, moyen ou long termes.
Financeur de premier plan de l’ESS avec un encours de crédit de 6,6 milliards d’euros en 2025, les Caisses d’Epargne accompagnent plus de 20 000 associations gestionnaires et autres entreprises de l’ESS clientes. En proximité dans tous les territoires, 130 chargés d’affaires, dédiés à cette clientèle privée non lucrative, maîtrisent toutes les spécificités juridiques, fiscales, de gouvernance, et les modèles économiques propres à ces associations, fondations, mutuelles ou entreprises à impact.
Plus de 1100 nouvelles entrées en relation ont été réalisées en 2025. Ce développement s’appuie sur un partenariat de longue date avec l’ensemble de l’écosystème ESS et les réseaux d’accompagnement de l’innovation sociale (ESS France, France Active, Mouvement Impact France, Le Kiif…), ainsi que les principales fédérations sectorielles dont Nexem (fédération majeure des associations gestionnaires dans le secteur du médico-social) avec laquelle Caisse d’Epargne a co-organisé, en 2025, un webinaire national sur le thème « accompagner les besoins de financement court terme des organisations gestionnaires ».
L’année 2025 a été riche en actions de communication pour Caisse d’Epargne, qui a réaffirmé son positionnement de banque des familles tout en s’engageant aux côtés des jeunes, des professionnels et des entreprises.
En média, une campagne a ainsi été déployée pour valoriser la « formule famille », et en particulier l’option dédiée aux familles monoparentales, témoignant de l’implication de la marque envers toutes les familles. L’un des autres temps forts de l’année fut le lancement d’un Club des sociétaires offrant des avantages exclusifs : une campagne qui a permis de renforcer son image de banque coopérative et d’utilité auprès de ses sociétaires.
La marque, très impliquée depuis longtemps auprès des jeunes, a également lancé des initiatives innovantes, comme l’émission en live « Réponse Cash » sur Twitch, un jeu éducatif sur les questions d’argent. Elle dispose en outre d’un compte TikTok pédagogique qui rassemble déjà plus de 60 000 abonnés, plaçant la Caisse d’Epargne parmi les comptes bancaires les plus suivis sur ce réseau.
Du côté des entreprises, une campagne ciblée de 4 mois en presse et digital a permis de valoriser les expertises de la marque complétée par une campagne radio sur l’e-facturation, illustrant son soutien aux professionnels.
Caisse d’Epargne a également poursuivi ses engagements en déployant notamment une campagne à l’occasion du 60e anniversaire de la loi sur l’indépendance financière des femmes. Cet engagement se traduit aussi par de nombreuses actions de sponsoring. La marque a renouvelé pour quatre ans son partenariat avec la Fédération française de handball et annoncé avoir rénové plus de 120 terrains de sport à travers le pays dans le cadre du Pacte Utile. Cette année s’est conclue sur un temps fort avec la médaille de bronze remportée par l’équipe de France aux championnats du monde de handball féminin.
Enfin, Caisse d’Epargne a été couronnée de plusieurs prix professionnels, dont un prix Effie, soulignant la performance de ses actions de communication.
La Banque Palatine, filiale à 100 % de BPCE, est principalement dédiée aux entreprises de taille intermédiaire (ETI), aux dirigeants et à la banque privée. Elle est aux côtés des entrepreneurs aussi bien sur le plan professionnel que personnel depuis plus de 240 ans. Elle met à leur disposition une gamme de produits et services bancaires (comptes courants, prêts immobiliers ou personnels, placements financiers, solutions de financement répondant aux enjeux environnementaux) et de produits d’assurance. Son réseau est composé de 38 implantations, dont 26 centres d’affaires et banque privée et de quatre agences Premium proposant tous les services de banque à distance.
La Banque Palatine propose des expertises à valeur ajoutée dédiées à l’accompagnement de la croissance et de la performance de ses clients : ingénierie patrimoniale, juridique et fiscale, conseil en investissement, approche globale du patrimoine du dirigeant, corporate finance, approche spécialisée des métiers de l’immobilier, trade finance, desk clientèle, etc.
Sur le marché des professions réglementées de l’immobilier dont la banque est leader et sur celui de l’audiovisuel, où elle est un acteur référencé, elle déploie une organisation nationale dédiée.
Sa signature « L’art d’être banquier » illustre la volonté de la Banque Palatine de développer un modèle de proximité relationnelle fondé sur un accompagnement d’excellence de ses 13 000 clients entreprises et de ses 45 000 clients privés.
Le marché des entreprises a connu une année 2025 particulièrement dynamique, en synergie avec le réseau des centres d’affaires, les banquiers d’affaires, les grandes entreprises et institutionnels, les financements spécialisés, le pôle des industries créatives et audiovisuelles, les professions règlementées de l’immobilier. Ainsi la conquête des entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 15 millions d’euros s’est poursuivie avec l’intégration de 288 nouveaux clients actifs sur ce segment. Les équipes « entreprises » ont également permis la conquête de 304 nouveaux clients banque privée, dirigeants ou cadres supérieurs parmi les clients entreprises.
En dépit d’une conjoncture appelant la révision du plan d’investissement des entreprises, l’activité de financements est restée dynamique et l’activité corporate finance a été élevée avec une performance annuelle des commissions de 14,1 millions d’euros. Le réseau des centres d’affaires, ainsi que les métiers spécialisés ont enregistré sur l’année 2025 une production de crédits aux entreprises de 2,8 milliards d’euros dont 0,7 milliard d’euros de financements structurés. 29 % des financements octroyés sont « green ».
Sur le plan de la Banque privée, la conquête demeure d’un bon niveau et le cap des 1 000 nouveaux clients a été atteint début octobre 2025. La collecte en épargne financière, l’équipement des clients en produits d’épargne, la réalisation d’audits patrimoniaux ont également affiché une très bonne tendance, de même que la collecte en assurance-vie.
- La Banque Palatine a déployé son dispositif Finance durable, visant à intensifier l’accompagnement de ses clients dans la transition environnementale. L’année a ainsi été marquée par de nombreux lancements : mise en œuvre des partenariats groupe SAMI, Naldéo, Opéra Energie, EDE et Cozynergy ; lancement du prêt immobilier à impact pour la clientèle privée ; lancement du premier EMTN vert, Palatine GreenCap 2032 ; extension de l’offre de financement à impact pour les entreprises… La Banque Palatine a publié son premier rapport de durabilité et obtenu les labels Engagé RSE au stade confirmé et cancer@work. Enfin, elle soutient au travers du mécénat un projet de plantation de mangroves à Madagascar afin de restaurer durablement cet écosystème essentiel pour la biodiversité, le climat et les communautés locales.
- Ensuite, le pôle média audiovisuel s’est transformé pour devenir le pôle des industries créatives et audiovisuelles et ouvrir ainsi sa stratégie de conquête dans le domaine culturel au-delà du cinéma et de l’audiovisuel où la Banque Palatine est aujourd’hui l’une des banques de référence en France.
Assureur de plein exercice, le Groupe BPCE conçoit, distribue et gère, pour les clients de ses réseaux bancaires, une offre complète d’assurances de personnes, d’assurances non vie, à travers BPCE Assurances1, ainsi que de cautions et garanties financières, à travers la Compagnie Européenne de Garanties et Cautions (CEGC).
En 2025, l’activité d’assurance de personnes a été dynamique et a permis de conforter l’ambition de devenir 4e assureur en France à horizon 2030. La collecte brute atteint 16,3 milliards d’euros en épargne à fin décembre 2025, en croissance de 7 % par rapport à l’année précédente. L’année a aussi été marquée par le lancement de nombreuses offres et évolutions de parcours pour répondre davantage aux besoins des assurés : mise en marché du Plan d’Epargne Avenir Climat (PEAC), que le Groupe BPCE est le premier acteur majeur français à avoir lancé, mise en place de la souscription en selfcare du Plan Epargne Retraite Individuel, et ouverture de l’offre de BPCE Life, compagnie de droit luxembourgeois du pôle Assurances, aux clients de la Banque Palatine.
En assurance des emprunteurs (ADE), dans un contexte de reprise de la production de crédits immobiliers après une année 2024 difficile, la production de contrats a été en progression constante au cours de l’année. En 2025, l’offre ADE a doublement évolué. D’abord, BPCE Vie et CNP Assurances ont lancé et généralisé les mises en marché de la nouvelle offre d’ADE à destination des professionnels et des entreprises auprès de l’ensemble des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne. Ensuite, la fin des exclusions pour les personnes en rémission d’un cancer masculin a été annoncée.
En 2025, l’activité d’assurances IARD a été marquée par la hausse de la prime affectée au financement du régime catastrophes naturelles. D’après France Assureurs, à fin septembre 2025, le chiffre d’affaires du marché Assurances de biens et de responsabilités serait en croissance de près de 8 %.
Dans le même temps, les difficultés du secteur automobile et la baisse des immatriculations intensifient la concurrence. La reprise du crédit immobilier, bien qu’encore mesurée, est en revanche un élément plus positif.
Malgré les dynamiques défavorables aux bancassureurs, le métier non vie de BPCE fait preuve de résilience avec un portefeuille à destination des particuliers en croissance de 1 % (à fin septembre 2025 par rapport à fin septembre 2024), et en croissance de 6 % pour les professionnels. Plusieurs temps forts ont marqué l’année : lancement de l’assurance habitation à impact, pour inciter et récompenser l’engagement écoresponsable des assurés face aux défis environnementaux ; mise en production d’un premier cas d’usage basé sur l’exploitation de l’IA générative, pour accélérer le traitement des réclamations clients ; réalisation d’un pilote avec l’entreprise FlowStop pour proposer aux clients des batardeaux à une tarification spéciale. Enfin, BPCE Assurances IARD a obtenu le label « Great Place to Work for Women », traduisant son engagement à construire un environnement de travail respectueux, inclusif et bienveillant.
En 2025, les besoins en cautions et garanties financières ont été soutenus. Ainsi, la Compagnie Européenne de Garanties et Cautions (CEGC) a cautionné 197 167 crédits immobiliers aux particuliers, produits par les réseaux du Groupe BPCE, pour un montant de 27,4 milliards d’euros, en croissance de 32 % par rapport à 2024 et en ligne avec la croissance du marché1 de 35 %. Dans les secteurs de la construction, CEGC a couvert la livraison « à prix et délai convenu » de 9 358 maisons individuelles et a délivré les garanties financières d’achèvement de 614 opérations de promotion immobilière. Enfin, dans le bâtiment, la construction, les entreprises et l’industrie, 120 116 cautions de marchés ont été délivrées, principalement via la solution www.cautiondemarche.com particulièrement appréciée, qui affiche une note de recommandation clients « Net promoteur score » de + 622.
Dans un environnement économique peu favorable à l’immobilier, le rôle de CEGC prend tout son sens. Sa solidité financière lui permet de faire face à ses engagements et de faciliter la réalisation des projets de ses clients. Son expertise éprouvée de l’appréciation du risque et sa très bonne connaissance de l’écosystème immobilier permettent de soutenir les professionnels du secteur et d’accompagner la reprise.
L’année a été marquée par le déploiement de la Garantie de Paiement des Sous-Traitants (GPST) qui permet à ses clients constructeurs de maisons individuelles de renforcer la confiance avec leurs sous-traitants et de répondre aux obligations réglementaires. DBRS et Moody’s ont renouvelé les notations de CEGC, respectivement A High et A1, ce qui démontre la qualité de sa signature. Enfin, CEGC obtient le score de 80/100 lors de l’évaluation EcoVadis, ce qui la place au top 2 des entreprises françaises, tous secteurs confondus.
- 1 Banque de France. Publication du 9 janvier 2026. Évolution de la production de crédits à l’habitat hors renégociations 11 premiers mois de 2025 par rapport aux 11 premiers mois de 2024.
- 2 Source : écoutes run CEGC réalisées par l’institut Enov, cumul 4 vagues trimestrielles réalisées en 2025, auprès de 295 clients finaux Entreprises cautions de marché. Questionnaire quantitatif administré par téléphone.
Le pôle Digital & Paiements rassemble l’ensemble des métiers et expertises du Groupe BPCE dans les domaines de l’innovation, du digital, de la data et de l’intelligence artificielle, des paiements et du financement du commerce avec Oney.
Oney est une banque différente, unique, issue du commerce. Partenaire de la transformation du commerce depuis plus de 40 ans, Oney conçoit des solutions de paiement, de financement de la consommation, d’assurances et de lutte contre la fraude. Créateur du paiement fractionné en 2008, Oney est leader sur le marché du BNPL (Buy Now Pay Later) en France. Allié stratégique de plus de 37 000 commerçants, Oney accompagne les achats et la réalisation des projets de près de 7 millions de clients en Europe en leur proposant des expériences d’achats digitales, simples et rapides. Chaque jour, ses 1 900 talents, dans 10 pays, animent l’ambition d’être une banque plus humaine et responsable, acteur majeur en Europe du financement de la consommation dans le commerce. Avec le soutien de ses deux actionnaires, BPCE (50,1 %) et ELO (ex-Auchan Holding à 49,9 %), Oney réunit le meilleur de la banque et du commerce. Dans le Groupe BPCE, Oney évolue au sein de BPCE Digital & Payments, pôle regroupant les expertises paiement, digital et data.
BPCE Payment Services accompagne, grâce à son expertise reconnue dans le domaine du processing de la monétique et des flux de paiement, les banques et filiales du Groupe BPCE, ainsi qu’une clientèle directe composée d’établissements financiers et de prestataires de services de paiement. La filiale gère plus de 30 millions de cartes de paiement, 11 milliards de transactions par an et plus de 500 000 contrats commerçants pour leurs besoins en terminaux de paiement et services associés. Sa culture de pionnier en matière d’innovations a permis aux établissements du groupe de se positionner comme précurseurs dans un certain nombre de standards du marché des paiements, comme Apple Pay, le virement instantané ou plus récemment Tap to Pay.
Payplug, solution de paiement omnicanale, est un spécialiste du paiement par carte bancaire et de l’offre d’acceptation et d’acquisition de paiement. Cette fintech s’adresse aux commerçants et e-commerçants de toutes tailles pour qui le marché européen et ses différents moyens de paiement locaux représentent un enjeu prioritaire.
Xpollens, plateforme de Banking as a Service du Groupe BPCE, optimise tous les flux de paiement entrants et sortants et propose méthodes de paiement, IBAN et comptes virtuels intégrables par API sans changer de banque.
- Le Digital client, composé d’experts du digital qui conçoivent la banque à distance des établissements du groupe et assurent son amélioration continue en développant les meilleures applications grâce à l’IA et à la data.
- La direction IA & Data conçoit et déploie des services et outils qui exploitent le potentiel des données, au bénéfice de la compétitivité de chaque métier du groupe. En plaçant l’intelligence artificielle au service de la performance et de la simplicité, ils enrichissent l’expérience client, optimisent les processus pour les conseillers et facilitent le quotidien de tous les collaborateurs du groupe.
- La direction Innovation a pour mission de construire de nouvelles sources de revenus, d’incuber des projets stratégiques internes et externes et de participer au capital de sociétés technologiques. Ses travaux portent notamment sur l’Open Finance, la blockchain, les nouveaux moyens de paiement et la transition énergétique.
En 2025
L’année 2025 a été marquée par la naissance d’Estreem, nouveau leader français et acteur majeur européen du processing de paiements. Cette nouvelle société, joint-venture entre BPCE et BNP Paribas, combine les expertises et les meilleures technologies des deux groupes en matière de processing de paiements, au bénéfice de leurs clients particuliers et professionnels porteurs de cartes physiques et digitales, et des commerçants. Amenée à traiter l’ensemble des paiements par carte en Europe de BNP Paribas et du Groupe BPCE, soit 17 milliards de transactions par an, Estreem vise le leadership français du processing avec 30 % du volume des paiements par carte en France et ambitionne d’atteindre le top 3 des processeurs en Europe.
En 2025, le service Wero a connu une adoption croissante auprès des clients des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne, avec un record de 7,5 millions d’opérations mensuelles en décembre, 4,2 millions de clients utilisateurs et une croissance continue avec 200 000 nouveaux clients utilisateurs chaque mois. Le Groupe BPCE se prépare désormais au déploiement de la fonctionnalité e-commerce pour 2026 pour ses clients , dont les commerçants en s’appuyant sur le savoir-faire de sa fintech Payplug.
En 2025, les équipes digitales client ont également refondu l’application bancaire pour les adolescents, clients des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne afin de répondre à leurs usages et attentes spécifiques.
Le Groupe BPCE a intégré le nouveau service « Gestion de factures » opéré par iPaidThat, plateforme française agréée par la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) et filiale du Groupe BPCE, dans les espaces bancaires des clients professionnels.
Enfin, les équipes ont enrichi les applications mobiles Banque Populaire et Caisse d’Épargne de nouvelles fonctionnalités, confirment leur performance et se positionnent désormais au 2e rang des meilleures applications de banque de détail en France.
Concernant l’IA, l’année a été marquée par son adoption massive au sein du groupe. Grâce au portail interne MAiA, lancé en 2023, 50 000 collaborateurs ont adopté les outils d’IA générative à fin 2025. Cela correspond à l’objectif fixé à l’horizon 2026. Cela a été rendu possible par de nombreuses initiatives de formation et d’acculturation, avec toujours comme ambition de placer l’humain au centre des grandes transformations technologiques.
L’utilisation de l’IA s’est également généralisée dans tous les métiers aussi bien dans les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne, dans les métiers du retail BPCE Solutions Expertises Financières, BPCE Assurances et BPCE Digital & Payments, que dans les métiers mondiaux de Natixis. Conformément à son projet stratégique VISION 2030, le Groupe BPCE concentre ses efforts sur quelques domaines prioritaires :
- Assistance des conseillers en agence, qui sont, à fin 2025, plus de 80 % à utiliser l’IA ;
- Amélioration de l’expérience digitale des clients utilisant les apps bancaires du groupe ;
- Transformation des centres de relation client spécialisés,
- Soutien aux métiers de l’informatique.
Toutes ces avancées sont reconnues et ont permis au groupe de progresser de 15 places dans le classement Evident AI Index 2025 pour se classer à la 25e place des 50 plus grandes banques mondiales en termes d’adoption de l’IA.
En 2025, Oney a poursuivi sa transformation et atteint sa trajectoire financière en combinant modernisation digitale, évolution de l’offre et intégration accrue de l’IA. Le recrutement et la fidélisation des clients restent au cœur de la stratégie « Carte First », levier clé pour renforcer la relation de Oney avec les enseignes. Deux nouvelles solutions majeures sont finalisées : le financement dédié à la rénovation énergétique et l’offre Forward Trade In, permettant une reprise du produit à prix garanti. Ces avancées, soutenues par la modernisation des parcours, l’usage intensif de la data et un socle technologique renouvelé, renforcent la performance opérationnelle et permettent à Oney de se positionner comme un acteur majeur du financement de la consommation en Europe.
Le pôle Solutions et Expertises financières (SEF) réunit, au sein de BPCE, les expertises dans les métiers du financement, des services et du conseil, à destination des clients des entreprises du groupe.
BPCE Financement développe des offres et des solutions complètes de gestion de crédits renouvelables et de prêts personnels pour les réseaux du Groupe BPCE.
BPCE Lease propose une gamme complète de solutions locatives : crédit-bail mobilier et immobilier, fiducie, location longue durée de véhicules, location avec option d’achat nautique ou automobile, location opérationnelle informatique et financement des énergies renouvelables.
BPCE Equipment Solutions est un acteur majeur du financement de biens d’équipements à l’international. Créée en mars 2025, cette filiale est issue de l’acquisition de Société Générale Equipment Finance (SGEF).
BPCE Factor développe des solutions d’affacturage pour les entreprises en France et à l’international de toutes tailles, à tout moment de leur processus de croissance (création, développement, croissance externe, développement international...).
SOCFIM est le spécialiste du financement des professionnels de l’immobilier (promoteurs et investisseurs). Son activité couvre l’ensemble du territoire français et toutes les classes d’actifs : logements neufs et anciens, logements gérés (étudiants et seniors), bureaux, commerces et entrepôts logistiques.
BPCE Solutions immobilières est un acteur majeur du conseil immobilier en France. Il comprend trois pôles métiers : Expertise & Conseil, Résidentiel, Investissement & Location.
EuroTitres développe une offre complète de conservation de comptes titres et de gestion des opérations réalisées par les clients particuliers : bourse, OPC, opération sur titres, relevé de portefeuilles, imprimés fiscaux…
Pramex International est le spécialiste du conseil en implantations internationales pour les start-ups, les PME et les ETI françaises qui souhaitent se développer, soit par croissance interne (création et pilotage de filiales étrangères), soit par croissance externe (acquisition à l’international).
En 2025
BPCE Financement, avec un encours de 38 milliards d’euros et une part de marché de 18 % au troisième trimestre 2025, confirme et renforce sa position de premier acteur bancaire du crédit consommation en France dans un marché hors LOA en progression de + 1 % sur un an (source : ASF à fin septembre 2025). L’année a été marquée par la finalisation de la refonte des parcours de souscription de prêt personnel pour les réseaux du Groupe BPCE, après avoir revu ceux du crédit renouvelable en 2024. Une première expérimentation a été menée sur la capacité des réseaux à distribuer du prêt personnel à des prospects sans nécessité d’ouvrir un compte bancaire, expérimentation qui sera poursuivie l’année prochaine. Par ailleurs, des investissements importants en intelligence artificielle continuent d’être réalisés, notamment au bénéfice de nos centres de relation clientèle avec un assistant documentaire en langage naturel ou une orchestration des contacts en recouvrement amiable. Enfin, 2025 a été l’année de la reconnaissance de l’ensemble de nos investissements et des résultats obtenus sur les sujets ESG avec l’obtention de la médaille d’or EcoVadis dès la première année.
BPCE Lease, qui a fêté ses 35 ans cette année, enregistre une activité dynamique dans tous ses compartiments avec une production globale de 7,2 milliards d’euros. En matière de crédit-bail mobilier (CBM), BPCE Lease maintient un niveau de production légèrement supérieur à celui de l’année dernière ce qui lui permet, dans un marché en baisse, d’atteindre une part de marché record de 18 % en France (source : ASF). En matière de location longue durée (LLD), le parc automobile de BPCE Car Lease a atteint 52 000 véhicules et s’électrifie de plus en plus. BPCE Lease enregistre un niveau record en matière de financement de projet d’énergies renouvelables en France et à l’international (Italie et Espagne) avec plus d’un milliard d’euros de nouveaux financements de projets arrangés pour la seconde année consécutive. En immobilier, les financements sous forme de fiducie confirment leur dynamique et BPCE Lease a été particulièrement actif en crédit-bail immobilier au second semestre 2025. L’année a également été marquée par la reprise de la nouvelle production crédit-bail mobilier de la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne en schéma commissionnaire, et par d’excellents indicateurs de satisfaction clients : 91 % en LLD – NPS :+51 ; 79 % en CBI – NPS :+24 ; 96 % en CBM – NPS :+62. Enfin, BPCE Lease a reçu une médaille d’or d’EcoVadis pour sa performance RSE, se classant ainsi au top 5 des entreprises évaluées de son secteur.
BPCE Equipment Solutions développe son expertise dans quatre grands secteurs : le transport, les équipements industriels, les technologies, et le secteur médical & environnemental. Son modèle relationnel se décline via des partenaires prescripteurs (constructeurs et distributeurs de biens d’équipement professionnels, banques tierces partenaires), ou en direct avec les clients finaux. L’année a été marquée par la finalisation de l’acquisition de l’activité par le Groupe BPCE, et son intégration au sein du pôle SEF, conformément au calendrier prévu. Sur le volet business, l’activité est en croissance de 11 % par rapport à 2024, la qualité de service est reconnue avec un haut niveau avec un NPS de 61. En 2025, l’activité « vendor » France de BPCE Lease a été intégrée à BPCE Equipment Solutions, qui est voué à porter ce type de modèle d’affaires pour le groupe pour les financements d’équipement en France et à l’international. Enfin, 100 % des entités ont obtenu une note minimale de « Silver » dont 6 « Gold » ou mieux lors de l’évaluation EcoVadis en matière de développement durable, preuve de l’engagement et de l’attention de BPCE Equipment Solutions sur ce sujet qui reste au cœur de sa stratégie.
BPCE Factor a pris en charge près de 12 millions de factures, accompagnant ainsi l’évolution des besoins en fonds de roulement des entreprises en France et à l’international, tant dans leur activité quotidienne qu’au cours de leur croissance. Avec 25 % de part de marché en France, BPCE Factor s’affirme comme l’un des leaders du marché de l’affacturage en nombre de contrats (source ASF - 2024). Ses encours gérés à l’international représentent 41 % des encours gérés totaux. Son chiffre d’affaires affacturé en 2025 s’élève à 57 milliards d’euros. L’année 2025 a été marquée par la poursuite du programme de transformation, Pro’Pulse 2025, initié en 2023. Ce programme a été conçu pour moderniser la gestion de la clientèle professionnelle, enrichir l’expérience client et collaborateur, et renforcer l’efficacité opérationnelle. Le Net Promoteur Score client atteint 38, en hausse de 9 points sur un an.
SOCFIM a maintenu un bon niveau d’activité avec une production de 3 milliards d’euros, dans un contexte tendu où le marché immobilier reste très affecté par un déficit d’offre et une demande pénalisée par une crise de confiance dans un environnement politique et géopolitique incertain. La baisse de la production sur le segment de marché de la promotion est partiellement compensée par les segments value added et investisseurs long terme. La correction des valeurs et le besoin de liquidité des opérateurs ont permis la dynamisation de ces segments de marché sur des classes d’actifs plus résilientes. Le marché des bureaux reste déprimé avec une montée de la vacance et une baisse des valeurs. SOCFIM maintient un accompagnement fort de ses clients dans ce contexte compliqué avec un Net Promoteur Score client (NPS) à + 50, en progression de deux points sur un an.
BPCE Solutions immobilières a poursuivi son développement avec les établissements du groupe dans le domaine du résidentiel. Cependant, la crise du marché de l’immobilier a pénalisé un développement plus marqué. 745 lots ont été vendus en 2025 aux clients particuliers (848 en 2024) et la collecte de SCPI s’est établie à 22 millions d’euros. Le pôle Expertise a continué à se développer et à se diversifier, notamment en s’adressant aux grands institutionnels et aux établissements du groupe, générant ainsi 15 millions d’euros de revenus nets. Au cours du premier trimestre, une offre de mandataire conforme à la Loi Elan a été lancée en partenariat avec ICF Novedis.
EuroTitres a accompagné en 2025 la forte hausse de l’activité des investisseurs particuliers clients du groupe, aussi bien sur la bourse domestique qu’au niveau des opérations à l’international dont les ordres ont progressé respectivement de 21 % et 62 % par rapport à l’année précédente. EuroTitres assure la conservation de plus de 2 millions de comptes titres. L’année a également été caractérisée par une croissance significative des ouvertures de comptes titres auprès des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne. Cette évolution témoigne de l’engouement des particuliers pour explorer les opportunités d’investissement dans un contexte politique et économique instable et de la dynamique commerciale déployée par certains établissements du groupe. En parallèle, EuroTitres a également élargi et diversifié ses prestations, renforçant ainsi l’accompagnement des conseillers et des clients dans la gestion de l’épargne financière.
Pramex International a développé ses activités de création et gestion de filiales à l’international et d’opérations de M&A en France et à l’international. Elle enregistre un nombre de signatures de contrats en hausse par rapport à l’année passée dans un contexte de marché défavorable engendrant une forte attrition à la suite de projets abandonnés et d’un allongement des délais de décision. Pour la troisième année consécutive, la société a réalisé une enquête de satisfaction clients avec des résultats en progression continue : 92 % de clients satisfaits et un NPS à +30.
Les métiers mondiaux du Groupe BPCE, à savoir la Banque de grande clientèle et la Gestion d’actifs et de fortune, accompagnent les entreprises, investisseurs, institutions financières, sponsors financiers, ainsi que les clients des réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne dans la réalisation de leurs projets, à travers le monde. Ils leur proposent des solutions de financement et d’investissement innovantes et durables qui contribuent à la mise en œuvre de leurs transitions environnementales, technologiques et sociétales. Natixis Corporate & Investment Banking (CIB) accompagne ses clients entreprises, institutions financières, investisseurs institutionnels, sponsors financiers, entités du secteur public, ainsi que les réseaux du Groupe BPCE. Elle les conseille et conçoit pour eux des solutions innovantes et sur mesure, au service de leur stratégie, en s’appuyant sur l’ensemble de ses expertises en conseil, investissements, financements, banque commerciale et marchés de capitaux, et sur une présence mondiale dans près de 30 pays organisée autour de trois zones géographiques : Amériques, Europe et Asie-Pacifique & Moyen-Orient.
Natixis CIB est organisée principalement autour de 6 grands métiers (Global Markets, Investment Banking, Real Assets, Global Trade, M&A, Credit Portfolio & Resources Management) :
- Le métier Global Markets propose une large gamme de produits de couverture, de financement et de solutions d’investissement, sur les marchés de taux, crédit, change, matières premières et actions, le tout associé à une recherche économique reconnue.
- Les équipes d’Investment Banking accompagnent leurs clients dans leurs décisions stratégiques : acquisitions, ventes ou achats d’actifs et plus généralement tout projet de croissance. Proposant des solutions à forte valeur ajoutée, Investment Banking comprend les activités de financements stratégiques et d’acquisitions, les financements sur les marchés primaires obligataires et actions et l’activité d’ingénierie financière sur participations cotées.
- La ligne métier Real Assets regroupe l’origination et la structuration de financements structurés dans les secteurs de l’aviation, des infrastructures & ressources naturelles et de l’immobilier & hôtellerie. Real Assets est reconnue comme l’un des acteurs majeurs du marché sur ces secteurs.
- Le métier Global Trade regroupe les activités de financements du commerce international, de solutions de financements structurés d’opérations export et de gestion de trésorerie au service de sa clientèle d’entreprises, de négociants de matières premières et au service des clients des réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne. Ce métier, au cœur de la stratégie du groupe, a vocation à accompagner et financer, de manière durable, le développement commercial de ses clients.
- Les équipes de gestion de portefeuille (CPRM) interviennent en appui de toutes les activités de financements. Elles sont au cœur du modèle Originate-to-Distribute (O2D) et assurent l’optimisation et l’allocation stratégique des ressources.
- Enfin les équipes spécialisées en fusions-acquisitions (M&A) accompagnent les grandes et moyennes entreprises commerciales et industrielles, investisseurs institutionnels et fonds d’investissement dans la préparation et la mise en œuvre d’opérations de cession ou de rapprochement, de levée de fonds, de restructuration ou de protection du capital. Cette expertise repose sur un réseau de neuf boutiques dans neuf pays : Natixis Partners, Solomon Partners, Fenchurch, Natixis Partners Iberia, Natixis Partners Belgium, Emendo Capital, Vermilion, Azure Capital et Clipperton.
Autour de ces grands métiers, la division Advisory & Coverage dédiée à la couverture des clients, regroupe banquiers, experts sectoriels et les équipes en charge d’accompagner les transitions environnementales et technologiques de ses clients. Pour assurer une relation de proximité, cette division dispose en France d’un fort ancrage régional et s’appuie, à l’international, sur toutes les équipes d’experts de la banque.
Enfin, en complément de ses six grands métiers, Natixis CIB se positionne via sa filiale Coficiné en leader des financements spécialisés à destination des industries des médias, du divertissement et de la culture.
Faits marquants en 2025
- Global Markets : Natixis CIB a poursuivi l’expansion de ses activités dans un contexte où toutes ses classes d’actifs ont enregistré des performances solides d’une année sur l’autre. Cette progression a été réalisée sur l’ensemble des plateformes, accompagnée d’une augmentation de la base clients et des volumes traités. L’expertise des équipes de Global Markets a notamment été distinguée lors des Global Derivatives Awards 2025, recevant les prix « Equity Derivatives House of the Year : Europe & Asia » et « Commodity Derivatives Bank of the Year : Europe & Asia »1
- Investment Banking : Natixis CIB a annoncé le premier closing du fonds Universe Direct Lending Partners I. Le fonds a reçu un soutien solide d’un groupe diversifié d’investisseurs, y compris de BPCE Assurances et de CEGC (Compagnie Européenne de Garanties et Cautions), ainsi que d’assureurs institutionnels de premier plan. Aux côtés de Natixis CIB, le fonds investira dans des opportunités de direct lending pour soutenir des entreprises de taille intermédiaire soutenues par des sponsors financiers, principalement en Europe.
- En août 2025, Natixis CIB a assuré la structuration et le placement, pour le Groupe BPCE, de la première obligation de défense européenne émise par une institution financière en Europe. Les fonds levés grâce à cette émission de titre senior préféré d’un montant de 750 millions d’euros, à échéance cinq ans, permettront de financer et refinancer des actifs du secteur de la défense. Natixis CIB a aussi accompagné BPI France dans l’émission de son premier « European Defence Bond » d’un montant d’un milliard d’euros.
- Natixis continue d’étendre son expertise ECM en Europe et se positionne comme le 4e acteur européen sur le marché Equity Linked, principalement concerné par les émissions d’obligations convertibles et échangeables.
- Real Assets : En 2025, Natixis CIB a lancé sa nouvelle ligne métier « Transportation Finance » afin de fournir à ses clients des solutions de financement sur-mesure et d’étendre son offre de financement « asset-based ». Natixis CIB a arrangé plusieurs transactions notables dans le secteur de l’aviation, notamment le premier French Optimized Lease en Amérique latine réalisé avec Viva Aerobus.
- Global Trade a élargi sa gamme de solutions de placement pour répondre aux besoins de ses clients au travers de nouvelles devises et de nouvelles géographies, notamment au Japon. Depuis 2025, Natixis CIB offre la possibilité à ses clients de suivre en temps réel leur opération de Trade Finance à l’import et à l’export grâce à l’outil Trade tracker.
- M&A : En janvier 2025, la filiale Natixis Partners a annoncé un rapprochement stratégique avec Financière de Courcelles, renforçant son expertise sur les segments small et mid-cap et permettant de mieux servir les clients des Banques Populaires et Caisses d’Epargne.
Natixis CIB a continué de renforcer son modèle O2D au travers de la revue de son programme de SRT (Significant Risk Transfer, ou transfert de risque significatif), avec notamment un SRT CLN (Credit Linked Note) inaugural en octobre 2025, le premier depuis 2022.
Natixis CIB a poursuivi également ses objectifs stratégiques en matière de finance durable. Ses expertises ont été reconnues au niveau mondial. Natixis CIB a été nommée « Bank for Sustainability »1, World’s Best Bank Transition Strategy2, ESG Lender of the Year3. Natixis CIB continue d’apporter des solutions innovantes de finance durable. En 2025, Natixis CIB a été particulièrement active dans le financement de projets de carbon capture. Natixis CIB a aussi participé au développement de la Blue Finance au travers notamment de l’émission du premier « Blue Repo » de Banco do Brasil.
Natixis CIB a étendu ses industries cœurs4. En 2025, Natixis CIB a structuré ses expertises « Alimentation, agriculture et capital naturel » autour d’une équipe d’industry bankers dédiés au sein de la division Advisory & Coverage.
Natixis CIB a poursuivi le renforcement de sa présence internationale :
- Pour mieux servir ses clients et s’adapter aux dynamiques mondiales, Natixis CIB a fait évoluer son organisation et sa gouvernance. Depuis janvier 2026, la région du Moyen-Orient et l’Asie-Pacifique sont réunies sous une même plateforme.
- En juillet 2025, Natixis CIB a obtenu une licence bancaire au Japon, permettant à sa succursale de Tokyo de proposer un plus large éventail de services financiers aux clients.
- La plateforme Amériques a poursuivi son développement et ses expertises ont été plusieurs fois saluées. De nombreuses opérations de financement d’infrastructures et d’aviation ont été récompensées et Natixis CIB a été nommée « MLA of the Year, Latin America »5. Natixis CIB a également été reconnue « Private Credit CLO Arranger of the Year »6.
- 1 IFR Awards 2025.
- 2 Euromoney.
- 3 IJ Global – EMEA 2025.
- 4 Expertises sur 9 secteurs clés : Sécurité énergétique & décarbonation ; Énergies bas-carbone ; Métaux & minéraux critiques ; Alimentation, agriculture & capital naturel ; Santé ; Télécom & Tech ; Mobilités ; Environnement ; Immobilier.
- 5 IJ Global.
- 6 Deal Catalyst US CLO Awards 2025.
La Gestion d’actifs et de fortune développe des solutions adaptées aux besoins d’épargne, d’investissement, de gestion des risques et de conseil des différentes clientèles privées et institutionnelles du Groupe BPCE.
Classée parmi les leaders mondiaux de la gestion d’actifs avec 1 323 milliards d’euros d’actifs sous gestion à fin décembre 2025, Natixis Investment Managers (Natixis IM) accompagne les investisseurs sur tous les continents dans la construction de leurs portefeuilles en leur offrant une large gamme de solutions diversifiées et responsables.
Avec son modèle multi-affiliés décentralisé et entrepreneurial, Natixis IM rassemble les expertises de plus de quinze sociétés de gestion spécialisées et propose à ses clients investisseurs un éventail de plus de 200 stratégies pour leur permettre d’atteindre leurs objectifs d’investissement, quelles que soient les conditions de marché.
Pilotée depuis ses sièges de Boston et Paris, l’entreprise développe son offre autour de trois expertises clés :
- – la gestion de conviction (active fondamentale),
- – la gestion sous contrainte de passif (assurantielle et retraite/pensions),
- – les actifs privés.
Elle déploie son offre à travers un réseau de distribution intégré implanté dans plus de 20 pays, en plus des équipes commerciales des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne.
Faits marquants en 2025
Grâce à l’engagement de toutes ses équipes, Natixis Investment Managers (IM) a enregistré une forte dynamique commerciale en 2025, avec une collecte nette de 40 milliards d’euros pour la deuxième année consécutive, principalement en produits obligataires portés par Loomis Sayles et DNCA et en produits diversifiés (Solutions).
77 % des fonds sont classés par Morningstar dans les 1er et 2e quartiles pour leur performance sur 3 ans à fin décembre 2025, contre 68 % un an plus tôt.
L’entreprise a continué de rationaliser son organisation et de gérer de façon active ses participations, avec le rapprochement de Thematics et Mirova qui a créé un acteur de référence de la gestion actions thématiques associant innovation et impact positif, et l’acquisition des activités de Belmont Capital pour capitaliser sur l’expertise de Gateway dans les stratégies d’investissement basées sur des options et encore mieux répondre aux besoins des clients.
Aux États-Unis, Natixis IM a formé un partenariat stratégique avec Edward Jones, l’un des plus grands acteurs du marché avec plus de 2 000 milliards de dollars d’actifs sous gestion, qui ouvre des perspectives de développement prometteuses sur ce marché clé.
Aux côtés de ses affiliés, Natixis IM a poursuivi ses efforts pour développer l’investissement responsable et à impact, et les actifs ESG (SFDR Art. 8/9) représentent plus de 540 milliards d’euros à fin 2025. Ils ont également continué à faire entendre leurs voix au travers d’actions d’engagement individuel ou collectif, de politiques de vote actives et grâce à leur participation à des initiatives de Place clés pour faire progresser l’investissement responsable.
Natixis Interépargne, leader de l’épargne d’entreprise responsable en France, est le partenaire de confiance de plus de 115 000 entreprises1 de toutes tailles, en les accompagnant dans la mise en place et la gestion de leur épargne salariale et retraite, au service de près de 4 millions d’épargnants français1.
En s’appuyant sur la richesse et la diversité des meilleures expertises de Natixis Investment Managers, elle met à la disposition de ses clients une offre de gestion performante et durable et parmi les plus reconnues du marché2, avec plus de 44 milliards d’euros d’actifs sous gestion1.
Pleinement engagés dans son rôle sociétal, Natixis Interépargne accompagne le développement d’une épargne utile, avec la conviction que le partage de la valeur est la meilleure solution pour aligner les intérêts des actionnaires, des dirigeants et de leurs salariés, au service de la performance de l’entreprise.
- 1 Source Natixis Interépargne au 30/06/2025.
- 2 Depuis 2015, Natixis Interépargne est régulièrement récompensée par les Corbeilles Mieux Vivre Votre Argent.
Faits marquants en 2025
2025 a vu la finalisation de l’acquisition d’HSBC Epargne Entreprise (HEE), filiale d’HSBC Continental Europe (HBCE) et du transfert de son activité au sein de Natixis Interépargne qui a ainsi repris 3 300 entreprises et 193 000 nouveaux épargnants sur sa plateforme. Il s’agit de la première opération de consolidation du marché de la tenue de compte et d’un signal fort donné par Natixis Interépargne sur son leadership.
Pleinement engagée dans le développement d’une épargne utile, Natixis Interépargne s’est dotée d’une raison d’être et d’une stratégie d’impact intégrée à sa stratégie, pour favoriser la démocratisation de l’épargne salariale.
Elle a lancé, en association avec VEGA Investment Solutions (VEGA IS) et le Collectif Reconstruire, le FCPE « Sélection VEGA Industrie France », fonds investi dans des entreprises du secteur de l’industrie manufacturière en France, qui combine actions cotées et non cotées.
Fidèle à sa forte culture d’innovation, après une période d’acculturation réussie auprès de ses équipes, Natixis Interépargne a testé et engagé le déploiement de nombreux cas d’usage de l’IA, améliorant la fluidité des opérations et l’efficacité de ses processus.
Pour la 2e année consécutive, Natixis Interépargne a obtenu la médaille d’argent EcoVadis 2025, confirmant ainsi sa performance en matière de développement durable.
Enfin, la dynamique commerciale se confirme avec des succès significatifs auprès de grands clients corporates, notamment du CAC40. La collecte brute est en hausse de 15 %1 en 2025 par rapport à l’année précédente.
Côté réseaux de distribution, portée par ses actions en faveur des entreprises de 11 à 49 salariés dans le cadre de la loi sur le partage de la valeur, l’ensemble des réseaux de distribution est en forte progression avec une croissance des ventes de nouveaux contrats sur l’année de +31 %1.
Implantée en France et au Luxembourg, Natixis Wealth Management imagine et met en œuvre des solutions patrimoniales et financières sur mesure, pour structurer et gérer le patrimoine de chefs d’entreprise, cadres dirigeants, grands investisseurs privés et détenteurs d’un capital familial.
Elle les accompagne dans leurs initiatives pour entreprendre, investir et transmettre, et mobilise une large gamme d’expertises qui couvre tous leurs besoins, quelles que soient la dimension ou la maturité de leurs projets : corporate advisory, origination, financements vanille et complexes, investissement, ingénierie patrimoniale, gestion d’actifs et solutions de diversification, notamment en private equity. L’ensemble de la proposition de valeur est décliné en fonction du degré de personnalisation souhaité par les clients et est distribué via deux canaux : B to C et B to B. Pour étoffer sa gamme de produits et services en gestion cotée et non cotée, Natixis Wealth Management s’appuie sur les expertises complémentaires de ses quatre filiales : Massena Partners – dédiée au conseil des groupes familiaux privés et family offices, principalement en private equity –, Dorval Asset Management – experte en gestion d’actifs flexibles et responsables, Teora by Natixis Wealth Management – spécialisée dans le courtage en assurance vie haut de gamme en architecture ouverte – ainsi que VEGA Investment Solutions
Faits marquants en 2025
- Dans un environnement de marché toujours marqué par la volatilité des taux d’intérêt et un contexte géopolitique incertain, Natixis Wealth Management et ses filiales ont poursuivi leur dynamique de développement et d’innovation. À fin décembre 2025, Natixis Wealth Management gérait 26 milliards d’euros d’actifs.
- L’acquisition de Dorval Asset Management, finalisée le 1er juillet 2025, vient renforcer l’expertise du groupe en gestion d’actifs flexibles et responsables, enrichissant ainsi l’offre de solutions d’investissements proposées à ses clients.
- Par ailleurs, Natixis Wealth Management a consolidé sa réputation d’excellence en recevant le prix de la « Meilleure Banque Privée Affiliée » lors de la 7e édition du Sommet du Patrimoine et de la Performance, organisé par Décideurs Patrimoine.
- Ces avancées témoignent de l’engagement constant de la Banque à accompagner ses clients avec une qualité de service exemplaire, tout en affirmant sa position de référence sur le marché de la gestion de fortune.
Cette période a également été marquée par une intensification de la collaboration avec les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne, permettant de renforcer les synergies de développement et d’élargir la portée des solutions proposées à une clientèle toujours plus diversifiée.
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1.5 Agenda
5 mai 2026 Après Bourse – Publication des résultats du premier trimestre 2026 21 mai 2026 Assemblée générale de BPCE 4 août 2026 Après Bourse – Publication des résultats du deuxième trimestre et du premier semestre 2026 3 novembre 2026 Après Bourse – Publication des résultats du troisième trimestre 2026 Agenda sous réserve de modification -
1.6 Contacts
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2 Rapport de durabilité
Les périmètres de consolidation des deux groupes, organisés autour de l’organe central, sont décrits dans le schéma ci-après.
Outre BPCE, le Groupe BPCE comprend les Banques Populaires, les Caisses d’Epargne avec pour chacune d’entre elles leurs filiales.
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2.1 Rapport de durabilité du Groupe BPCE
Le Groupe BPCE a établi son rapport de durabilité conformément aux normes d’information en matière de durabilité adoptées en vertu de l’article 29 ter de la directive 2013/34 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 (European Sustainability Reporting Standards ou ESRS). Ces normes fournissent un cadre complet pour la publication d’informations extra-financières, traitant des questions environnementales, sociales et de gouvernance.
Le rapport de durabilité du groupe repose sur une analyse de double matérialité, qui prend en compte à la fois l’impact du Groupe BPCE sur l’environnement et la société, et l’influence des évolutions de l’environnement et de la société sur les performances de l’entreprise. Cette approche prend en compte les attentes des parties prenantes, notamment les employés, les investisseurs, les clients, les sociétaires et les communautés au sein desquelles le groupe opère. Elle aboutit à une liste d’impacts induits par l’activité du Groupe BPCE et de risques et opportunités (IRO) liés aux évolutions environnementales et sociétales.
Pour préparer ce rapport, le Groupe BPCE a recueilli des données sur une base consolidée et provenant de sa chaîne de valeur. Le présent rapport de durabilité fait l’objet d’un audit, comme l’exige la réglementation, avec un niveau d’assurance limité.
Le périmètre de consolidation retenu pour ce rapport de durabilité est identique à celui des états financiers consolidés du Groupe BPCE. Toutes les entités incluses dans le périmètre de consolidation IFRS (International Financial Reporting Standards) du Groupe BPCE sont également incluses dans la présente déclaration relative à la durabilité.
Les établissements inclus dans la consolidation du Groupe BPCE, affiliés de manière permanente à BPCE conformément à l’article 10 du règlement CRR (UE) n° 575/2013 et exemptés de l’obligation d’information individuelle et consolidée en matière de durabilité sont les suivants :
Banques Populaires Caisses d’Epargne Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou-Charentes Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique Caisse d’Epargne d’Auvergne et du Limousin Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes Caisse d’Epargne de Bourgogne Franche-Comté Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté Caisse d’Epargne Bretagne Pays de Loire Banque Populaire Grand Ouest Caisse d’Epargne Côte d’Azur Banque Populaire Méditerranée Caisse d’Epargne Grand Est Europe Banque Populaire du Nord Caisse d’Epargne Hauts-de-France Banque Populaire Occitane Caisse d’Epargne Ile-de-France Banque Populaire Rives de Paris Caisse d’Epargne Languedoc-Roussillon Banque Populaire du Sud Caisse d’Epargne Loire-Centre Banque Populaire Val de France Caisse d’Epargne Loire Drôme Ardèche CASDEN Banque Populaire Caisse d’Epargne de Midi-Pyrénées Crédit Coopératif Caisse d’Epargne Normandie Caisse d’Epargne Provence Alpes Corse Caisse d’Epargne Rhône Alpes Certaines filiales incluses dans la consolidation du Groupe BPCE, sont exemptées de l’obligation d’information individuelle et consolidée en matière de durabilité. Cela s’explique notamment par le fait qu’elles n’émettent pas de titres sur un marché réglementé de l’UE :
Les exclusions du périmètre de reporting par famille d’indicateurs sont mentionnées dans la description de chaque indicateur.
Le Groupe BPCE n’a pas fait usage de l’option qui lui permet d’omettre certaines informations relatives à la propriété intellectuelle, au savoir-faire ou aux résultats d’innovations. Cette option est prévue dans la section 7.7 de la norme ESRS 1 : Informations classifiées et sensibles, et informations sur la propriété intellectuelle, le savoir-faire ou les résultats de l’innovation.
Le Groupe BPCE n’a pas non plus fait l’usage de l’exemption de publication d’informations portant sur des évolutions imminentes ou des affaires en cours de négociation, conformément à l’article 19 bis, paragraphe 3, et à l’article 29 bis, paragraphe 3, de la directive 2013/34/UE.
Les impacts, les risques et les opportunités matériels ont été évalués à court, moyen et long terme, ou bien à un horizon invariable (dans le cas où la matérialité est la même à court, moyen ou long terme). Pour obtenir ces informations prospectives du Groupe BPCE dans les états de durabilité, les principes généraux tels qu’ils sont définis dans la section 6.4 Définition des termes « court terme », « moyen terme » et « long terme » à des fins de reporting de la norme ESRS 1, ont été retenus :
- 1 an comme court terme (période de présentation des états financiers annuels) ;
- Entre 1 an et 5 ans à moyen terme ;
- Plus de 5 ans à long terme.
Lorsque les horizons temporels s’écartent de ces principes directeurs généraux, il en est fait mention en même temps que les informations pertinentes relatives au sujet matériel spécifique. Lors de la préparation de ce rapport de durabilité, des estimations et des hypothèses sur l’avenir ont été formulées. Les résultats observés peuvent différer de ces estimations et hypothèses.
Les indicateurs doivent couvrir l’ensemble du périmètre consolidé. Cependant, pour le cas du calcul des émissions de gaz à effet de serre au titre de l’ESRS E1-6 (émissions de gaz à effet de serre), l’indicateur est calculé sur un périmètre élargi. En effet, les émissions du scope 3, catégorie 15 portent sur la chaîne de valeur, en particulier les émissions financées.
Pour le calcul des émissions du scope 3 catégorie 15, les données de gaz à effets de serre proviennent de plusieurs sources :
- achat de données fournisseurs (Carbone4, Trucost, CDP, MSCI) ;
- données collectées auprès des clients du groupe (DPE) ; et
- bases de données publiques (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment).
Lorsque les données ne sont pas disponibles, le groupe a recourt à des estimations d’intensité sectorielles : extrapolation ou proxy PCAF1.
Le présent rapport, appelé « rapport de durabilité du Groupe BPCE » a été établi dans le cadre des exigences légales et réglementaires résultant de la transposition de la directive européenne sur la publication d’informations en matière de durabilité des entreprises (Corporate Sustainability Reporting Directive : « Directive CSRD »). Au cours de cette deuxième année d’application, l’absence de normes sectorielles spécifiques aux activités bancaires et assurantielles demeure, générant des incertitudes quant aux approches méthodologiques à retenir et à la disponibilité des données, notamment celles relatives à la chaîne de valeur.
Dans ce contexte, le Groupe BPCE s’est attaché à appliquer les exigences normatives fixées par les ESRS, telles qu’applicables à la date d’établissement du rapport de durabilité, sur la base des informations disponibles dans les délais de sa préparation, en appliquant les meilleurs efforts pour refléter son métier de banquier assureur universel, ainsi que ses différents modèles d’affaires.
Pour l’analyse de la double matérialité et, notamment, celle relative à sa chaîne de valeur, le Groupe BPCE a rencontré des limitations relatives à la maturité des méthodologies d’évaluation ainsi qu’à la disponibilité des données. Tel que présenté dans la partie 1.5.2 - Liste des IRO matériels nous avons considéré que sur la thématique Environnement (E), seul l’enjeu d’atténuation et d’adaptation lié au changement climatique est matériel au sens de la norme. Les limitations relatives aux informations disponibles à ce stade n’ont pas permis de caractériser la matérialité des ESRS Nature au sens de la norme, ce qui a amené le groupe à évaluer ces enjeux liés à l’environnement comme non matériels. Cette évaluation a été réalisée en s’appuyant sur les définitions de la norme, et les méthodologies disponibles pour évaluer et réaliser les exercices de cotation. Cette appréciation s’explique notamment par l’absence de consensus sur des méthodologies robustes développées sur les thématiques en question, de données pertinentes et adaptées qui permettraient d’établir un lien d’impact ou de risques pour le Groupe BPCE sur ces thématiques à travers sa chaîne de valeur. Compte tenu de la démarche d’amélioration continue du Groupe BPCE sur ces thématiques environnementales, des travaux et des évolutions en cours des méthodologies internationales, des référentiels qui se mettent en place, des bonnes pratiques de place qui émergent, ainsi que des informations et des données de ses clients qui devraient être progressivement disponibles, cette analyse de double matérialité pourrait évoluer au cours des prochains exercices. L’analyse de double matérialité dont les résultats sont présentés dans le présent rapport vise à qualifier les impacts, risques et opportunités tels que décrits dans la norme CSRD : cette analyse répond aux seuls besoins du reporting de durabilité et non à l’analyse des facteurs de risques présentés au chapitre sur la gestion des risques.
Pour les points de données présentés dans ce rapport, le Groupe BPCE a utilisé des options méthodologiques qu’il a jugées pertinentes et des estimations pour de nombreuses données, notamment concernant les différentes activités de sa chaîne de valeur. Les données, les analyses et études menées ne sont pas des garanties que les anticipations et les cibles seront atteintes : elles sont basées sur des objectifs, des engagements, des estimations, des hypothèses, des standards et des méthodologies en développement et sur les données actuellement disponibles, qui continuent d’évoluer et de se développer. Certaines des informations contenues dans ce document ont été obtenues auprès de sources publiques ou auprès de sources qui semblent fiables ou de références de place : le Groupe BPCE ne les a pas vérifiées de manière indépendante. Par ailleurs, le Groupe BPCE relève que les informations attendues en matière de durabilité s’appuient sur les normes européennes (ESRS) dites « agnostiques », c’est-à-dire généralistes, et ne reflétant pas les spécificités du secteur financier. Ainsi certains points de données jugés non pertinents ou non applicables compte tenu des modèles d’affaires et la chaîne de valeur du Groupe BPCE, ne sont pas produits.
S’agissant du plan de transition relatif à l’atténuation et l’adaptation des effets du changement climatique, le Groupe BPCE distingue dans son plan de transition les actions relatives à son propre fonctionnement, des cibles et actions qu’il s’est fixé afin de contribuer à une décarbonation de l’économie par l’accompagnement de ses clients. Les actions décrites présentent notamment les réalisations et la feuille de route pour les initiatives qui semblent avoir une incidence à travers la chaîne de valeur aval. Ainsi le plan de transition du groupe, décrit les efforts passés, actuels et futurs concernant la recherche d’alignement des portefeuilles de financement, d’investissement et d’assurance sur des trajectoires établies scientifiquement visant une neutralité carbone mondiale en 2050, accompagnant ainsi ses clients dans leur transition environnementale. Il n’est pas présenté dans ce rapport de quantification des effets des leviers de décarbonation ni d’estimations futures des émissions financées totales. En effet, les actions engagées par le groupe ne peuvent pas se substituer à celles des particuliers, entreprises ou États qu’il accompagne dans la transition, et la transition de l’économie vers une économie bas-carbone dépend de nombreux paramètres exogènes au Groupe BPCE.
Pour le bilan des émissions de gaz à effet de serre, en tant qu’entreprise de service, le groupe émet un niveau de CO2e limité au titre de son propre fonctionnement, y compris en intégrant la chaîne de valeur amont (achats, dont ceux liés à l’informatique et aux investissements technologiques, à la mobilité dont les trajets professionnels...), et les déplacements de ses clients vers ses agences ou centres d’affaires. L’essentiel des émissions de gaz à effet de serre (GES) du Groupe BPCE provient des émissions financées, et relève d’un calcul normatif pour la catégorie 15 des émissions de la chaîne de valeur aval « investissement » autrement nommée « émissions financées » visant à attribuer à l’établissement financier une portion des émissions de CO2e de ses clients financés ou des titres dans lesquels l’établissement investit. Ce calcul prend en compte les scopes 1, 2 et 3 des clients qui incluent donc aussi les émissions de leur chaîne de valeur et conduit à un calcul maximaliste. Il est estimé que les émissions financées peuvent en moyenne compter trois fois la même émission de gaz à effet de serre pour des portefeuilles d’exposition à des entreprises d’une même chaîne de valeur. Pour ce rapport de durabilité, le groupe a considéré au titre du calcul des émissions financées, les catégories matérielles obligatoires d’actifs financiers prévues par le Greenhouse Gas (GHG) protocol. Les périmètres, les méthodologies utilisées et les principales hypothèses et sources de données sont détaillés dans la section 2.2.7.1 (E1-6) Émissions brutes de GES des scopes 1,2 et 3 et émissions totales de GES.
S’agissant de la Taxonomie, les hypothèses et limitations retenues sont détaillées dans la section 2.1 Indicateurs de la taxonomie européenne sur les activités durables.
Le Groupe BPCE estime raisonnables les anticipations reflétées dans ces déclarations prospectives, celles-ci sont soumises à de nombreux risques et incertitudes, elles sont difficilement prévisibles, généralement en dehors du contrôle du Groupe BPCE, parfois inconnues, et susceptibles d’aboutir à des résultats ou de donner aux événements une tournure significativement différente de ceux qu’expriment, sous-entendent ou prévoient lesdites informations et déclarations prospectives.
Aucun changement significatif n’a été effectué dans la définition ou le calcul des métriques, y compris celles utilisées pour fixer les cibles et suivre la progression vers leur réalisation n’est à déclarer.
1.1.2.6 Publication d’informations issues d’autres actes législatifs ou de référentiels d’information sur la durabilité généralement admise
En ce qui concerne la gestion des risques, le Groupe BPCE a défini le risque de durabilité comme un facteur de risque. Le chapitre sur les risques environnementaux, sociaux et de gouvernance dans le cadre du Pilier III ESG décrit la façon dont le groupe définit et gère ces risques. Ce chapitre contient également un aperçu de l’impact des risques climatiques et environnementaux sur d’autres types de risques. De plus amples détails sur les méthodologies et la gestion utilisées pour les types de risques traditionnels, tels que le risque de crédit, le risque de marché, le risque opérationnel et le risque de liquidité, sont fournis dans le chapitre 7 - Facteurs et gestion des risques du document d’enregistrement universel.
En outre, les éléments relatifs à l’éligibilité et l’alignement des portefeuilles du groupe tel qu’ils sont définis dans le règlement (UE) 2020/852 et complété par les règlements délégués (UE) 2021/2178, 2021/2139 et 2023/2486 sont inclus dans le chapitre 2.1. Indicateurs de la taxonomie européenne sur les activités durables.
Dans le but d’éviter les répétitions, l’ESRS 1 permet l’incorporation de parties élaborées dans d’autres documents, tels que le rapport de gestion ou le document d’enregistrement universel, par le biais d’une simple mention, à condition que ces informations présentent des caractéristiques équivalentes, notamment en matière de fiabilité. Cela concerne généralement les parties relatives à la description des activités et de la stratégie de l’entreprise, à sa gouvernance, aux politiques de rémunération, aux facteurs de risque et au devoir de vigilance.
Lorsque les thématiques couvertes par les ESRS entraînent des conséquences matérielles sur les états financiers consolidés des informations sont fournies dans les notes annexes. En particulier, les notes annexes aux comptes consolidés du Groupe BPCE 2.3 « Recours à des estimations et jugements » et 7.1.2 « Variation des valeurs brutes comptables et des pertes de crédit attendues des actifs financiers et des engagements » décrivent la prise en compte des risques de crédit et environnementaux dans les états financiers.
Nom de l’exigence de publication Point de donnée Document de référence Section du document de référence Publication d’informations relatives à des circonstances particulières ESRS 2 BP-2 Para. 15 Document d’enregistrement universel Chapitre 7 - Facteurs et Gestion des risques - 7.16. Risques environnementaux, sociaux et de gouvernance Le rôle des organes d’administration, de direction et de surveillance ESRS 2 GOV-1 Para. 19 & 21 Document d’enregistrement universel Chapitre 4 – Rapport sur le gouvernement d’entreprise - 4.3 Composition des organes de direction et de surveillance Informations transmises aux organes d’administration, de direction et de surveillance de l’entreprise et enjeux de durabilité traités par ces organes ESRS 2 GOV-2, Para. 26 (a) & (b) Document d’enregistrement universel Chapitre 4 – Rapport sur le gouvernement d’entreprise - 4.3 Composition des organes de direction et de surveillance et 4.4 Rôle et règles de fonctionnement des organes sociaux Gestion des risques et contrôles internes de l’information en matière de durabilité ESRS 2 GOV-5 Para. 36 (a) Document d’enregistrement universel Chapitre 6 - Rapport financier - 6.8 Contrôle de la qualité de l’information comptable et financière - § 6.8.1 Rôles et responsabilités dans l’élaboration de l’information comptable et financière et § 6.8.3 Processus de contrôle des données comptables et financières Impacts, risques et opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique ESRS 2 SBM-3 Para. 48 (d) Document d’enregistrement universel Chapitre 6 - Rapport financier - 6.1 Comptes consolidés IFRS du Groupe BPCE - Notes annexes 2.3 et 7.1.2 Le Groupe BPCE est un groupe coopératif de banque universelle et d’assurance au service de ses clients, de ses sociétaires, des territoires et de l’économie. Son modèle territorial est indissociable de l’histoire de ses deux réseaux historiques Banque Populaire et Caisse d’Epargne. Ces racines qui forgent son identité conditionnent aussi sa performance, à la fois financière et extra-financière.
Aux origines, le Groupe BPCE repose sur une aspiration humaniste : mettre l’humain au cœur, donner à tous les moyens d’épargner et de financer leurs projets, être pionnier dans le développement des territoires. Cet ADN porté par des marques centenaires s’est incarné à chaque étape de son histoire :
- en 1818, naît la première Caisse d’Epargne et de Prévoyance pour promouvoir, collecter et gérer l’épargne populaire ;
- en 1878, est créée la première Banque Populaire, par et pour des entrepreneurs dans le but de financer leurs projets ;
- en 1919, le Crédit National, dont est issue Natixis, est créé pour financer la reconstruction de l’économie française ;
- en 2009, le Groupe BPCE naît du rapprochement des groupes Banque Populaire et Caisse d’Epargne, partageant des valeurs communes de solidarité et de proximité.
Fort et fier de ses visages multiples, le Groupe BPCE s’est construit autour de marques solides et complémentaires : Banque Populaire, Caisse d’Epargne, Natixis CIB, Natixis IM, Oney, Banque Palatine, avec des maisons territoriales de plein exercice et des expertises différenciantes.
Grâce à sa nature coopérative non cotée qui lui permet d’investir pour répondre aux défis de demain, l’action du groupe s’inscrit dans le temps long et apporte des réponses locales et concrètes aux transformations de l’économie et de la société. Son modèle durable repose sur une trajectoire financière et une empreinte économique qui contribue à un impact positif aussi bien environnemental que sociétal. Après quinze années de transformation et de simplification, le Groupe BPCE est aujourd’hui un groupe unique et solide, 100 % coopératif et réunissant 9,6 millions de sociétaires.
En détenant le capital de l’entreprise au travers de parts sociales, les clients deviennent sociétaires et participent activement à la vie, aux ambitions et au développement durable de leur banque, avec pour objectif de mettre en œuvre une entreprise plus équitable, plus solidaire, plus démocratique et qui soit guidée par l’intérêt général.
- Les 9,6 millions de sociétaires des réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne détiennent 100 % du capital des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne (sociétés locales d’épargne, pour les Caisses d’Epargne). Leurs représentants siègent aux conseils d’administration des Banques Populaires et aux conseils d’orientation et de surveillance des Caisses d’Epargne.
- Les 14 Banques Populaires et les 15 Caisses d’Epargne, toutes ancrées dans leurs territoires détiennent à parité 100 % du capital de BPCE, l’organe central du groupe.
Caractéristique fondamentale de son identité, l’ancrage territorial des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne permet au groupe d’être à l’écoute de tous et de saisir les attentes de la société. Cette proximité, le groupe la transforme en une capacité d’innovation au service de la vitalité des territoires. En agissant aux côtés des acteurs locaux (collectivités, associations, réseaux d’entreprises, milieux éducatifs et universitaires, etc.), le Groupe BPCE donne vie à cette proximité :
- en faisant usage d’un circuit court de l’argent. L’épargne locale et les résultats financent des projets situés à l’échelle locale, les achats sont favorisés auprès des fournisseurs de proximité, et le groupe crée des emplois au plus près des territoires ;
- en favorisant les écosystèmes locaux et le dialogue avec ses parties prenantes comme les chambres de commerce et d’industrie, les associations professionnelles, les acteurs de l’économie sociale et solidaire, les écosystèmes entrepreneuriaux, les structures éducatives, les associations, fondations, mutuelles. Conscient que les solutions aux défis sociaux et environnementaux nécessitent d’agir ensemble, il se place aux côtés de celles et ceux qui se rassemblent pour mener l’action.
Avec son projet stratégique VISION 2030, le groupe réaffirme le projet sociétal de ses activités en plaçant la dimension coopérative au cœur de sa croissance. Il se pilote désormais à l’aune d’une « performance coopérative », à la fois financière et extra-financière, et s’inscrit dans un temps long conciliant la solidité, la subsidiarité et l’impact.
La non-cotation en bourse protège le groupe de toute spéculation, les réserves sont impartageables et la valeur créée est distribuée équitablement entre les parties prenantes. Une partie des excédents est réinvestie dans l’avenir des entreprises du groupe pour les développer et les transmettre aux générations futures, une partie est reversée aux sociétaires ainsi qu’au développement local des territoires.
Ce modèle se traduit par une rentabilité régulière et peu volatile, un appétit aux risques modéré et une solvabilité élevée. Le groupe s’illustre ainsi en Europe, où il maintient des exigences de solvabilité parmi les plus élevées.
La décentralisation du Groupe BPCE et son ancrage territorial sont de véritables atouts pour porter les transitions et transformer durablement la société ; ils sont les garants d’une prise de décision rapide, au plus près des territoires.
Avec son projet stratégique VISION 2030, le groupe a l’ambition de « rendre l’impact accessible à tous » : c’est l’impact positif1 pour tous. Sa généralisation repose sur trois grands principes :
- L’impact pour tous les clients : les particuliers pour leurs projets de rénovation énergétique, les entreprises pour leurs plans de transition, les collectivités en soutien de leurs politiques ;
- L’impact pour tous les territoires et toute la société : en fédérant des acteurs locaux en s’appuyant notamment sur les sociétaires et en développant des initiatives territoriales ;
- L’impact pour tous les collaborateurs et tous les administrateurs : en déployant un fonctionnement Impact Inside et en mobilisant 100 % des collaborateurs, des entreprises et de la gouvernance du Groupe BPCE autour des enjeux ESG.
- 1 Terminologie projet stratégique VISION 2030 : https://www.groupebpce.com/le-groupe/plan-strategique/
En 2024, le Groupe BPCE a lancé son projet stratégique VISION 2030, un projet de croissance au service de ses clients et de leur accompagnement face aux défis des transitions environnementales, démographiques, technologiques et géopolitiques.
La priorité donnée au climat dans son dernier projet stratégique a été renouvelée et intégrée dans la stratégie d’Impact, avec une trajectoire extra-financière comprenant quinze indicateurs d’impact clés, qui donne la priorité à l’élargissement des solutions à impact à tous les clients du groupe, en accélérant sur l’ensemble des dimensions ESG.
Ainsi, la durabilité à la fois environnementale et sociétale, s’inscrit au cœur de la stratégie du groupe.
VISION 2030 trace les grandes priorités que le Groupe BPCE s’est fixées afin de construire un projet de croissance au service de ses clients.
Le groupe mobilise sa présence territoriale, ses métiers et ses expertises pour permettre à ses clients, ses sociétaires et ses collaborateurs d’affirmer leur pouvoir d’agir et d’aborder leur avenir en confiance.
Face à l’urgence climatique, la démarche du groupe vise à mettre œuvre et déployer rapidement des mesures d’atténuation et d’adaptation aux impacts environnementaux et socio-économiques déjà tangibles. Rendre « l’impact accessible à tous »2, c’est sensibiliser et accompagner massivement tous ses clients dans la transition environnementale via des expertises, des offres de conseil et des solutions globales.
En prenant appui sur les scénarios définis par la science, le Groupe BPCE et ses métiers se positionnent en facilitateurs des efforts de transition. La démarche du groupe est fondée sur son modèle coopératif qui associe ancrage dans les territoires et engagement dans la société, au service du financement de l’économie. Les mesures mises en œuvre se déploient autour des axes suivants :
- – Pour les clients particuliers : accompagnement de la rénovation énergétique et l’adaptation du logement au vieillissement et à la perte d’autonomie en proposant des solutions de financement et en mobilisant son rôle d’opérateur, de tiers de confiance ainsi que ses partenariats,
- – Pour les clients BtoB : accompagnement de la transition des modèles d’affaires de ses clients PME aux plus grandes entreprises internationales et pour les clients investisseurs, offre de solutions durables avec une gamme de placements et investissements responsables ;
- Soutien à l’évolution du mix énergétique, particulièrement dans le développement des énergies renouvelables et bas-carbone ;
- Alignement de ses portefeuilles de financement et d’assurance sur des trajectoires basées sur des scénarios scientifiques compatibles avec les objectifs de l’Accord de Paris3 ;
- Trajectoires de décarbonation proposées par les sociétés de gestion d’actifs européennes à leur clientèle d’investisseurs ;
- Démarche innovante en finance durable, en étant un émetteur actif, avec pour objectif de réaliser plus de cinq émissions d’instruments de financement verts, sociaux ou de santé par an, en utilisant tous les instruments de dettes à sa disposition.
Le groupe est un financeur de premier plan du secteur de l’Économie Sociale et Solidaire, des collectivités locales et un acteur majeur de l’habitat social, de l’entrepreneuriat social et du microcrédit.
- Acteur des territoires et des régions du monde où il est présent : le Groupe BPCE joue un rôle fort dans les écosystèmes locaux de cohésion des territoires, soutenant de nombreuses initiatives en faveur de l’inclusion sociale et de réduction des inégalités :
- – Les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne sont des acteurs incontournables de la dynamique des territoires, en finançant notamment la construction ou la rénovation d’infrastructures et d’équipements nécessaires à l’éducation, la santé ou encore la mobilité. Elles sont ainsi le premier financeur privé des collectivités locales et du secteur hospitalier4,
- – Au niveau mondial, Natixis Investment Managers et Natixis Corporate & Investment Banking développent leurs métiers de gestion d’actifs et de fortune et de banque de grande clientèle dans plus de 40 pays dans le respect d’engagements internationaux, en matière d’investissement comme de financement ;
- – L’impact du mécénat des 14 Banques Populaires est mesuré chaque année via leur Empreinte Coopérative et Sociétale (ECS). Cette empreinte identifie et valorise en euros les actions RSE et coopératives mises en place au sein de chaque banque,
- – Les 15 Caisses d’Epargne déploient, dans toutes les régions de France, le contrat d’utilité : 100 % coopératives, 100 % régionales et 100 % utiles au développement économique, social et environnemental des territoires.
Pour élargir ses solutions à impact auprès de ses clients et accélérer sur chacune des dimensions de l’ESG, le Groupe BPCE a engagé une transformation interne de toutes ses entreprises à tous les niveaux, « Impact Inside ». D’une part, il mobilise sa gouvernance et ses collaborateurs qu’il forme aux enjeux ESG. D’autre part, il agit également sur ses propres activités en réduisant son bilan carbone.
- 1 Projet stratégique VISION 2030 : https://www.groupebpce.com/le-groupe/plan-strategique/
- 2 Terminologie projet stratégique VISION 2030 : https://www.groupebpce.com/le-groupe/plan-strategique/
- 3 Les objectifs de l’Accord de Paris sont de limiter le réchauffement de la planète à +2 °C, et si possible +1,5 °C, à l’horizon 2100 par rapport aux niveaux préindustriels.
- 4 Observatoire Finance Active, « Établissements publics de santé » publié en mars 2025.
Cette stratégie est assortie d’objectifs chiffrés pour décliner opérationnellement et piloter les actions concrètes du groupe à horizon 2026.
Thèmes Indicateurs Métiers Clients Zones
géographiques
2024 2025 Objectif 2026 Rénovation énergétique avec des solutions pour préserver la valeur du patrimoine immobilier des ménages Montant de financement des travaux de rénovation énergétique pour les particuliers1 Banque de proximité Particuliers France 698 M€ 1,2 Md€ > 1 Md€ Nombre de visiteurs uniques sur le module digital Conseils et Solutions durables2 Banque de proximité Particuliers France 5,2 millions 6,6 millions 6 millions Conseil en proximité de la transition des modèles d’affaires de nos clients entreprises via un dialogue dédié et un apport d’expertises pour intégrer les enjeux ESG selon leurs tailles et secteurs économiques Montant des financements de la transition et de la décarbonation3 Banque de proximité Entreprises France 3,2 Md€ 5,3 Md€ 5 Md€ Part de clients Entreprises actifs ayant suivi un dialogue ESG4 Banque de proximité Entreprises France 55 % 80 % 100 % Soutien à l’évolution du mix énergétique Financements ENR (nouveaux financements entre 2024 et 2026)5 Groupe Entreprises Monde n/a + 15,2 % + 15 % Plans d’action et/ou trajectoires de décarbonation des secteurs les plus émissifs en carbone Nombre de secteurs Groupe n/a Monde 11 secteurs 11 secteurs 11 secteurs Offre d’épargne orientée vers des supports durables permettant de réduire l’impact carbone des portefeuilles Réduction de l’intensité carbone des portefeuilles6 Assurances Tous les clients France 34,3 % 49 % Réduction de 40 % pour atteindre 50 tCO2e/M€ Accompagnement de nos clients dans leurs allocations dans des solutions d’investissement durables Croissance des AuM (Assets Under Management) dans les transitions7 Gestion d’actifs et de fortune Tous les clients Monde + 11,7 % + 9 % TCAM + 5 % Positionnement de la Banque de grande clientèle au cœur des transitions Revenus Green Banque de grande clientèle Tous les clients Monde x 2,1 x 2 x 1,5 taux de croissance CIB8 Initiative de préservation du patrimoine naturel Nombre d’écosystèmes naturels protégés9 Groupe Monde n/a 38 30 - 1 Périmètre : réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne. Production annuelle.
- 2 Périmètre : réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne. Cumul du nombre de visiteurs uniques depuis le lancement en 2023 du module Conseils et Solutions durables.
- 3 Périmètre : réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne. Production annuelle de financements des PME-ETI pour la transition et la décarbonation (sous la forme de prêts green, prêts à impact, CBM roulant, LOA/LDD green) + financements de projets d’énergie renouvelable sur les territoires. Chiffre 2024 pro forma (yc les données de production de financement EnR territoires de 2024).
- 4 Périmètre : réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne. En % des encours (bilan et hors-bilan) des clients entreprises actifs.
- 5 Périmètre : réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne, Energeco et Natixis CIB. Cumul des productions annuelles sur la période 2024 - 2025 comparé au cumul des productions sur la période 2021 - 2023.
- 6 Périmètre : BPCE Assurances. Ensemble des titres de dettes d’entreprises et d’actions détenues en direct ou à travers des fonds dédiés (fonds Euros ou assimilés). Réduction mesurée sur les émissions carbone de scope 1 et 2 des entreprises en portefeuille.
- 7 Périmètre : Natixis IM. Actif sous gestion : obligations durables (Green Social Sustainability Bonds), fonds à impact et actifs privés classifiés Articles 8 et 9 SFDR.
- 8 Périmètre : Natixis CIB (Finance durable, franchises renouvelables & news energies, activités avec les clients / actifs colorisés Dark & Medium Green selon le Green Weighting Factor). Taux de croissance annuel moyen des revenus « Green » (2023-2026), avec un objectif fixé à 1,5 fois la croissance annuelle moyenne des revenus totaux de Natixis CIB sur la même période.
- 9 Nombre de projets conformes au cadre d’impact fondé sur la méthode des services écosystémiques et validés par le comité scientifique.
Thèmes Indicateurs Métiers Clients Zones
géographiques2024 2025 Objectif
2026Acteur incontournable des territoires Financement de l’ESS, du logement social et des acteurs publics1 Banque de proximité ESS, logement social, acteurs publics France + 3,7 % + 8,5 % + 8 % Entrepreneuriat social : nombre de projets locaux soutenus/an2 Banque de proximité Professionnels France 10 589 10 3563 11 000 par an Démarche pionnière et ambitieuse en matière de finance durable Nombre d’émissions Green, Social, Santé émises par an Groupe Investisseurs Monde 5 8 5 par an Thèmes Indicateurs Métiers 2024 2025 Objectif
2026Transformation du Groupe BPCE et de ses entreprises à tous les niveaux Part des collaborateurs et membres des Conseils ayant réalisé une formation sur les enjeux ESG Groupe Collaborateurs ayant réalisé une formation sur les enjeux ESG n/a 12 %4 100 % Administrateurs du groupe ayant réalisé une formation sur les enjeux ESG n/a 79 %5 100 % Réduction du bilan carbone (empreinte propre 2023-2026) Groupe n/a -5,5 % -6 % Dans le cadre de son développement stratégique, le Groupe BPCE mobilise différents atouts (ou ressources) pour créer de la valeur pour ses parties prenantes internes (collaborateurs) ou externes (clients, territoires, société civile, investisseurs...) :
- – Son capital humain, composé de collaborateurs et sociétaires ;
- – Ses marques, solides et complémentaires ;
- – Des modèles relationnels offrant le meilleur de l’humain et du digital, augmentés par l’intelligence artificielle générative (IA) ;
- – Sa solidité financière, avec un niveau de fonds propres élevé, des réserves de liquidité importantes et un système de garantie et de solidarité entre les établissements du groupe.
Le Groupe BPCE considère les ressources incorporelles citées comme essentielles, telles que définies par la réglementation6.
- 1 Périmètre : réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne. Production annuelle. Objectif calculé par rapport à l’année de référence 2023.
- 2 Périmètre : réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne. Nombre de projets professionnels financés en microcrédits.
- 3 Périmètre : réseaux Banque Populaire (Adie, France Active) et Caisse d’Epargne (France Active, IMC - ex. Créa-SOL).
- 4 Le module de formation « Fondamentaux de l’impact » a été livré en septembre 2025. Il a été déployé aux bornes de BPCE (SA+ entités) et le taux de formation s’élève à 51 % au 31/12/2025. Pour les Banques Populaires et Caisses d’Epargne, le lancement est prévu au 1er trimestre 2026. Pour Natixis CIB et Natixis IM, des modules spécifiques seront déployés au 1er trimestre 2026.
- 5 Hors SEF (en cours de définition).
- 6 Les ressources incorporelles essentielles sont définies comme celles qui sont « dépourvues de substance physique dont dépend fondamentalement le modèle commercial de l’entreprise et qui constituent une source de création de valeur pour l’entreprise » C. com. art. L 232-1, II-7° et L 22-10-35 modifiés par ord. 2023-1142.
Notre AND
Un modèle de banque coopérative universelle
au service de ses 35 millions de clients
Une gouvernance participative
9,6 millions de clients sociétaires élisent leurs représentants pour siéger au conseil des banques regionals
Une performance cooperative
pour inscrire notre croissance dans le temps long
Un « impact positif global »*
grâce à la force de solutions locales accessibles à tous
Nos atouts
Des millions d’ambassadeurs
- Composés de sociétaires et collaborateurs fiers et engagés au quotidien
- Plus de 105 000 collaborateurs dont près de 88 % en France
Un groupe fier et fort de ses visages multiples
- Avec des marques, des maisons territoriales et des expertises se conjuguant avec force
- Banque Populaire, Caisse d’Epargne, Casden Banque Populaire, Crédit Coopératif, Oney, Banque Palatine, Natixis Corporate & Investment Banking, Natixis Investment Managers
Des modèles relationnels simplifiés
- Grâce au meilleur de l’humain et du digital, augmentés par l’IA
- 100 % des décisions pour les clients particuliers et professionnels prises en region
- 68 % du Top 20 des opérations disponibles en selfcare
- 49 000 collaborateurs utilisateurs de l’IA generative
Une solidité financière au meilleur niveau européen
- Avec un niveau de fonds propres élevé (ratio de CET1 de 16,5 %) et des réserves de liquidité importantes (305 Md€)
- 76 % des résultats des Banques Populaires et Caisses d’Epargne portés en reserves
- Un système de garantie et de solidarité entre les établissements du groupe
- Notations financières parmi les meilleures en Europe : A+/A1/A+/A+

Transition environnementale
+ 1,45 °C dès 2023 vs l’ère préindustrielle
Transition démographique
Hausse de 45 % du nombre de personnes de plus de 80 ans au sein de l’UE d’ici à la fin des années 2030
Transition géopolitique
Intensification des enjeux de souveraineté et des relocalisations industrielles
Transition technologique
800 millions d’utilisateurs hebdomadaires de ChatGPT après 3 ans (source : openAI)
- 1) Forger notre croissance pour le temps long
- 2) Donner à nos clients confiance en leur avenir
- 3) Exprimer notre nature coopérative sur tous les territoires
- * Terminologie projet stratégique VISION 2030 : https://www.groupebpce.com/le-groupe/plan-strategique/
Banque de proximité & Assurance
67 %
du PNBBanques Populaires et Caisses d’Epargne
L’accompagnement de nos clients au quotidien, avec une relation de confiance dans la durée
54 %
Paiements
Des solutions couvrant toute la chaîne de valeur des paiements et des avantages salariés
3 %
Assurances
Une offre assurantielle et de caution complète pour les clients des réseaux du groupe
4 %
Solutions & Expertises financières
Du conseil dans les métiers du financement6 %
Les métiers mondiaux du groupe
33 %
du PNBBanque de grande clientèle
Une palette d’expertises reconnues au service des clients corporate et investisseurs : conseil stratégique, financements, marchés de capitaux, green & sustainable
19 %
Gestion d’actifs et de fortune
Une gamme étendue de solutions répondant aux besoins d’épargne, d’investissement responsable, de gestion assurantielle des clientèles privées et institutionnelles
14 %
Un acteur du développement économique des territoires
- Financement de plus de 21 % de l’économie française (1)
- 2e banque des particuliers (2)
- 1re banque des entreprises (3)
- 1er financeur privé des collectivités locales (4)
- Top 5 des bancassureurs (5)
- Parmi les plus grands gestionnaires d’actifs à l’échelle mondiale (6)
Un groupe mobilisé pour décarboner l’économie en rendant l’impact accessible à tous
- Pour les particuliers :
- – Nombre de visiteurs uniques sur le module digital Conseils et Solutions durables : 6,6 millions
- – Montant des financements des travaux de rénovation énergétique : 1,2 milliard d’euros en 2025
- Pour les entreprises :
- – Dialogue ESG : 80 % des clients entreprises actifs fin 2025
- – Montant des financements de la transition et de la décarbonation pour les entreprises : 5,3 milliards d’euros accordés en 2025
- Plans d’action et/ou trajectoires de décaBrbonation de 11 secteurs parmi les plus émissifs en carbone
- Nouveaux financements ENR : + 15,2 % (2024/2025 comparé à la période 2021/2023)
Un groupe qui se transforme, « Impact Inside »
- Réduction de l’empreinte propre du Groupe BPCE de 5,5 % en 2025 par rapport à l’exercice de référence 2023
- Déploiement progressif du plan de formation sur les enjeux ESG à l’attention des collaborateurs et membres des conseils
Un groupe à impact sociétal positif
- Financeur de premier plan de l’Économie Sociale et solidaire
- Partenaire historique du logement social
- 1er acteur bancaire auprès des personnes protégées (7)
- Nombre d’émissions Green, Social, Santé : 8
Un groupe responsible
- 48 % de femmes parmi les cadres
- Équilibre intergénérationnel : taux de junior de - 30 ans : 18,2 % et taux de senior de + 50 ans 34 %
- 33 % des achats du groupe réalisés avec les PME
- (1) 21,19 % de parts de marché sur encours de crédit toutes clientèles non financières (Groupe BPCE, Banque de France T3-2025).
- (2) Parts de marché : 21,77 % en épargne des ménages et 26,20 % en crédit immobilier aux ménages (Groupe BPCE, Banque de France T3-2025). Taux de pénétration global de 23,9 % auprès des particuliers (Étude SOFIA Kantar, 2025).
- (3) Étude Kantar PME - PMI 2025.
- (4) Observatoire Finance Active des collectivités locales, publié en mars 2025.
- (5) L’Argus de l’Assurance « Classement des bancassureurs, édition 2025 ».
- (6) Investment & Pensions Europe Media (IPE) - Top 500 Asset management 2025 Report – Actifs sous gestion de Natixis IM au 31/12/2025 : 1 323 Md€.
- (7) Population des majeurs sous mandat professionnel estimée à plus de 820 000 (source : ministère de la justice) - Réseau Caisse d’Epargne : près de 356 000 clients protégés au 30/09/2025.
1.3.1.4 Description des grands groupes de produits, des grands marchés et/ou groupes de clients cibles
Banquier universel, coopératif et territorial, le Groupe BPCE est un acteur majeur de la banque de proximité et de l’assurance en France, en Europe sur les métiers spécialisés mais également à l’international sur ses métiers de grande clientèle et de gestion d’actifs.
Les différents modèles d’affaires, les métiers du Groupe BPCE et les principaux marchés/clients sont détaillés au sein du paragraphe 1.4 Les métiers du groupe du chapitre 1 Présentation du Groupe BPCE du DEU.
Des politiques ESG encadrent les activités du Groupe BPCE dans des secteurs jugés sensibles d’un point de vue environnemental, social et de gouvernance (ESG).
- Charbon thermique : dès octobre 2015, Natixis Corporate & Investment Banking (CIB) a pris l’engagement de ne plus financer dans le monde entier de centrales électriques au charbon et de mines de charbon thermique. Cette politique a progressivement été renforcée et, en 2021, le Groupe BPCE a étendu sa politique à l’ensemble de ses activités bancaires et s’est engagé dans une stratégie visant à réduire progressivement à zéro l’exposition de ses activités bancaires au charbon thermique à l’horizon 2030 pour les pays de l’Union européenne et de l’OCDE et 2040 pour le reste du monde.
- Pétrole et gaz : publiée pour la première fois en 2017 et couvrant les activités de Natixis CIB, la politique ESG applicable à l’industrie pétrolière et gazière a été étendue en 2023 à l’ensemble des activités bancaires du Groupe BPCE et renforcée par de nouveaux critères.
- Défense et sécurité : publiée initialement en 2017, puis mise à jour en 2020, et couvrant les activités de Natixis CIB, la politique ESG applicable à l’industrie de la défense et de la sécurité a été étendue en juillet 2025 à l’ensemble des activités bancaires du Groupe BPCE et renforcée pour refléter les nouveaux enjeux liés au secteur.
- Industrie du tabac : Natixis CIB s’est engagée à cesser tous financements dédiés liés aux activités du tabac ainsi que tous financements non dédiés en faveur d’une société dont 25 % ou plus de l’activité est issue du tabac.
Les sociétés de gestion européennes affiliées à Natixis Investment Managers ont développé des politiques d’investissement responsable qui expliquent leur approche ESG globale, fournissent des orientations détaillées sur l’intégration des facteurs environnementaux, et expliquent leurs politiques ESG et/ou d’exclusion. Toutes les sociétés européennes de gestion directe interdisent les armes prohibées dans leurs investissements et disposent de politiques d’exclusion dans les secteurs du charbon, pétrole et gaz non conventionnels et tabac. La majorité des sociétés de gestion offrant des produits d’investissements en actifs non cotés excluent complètement les énergies fossiles pour privilégier la transition et les énergies renouvelables.
BPCE Assurances a mis en place, dans le cadre de ses investissements, des politiques ESG sectorielles et normatives couvrant notamment les secteurs du tabac, de la défense et sécurité, du charbon thermique, du pétrole et du gaz, des pesticides et de l’huile de palme.
Depuis 2003, le groupe est membre participant du Global Compact (Pacte Mondial des Nations Unies) qui définit dix principes relatifs au respect des droits humains, des normes du travail, de la protection de l’environnement et de la lutte contre la corruption.
Depuis 2008, via Natixis, le groupe adhère aux PRI qui accompagnent les investisseurs institutionnels pour incorporer les considérations environnementales, sociales et de gouvernance d’entreprise dans le processus décisionnel d’investissement.
Depuis 2010, via Natixis, le groupe est signataire des Principes de l’Équateur. Ils ont pour objectifs la prise en compte des risques sociaux et environnementaux dans le cadre du financement de projets.
Le Groupe BPCE et Natixis ont signé les principes pour une banque responsable et s’engagent à aligner stratégiquement leurs activités sur les Objectifs du Développement Durable (ODD) des Nations Unies et de l’Accord de Paris sur le climat.
Le Groupe BPCE s’est appuyé à partir 2021 sur les travaux de la Net Zero Banking Alliance (NZBA), initiative de l’UNEP- FI qui a permis d’établir un cadre méthodologique pour l’alignement des portefeuilles bancaires sur les objectifs de l’Accord de Paris. Ce cadre méthodologique, fondé sur la science a déjà été utilisé par plus de 100 banques à l’international permettant une mobilisation collective sans précédent. Cette alliance a depuis fait évoluer ses statuts, ne compte plus de membre mais conserve le cadre de référence qu’elle a construit. Ainsi, le Groupe BPCE a publié ses positions portant sur les onze secteurs de l’économie, les plus émissifs en carbone (production d’électricité, pétrole et gaz, automobile, acier, ciment, aluminium, aviation, immobilier commercial, immobilier résidentiel, transport maritime et agriculture).
BPCE Assurances (depuis 2022) et CEGC (depuis 2023) sont membres de la Net Zero Asset Owner Alliance (NZAOA), un groupe international d’investisseurs engagés pour la transition de leur portefeuille d’investissements dans l’objectif de contribuer à la neutralité carbone d’ici à 2050.
Le Groupe BPCE renforce son engagement en faveur de l’environnement en renouvelant le partenariat porté par Natixis depuis 2018.
En rejoignant en 2024 act4nature international, coalition qui mobilise entreprises, pouvoirs publics, scientifiques et associations environnementales en faveur de la protection, de la valorisation et de la restauration de la biodiversité, le groupe s’est fixé 24 objectifs volontaristes dans le cadre de ses activités de banquier, d’assureur et d’investisseur.
- (1) Périmètre certains affiliés Natixis Investment Managers (Natixis IM), BPCE Assurances rejoignant les PRI en 2016.
- (2) Engagement pris par Natixis en 2018, élargi au Groupe BPCE en 2024.
En tant qu’institution financière, le Groupe BPCE reçoit des fonds sous forme de dépôts des clients ou d’achats d’instruments financiers par les investisseurs et accorde des prêts à ses clients (fonction de transformation bancaire).
La chaîne de valeur en aval comprend les clients qui bénéficient des produits ou services du Groupe BPCE, notamment les prêts.
- Stratégie de rating (financier et extra-financier)
- Gestion de portefeuille (actif)
- Pilotage équilibre du bilan (actif/passif)
- Gestion des risques
- Conformité
La prise en compte des attentes des parties prenantes est un exercice essentiel pour mieux identifier et évaluer les impacts du groupe en matière de durabilité. Le processus de consultation des parties prenantes au sein du Groupe BPCE repose sur un grand nombre de dispositifs qui ont pour objet d’associer ses parties prenantes à sa dynamique d’identification et d’évaluation des impacts, risques et opportunités mais aussi des leviers d’amélioration à la fois sur les thèmes environnementaux et sociétaux. Ces dispositifs sont détaillés dans le tableau ci-dessous.
Le modèle coopératif du groupe place le dialogue avec les parties prenantes au cœur de ses actions. L’ancrage territorial des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne permet au groupe d’être à l’écoute de tous et de saisir les attentes de la société, en favorisant les écosystèmes locaux et le dialogue avec ses parties prenantes comme les chambres de commerce et d’industrie, les associations professionnelles, les acteurs de l’économie sociale et solidaire, les écosystèmes entrepreneuriaux, les structures éducatives, les associations, fondations, mutuelles que le groupe accompagne historiquement, compte tenu de son rôle de financeur majeur de l’économie sociale et solidaire (ESS).
En détenant le capital de l’entreprise au travers de parts sociales, les clients deviennent sociétaires et participent activement à la vie, aux orientations et notamment sur le développement durable de leur banque. Les membres de conseil représentent les clients sociétaires, les territoires et la société civile au cœur de la gouvernance de leur banque.
Partout sur les territoires en France et dans les régions du monde où le groupe est présent, les attentes des parties prenantes sont identifiées et prises en compte au travers des relations régulières avec les dirigeants des entreprises du groupe, la Fédération nationale des Banques Populaires, la Fédération nationale des Caisses d’Epargne, les Instances Représentatives du Personnel, les roadshows investisseurs, les rencontres avec les agences de notations et les ONG (organisations non gouvernementales). Enfin, les échanges avec les régulateurs, les enquêtes d’image ou de prospectives sont autant de sources d’identification de l’évolution des attentes des parties prenantes.
Parties prenantes Modalités de dialogue Finalité et résultats PARTIES PRENANTES AFFECTÉES
Sociétaires (Banques Populaires et Caisses d’Epargne) [S4]
- Participation aux assemblées générales
- Élection des représentants
- Réunions dédiées et lettres d’information
- Club de sociétaires
- Animation par la Fédération nationale des Banques Populaires et la Fédération nationale des Caisses d’Epargne
- Valorisation et promotion du modèle coopératif
- Participation à la vie de la banque
- Accès à une information privilégiée de la vie de la banque et son impact dans la région
- Mesure de la satisfaction
Membres de conseil (Banques Populaires et Caisses d’Epargne)
- Participation aux conseils d’administration (Banques Populaires) ou conseils d’orientation et de surveillance (Caisses d’Epargne)
- Participation aux comités spécialisés
- Groupes de réflexion
- Programmes de formation et séminaires
- Site administrateurs dédié
- Représentation des intérêts des sociétaires dans la gouvernance
- Participation à la définition des orientations stratégiques
- Fonction de surveillance, notamment maîtrise des risques et fiabilité du contrôle interne
Collaborateurs [S1]
- Baromètre social (enquête interne mesurant le climat social dans les entreprises du groupe) et baromètre satisfaction métiers
- Entretiens annuels
- Formations
- Communication interne
- Réseaux associatifs (féminins, intergénérationnels, LGBT+)
- Droit d’alerte des collaborateurs
- Consultation des représentants du personnel et des organisations syndicales représentatives
- Amélioration de la qualité de vie au travail, de la santé et sécurité au travail
- Fidélisation et engagement des collaborateurs (gestion des carrières et des talents, développement des compétences et expertises)
- Participation des représentants du personnel aux grandes thématiques stratégiques et de transformations et négociations d’accords
Clients [E1, S3, S4]
- Entretiens
- Dialogue stratégique pour intégrer les enjeux ESG
- Événements clients
- Enquêtes de satisfaction NPS (Net Promoter Score)
- Partenariats institutionnels et commerciaux
- Politiques de vote (disponibles sur les sites internet des filiales de gestion d’actifs)
- Définition des offres et accompagnement des clients
- Dialogue ESG : acculturation des clients aux enjeux ESG, accompagnement des démarches de transformation, évaluation des risques pour une meilleure prévention et gestion par le client et pour intégration des critères ESG à l’octroi des crédits
- Amélioration de la satisfaction client
- Développement d’un actionnariat engagé pour inciter les entreprises à transformer leur stratégie et à réduire leurs risques ESG
- Contrôle du respect des règles de conformité et déontologiques dans les politiques commerciales, procédures et parcours de vente
- Gestion des réclamations
- Médiation
Fournisseurs et sous-traitants [G1]
- Politique d’achats responsables
- Engagement dans des initiatives gouvernementales (ex : « Je choisis la French Tech »)
- Rencontres régulières avec les fournisseurs stratégiques
- Enquête « Voix des fournisseurs »
- Préparation des certifications
- Dispositif d’écoute et enquêtes de satisfaction
- Droit d’alerte des fournisseurs et mise en place d’un médiateur indépendant
- Audit
- Charte relations
fournisseurs responsables, associant les fournisseurs
à la mise en place de mesures de vigilance - Respect des clauses ESG intégrées dans les contrats
- Identification de plans de progrès pour mieux connaître les attentes des fournisseurs
- Améliorer le niveau de satisfaction et la relation
- Consultation et appels d’offres
- Mesure de satisfaction
UTILISATEURS DU RAPPORT DE DURABILITÉ
Acteurs institutionnels, fédérations et régulateurs
- Rencontres régulières (autorités publiques, régulateurs, chambres consulaires...)
- Contribution aux travaux de Place (notamment au sein de la FBF - Fédération Bancaire Française), participation à des groupes de travail sectoriels
- Réponses aux consultations publiques
- Transmissions d’informations et de documents
- Siège dans les conseils (EPL, LS, ESS...)
- Contribution de manière constructive au débat public et participation à une prise de décision collective, juste et éclairée
- Prise en compte des spécificités sectorielles
- Conformité réglementaire
Agences de notation, Investisseurs et tiers indépendants
- Dialogue régulier, participations à des réunions (réunions techniques, roadshows, conférences, etc.)
- Transmission d’information et de documents d’audit pour notation/audit
- Publication de documents officiels : document d’enregistrement universel, résultats trimestriels, communiqués de presse, site internet investisseurs
- Amélioration de la transparence
- Diversification du refinancement du groupe, notamment en promouvant les émissions de green/social/sustainable bonds
- Amélioration de la notation financière et extra-financière
- Répondre aux attentes et questions des investisseurs, agences de notation
- Publication des reporting (CDP, act4nature international, PRB…)
Associations et ONG
- Appels à projets
- Mécénat
- Bénévolat de collaborateurs, mécénat de compétences
- Échanges réguliers
- Contributions à des questionnaires de Place
- Sièges dans les conseils de fondations ou d’associations
- Impacts positifs au travers de nombreuses initiatives culturelles et solidaires dans différents domaines : création d’entreprises, insertion, solidarité, jeunes, sport, protection de l’environnement...
- Amélioration de la transparence
- Apport d’expertises croisées : bancaire/financière et meilleure appréhension des acteurs locaux
Secteur académique et scientifique
- Relations et partenariats grandes écoles et universités
- Partenariat avec des chaires de recherche
- Participation à des forums et événements
- Échanges et consultations avec des experts scientifiques
- Accueil d’alternants et de stagiaires et recrutement
- Amélioration de la marque employeur
- Contribution aux travaux de recherche, aux groupes de travail et aux stratégies du groupe
Les informations relatives à la consultation des parties prenantes dans le cadre de l’analyse de double matérialité sont disponibles au sein de section 1.5.1.3 - Consultation des parties prenantes.
Le conseil de surveillance du Groupe BPCE est composé de dix-neuf membres1 : sept représentants des Banques Populaires, sept représentants des Caisses d’Epargne, trois membres indépendants2 et deux représentants des salariés. Six censeurs avec voix consultative complètent la composition du conseil de surveillance.
Au 31 décembre 2025, avec huit femmes au sein de son conseil de surveillance sur un total de dix-sept membres, le Groupe BPCE atteint une proportion de femmes de :
- 47,05 %3 (conformément à l’article L. 225-79 du Code de commerce, les membres représentant les salariés ne sont pas pris en compte dans ce calcul) ;
- 42,11 %, conformément à la norme ESRS 2 (European Sustainability Reporting Standards 2) de la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive).
Le directoire du groupe est composé de quatre membres4, dont un président. Le taux de mixité est de 50 %5.
Les modalités et le détail de la composition du conseil de surveillance et du directoire (ainsi que du comité de direction générale) sont exposés au chapitre 4 Rapport sur le gouvernement d’entreprise du document d’enregistrement universel.
Ainsi, les membres du conseil de surveillance et du directoire sont nommés en application de la politique de nomination et de succession (adoptée par le conseil de surveillance lors de sa séance du 7 février 2024), qui précise la politique de diversité qui leur est applicable.
Le comité des nominations – chargé de formuler des propositions concernant le choix des membres du conseil, des censeurs et des membres indépendants externes (dans le respect des règles légales et statutaires et conformément au règlement intérieur du conseil de surveillance) – vérifie ainsi l’aptitude des candidats à intégrer le conseil au regard de leur honorabilité, de leurs compétences et de leur indépendance tout en poursuivant un objectif de diversité au sein du conseil, c’est-à-dire une situation où les caractéristiques des membres du conseil diffèrent à un degré assurant une variété de points de vue au sein du conseil. Le caractère coopératif du groupe contribue à favoriser cette diversité.
- La formation ;
- La représentation géographique équilibrée ;
- La représentation des différents types de marché.
Le comité des nominations veille, lors de tout examen de candidature au mandat de membre du conseil de surveillance, à maintenir ou atteindre un équilibre et à disposer d’un ensemble de compétences en adéquation avec les activités et le projet stratégique du groupe et également avec les missions techniques dévolues aux différents comités du conseil de surveillance.
Les compétences sont appréciées collectivement au sein du conseil de surveillance qui privilégie leur complémentarité.
Le conseil de surveillance est composé majoritairement de représentants des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne et notamment de dirigeants et de présidents de conseil de chacun des deux réseaux. Les présidents de conseil sont avant tout sociétaires de leur banque et détiennent une connaissance approfondie du modèle coopératif, du territoire et des spécificités régionales.
Les compétences des membres sont reportées dans une matrice des compétences collectives du conseil de surveillance figurant au chapitre 4 Rapport sur le gouvernement d’entreprise du document d’enregistrement universel6. Cette matrice mentionne notamment l’ensemble des compétences réglementaires attendues par le superviseur (dont les compétences bancaires telles que : marchés bancaires et financiers, comptabilité et audit, interprétation des informations financières d’un établissement de crédit, gestion des risques, etc.). Par ailleurs, ces éléments sont complétés par les informations figurant dans les fiches mandats de chacun des membres7 qui mentionnent en détail leur expérience.
- 1 Le conseil de surveillance de BPCE exerce un contrôle permanent sur la gestion assurée par le directoire et doit inclure, selon les statuts du groupe, entre 10 et 19 membres (dirigeants mandataires sociaux non exécutifs) ainsi que 6 censeurs choisis dans le respect des modalités prévues par la politique de diversité adoptée le 7 février 2024.
- 2 Soit une proportion de 15,79 % de membres indépendants au sein du conseil de surveillance de BPCE. La proportion de membres indépendants au sein des comités du conseil est précisée au chapitre 4 Rapport sur le gouvernement d’entreprise du document d’enregistrement universel.
- 3 Le conseil de surveillance vise un minimum de 40 % de représentation du sexe sous-représenté, ratio calculé par le rapport du nombre de femmes membres du conseil de surveillance sur le nombre total de membres du conseil de surveillance, étant précisé que les membres représentant les salariés ne sont pas pris en compte dans le calcul.
- 4 Le directoire dispose des pouvoirs les plus étendus et doit inclure entre 2 et 5 membres selon les statuts du Groupe BPCE (dirigeants mandataires sociaux exécutifs).
- 5 Le directoire de BPCE, non soumis à des obligations règlementaires ou statuaires, calcule ce ratio par le rapport du nombre de femmes membres du directoire sur le nombre total de membres du directoire.
- 6 La matrice présente la moyenne des compétences collectives détenues par la totalité des membres. Elle est établie au regard des niveaux de compétences (entre 1 et 5) tels que déclarés par les membres. Le comité des nominations procède, lors des évaluations, à un contrôle de cohérence entre les niveaux de compétences ainsi déclarés et les CV et les formations effectuées.
- 7 Se référer à la section 4.3.5 Mandats et fonctions exercés par les mandataires sociaux du chapitre 4 Rapport sur le gouvernement d’entreprise du DEU.
Eu égard à la matrice des compétences collectives du conseil de surveillance, le niveau de compétence moyen du conseil de surveillance s’agissant notamment des compétences ESG est le suivant :
Cette compétence porte sur la compréhension du risque climatique et environnemental et ses enjeux pour un groupe bancaire, du contexte réglementaire général sur l’environnement et les attentes spécifiques envers le secteur bancaire et de la mesure de ce risque et ses principaux indicateurs. Elle porte également sur la connaissance des plans d’action mis en œuvre par le groupe.
Cette compétence porte sur la compréhension des différents domaines d’intervention de l’économie sociale et solidaire (commerce équitable, consommation responsable, circuits courts, finance solidaire, insertion par l’activité économique, confiscation des biens à la criminalité pour un usage d’utilité sociale, monnaies sociales et systèmes d’échange non monétaires…), de ses enjeux spécifiques et la connaissance des innovations sociales, du rôle des différents acteurs et les interactions avec les pouvoirs publics.
Cette compétence porte sur la connaissance des spécificités des réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne, banques et sociétés coopératives, propriétés de leurs sociétaires. En tant qu’établissements bancaires coopératifs, le fonctionnement et les missions des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne sont régis par la loi (tout comme BPCE en tant qu’organe central de ces établissements) : gouvernance participative, proximité territoriale, missions légales de mise en œuvre des principes de solidarité et de lutte contre les exclusions, de promotion et de collecte de l’épargne, de développement de la prévoyance et de contribution à la protection de l’épargne populaire, au financement du logement social, à l’amélioration du développement économique local et régional et à la lutte contre l’exclusion bancaire et financière de tous les acteurs de la vie économique, sociale et environnementale. C’est sur la connaissance de ces spécificités, essence même du modèle du groupe, que porte la compétence « expérience du modèle coopératif ».
Cette compétence porte sur la connaissance et la prise en compte des forces et des faiblesses d’ordre économique et social des territoires.
Cette compétence porte sur la connaissance des stratégies de développement, de dynamisation et d’optimisation d’un territoire et la compréhension du rôle des différents acteurs et partenaires et des contraintes juridiques et financières.
Afin de renforcer les compétences dont le conseil de surveillance dispose, des formations assurées par des intervenants internes et/ ou externes, sont proposées aux membres, notamment sur les sujets de durabilité. Le programme de formation tient compte de la diversité des expériences et des besoins des membres du conseil, ainsi que des propositions faites dans le cadre de l’évaluation annuelle du conseil.
L’articulation du programme de formation proposé aux membres du conseil de surveillance est détaillée au sein du chapitre 4 Rapport sur le gouvernement d’entreprise du document d’enregistrement universel.
Les formations proposées en 2025 en matière de durabilité, tant dans le cadre de la formation initiale réglementaire que de la formation continue ont été les suivantes :
- Les risques liés au climat et à l’environnement : formation délivrée par des intervenants internes et externes ayant pour objectif de comprendre ce qu’est le risque climatique, le contexte réglementaire général de l’environnement, le contexte scientifique, les risques climatiques et environnementaux les enjeux qui en découlent pour la banque et le contexte réglementaire et ses implications pour la banque ;
- Actualités Finance durable : formation avec un intervenant externe ayant pour objectif de présenter les règlementations en matière de finance durable et leurs impacts pour le groupe ;
- Pilotage extra-financier - Le rapport de durabilité et le rapport d’impact volontaire (BP et CE) : formation interne ayant pour objectifs de rappeler la vision de l’Impact du Groupe BPCE et de ses entreprises, présenter le rapport de durabilité du Groupe BPCE, préciser l’articulation avec les rapports d’impact volontaires publiés par les établissements Banques Populaires et Caisse d’Epargne à leurs bornes ;
- Les risques ESG et la stratégie d’impact : formation interne ayant pour objectif d’actualiser la présentation sur le rapport de durabilité sur la base des informations nouvelles publiées dans la cadre du rapport de durabilité Groupe BPCE ;
1.4.2 (GOV-2) Informations transmises aux organes d’administration, de direction et de surveillance de l’entreprise et enjeux de durabilité traités par ces organes
1.4.2.1 Sujets de durabilité traités par les organes d’administration, de direction et de surveillance
Le conseil de surveillance supervise et met en perspective la stratégie ESG du groupe. Le comité de direction générale du Groupe BPCE valide la stratégie ESG, s’assure de sa mise en œuvre et supervise la gestion des risques du groupe (la composition et la diversité des organes de direction et de surveillance, les rôles et responsabilités des instances sont détaillés au sein du chapitre 4 Rapport sur le gouvernement d’entreprise du DEU).
La direction de l’Impact
Propose et porte la stratégie d’impact du groupe sur toutes les dimensions E, S et G, pilote la déclinaison de cette stratégie et coordonne les actions et les objectifs ESG des différents métiers du groupe
Comité
des risques
ESGComité de
direction
généraleComité stratégique
de transition
environnementaleComité
stratégique
Data ESGComité de suivi
réglementaire
groupeLes parties prenantes internes co-construisent avec la direction de l’Impact la stratégie ESG du groupe et assurent sa déclinaison sur leur périmètre
Directions
RSE
des métiersDirections
fonctionnelles (Risques,
Finance, RH…)Fédérations
FNBP
et FNCEBanques
Populaires et Caisses
d’EpargneFiliales Les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne portent l’ESG au cœur de leur modèle ; les enjeux ESG sont historiquement fortement intégrés dans la gouvernance de chaque établissement.
Le conseil de surveillance se réunit aussi souvent que l’intérêt de la société et les dispositions légales et réglementaires l’exigent. La périodicité est d’au moins une fois par trimestre. Plusieurs comités spécialisés ont été institués par le conseil de surveillance et exercent leur activité sous sa responsabilité. Leurs missions sont définies dans le règlement intérieur du conseil de surveillance. Le président de chacun de ces comités dresse un rapport au conseil de surveillance des travaux du comité sous la forme d’un compte-rendu.
Outre les sujets abordés régulièrement au cours des réunions du conseil comme les rapports trimestriels du directoire, les conventions réglementées, les agréments des dirigeants, les points d’actualité et questions diverses pour information, les sujets de durabilité sont également examinés principalement dans le cadre des comptes-rendus des comités.
Instance Président Périodicité
en 2025Missions Principaux sujets ESG traités en 2025 Comité d’audit et d’investissement Kadidja Sinz - Membre indépendant du conseil de surveillance 12 séances par an (dont une séance conjointe avec le comité coopératif et RSE et 2 séances conjointes avec le comité des risques) Le comité d’audit et d’investissement a notamment pour missions de :
• Suivre le processus d’élaboration de l’information en matière de durabilité et le processus mis en œuvre pour déterminer les informations à publier conformément aux normes pour la communication d’informations en matière de durabilité
• Suivre l’efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l’audit interne, en ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière de l’information en matière de durabilité
• Suivre la réalisation des missions de commissariat aux comptes et de certification des informations en matière de durabilité et s’assurer du respect des conditions d’indépendance requises des intervenants pour l’exercice des missions de certification des comptes et de certification des informations en matière de durabilité
• Rendre compte régulièrement à l’organe collégial chargé de l’administration ou à l’organe de surveillance de l’exercice de ses missions. Il rend également compte des résultats de la mission de certification des comptes, de la mission de certification des informations en matière de durabilité ainsi que de la manière dont ces missions ont contribué à l’intégrité de l’information financière et de l’information en matière de durabilité. Il rend compte du rôle qu’il a joué dans ce processus
• Examen des rapports de durabilité 2024 du Groupe BPCE et de BPCE (séance conjointe avec le comité coopératif et RSE)
• Présentation de l’analyse de double matérialité : démarche suivie, résultats de l’exercice et orientations retenues par le Groupe BPCE pour la cotation, vision globale des positions de matérialité du groupe
• Présentation par l’auditeur de durabilité de sa stratégie et son approche de vérification du rapport de durabilité
Comité Coopératif et RSE À tour de rôle, les présidents de la Fédération nationale des Banques Populaires et de la Fédération nationale des Caisses d’Epargne 5 séances par an (dont une séance conjointe avec le comité d’audit et d’investissement) Le comité coopératif et RSE a notamment pour missions de :
• Formuler des propositions et des recommandations visant à promouvoir et traduire dans les activités du groupe et des réseaux, les valeurs coopératives et sociétales d’engagement dans la durée, d’éthique professionnelle et relationnelle, et de renforcer ainsi la dimension coopérative et RSE du groupe et de chacun des réseaux
• Formuler des propositions sur la stratégie et la communication institutionnelle liée aux enjeux ESG
• Examiner le rapport de durabilité, ainsi que tout autre document ou rapport relevant des obligations légales en vigueur ou à venir (taxonomie...)
• Suivre le plan de communication et les indicateurs utilisés pour mesurer les actions du projet stratégique du groupe autour des actions relevant du périmètre du comité coopératif et RSE
• Et plus généralement, faire toute proposition qui lui semblerait utile sur les actions à mener en matière de RSE
• Programme Impact Groupe : trajectoires de décarbonation, politiques ESG, rapport de durabilité 2024, suivi des indicateurs clés
• Focus risques ESG : analyse de matérialité des risques climatiques et environnementaux
• Formation « Fondamentaux de l’Impact »
• Initiative de « Protection du patrimoine naturel local »
• Empreinte propre : livrables Achats responsables
• Présentation de l’analyse de double matérialité (rapport de durabilité)
• Rapport d’Impact Volontaire des BP et CE : modalités d’audit
• Actualités des Fédérations nationales des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne
• Reporting Conduite et Éthique
Comité des risques Membre indépendant issu du conseil de surveillance de BPCE 12 séances par an (dont 2 séances conjointes avec le comité d’audit et d’investissement) Le comité des risques a notamment pour missions d’ :
• Évaluer l’efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques
• Accompagner la gestion des risques
• Évaluer et examiner la mise en œuvre de la stratégie opérationnelle en matière de gestion des risques climatiques et environnementaux de BPCE et du groupe et formuler au conseil de surveillance toute proposition, avis ou recommandation en la matière
• Examiner l’exposition globale des activités du groupe aux risques climatiques et environnementaux tant actuels que futurs (en s’appuyant sur les travaux du comité des risques ESG)
• Revue et suivi de la mise en œuvre du plan d’action Risques ESG
• Suivi de l’actualité réglementaire et des interactions avec les superviseurs
• Évaluation de la matérialité des risques climatiques et environnementaux pour le Groupe BPCE
• Intégration des enjeux ESG dans l’analyse extra-financière des clients
• Encadrement des risques climatiques et environnementaux (RAF)
Instance Président Périodicité Missions Principaux sujets ESG traités en 2025 Comité des risques ESG Directeur général Risques 6 séances par an Le comité des risques ESG a notamment pour missions de :
• Réaliser le suivi consolidé des risques ESG auxquels le Groupe BPCE est exposé et s’assure de la mise en œuvre de l’organisation et de la stratégie opérationnelle en matière de gestion des risques ESG
• Valider les principaux choix méthodologiques et les scénarios utilisés au sein du groupe dans le contexte de la gestion des risques ESG
• Revoir et valider l’évaluation de la matérialité des risques ESG et se prononce sur l’appétit aux risques ESG du groupe
• Évaluation de matérialité des risques climatiques et environnementaux pour le Groupe BPCE
• Démarche scénarios climatiques et stress test
• Tableau de bord des risques ESG
• Suivi de l’actualité réglementaire et des interactions avec les superviseurs
• Revue et suivi du plan d’action sur les risques ESG
• Démarche données ESG
• Intégration des enjeux ESG dans l’analyse extra-financière des clients (exemple : politique, dialogues ESG)
• Travaux notation Risques ESG
• Encadrement des risques climatiques et environnementaux (y.c. RAF)
Comité de direction générale Président du directoire Trimestrielle dans le cadre du suivi du projet stratégique VISION 2030 Le comité de direction générale a notamment pour missions de :
• Valider les priorités stratégiques en matière de responsabilité sociétale et environnementale
• Superviser leur mise en œuvre
• Présentation du rapport de durabilité 2024 du Groupe BPCE
• Dans le cadre du suivi Projet stratégique VISION 2030, suivi du programme « Impact accessible à tous » et du programme « Sociétaires acteurs et reconnus »
• Résultats 2025 de l’analyse de double matérialité
• Rapport trimestriel sur les indicateurs de pilotage climatiques et environnementaux
Comité stratégique de transition environnementale Président du directoire 4 séances par an Le comité stratégique de transition environnementale a notamment pour missions de :
• Définir la stratégie Impact du groupe en matière de transition environnementale et pilote sa mise en œuvre : plans d’action, indicateurs par métier, mesure des ambitions du groupe
• Définir les positions du groupe en matière de transition environnemental
• Piloter le plan de communication extra-financière du groupe sur les sujets ESG et suivre ses retombées (notations extra-financières…)
• Présentation du rapport de durabilité 2024
• Programme Impact Groupe : cible de décarbonation, politiques ESG, formations ESG, indicateurs ESG groupe
• Engagements volontaires
• Initiative de « Protection du patrimoine naturel local »
• Résultats 2025 de l’analyse de double matérialité
• Rapport trimestriel sur les indicateurs de pilotage climatiques et environnementaux
Comité stratégique Data ESG Directeur général, Technologies et Opérations
Directeur général Digital & Payments
4 séances par an Le comité Data & Technologies ESG a notamment pour missions de :
• S’assurer de la mise en place du dispositif de distribution dans tous les systèmes d’information du groupe des données ESG nécessaires aux différents usages
• Gouvernance de Data ESG
• Feuille de route 2025 Data ESG et suivi
• Système d’information Risques ESG
Comité de suivi réglementaire groupe Secrétaire général 4 séances par an Le comité de suivi réglementaire groupe a notamment pour missions de :
• Suivre des évolutions réglementaires, de la genèse des textes à la mise en œuvre quotidienne
• Effectuer une veille réglementaire, avec une vision transversale et globale des évolutions réglementaires en cours/récentes
• Décider et de suivre de la mise en œuvre
• Devoir de vigilance
• CSRD
• Directive Omnibus
• Guideline EBA sur la gestion des risques ESG
• Data Hub Pilier III
• Consultation révision SFDR
L’analyse de double matérialité a été présentée au comité coopératif et RSE du 27 novembre 2025 et au comité d’audit et d’investissement du 9 décembre 2025. Ces deux comités ont communiqué leur compte-rendu lors de la séance du conseil de surveillance du 3 février 2026.
Les impacts, risques et opportunités (IRO) matériels se concentrent sur les thèmes : changement climatique, personnel de l’entreprise, communautés affectées, clients et utilisateurs finaux et conduite des affaires. Les compétences1 des membres des organes de direction et de surveillance en lien avec ces IRO sont disponibles au chapitre 4 Rapport sur le gouvernement d’entreprise du document d’enregistrement universel.
Ces thèmes diversifiés sont de la responsabilité de différents comités spécialisés et les enjeux matériels sont traités dans le cadre courant des instances existantes. À titre d’exemple, les enjeux matériels liés au climat sont traités au sein du comité stratégique de la transition environnementale (CSTE), qui a notamment pour mission de définir la stratégie Impact du groupe en matière de transition environnementale et de piloter sa mise en œuvre, au travers de plans d’action, d’indicateurs par métiers et de mesure des ambitions. C’est dans cette instance que les plans d’action et/ou les trajectoires de décarbonation des onze secteurs les plus émissifs publiés par le Groupe BPCE ont été validés, avant d’être présentés en comité de direction générale (CDG).
La stratégie en matière de durabilité portée dans le projet VISION 2030 couvre les impacts, risques et opportunités identifiés sur les sujets environnementaux et sociétaux. Les ambitions stratégiques 2026 sont déclinées en plans d’action, pilotés dans le cadre de programmes. Ces programmes, sous la responsabilité directe d’un membre du comité de direction générale ou du comité exécutif, sont présentés chaque trimestre au comité de direction générale.
La direction de l’Impact, rattachée au président du directoire, propose, fait valider et porte la stratégie ESG du groupe. Elle joue un rôle transverse dans le groupe et s’assure de la bonne exécution opérationnelle des projets permettant de décliner les ambitions de la VISION 2030 de l’Impact sur les dimensions Environnementales, Sociales et de Gouvernance (ESG), assurant une coordination globale et un accompagnement de chaque filière.
Le comité de direction générale supervise les projets liés à la mise en œuvre de la VISION 2030 de l’Impact pour le groupe, avec une revue régulière du portefeuille de projets structurants.
Le comité stratégique de transition environnementale valide les grandes orientations opérationnelles et suit le déploiement des projets environnementaux.
Un comité Impact réunissant dix dirigeants des Banques Populaires (BP) et des Caisses d’Epargne (CE) a co-construit la stratégie Impact du Groupe BPCE pour les BP et CE et en assure désormais le pilotage, validant les orientations, les projets prioritaires et le plan de travail opérationnel.
Une filière Impact, coordonnée et portée par la direction de l’Impact, pilote et accompagne la transformation durable des modèles d’affaires et métiers du groupe pour intégrer les enjeux ESG. Composée de l’ensemble des entités et métiers du groupe, elle garantit la co-construction, la mise en œuvre de lignes directrices communes et la déclinaison propre aux spécificités de chaque modèle d’affaires. Elle permet de s’assurer de l’exécution opérationnelle du projet stratégique Impact.
Chaque établissement et métier du groupe a désigné un sponsor Impact, membre de la filière, qui impulse et coordonne le plan d’action Impact au niveau de son entreprise et participe à la dynamique de co-construction.
Enfin, les Fédérations jouent un rôle particulier dans la structuration de l’Impact. Les deux réseaux et leurs sociétaires sont représentés respectivement par la Fédération nationale des Banques Populaires (FNBP) et la Fédération nationale des Caisses d’Epargne (FNCE), instances de réflexion, d’expression et de représentation des établissements du groupe et de leurs dirigeants.
1.4.3 (GOV-3) Intégration des performances en matière de durabilité dans les mécanismes d’incitation
À l’exception du président du conseil de surveillance, qui perçoit une indemnité annuelle forfaitaire, les membres du conseil de surveillance perçoivent une somme en rémunération de leur activité. Le président et le vice-président du conseil de surveillance ne perçoivent aucune rémunération complémentaire pour leur participation à des comités.
Chaque versement de rémunération correspond à la présence effective du mandataire social aux réunions de ces conseils et est calculé selon le montant de l’enveloppe de rémunération globale arrêtée par l’assemblée générale de chaque société.
Le 6 février 2025, sur proposition du comité des rémunérations, le conseil de surveillance de BPCE a décidé de fixer les objectifs de part variable du directoire au titre de l’exercice 2025 en intégrant un critère spécifique lié à l’environnement, au climat et aux trajectoires de décarbonation avec un poids de 5 %. Les autres critères qualitatifs sont appréciés sans pondération spécifique.
Au titre de l’exercice 2026, la part des objectifs qualitatifs dans la rémunération variable annuelle du président du directoire représente 40 %.
Ces « objectifs communs » reprennent les KPI 2026 du projet stratégique VISION 2030, et notamment ceux liés à l’accompagnement de la transition environnementale et au pilotage des trajectoires de décarbonation avec un poids de 5 % au sein des 40 % (part des critères qualitatifs).
Au titre de l’exercice 2026, la part des objectifs qualitatifs dans la rémunération variable annuelle des membres du directoire représente 40 %. Ils se composent pour 30 % des « objectifs communs » du président du directoire et pour 10 % d’objectifs individuels.
1.4.4.1 Principales caractéristiques du système de gestion des risques et de contrôle permanent lié à la procédure d’information en matière de durabilité
En tant qu’organe central, BPCE veille aussi à la bonne application, par les entités soumises à cette exigence, des règles définies par le groupe et vérifie la conformité à ces exigences. Au sein du groupe, les entités soumises à la publication du rapport de durabilité en 2025 sont Natixis SA, la BRED Banque Populaire ainsi que la Banque Palatine. Pour assurer la fiabilité du processus, l’organe central s’appuie sur :
- – Un dispositif de contrôle permanent harmonisé dont l’organisation présentée ci-après au §1.4.4.2 s’appuie sur une approche similaire à celle qui prévaut sur l’information financière.
- – Un dispositif ad hoc pour l’élaboration et le traitement de l’information matière de durabilité, intégrant une structure organisationnelle dédiée à la publication des états de durabilité et diffusé à l’ensemble des entités du groupe, un processus de consolidation de l’ensemble des informations à publier dans le rapport de durabilité ainsi qu’un corpus documentaire complet. Ce dispositif ad hoc est animé principalement par la direction de l’Impact et la direction Finance Groupe.
Dans le cadre de l’élaboration du rapport de durabilité, la direction de l’Impact intervient plus spécifiquement dans les domaines suivants :
- L’acculturation CSRD : la direction de l’Impact a conçu et déploie des sessions d’acculturation auprès des collaborateurs, des différentes filières métiers (Achats, Gouvernance, Conformité, etc.) et des instances dirigeantes du groupe, des filiales et des établissements. Ces sessions ont pour objectif pédagogique de mettre en perspective les enjeux de la CSRD et du rapport de durabilité, expliquer les attendus réglementaires et les nouveaux concepts structurants et présenter leur application au niveau du groupe ;
- L’analyse de double matérialité : la direction de l’Impact partage avec la direction des risques ESG la responsabilité de l’identification et de la cotation des Impacts, Risques et Opportunités. L’ensemble des travaux, auxquels contribuent les métiers du groupe (Banque de proximité et Assurance, Natixis CIB, Natixis IM, BPCE Assurances) et les directions centrales (en particulier, Ressources humaines, Finance, Achats, Conformité, Technologies et Opérations) sont coordonnés par ces deux directions. La direction de l’Impact établit la méthodologie de cotation des Impacts et Opportunités, la direction des Risques ESG étant responsable de celle des risques ;
- La Stratégie de communication et contenu rédactionnel : la direction de l’Impact s’assure que le contenu rédactionnel du rapport de durabilité est pertinent et cohérent avec la stratégie du groupe sur les enjeux de durabilité, dont elle est responsable ;
- La rédaction du plan de transition ;
- L’animation des Banques Populaires et Caisses d’Epargne : la direction de l’Impact accompagne les établissements, et définit un cadre, des lignes directrices et certains contenus pour l’élaboration de leurs rapports d’Impact volontaires (rapport non réglementaire produit par certains établissements).
La Direction Finance Groupe (dont les principales missions sont décrites à la section 6.8 Contrôle de la qualité de l’information comptable et financière du chapitre 6 Rapport Financier du DEU) a créé en 2024 une unité dédiée au pilotage des enjeux extra-financiers étroitement liés au pilotage du bilan financier. La structure Pilotage Finance Responsable (PFR) s’inscrit dans la continuité du nouveau modèle « Impact Inside » et joue un rôle clé dans la coordination des travaux des établissements sur le rapport de durabilité du Groupe BPCE :
- Animation de la comitologie et gouvernance projet en interne, y compris l’interaction avec les autres entités du groupe qui établissent un rapport de durabilité en propre ;
- Animation renforcée sur la stratégie de données et les processus de production des indicateurs réglementaires requis par les ESRS, incluant la conduite d’un dispositif de test associant l’ensemble des entités productrices ;
- Veille active des bonnes pratiques en vigueur sur la place pour les méthodologies de production des indicateurs, plan de transition ;
- Acculturation de la filière Finance des entreprises du groupe sur les nouveaux enjeux de la CSRD, en particulier via les instances CNF (Comité National Finance) existantes ;
- Interaction avec le Collège des Auditeurs.
Le dispositif de contrôle interne défini par le groupe concourt à la maîtrise des risques de toute nature et est encadré par une charte faitière – la charte du contrôle interne groupe – qui précise que ce dispositif est, notamment, destiné à garantir « […] la fiabilité des informations financières et non-financières déclarées tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du groupe ».
Pour le rapport de durabilité, le dispositif de contrôle interne s’assure notamment du respect des exigences définies par la Directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) et par le groupe dans le cadre d’élaboration et de publication des rapports et des indicateurs de pilotage et qui vise à harmoniser les pratiques de reporting au sein du groupe.
Pour assurer une stricte indépendance dans la mise en œuvre des contrôles, le dispositif de contrôle permanent s’articule, comme pour l’ensemble des reportings faisant l’objet d’un contrôle permanent, autour de deux niveaux de contrôles.
Les contrôles de premier niveau sont exercés par l’ensemble des acteurs participant aux processus de production et de publication du rapport de durabilité. Ils sont constitués de procédures d’autocontrôle et de contrôle mises en place par chaque unité ou entités participant aux processus qui formalise ses résultats de contrôles en identifiant, le cas échéant, les anomalies et les plans de remédiation à mettre en œuvre.
- La rédaction d’un corpus documentaire, dédié à la production du rapport de durabilité, décrivant le processus de production et contrôle de premier niveau envisagé ;
- Le contrôle du respect de la réglementation sur les données à publier qui intègre notamment :
- – des rapprochements avec les états financiers, le cas échéant,
- – des analyses de variations,
- – une revue de la qualité des données collectées auprès de fournisseurs externes, le cas échéant ;
- – un procès-verbal de validation associé à chaque indicateur.
Par ailleurs, et conformément aux exigences de la réglementation CSRD (MDR-M1), les méthodes et principales hypothèses sous-jacentes au calcul des indicateurs, ainsi que les limitations associées ont été documentées en interne et restituées dans le rapport de durabilité pour donner au lecteur l’ensemble des éléments de contexte permettant d’appréhender les indicateurs publiés.
Pour s’assurer que les principaux reportings publiés au sein du groupe respectent l’ensemble des exigences définies par le groupe ou par la réglementation, le groupe a défini une démarche d’évaluation des reportings dite la revue indépendante des reports reposant sur la mise en œuvre de critères stricts et réalisée par des fonctions indépendantes. Pour plus de détails, se référer à la sous-section 6.8.3 Processus de contrôle des données comptables et financières de la section 6.8 Contrôle de la qualité de l’information comptable et financière du chapitre 6 Rapport financier du document d’enregistrement universel.
En ce qui concerne le rapport de durabilité, les contrôles de second niveau sont coordonnés par le Contrôle Financier Groupe (secrétariat général groupe) en lien avec la direction des Risques Groupe et avec l’appui de la direction Juridique. Cette revue repose sur un dispositif qui se déroule principalement en 4 grandes phases :
- 1) Une phase d’évaluation des risques visant à identifier les informations et indicateurs à contrôler. Cette évaluation est réalisée en s’appuyant principalement sur le résultat de la cotation des IRO (Impacts Risques et Opportunités) réalisée par les métiers, sur les indicateurs retenus dans le rapport de durabilité, et en analysant le dispositif de contrôle interne mis en place sur les différents processus de production de ces indicateurs.
- 2) Une phase de mise en œuvre des contrôles de niveau 2 qui s’articulent autour de six axes d’analyses portant sur la qualité de la documentation (y compris sur l’analyse de la double matérialité - DMA), la robustesse de l’organisation portant sur la production et la publication du report, la qualité de la piste d’audit des données et/ou des indicateurs figurant dans le reporting, l’efficacité du dispositif de contrôles de niveau 1, l’exactitude des données et/ou indicateurs publiés et leur cohérence avec les informations figurant dans d’autres publications et la clarté des informations.
- 3) Une phase de restitution des contrôles : les résultats des contrôles sont formalisés et restitués, au comité conjoint comité coopératif & RSE et comité d’audit, dans une note de synthèse qui présente les travaux menés et leurs conclusions précisant notamment les anomalies relevées et, le cas échéant, les préconisations émises (ou plans d’action ou mesures correctrices).
- 4) Une phase de suivi des actions correctrices (préconisations émises) et/ou axes d’améliorations identifiés : ce suivi est réalisé en lien avec les métiers et postérieurement à la publication du rapport de durabilité du groupe afin de renforcer le dispositif pour les publications suivantes.
- Les risques physiques, découlant des conséquences d’événements climatiques ou environnementaux (biodiversité, pollution, eau, ressources naturelles), extrêmes ou chroniques, sur les activités du Groupe BPCE ou de ses contreparties ;
- Les risques de transition, découlant des conséquences de la transition vers une économie bas-carbone, ou à moindre impact environnemental, sur le Groupe BPCE ou ses contreparties, incluant les changements réglementaires, les évolutions technologiques, le comportement des parties prenantes (dont les consommateurs).
Les risques sociaux découlent des conséquences de facteurs sociaux sur les contreparties du Groupe BPCE, incluant notamment les enjeux liés aux droits, au bien-être et aux intérêts des personnes et des parties prenantes (main d’œuvre de l’entreprise, employés de la chaîne de valeur, communautés concernées, utilisateurs et consommateurs finaux).
Les risques de gouvernance découlent des impacts de facteurs de gouvernance sur les contreparties du Groupe BPCE, incluant notamment les enjeux liés à l’éthique et à la culture d’entreprise (structure de gouvernance, intégrité et transparence des affaires, etc.), à la gestion des relations avec les fournisseurs, aux activités d’influence et pratiques de conduite des affaires.
Le département des Risques ESG coordonne la mise en place du dispositif de gestion des risques ESG à l’échelle du Groupe BPCE au travers d’un programme dédié. Ce programme s’inscrit dans le cadre du projet stratégique VISION 2030 et définit un plan d’action pluriannuel (2024-2026) visant à couvrir l’ensemble des exigences réglementaires relatives à la gestion des risques ESG. Il est directement imbriqué dans la stratégie et les actions mises en œuvre par le programme Impact. Ce programme fait l’objet d’un suivi trimestriel par le comité des risques ESG et par le conseil de surveillance du Groupe BPCE.
- La gouvernance des risques ESG : comitologie, rôles et responsabilités, rémunérations ;
- Le renforcement de la connaissance des risques : dispositifs de veille, analyses et évaluations sectorielles, référentiel des risques, méthodologies et processus d’analyse des risques, données ;
- L’insertion opérationnelle des travaux : en coordination avec les autres filières de la direction des risques, prise en compte des facteurs de risque ESG dans leurs dispositifs d’encadrement et leurs processus de décision respectifs ;
- Les mécanismes de pilotage consolidé des risques : tableaux de bord, contributions aux dispositifs RAF/ICAAP/ILAAP, plan de formation et d’acculturation des administrateurs, dirigeants et collaborateurs, la contribution à la communication extra-financière.
En 2025, ce programme a fait l’objet d’ajustements ponctuels afin de tenir compte du cadrage progressif de certains travaux et des attentes réglementaires issues des orientations de l’ABE en matière de gestion des risques ESG.
L’exécution de ce programme mobilise les principales parties prenantes internes en matière de risques ESG, notamment la direction de l’Impact, les équipes et les filières des autres départements de la direction des Risques, la direction Finance, la direction Conformité, la direction Technologies et Opérations, la direction Digital & Payment ainsi que les pôles métiers du Groupe BPCE, et en particulier les directions en charge du développement des activités de finance durable.
En s’appuyant sur les méthodologies spécifiques d’évaluation des risques ESG, le Groupe BPCE intègre progressivement les facteurs de risques ESG dans ses décisions opérationnelles par le biais des dispositifs existants dans les principales filières de risque de la banque.
Le processus d’identification et d’évaluation des risques climatiques sont décrits au sein du paragraphe 1.5.1.1 Méthodologie d’identification des impacts, risques et opportunités (IRO) de la section 1.5 - Gestion des Impacts, risques et opportunités de la partie 1 - Informations générales.
Les risques non-financiers couvrent notamment les risques de continuité d’activité, les risques de réputation et les risques juridiques. Le risque de réputation a été identifié comme matériels dans les chapitres Changement climatique, Personnel de l’entreprise, Clients et utilisateurs finaux et Conduite des affaires. Ces différents risques sont couverts par les paragraphes suivants :
L’outil de collecte des incidents et de suivi des risques opérationnels du Groupe BPCE permet d’identifier spécifiquement les incidents liés aux risques climatiques et environnementaux, facilitant ainsi le suivi continu de leur nombre et de leurs répercussions financières.
De manière préventive, dans le cadre de son dispositif de continuité d’activité, le Groupe BPCE réalise une évaluation des risques climatiques auxquels sont exposés ses principaux sites opérationnels (sièges sociaux, bâtiments administratifs). Ces risques sont pris en compte dans le cadre des plans de continuité d’activité définis à l’échelle du Groupe BPCE et de ses entités. Ces dernières définissent les procédures et les moyens à mettre en œuvre en cas de catastrophes naturelles afin de protéger les collaborateurs, les actifs et les activités clés et d’assurer la continuité des services essentiels.
Les prestataires essentiels critiques ou importants (PECI) du Groupe BPCE sont également soumis à une évaluation de leur plan de continuité d’activité, qui doit prendre en compte des risques climatiques et environnementaux auxquels ils sont exposés.
La gestion du risque de réputation découlant des enjeux ESG s’intègre pleinement dans le dispositif global de gestion des risques de réputation décrit dans la section dédiée du rapport Pilier III.
Les enjeux ESG font l’objet d’une attention particulière dans les principaux processus de décision opérationnels du Groupe BPCE, tels que les processus d’octroi de crédit ou d’achats, afin d’assurer le respect de ses engagements volontaires (politiques sectorielles ESG notamment) et d’identifier les controverses susceptibles d’impliquer le groupe. Des dispositions spécifiques en matière de gestion de crise sont également prévues.
Les événements de réputation en lien avec les enjeux ESG font l’objet d’un suivi spécifique au niveau du Groupe BPCE, réalisé conjointement par la direction de la Communication et le département Risques ESG.
Le dispositif de gestion des risques juridiques découlant des enjeux ESG s’intègre dans le dispositif global de gestion des risques juridiques du Groupe BPCE ainsi que sur le dispositif de gestion des risques opérationnels qui englobent la gestion des risques de litiges et de réputation. Ces dispositifs définissent notamment les mécanismes de gouvernance et les procédures d’escalade des risques de litige identifiés ou avérés au sein du Groupe BPCE.
La gestion des risques de litige en lien avec les enjeux ESG, et en particulier climatiques et environnementaux, repose notamment sur un dispositif de veille mis en œuvre par la direction Juridique sur les litiges touchant les grandes entreprises et en particulier les institutions financières. À partir de cette veille, une quantification du risque, au travers de la définition de contentieux-types fictifs auxquels le groupe pourrait être exposé est réalisée et intégrée dans la quantification globale du risque juridique du Groupe BPCE.
Le dispositif de prévention et de maîtrise des risques repose sur les processus de décision existants pour limiter l’exposition au risque d’écoblanchiment (greenwashing) et au risque de non-respect des engagements volontaires ainsi qu’aux défaillances dans l’exercice du devoir de vigilance.
Un suivi des litiges associés aux enjeux ESG impliquant le Groupe BPCE est réalisé trimestriellement en comité des risques ESG.
Le tableau ci-dessous cartographie les informations concernant la procédure de diligence raisonnable incluses dans le rapport de durabilité du Groupe BPCE.
Éléments essentiels de la diligence raisonnable Paragraphes dans la déclaration relative à la durabilité a) Intégrer la diligence raisonnable dans la gouvernance, la stratégie et le modèle économique. 1.3.1.1 / 1.3.1.2 / 1.4.2 b) Dialoguer avec les parties prenantes affectées à toutes les étapes du processus de diligence raisonnable. 1.3.2 c) Identifier et évaluer les impacts négatifs. 1.5.1 / 2.2.2.1 d) Agir pour remédier à ces impacts négatifs. 2.2.3.1 / 2.2.3.4 / 3.2.3.3 / 3.2.3.4 / 3.4.3.3 / 3.4.3.4 e) Suivre l’efficacité de ces efforts et communiquer. 2.2.3.10 / 2.2.4.1 / 3.2.4.1 / 3.4.4.1 L’exercice de double matérialité constitue le point de départ de l’élaboration du rapport de durabilité.

Le concept de double matérialité vise à prendre en compte à la fois :
• la matérialité d’impact : évalue l’impact des activités de l’entreprise sur les personnes ou l’environnement dans la chaîne de valeur et à travers les relations d’affaire.
• la matérialité financière : évalue l’impact financier des risques et/ou opportunités. Il s’agit de l’impact de l’environnement extérieur sur le Groupe BPCE qui engendre ou peut engendrer des impacts sur la situation financière de l’entreprise, le coût du capital, la performance financière.
Les impacts, risques et opportunités identifiés comme matériels sont les enjeux sur lesquels se fonde le contenu du rapport de durabilité.
- Issus d’ESRS 1 (AR 16.) : l’identification a été effectuée pour les thèmes, sous-thèmes et sous-sous-thèmes tels que définis dans l’ESRS 1 (AR 16.). Cette identification a été menée en mobilisant des sources internes, telles que les enjeux ESG identifiés dans les rapports DPEF 2022 et 2023 et le rapport de durabilité 2024 du Groupe BPCE, le processus de diligence raisonnable mis en place par le groupe dans le cadre du plan de vigilance, les cartographies des risques existantes, complétées par des sources externes, telles que l’analyse d’un benchmark sectoriel avec un focus sur les enjeux les plus pertinents pour des acteurs bancaires.
- Spécifiques à l’entité : l’analyse menée par le Groupe BPCE ne se limite pas aux sous-sous-thèmes de l’ESRS 1 (AR 16.) ; l’exploitation des sources internes et externes conduit à identifier également des enjeux spécifiques aux activités bancaires et d’assurances du groupe. Les éléments suivants ont été identifiés comme spécifiques au Groupe BPCE et les IRO matériels qui en découlent sont inclus dans la liste des IRO (se référer à la section 1.5.2 Liste des IRO matériels :
- – ESRS S1 : le sous-thème spécifique : Attractivité, fidélisation et engagement des collaborateurs (comprenant les sous-sous-thèmes spécifiques : Écoute et engagement des collaborateurs, Intégration des nouveaux entrants et fidélisation des collaborateurs, Stratégie de recrutement et marque employeur) ;
- – ESRS S3 : le sous-sous-thème spécifique : Financer l’économie et les acteurs du territoire ;
- – ESRS G1 : le sous-sous-thème spécifique : Lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme et respect des mesures de sanctions (nationales, européennes ou internationales), des embargos et gels des avoirs.
En 2025, la pertinence de la liste des thèmes, sous-thèmes et sous-sous-thèmes du groupe a été questionnée. Au regard des enjeux du groupe et des pratiques observées sur le marché, cette liste n’a pas évolué.
- 2) Formulation des impacts, risques et opportunités (IRO) : un travail d’identification des IRO au sein de chaque thème a été réalisé afin de couvrir à la fois la matérialité d’impact et la matérialité financière. Plusieurs sources internes et externes ont été utilisées pour identifier les IRO. Dans le cadre de l’analyse de double matérialité, les risques et opportunités résultent généralement d’un impact positif ou négatif, ou de la dépendance du groupe vis-à-vis des ressources et des personnes.
- 3) Pertinence des IRO : la pertinence de chaque IRO a été vérifiée avec les métiers concernés pour que les IRO cotés reflètent effectivement un risque, une opportunité ou un impact pour le Groupe BPCE, pour qualifier les impacts comme positifs ou négatifs pour un même sous sous-thème et pour éviter la redondance entre des IRO similaires. En 2025, la pertinence des IRO identifiés en 2024 a été revue et un travail de regroupement des IRO a été réalisé afin d’éviter qu’un même sujet soit traité par plusieurs IRO du même type.
- 4) Caractéristiques des IRO : pour chaque IRO identifié, une préqualification a été effectuée, en vue de leur cotation. Cette préqualification a consisté à :
- a) Positionner chaque IRO dans la chaîne de valeur du Groupe BPCE, à savoir en amont, au sein des activités propres, ou en aval ;
- b) Définir le caractère potentiel ou réel des impacts négatifs et positifs.
Les activités du Groupe BPCE et de l’ensemble de sa chaîne de valeur amont et aval ont été prises en considération dans l’analyse de double matérialité. Au regard de la spécificité du secteur d’activité du Groupe BPCE, les orientations suivantes ont été retenues :
- Cartographier les activités du groupe et les acteurs de la chaîne de valeur afin d’identifier quels acteurs se trouvent dans des zones à risques ;
- Réaliser une analyse par grandes familles d’acteurs : clients, fournisseurs, sous-traitants, etc. ;
- Élargir l’analyse au-delà des relations d’affaires de premier niveau et directes : les métiers ont pris en considération, en complément des grandes familles d’acteurs directs de la chaîne de valeur, tout l’environnement qui les entoure, notamment à travers les analyses sectorielles. L’essentiel des activités du groupe se concentre sur les activités de financements et d’investissements (se référer à la présentation de la chaîne de valeur présente au sein de la section 1.3.1.7 Chaîne de valeur de la partie 1.3 Stratégie).
L’identification des IRO a été coordonnée par, et sous la responsabilité conjointe de la direction des Risques ESG et de la direction de l’Impact du Groupe BPCE. Les équipes Achats, Affaires publiques, Banque de proximité et Assurance, Conformité, Finance, Ressources humaines, Risques et Sécurité du Groupe BPCE, de Natixis et de BPCE Assurances ont contribué à formaliser ces IRO et à les évaluer. Ces travaux collaboratifs permettent d’évaluer les IRO de chaque périmètre et d’apprécier l’impact des IRO spécifiques à un modèle d’affaires sur le périmètre groupe.
Les IRO matériels spécifiques aux modèles d’affaires de Natixis et de BPCE Assurances ont également été cotés au niveau groupe.
L’identification, l’évaluation et la gestion des opportunités ESG sont intégrées dans le processus global du Groupe BPCE à travers l’élaboration et l’exécution du projet stratégique VISION 2030.
Le Groupe BPCE a mis en place un processus d’identification et d’évaluation de la matérialité des risques ESG visant à structurer la compréhension des risques auxquels il est exposé à court, moyen et long terme et à identifier les axes prioritaires de renforcement du dispositif de maîtrise des risques.
Ce processus est coordonné par le département Risques ESG, sous la supervision du comité des Risques ESG et du conseil de surveillance du Groupe BPCE. Il fait l’objet d’une revue annuelle permettant d’actualiser les portefeuilles du Groupe BPCE, les connaissances scientifiques et les méthodologies sous-jacentes.
- Constitution du référentiel des risques ;
- Documentation des canaux de transmission des risques ESG vers les autres catégories de risque ;
- Évaluation de la matérialité des risques ESG au regard des autres catégories de risque ;
- Alimentation des exercices transverses de gestion des risques (dispositif d’appétit aux risques, ICAAP, ILAAP).
Le Groupe BPCE a mis en place un référentiel des risques environnementaux, permettant de définir les aléas couverts. Ce référentiel s’appuie sur les connaissances scientifiques actuelles et les textes réglementaires de référence (ex. taxonomie européenne) et vise une représentation la plus exhaustive possible des aléas.
Les risques climatiques et environnementaux intégrés dans le référentiel des risques définis actuellement par le groupe sont présentés ci-après :
Les risques ESG constituent des facteurs de risque sous-jacents aux autres catégories de risque auxquelles le Groupe BPCE est exposé, soient les risques de crédit et de contrepartie, les risques de marché et de valorisation, les risques d’assurance, les risques structurels de bilan, les risques stratégiques et d’activité et les risques non-financiers (risques opérationnels, risques de réputation, risques de non-conformité, risques d’assurance, etc.), tels qu’identifiés dans la taxonomie des risques du Groupe BPCE.
Ces canaux de transmission passent par les impacts des aléas climatiques sur les activités et les modèles d’affaires, qui se traduisent dans les variables financières à l’échelle macroéconomique ou microéconomique et in fine modifient l’exposition aux risques du Groupe BPCE. Ils peuvent se matérialiser de manière directe, en lien avec les activités propres au Groupe BPCE, ou indirecte, par le biais des contreparties auxquelles le Groupe BPCE est exposé dans le cadre de ses activités de financement ou d’investissement. Ils sont présentés de manière synthétique dans le schéma.
La démarche d’identification des impacts relatifs aux enjeux environnementaux, hors climat, au niveau du Groupe BPCE a été menée sur l’ensemble de la chaîne de la valeur. En effet, des impacts sont identifiés sur les opérations propres et sur les opérations de financement et de gestion d’actifs. La cotation de l’ampleur de ces impacts a été menée grâce aux ressources présentées dans la section 1.5.1.2.2 Cotation. Concernant les risques, la cotation a été réalisée en s’appuyant notamment sur une analyse sectorielle des expositions du Groupe BPCE dans le cadre de l’évaluation de l’ampleur. Par ailleurs, le groupe n’a pas mené de consultations spécifiques directes auprès de potentielles communautés affectées.
Le processus d’identification et d’évaluation des risques environnementaux, hors climat, s’inscrit dans le même dispositif d’évaluation de la matérialité que les risques environnementaux climatiques mis en place par le Groupe BPCE.
Concernant les opportunités, le processus d’identification et d’évaluation a été mené à dire d’experts en tenant compte des évolutions économiques liées aux enjeux environnementaux, hors climat, et des perspectives du Groupe BPCE pour adapter ses modèles d’affaires de banquier, assureur et investisseur.
Après cette première étape d’identification, parmi l’ensemble des IRO identifiés comme pertinents, la cotation des impacts, risques et opportunités conduit à désigner ceux qui sont matériels du point de vue de l’impact ou du point de vue financier, et qui sont exposés dans le présent rapport de durabilité.
Les ESRS imposent les critères de mesure de la matérialité des IRO. Ces critères peuvent être différents selon qu’il s’agit d’un impact (négatif ou positif), d’un risque ou d’une opportunité. Les échelles de cotation ne sont pas prescrites par les ESRS. Elles ont été définies par et pour le Groupe BPCE. Chaque critère de cotation a été évalué sur une échelle de 1 à 4.
Chaque impact, risque et opportunité a fait l’objet d’une cotation, sur la base des critères et échelles décrits ci-après.
La cotation des impacts est réalisée par les contributeurs identifiés pour chaque thème et la revue est réalisée de manière transverse par la direction de l’Impact.
- Pour la cotation des impacts climatiques via les financements et les investissements, le groupe s’est appuyé sur le montant d’émissions GES 2024 et sur les expositions EnR du groupe afin d’évaluer l’ampleur (E1) ;
- Pour la cotation des impacts Nature (couvrant les ESRS E2 à E5) via les financements et les investissements, en 2025, la cotation de ces impacts s’est appuyée sur des analyses quantitatives menées en utilisant les bases de données ENCORE et MSCI et a été complétée par une analyse à dire d’experts. Ces travaux ont permis de quantifier l’ampleur de l’impact du groupe sur la nature en faisant le lien entre les secteurs d’activité dans lesquels opèrent les entreprises que le groupe finance et l’intensité de la pression exercée par chaque secteur sur les milieux. Ces analyses couvrent les expositions relatives aux entreprises non financières sur le périmètre FINREP (Banques Populaires, Caisses d’Epargne et Natixis CIB) complétées par des analyses similaires réalisées sur le périmètre de BPCE Assurances (avec ENCORE) et Natixis (avec MSCI) ;
- Pour la cotation des impacts négatifs concernant ESRS S2, le groupe s’est appuyé sur une analyse géographique de ses expositions (UE et hors UE) ainsi que sur une analyse sectorielle de ses expositions (secteurs sensibles selon l’OCDE) ;
- Pour évaluer un impact positif relatif à ESRS S3, le Groupe BPCE s’est appuyé sur une étude externe qui analyse les effets sociaux et économiques des achats effectués en 2024 auprès de ses fournisseurs français ;
- Pour la cotation d’un impact positif concernant ESRS G1, le groupe s’est appuyé sur un questionnaire adressé à ses fournisseurs afin de mesurer leur niveau de satisfaction quant aux délais de paiement.
La cotation des risques est réalisée par les contributeurs identifiés pour chaque sujet et revue de manière transverse par le département Risques ESG. En 2025, la méthodologie de cotation des risques pour l’analyse de double matérialité a évolué par rapport à 2024. La cotation des risques s’effectue en cohérence avec les exercices d’évaluation de la matérialité des risques réalisés au sein du Groupe BPCE, en particulier dans le cadre du dispositif d’appétit aux risques du Groupe BPCE. Elle s’appuie notamment sur :
- L’analyse de matérialité des risques climatiques et environnementaux (ESRS E1 à E5) ;
- La cartographie des risques ressources humaines (ESRS S1) ;
- Le suivi des événements médiatiques touchant le Groupe BPCE (ESRS E1 à E5, S1 à S4 et G1 – IRO en lien avec les risques de réputation et juridique) ;
- Le dispositif d’évaluation des risques de conformité (ESRS G1).
Ces travaux de référence sont complétés à dire d’experts dans le cadre de l’évaluation de double matérialité afin de qualifier spécifiquement les risques retenus (selon les échelles de probabilité et d’ampleur définies précédemment).
En s’appuyant sur les canaux de transmission identifiés, le Groupe BPCE évalue la matérialité des risques climatiques et environnementaux en regard des principales catégories de risque auxquelles il est exposé. Cette évaluation distingue les risques physiques et les risques de transition. Elle est effectuée selon trois horizons de temps : court-terme (1 à 3 ans, horizon de planification financière), moyen terme (horizon de planification stratégique, 3 à 7 ans) et long terme (~2050).
Cette évaluation s’appuie sur des indicateurs quantitatifs ou qualitatifs, permettant d’apprécier les expositions aux risques du point de vue sectoriel et géographique, lorsque ceux-ci sont disponibles, ainsi que sur des appréciations à dire d’experts. Les experts internes mobilisés dans le cadre de ces évaluations regroupent le département des Risques ESG, les autres filières de la direction des Risques, ainsi que des représentants des autres directions (Impact, Conformité, Juridique) et des pôles métiers concernés.
En 2025, l’analyse de matérialité a été réalisée à l’échelle du Groupe BPCE en couvrant de manière combinée les risques climatiques et environnementaux. Elle a également été déclinée au niveau des principales entités opérationnelles en suivant des hypothèses et un cadre d’analyse commun.
Les travaux d’identification des risques ESG et d’évaluation de leur matérialité alimentent les principales composantes du dispositif d’appétit aux risques du Groupe BPCE dans le cadre du processus de revue annuelle de ce dispositif.
La cartographie faîtière des risques du Groupe BPCE intègre une catégorie « Risque d’écosystème » qui regroupe les risques environnementaux, en distinguant les risques physiques et les risques de transition, les risques sociaux et les risques de gouvernance.
L’évaluation de matérialité de ces catégories de risques dans le cadre du dispositif d’appétit aux risques est définie en croisant la matérialité des principales catégories de risques auxquelles est exposé le Groupe BPCE (évaluée dans le cadre du processus annuel de définition de l’appétit aux risques) et la matérialité des risques climatiques et environnementaux en regard de ces catégories de risques. Pour les risques sociaux et de gouvernance, l’évaluation est réalisée à dire d’expert dans le cadre du processus de définition de l’appétit aux risques uniquement.
Ces évaluations permettent de hiérarchiser les enjeux liés à chaque catégorie de risque, dont ceux liés aux risques ESG. En 2025, la matérialité des risques environnementaux physiques et de transition a été évaluée au niveau 1 sur 3 (« significatif ») pour le Groupe BPCE tandis que la matérialité des risques sociaux et de gouvernance a été évaluée à un niveau de 0 sur 3 (« faible »).
Dans le cadre des processus de planification et de pilotage stratégique de ses métiers et de gestion des risques, le Groupe BPCE s’appuie sur des scénarios climatiques lui permettant d’apprécier les enjeux associés aux risques climatiques à court, moyen et long terme.
Ces scénarios sont issus d’institutions de référence en matière de recherche scientifique sur le climat, tels que le Groupement d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le Network for Greening the Financial System (NGFS) ou l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
Le choix des scénarios retenus par le groupe repose sur des travaux pluridisciplinaires entre les principales directions impliquées dans la planification stratégique et la gestion des risques. Ils font l’objet d’une validation au niveau direction générale dans les instances encadrant les différents exercices mobilisant ces scenarios.
Le Groupe BPCE s’appuie essentiellement sur les scénarios SSP2-4.5 (scénario du GIEC) et Nationally Determined Contributions (scénario du NGFS) pour définir une tendance médiane à des fins de surveillance des risques.
Pour ses besoins d’évaluation des risques dans un contexte dégradé, dans les exercices de test de résistance par exemple, le Groupe BPCE s’appuie également sur des scénarios alternatifs plus extrêmes : scénario SSP5-8.5 (scénario du GIEC) sur le risque physique et scénarios Net Zero 2050 et Delayed Transition (scénarios du GIEC) sur le risque de transition.
Afin de renforcer ses capacités d’évaluation des risques ESG, le Groupe BPCE s’est doté de méthodologies spécifiques permettant d’appréhender les risques ESG associés à ses portefeuilles d’exposition de manière systématique et cohérente. Ces méthodologies s’appuient sur les expertises internes et externes, et reflètent l’état des connaissances scientifiques, les technologies et le contexte réglementaire actuel, ainsi que les pratiques de Place. Elles sont régulièrement revues, complétées et enrichies dans le but d’améliorer progressivement la finesse d’évaluation des risques ESG et de tenir compte des évolutions du contexte.
Les méthodologies d’évaluation des risques physiques et de transition déployées par le Groupe BPCE s’appuient sur des données quantitatives complétées par des analyses qualitatives le cas échéant. Elles sont décrites dans les paragraphes ci-dessous.
Afin de renforcer la finesse et la robustesse de ses évaluations du risque physique associé aux encours de financement des professionnels et des entreprises, le Groupe BPCE a développé courant 2024 une méthodologie d’analyse de la vulnérabilité des encours aux risques physiques.
Cette méthodologie interne permet de prendre en compte la vulnérabilité intrinsèque d’un secteur aux aléas de risque physique et l’exposition d’une zone géographique donnée à ces mêmes aléas. Elle est actuellement déclinée à une maille sectorielle fine (NACE2) et à une maille géographique nationale ou régionale pour les pays sur lesquels le Groupe BPCE a une concentration particulière d’encours (France, États-Unis). Six aléas de risque climatique physique sont actuellement couverts, parmi les plus représentatifs pour le Groupe BPCE, et peuvent faire l’objet de simulation sous différents scénarios et horizons temporels.
Compte tenu de son exposition forte sur les crédits immobiliers aux particuliers, le Groupe BPCE s’est doté d’un outil de simulation des risques physiques sur les actifs financés. Cet outil prend en compte les coordonnées exactes de l’actif pour évaluer son exposition au risque et certaines caractéristiques permettant d’estimer sa vulnérabilité pour déterminer les dommages estimés sous différents scénarios et horizons temporels. À date, cet outil couvre le territoire de la France hexagonale et de la Corse et permet d’évaluer l’exposition aux deux principaux risques physiques pour ce portefeuille (sécheresse – Retrait Gonflement des sols Argileux et inondations).
Afin de renforcer la finesse et la robustesse de ses évaluations du risque de transition associé aux encours de financement des professionnels et des entreprises, le Groupe BPCE a développé courant 2024 une méthodologie d’analyse granulaire de la sensibilité des différents secteurs économiques à ce risque.
Cette méthodologie interne permet d’attribuer un score sectoriel reflétant le risque de transition associé à un secteur économique donné, en prenant en compte les émissions de carbone et les principaux impacts environnementaux des entreprises du secteur. Elle a été développée en cohérence avec la méthodologie Green Weighting Factor (décrite ci-dessous) qui s’applique au niveau de l’entreprise ou du projet financé. Compte tenu de la part prépondérante des entreprises françaises dans le portefeuille d’expositions du Groupe BPCE (hors Natixis), cette méthodologie est centrée sur les paramètres correspondant à l’économie française.
Pour l’évaluation du risque de transition sur son portefeuille crédit habitat, le Groupe BPCE s’appuie sur le Diagnostic de performance énergétique (DPE) des biens immobiliers financés. Le DPE des biens financés en France hexagonale est collecté de manière systématique et permet de capter à la fois un risque sur la capacité de remboursement du crédit en cas d’augmentation des dépenses énergétiques ou de charges liées au financement de travaux d’amélioration de la performance énergétique, mais également le risque de perte de valeur du bien du fait d’un DPE dégradé, le rendant potentiellement impropre à une utilisation dans le cadre locatif compte tenu de la réglementation en vigueur.
Le Groupe BPCE utilise notamment la méthodologie Green Weighting Factor (GWF), développée par Natixis CIB, dans l’évaluation du risque de transition lié aux contreparties et aux projets financés.
Le GWF permet, sur une échelle de notation composée de sept couleurs allant de brun foncé à vert foncé, d’évaluer l’impact climatique des transactions tout en prenant en compte le risque des externalités environnementales non climatiques les plus matérielles (eau, déchets, biodiversité, pollution). Sur le périmètre de Natixis CIB, cette évaluation est faite de manière granulaire pour chacune des expositions de financement au bilan pour tous les produits bancaires (prêts, garanties, cautions, crédits documentaires) quelle que soit leur maturité, dans toutes les géographies et pour tous les secteurs d’activité, à l’exception du secteur financier et administration. La méthodologie du GWF est par ailleurs adaptée selon qu’il s’agisse d’un financement Corporate ou dédié.
- les enjeux de décarbonation induite (CO2e scopes 1, 2 et 3),
- la contribution à la transition par certains clients ou projets actifs avec la notion d’émissions évitées,
- l’exposition aux risques environnementaux non climatiques les plus matériels,
- une vision prospective de la performance des clients permettant d’évaluer leur potentiel de transition,
- un ensemble de nouveaux indicateurs utiles à des fins de pilotage de la stratégie de décarbonation de la banque de grande clientèle et de reporting réglementaire,
- les besoins des clients investisseurs en matière de reporting extra-financier.
Chaque impact, risque et opportunité a fait l’objet d’une cotation, sur la base des critères et échelles décrites ci-dessus.
- Impacts positifs : lorsque l’impact est positif, le caractère irrémédiable n’est pas évalué et n’est donc pas pris en compte pour le calcul ;
- Impacts réels et potentiels : la probabilité d’occurrence est calculée lorsque l’impact est potentiel. Dans la quasi-totalité des impacts identifiés par le Groupe BPCE, les impacts se sont réalisés au cours de l’exercice écoulé mais ne sont pas systématiquement au niveau majorant (évalué à un niveau 4) ;
- Cotation finale : la note finale de l’impact est située dans une fourchette allant de 1 à 16, avec 16 comme note maximale. Pour ramener la note finale de l’impact au même niveau de l’échelle de cotation des critères, soit à 4, la note finale de l’impact est ensuite divisée par 4. Elle est alors appelée cotation finale.
La cotation des risques s’apprécie selon le couple formé par les deux axes évalués de 1 à 4 (probabilité, ampleur). En cohérence avec l’approche retenue dans le cadre du dispositif d’appétit aux risques, la cotation finale des risques s’effectue sur une échelle de 0 à 3 selon la matrice ci-dessous définie selon le couple (probabilité, ampleur). Ainsi, à chaque combinaison de note (exemple : probabilité = 1 = rare, ampleur = 2 = significatif) est associé un résultat de 0 à 3 dans la matrice (pour l’exemple cité précédemment, le résultat = 0 = non matériel). L’ensemble des combinaisons possibles est détaillé dans la matrice partie 1.5.1.2.5 Détermination des seuils de matérialité – Seuil de matérialité pour les risques.
- Cotation finale : La note finale de l’opportunité est située dans une fourchette allant de 1 à 16, avec 16 comme note maximale. Pour ramener la note finale de l’opportunité au même niveau que l’échelle de cotation des critères, soit à 4, la note finale de l’opportunité est ensuite divisée par 4. Elle est alors appelée cotation finale.
Un impact ou opportunité est matériel lorsque le niveau de cotation est
supérieur ou égal à 3, correspondant à un niveau élevé ou très élevé:En 2025, le seuil de matérialité des risques a été modifié afin de s’aligner avec le dispositif d’appétit au risque du groupe.
Dans l’analyse de double matérialité, tout risque ayant une note de 1, 2 ou 3 dans la matrice (présentée ci-dessous) est considéré comme matériel.
Norme ESRS
Sous-thème
Matérialité
financièreMatérialité
d’impactE1 : Changement climatique Atténuation du changement climatique - empreinte propre Atténuation et adaptation au changement climatique - financements et investissements S1 : Personnel de l’entreprise Attractivité, fidélisation et engagement des collaborateurs Conditions de travail Égalité de traitement et égalité des chances S3 : Communautés affectées Droits économiques, sociaux et culturels des communautés S4 : Clients et utilisateurs finaux Impacts liés aux informations des consommateurs et des utilisateurs finaux Inclusion financière et accessibilité de l’offre G1 : Conduite des affaires Éthique et culture d’entreprise Gestion des relations avec les fournisseurs, y compris les pratiques en matière de paiement Entre 2024 et 2025, l’ESRS S2 (Travailleurs de la chaîne de valeur) est devenu non matériel pour le groupe : compte tenu de son activité fortement ancrée dans les territoires et de sa chaîne de valeur, les impacts portent surtout sur les conditions de travail plutôt que sur les droits humains. Cette compréhension a conduit les experts métier à réévaluer la probabilité de ces impacts à la baisse pour le groupe.
Pour l’exercice 2025, comme évoqué dans la partie identification des IRO, le Groupe BPCE a regroupé, lorsque cela était pertinent, les IRO identifiés en 2024 qui concernaient les mêmes sous-thèmes ou sous-sous-thèmes, afin d’éviter de potentielles redondances.
Bien que la consultation des parties prenantes ne soit pas obligatoire dans le cadre de l’exercice de double matérialité, le Groupe BPCE a jugé important de prendre connaissance de l’avis de certaines de ses parties prenantes de façon spécifique en complément des dispositifs d’écoute permanente existants. Les dispositifs d’analyse ad hoc déployés en 2025 concernent les réponses aux questionnaires NPS (Net Promoter Score) destinés aux clients et les questionnaires à l’intention des fournisseurs du groupe.
- La direction de l’Impact a établi pour le compte du groupe la méthodologie de cotation des impacts et opportunités.
- La direction des Risques ESG a établi pour le compte du groupe la méthodologie de cotation des risques.
La direction de l’Impact et la direction des Risques ESG ont coordonné et supervisé le chantier de cotation des IRO pour le compte du groupe.
La direction de l’Impact et la direction des Risques ESG du Groupe BPCE ont proposé les modalités de la démarche méthodologique relative à la cotation des IRO dans le cadre du « Projet CSRD ».
Plusieurs directions fonctionnelles ont été sollicitées dans le cadre de la cotation des IRO. Il s’agit notamment de :
- La direction des Achats ;
- La direction de la Banque de proximité et Assurance ;
- La direction de la Conformité ;
- La direction de l’Impact ;
- La direction Juridique ;
- La direction des Ressources humaines ;
- La direction des Risques ESG ;
- La direction des Risques opérationnels ;
- La direction Technologies & Opérations.
Des ateliers de travail ont été tenus avec les métiers des différentes entités (Groupe BPCE, Natixis, BPCE Assurances) pour échanger sur les options structurantes de la cotation des IRO et co-construire une démarche commune. Dans ce cadre, un mode opératoire groupe leur a été adressé.
La validation des IRO est d’abord réalisée à travers des ateliers de travail réunissant notamment les représentants des métiers concernés par chaque thème, sous-thème, puis par le directoire et enfin le comité coopératif RSE.
En 2025, un dispositif de contrôle interne a été déployé pour l’analyse de double matérialité. Ce dispositif s’appuie sur la réalisation d’un certain nombre de contrôles de 1er niveau et notamment :
- Des contrôles hiérarchiques : chaque contributeur métier doit s’assurer que toutes les informations attendues dans le fichier de cotation des IRO sont correctement complétées et doit faire valider la liste des IRO pertinents et matériels auprès de son responsable hiérarchique.
- Une analyse des évolutions entre les exercices : chaque contributeur métier doit justifier l’évolution des IRO entre N-1 et N, en mettant en évidence : les nouveaux IRO (entrées), les IRO considérés non pertinents/matériels en N (sorties) et justifier ces évolutions.
Par ailleurs, des contrôles de second niveau sont réalisés sur la DMA conformément à la démarche mise en œuvre dans le cadre de la revue indépendante du rapport de durabilité (se référer à la section GOV-5 Gestion des risques et contrôles internes de l’information en matière de durabilité).
Le rapport de durabilité est établi à une fréquence annuelle. Si le Groupe BPCE conclut, sur la base d’éléments probants, que les résultats de l’exercice de double matérialité relatif à l’année précédente sont toujours pertinents à la date de reporting, il pourra utiliser les conclusions obtenues précédemment dans le cadre de la préparation du rapport de durabilité.
Le Groupe BPCE vérifie chaque année les éléments qui peuvent déclencher une révision de la liste des IRO matériels, par exemple, une opération importante de fusion-acquisition conduisant à une nouvelle activité, une entrée dans un nouveau secteur ou un changement significatif dans les opérations, un événement mondial (pandémie, catastrophe naturelle…), une évolution des preuves scientifiques qui pourraient affecter les critères de gravité.
Environnement
Changement climatique (ESRS E1)
Sous-sous-thème Type d’IRO Libellé IRO Chaîne
de valeurHorizon
temporelAtténuation et adaptation au changement climatique Atténuation du changement climatique - empreinte propre Impact négatif Impact négatif sur le climat dû aux émissions de gaz à effet de serre des opérations propres du groupe Opérations propres Long terme Atténuation et adaptation au changement climatique - financements et investissements Impact négatif Impact négatif sur le climat dû aux financements et aux investissements du groupe dans des secteurs émetteurs de gaz à effet de serre Aval Invariable Opportunité Opportunités commerciales liées aux solutions de financements, d’assurance, d’offre et de services d’accompagnement clients dans leur transition et adaptation au changement climatique ainsi qu’aux produits d’épargne durable investis dans les entreprises permettant de soutenir leur transition Aval Long terme Risque physique Risque de pertes financières découlant d’un risque de crédit ou de marché liées à des opérations de financement ou d’investissement dans des contreparties, activités ou projets sensibles à des facteurs de risques climatiques physiques Aval Long terme Risque de transition Risque de pertes financières découlant d’un risque de crédit ou de marché liées à des opérations de financement ou d’investissement dans des contreparties, activités ou projets sensibles à des facteurs de risque climatique de transition Aval Moyen terme Risque de transition Risque de pertes financières découlant d’un risque de réputation ou d’un risque juridique/de sanction liées à des opérations de financement ou d’investissement dans des contreparties, activités ou projets à forte intensité d’émissions de gaz à effet de serre Aval Court terme Risque de transition Risque de pertes financières découlant d’un risque de revenu lié à l’occurrence d’une évolution du mix sectoriel du portefeuille de financement et d’un accroissement de la concurrence, et à un risque de taux provenant de l’évolution générale des taux et de l’inflation en cas d’accélération de la transition Aval Moyen terme Impact positif Impact positif sur le déploiement des énergies renouvelables grâce aux financements/investissements Aval Long terme Social
Effectifs (ESRS S1)
Sous-sous-thème Type d’IRO Libellé IRO Chaîne
de valeurHorizon
temporelAttractivité, fidélisation et engagement des collaborateurs (IRO spécifiques au Groupe BPCE) Écoute et engagement des collaborateurs Risque Risque financier d’éloignement des attentes des collaborateurs dû à l’absence et/ou l’insuffisance de dispositifs d’écoute et de plans d’action visant à renforcer leur engagement Opérations propres Invariable Intégration des nouveaux entrants et fidélisation des collaborateurs Impact positif Impact positif de l’expérience collaborateur contribuant à un environnement accueillant pour les employés du groupe (préboarding, onboarding, parcours d’intégration et parcours de formation individualisé) Opérations propres Invariable Stratégie de recrutement et marque employeur Opportunité Opportunité financière pour le groupe de renforcer son image de marque employeur et son attractivité sur le marché de l’emploi avec une stratégie de recrutement digitale et inclusive Opérations propres Moyen terme Conditions de travail Dialogue social Impact positif Impact positif sur l’engagement et la performance des collaborateurs via un dialogue social soutenu et constructif au niveau groupe, branches et entreprises (réunions régulières des RIP et conclusion d’accords collectifs) Opérations propres Invariable Protection de la vie privée Risque Risques de pertes financières découlant d’un risque juridique et/ou de réputation en cas de défaillance des mesures de protection des données personnelles des collaborateurs Opérations propres Invariable Qualité de vie au travail et prévention des risques et sécurité au travail Risque Risques financiers découlant d’un risque opérationnel lié au turnover, à l’absentéisme et à un désengagement des collaborateurs (coûts de recrutement et de formation, baisse de la performance, perte de talent) Opérations propres Invariable Risque Risques financiers découlant d’un risque opérationnel pour le groupe en cas de mise en danger de la santé et de la sécurité des collaborateurs Opérations propres Invariable Impact positif Impact positif sur la qualité de vie au travail des collaborateurs de conditions de travail et d’un environnement de travail sécurisés et adaptés au bien-être des collaborateurs (temps de travail, télétravail, aménagement des locaux, équilibre des temps de vie professionnelle/personnelles, etc.) Opérations propres Invariable Rémunération et protection sociale décentes Impact positif Impact positif pour les collaborateurs d’une rémunération claire, bien comprise par les employés, équitable, dépassant les minima légaux et une protection solide dépassant les obligations légales Opérations propres Invariable Égalité de traitement et des chances Formation et développement des compétences Impact positif Impact positif sur les collaborateurs grâce à un dispositif de gestion des compétences, de gestion des carrières et de mobilités professionnelles Opérations propres Invariable Opportunité Opportunité financière pour le groupe de favoriser le développement des compétences en interne et de capitaliser sur les expertises et les sachants afin de renforcer l’engagement des collaborateurs (réduction du taux de turnover, réduction du risque opérationnel...) Opérations propres Invariable Diversité & inclusion (mixité, handicap, discrimination & harcèlement) Impact positif Impact positif concernant la diversité, l’inclusion, l’égalité professionnelle et l’accompagnement des personnes handicapées Opérations propres Invariable Communautés affectées (ESRS S3)
Sous-sous-thème Type d’IRO Libellé IRO Chaîne
de valeurHorizon
temporelDroits économiques, sociaux et culturels des communautés (IRO spécifiques au Groupe BPCE) Financer l’économie et les acteurs du territoire Impact positif Impact positif sur les communautés via les financements/ investissements dans des projets répondant aux besoins sociétaux et à l’accessibilité aux équipements (éducation, santé, sport…) Aval Invariable Impact positif Impact positif sur le développement économique local et l’attractivité régionale en créant des emplois, soutenant les entreprises du territoire, les collectivités et bailleurs sociaux et en favorisant la croissance économique, y compris amélioration des conditions de vie des parties prenantes impactées par les politiques d’ancrage territorial du groupe Aval Invariable Clients et utilisateurs finaux (ESRS S4)
Sous-sous-thème Type d’IRO Libellé IRO Chaîne
de valeurHorizon
temporelImpacts liés aux informations des consommateurs et des utilisateurs finaux Protection de la vie privée Risque Risque de pertes financières découlant d’un risque juridique et/ou de réputation en cas de défaillance dans la mise en œuvre des mesures de protection des données personnelles des clients Aval Moyen terme Inclusion financière et accessibilité de l’offre Accès aux produits Opportunité Opportunité financière liée au développement de nouveaux Aval Long terme et services et pratiques de commercialisation responsable produits et services innovants ouvrant de nouveaux marchés et segments de clients Impact positif Impact positif sur les clients en proposant des produits et services adaptés aux besoins de l’ensemble des clients et acteurs économiques, y compris ceux en situation de fragilité financière et en assurant une couverture géographique globale et des solutions numériques adaptées Aval Invariable Non-discrimination Impact négatif Impact négatif potentiel sur les clients en cas de défaillance du Groupe BPCE dans l’application des mesures visant à lutter contre la discrimination (choix des clients, accès au financement ou services essentiels) Aval Invariable Gouvernance
Conduite des affaires (ESRS G1)
Sous sous-thème Type d’IRO Libellé IRO Chaîne
de valeurHorizon
temporelÉthique et culture d’entreprise Lutte contre la corruption et les versements de pots-de-vin Risque Risque de pertes financières découlant d’un risque de réputation ou d’un risque juridique/de sanction liés à une défaillance dans la mise en œuvre des obligations en matière de lutte contre la corruption Opérations propres Invariable Lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme et respect des mesures de sanctions (nationales, européennes ou internationales), des embargos et gels des avoirs Risque (spécifique au Groupe BPCE) Risque de pertes financières découlant d’un risque juridique/ de sanction liés à une défaillance dans la mise en œuvre des obligations en matière de lutte conr le blanchiment d’argent et financement du terrorisme et plus largement de prévention et de détection des comportements financiers délictueux des clients, et en matière de mise en œuvre des sanctions (embargos, sanctions sectorielles, gels d’avoirs) Opérations propres Invariable Gestion des relations avec les fournisseurs, y compris les pratiques en matière de paiement Gestion des relations avec les fournisseurs, y compris les pratiques en matière de paiement Impact positif Impact positif sur les fournisseurs via des politiques d’engagement du groupe en matière d’achats responsables notamment sur la gestion des délais de paiement Amont Invariable 1.5.3 (SBM-3) Impacts, risques et opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique
Les impacts, risques et opportunités (IRO) matériels ressortant de l’analyse de double matérialité sont listés dans la section 1.5.1 (IRO-1) Gestion des impacts, risques et opportunités. Cette description permet d’identifier où dans son modèle économique, ses activités propres ou sa chaîne de valeur ces IRO matériels sont concentrés.
Le modèle d’affaires, la chaîne de valeur et l’intégration des enjeux de durabilité dans la stratégie du Groupe BPCE sont détaillés dans la section 1.3.1.2 Objectifs en matière de durabilité.
Les interactions entre ces impacts, risques et opportunités matériels, le modèle d’affaires du groupe et la stratégie du groupe, incarnée par le projet stratégique VISION 2030, ainsi que la manière dont les impacts matériels positifs ou négatifs influent sur la société (clients, acteurs du territoire ou collaborateurs) ou l’environnement sont présentées au sein de chaque ESRS thématique.
Les effets financiers actuels des risques matériels sont reconnus dans les comptes du Groupe BPCE sous forme de dépréciations au titre des effets des risques physiques et de transition sur le risque de crédit. Ces dépréciations ont été définies par les établissements selon les spécificités propres à leur portefeuille d’expositions crédit, du point de vue géographique et sectoriel, lorsque le risque a été localement évalué comme matériel. Des pertes de crédit attendues sur les risques climatiques ont également été constituées. Ces provisions viennent en anticipation de pertes directes, par secteur ou par zone géographique, causées par les phénomènes climatiques extrêmes ou chroniques entraînant un risque accru de défaut à la suite d’une cessation ou diminution de l’activité. Les risques de transition peuvent également être pris en compte dans ces pertes de crédit attendues. Les modalités de détermination de ces dépréciations sont détaillées dans les comptes consolidés du Groupe BPCE : note 2.3 Recours à des estimations et jugements et note 7.1.2. Variation des valeurs brutes comptables et des pertes de crédit attendues des actifs financiers et des engagements.
En ce qui concerne le risque climatique, le Groupe BPCE analyse la résilience de son modèle économique sur ses trois activités (financement, assurance, gestion d’actifs) au travers de stress tests climatiques au sein des processus d’autoévaluation de l’adéquation de ses fonds propres (ICAAP) et de sa liquidité (ILAAP) au regard des risques auxquels il peut être confronté. Cette analyse est présentée au sein du chapitre E1 - Changement climatique dans la section 2.2.6.2 (ESRS 2 SBM-3) Résilience de la stratégie et du modèle économique.
Afin de favoriser les investissements durables, le règlement UE 2020/852 du 18 juin 2020 (règlement Taxonomie) a établi un système de classification commun à l’Union européenne permettant d’identifier les activités économiques considérées comme durables sur le plan environnemental.
Le règlement Taxonomie (Article 8) comporte, pour les entreprises assujetties à la directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive publiée le 16 décembre 2022), une obligation d’information, déclinée dans le rapport de durabilité, sur la manière et la mesure dans laquelle les activités de l’entreprise sont associées à des activités économiques pouvant être considérées comme durables sur le plan environnemental.
Une activité est considérée comme « éligible » à la Taxonomie si elle est incluse dans la liste évolutive de la Commission européenne. Il s’agit d’activités susceptibles d’apporter une contribution substantielle à au moins l’un des six objectifs environnementaux suivants :
- L’atténuation du changement climatique ;
- L’adaptation au changement climatique ;
- L’utilisation durable et la protection des ressources aquatiques et marines ;
- La transition vers une économie circulaire ;
- La prévention et la réduction de la pollution ;
- La protection et la restauration de la biodiversité et des écosystèmes.
Pour être effectivement considérée comme durable sur le plan environnemental, une activité éligible doit être « alignée » sur la Taxonomie, c’est-à-dire qu’elle doit respecter les trois conditions cumulatives suivantes :
- Démontrer sa contribution substantielle à l’un des six objectifs environnementaux conformément aux critères d’examen techniques définis dans les actes délégués ;
- Démontrer qu’elle ne cause pas de préjudice important à aucun des autres objectifs environnementaux (Do Not Significant Harm ou DNSH) conformément aux critères d’examen techniques définis dans les actes délégués ;
- Être exercée dans le respect des garanties minimales sociales prévues dans le règlement (i.e. dans le respect des droits sociaux garantis par le droit international).
Les critères techniques à respecter pour documenter le caractère durable sur le plan environnemental d’une activité sont fixés dans un premier temps par le cadre réglementaire Taxonomie verte (UE) 2020/852 puis modifié au moyen d’actes délégués :
- Le règlement délégué sur le Climat du 4 juin 2021 (2021/2139), comprenant les critères d’examen technique pour les activités économiques qui contribuent de manière substantielle aux deux premiers objectifs environnementaux : l’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ses effets. Il s’applique depuis le 1er janvier 2022.
Celui-ci a été amendé une première fois le 9 mars 2022, par le règlement délégué 2022/1214 incluant, dans des conditions strictes, des activités spécifiques liées à l’énergie nucléaire et au gaz sur la liste des activités économiques couvertes par la taxonomie de l’Union. Il s’applique depuis le 1er janvier 2023.
Un second amendement a été publié le 27 juin 2023 (règlement délégué 2023/2485) complétant les critères d’examen technique pour certaines activités qui n’étaient initialement pas recensées comme éligibles (notamment, fabrication d’équipements essentiels destinés aux transports bas-carbone ou à du matériel électrique). Il est en vigueur depuis le 1er janvier 2024 :
- Le règlement délégué Environnement du 27 juin 2023 (2023/2486) fixe les critères d’examen technique des activités économiques considérées comme apportant une contribution substantielle à un ou plusieurs des quatre autres objectifs environnementaux (autres que climatiques) : l’utilisation durable et la protection des ressources aquatiques et marines, la transition vers une économie circulaire, la prévention et réduction de la pollution, la protection et restauration de la biodiversité et des écosystèmes. Il entre en vigueur à partir du 1er janvier 2024.
Le contenu des indicateurs de durabilité (Indicateurs Clés de Performance ou ICP) et les informations devant être publiées par les entreprises non financières et financières (gestionnaires d’actifs, établissements de crédit, entreprises d’investissement et entreprises d’assurance et de réassurance) soumises à ces obligations de transparence, sont précisés, pour chacun de ces acteurs économiques, dans le règlement délégué article 8 du 6 juillet 2021 (2021/2178). Le format des tableaux publiables relève du règlement délégué Environnement 2023/2486.
Des informations complémentaires sont requises pour les entreprises qui exercent, financent ou sont exposées aux activités spécifiques liées à l’énergie nucléaire et au gaz fossile (règlement délégué 2022/1214).
Par ailleurs, les communications de la Commission européenne parues au journal officiel du 20 octobre 2023 visent à interpréter certaines dispositions relatives à la mise en œuvre de l’Article 8 du règlement Taxonomie (C/2023/305) et de l’acte délégué relatif au volet climatique de la taxonomie (C/2023/267).
Le 21 décembre 2023, la Commission a publié une communication sur l’interprétation et la mise en œuvre de l’Article 8 Taxonomie qui vient préciser les informations à fournir. Elle a été publiée au journal officiel de l’Union européenne le 8 novembre 2024 sous la référence C/2024/6691. Le 29 novembre 2024, la Commission a publié un nouveau projet de communication. Compte tenu de sa publication tardive et des travaux de mise en œuvre induits, l’analyse de ce texte est en cours et certaines dispositions seront appliquées pour la période à venir.
La réglementation Taxonomie prévoit une entrée en application progressive des exigences de transparence d’information selon les acteurs économiques. Le Groupe BPCE, en tant qu’entreprise du secteur financier, est notamment soumis à des exigences de publication décalées d’une année par rapport aux entreprises non financières. Ce principe permet aux entreprises financières d’utiliser les données d’éligibilité et d’alignement communiquées par les contreparties elles-mêmes soumises à ces exigences de publication (contreparties soumises à la CSRD) afin de pondérer leurs investissements, financements et autres expositions.
Le Groupe BPCE publie les informations à fournir applicables aux entreprises financières – établissements de crédit. Le Groupe BPCE publie les tableaux requis par la réglementation sous les formats tabulaires présentés à l’annexe VI du règlement délégué 2023/2486.
Le Groupe BPCE n’applique pas cette année le nouvel acte délégué du 4 juillet 2025 modifiant le règlement taxonomie conformément aux dispositions prévues en la matière par le texte.
Prise en compte de la taxonomie dans le cadre des activités du groupe (exigences de l’annexe XI du règlement délégué 2021/2178)
Les critères de la taxonomie sont utilisés pour identifier une partie des actifs financiers affectés aux obligations vertes émises par le Groupe BPCE. Le Groupe BPCE tient aussi compte de la taxonomie européenne dans la conception de certaines de ses offres et services « verts » et dans le cadre de ses financements de projets (financements des énergies renouvelables).
Les activités non bancaires matérielles du groupe sont les activités assurance, dont BPCE Assurances est la principale entité. L’ICP relatif aux activités de gestion d’actifs est par ailleurs publié via le GAR AuM dans la section Indicateurs hors bilan : garanties financières données et actifs sous gestion ci-après.
L’assurance non-vie a été définie comme éligible à l’objectif n° 2 « Adaptation au changement climatique ». Le ratio souscription, formulé en pourcentage, indique la part des primes qui répondent aux critères techniques relatifs à l’adaptation au changement climatique, dans le total des primes.
Les calculs des ratios investissement d’éligibilité et d’alignement sont effectués en pondérant les investissements selon la part des activités économiques éligibles et alignées avec la taxonomie, en s’appuyant sur deux indicateurs financiers des entreprises investies : le chiffre d’affaires (CA) et les dépenses d’investissement (CAPEX).
Sur le périmètre des fonds euros et assimilés de BPCE Assurances (hors unités de compte), la part des investissements éligibles et alignées avec la taxonomie est présenté dans le tableau ci-dessous :
L’ICP conglomérat financier n’a pas été publié. BPCE considère ne pas être soumis à cet indicateur qui n’est pas défini par le règlement délégué.
Les principales entités exemptées sont les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne. Le profil d’activité des BP et des CE étant homogène avec celui du groupe, la synthèse des GAR des BP et des CE n’est pas publiée.
Les informations en flux sur les ICP des expositions de hors bilan n’ont pas été publiées compte tenu de l’absence de tableau dédié dans l’annexe 6 du règlement délégué.
Les principales hypothèses utilisées pour déterminer l’alignement des actifs éligibles dans le cadre du ratio d’actifs verts (GAR) sont les suivantes :
- 1) l’analyse de la performance énergétique des biens au travers du DPE ou du respect de réglementations thermiques pour les biens neufs (RT2012 et RE2020) afin de mesurer la contribution substantielle ;
- 2) une analyse des risques physiques, incluant uniquement l’aléa « inondation » afin de vérifier que les critères du DNSH adaptation sont respectés : tout crédit portant sur un bien exposé à un risque physique significatif est ainsi considéré comme non aligné à la taxonomie ;
- 3) les minimums sociaux sont réputés respectés pour tous les biens construits en France et en Europe compte tenu des lois et réglementations en vigueur dans ces pays.
L’alignement des actifs éligibles suivants n’a pas fait l’objet d’analyse : prêts à la rénovation ou financement de véhicules moteurs avec des particuliers ainsi que les financements affectés avec des contreparties CSRD. Ces actifs sont donc de facto qualifiés comme non alignés à la taxonomie.
Compte tenu de leur impact non significatif sur le ratio du GAR, l’éligibilité et l’alignement relatifs à la valeur de mise en équivalence des filiales d’assurance n’ont pas été pris en compte.
Compte tenu de la non-matérialité des expositions relatives au gaz et nucléaire, seules les informations sur l’ICP principal (Green Asset Ratio) ont été publiées. Les éléments sur les autres ICP (flux, expositions de hors bilan) n’ont pas été publiés.
Le tableau relatif à l’alignement des frais et commissions et du trading book n’a pas non plus été publié.
Le GAR du Groupe BPCE établi au 31 décembre 2025 comporte les données d’alignement à la taxonomie. Il est présenté suivant les formats tabulaires imposés par la réglementation de la version actuelle en vigueur. Celle-ci exige de le présenter une fois sur la base de l’ICP (Indicateur Clé de Performance) « Chiffre d’affaires » et une fois sur la base de l’ICP « CapEx » (dépenses d’investissement) des contreparties soumises à la CSRD.
Le GAR du Groupe BPCE établi au 31 décembre 2024 recensait les informations d’alignement à 2 objectifs environnementaux climatiques (Atténuation et Adaptation). Pour cette année 2025, le groupe intègre dans le calcul du GAR les informations d’alignements aux 4 autres objectifs (utilisation durable et protection des ressources aquatiques et marines ; transition vers une économie circulaire ; prévention et contrôle de la pollution ; protection et restauration de la biodiversité et des écosystèmes). Les données sur des actifs alignés sont publiées dès lors qu’elles sont disponibles sur Bloomberg.
Les informations concernant l’éligibilité aux quatre objectifs autres que climatiques (utilisation durable et protection des ressources aquatiques et marines, transition vers une économie circulaire, prévention et réduction de la pollution, protection et restauration de la biodiversité et des écosystèmes) reposent sur les données publiées par les entreprises non financières. Ainsi, au 31 décembre 2025, ces informations sont communiquées par le Groupe BPCE et les colonnes des tableaux réglementaires portant sur ces informations sont présentées.
L’ICP GAR Flux présente la part d’actifs alignés sur la part des actifs couverts par le GAR uniquement pour les nouveaux encours de prêts & avances et titres de créances reconnus au bilan depuis le début de la période (dans notre cas, le 1er janvier 2025). Les encours sont retenus en valeur brute comptable (avant dépréciation, provision et amortissement) et sans déduction des remboursements ou ventes d’actifs intervenus sur la période. Compte tenu de leur caractère non significatif, l’ICP GAR Flux n’est pas calculé sur les instruments de capitaux propres (e.g. actions). Les ICP flux garanties financières et actifs sous gestion ne sont pas non plus publiés pour des raisons opérationnelles. Les autres principes de calcul restent identiques à ceux appliqués pour le calcul des encours.
Le principal indicateur applicable aux établissements de crédit est le Green Asset Ratio (GAR). Formulé en pourcentage, il indique la part des actifs qui financent ou sont investis dans des activités économiques alignées sur la taxonomie par rapport au total des actifs couverts
Sur la base du périmètre prudentiel établi conformément à la réglementation FINREP, les participations dans les entreprises d’assurance contrôlées par le Groupe BPCE sont consolidées suivant la méthode de la mise en équivalence, les actifs sont présentés pour leur valeur brute, c’est-à-dire avant dépréciation, provision et amortissement.
L’analyse d’éligibilité et d’alignement s’applique sur un périmètre d’actifs déterminé à la suite d’une série d’exclusions précisées par la réglementation :
Actifs soumis à l’analyse d’éligibilité et à l’analyse d’alignement à la taxonomie (A)
Expositions sur :
- Entreprises financières soumises à la CSRD
- Entreprises non financières soumises à la CSRD
- Ménages – prêts immobiliers, prêts à la rénovation et prêts pour véhicules à moteur
- Financements d’administrations locales
- Sûretés obtenues par saisie : biens immobiliers résidentiels et commerciaux
Actifs non soumis à l’analyse d’éligibilité/alignement à la taxonomie – mais inclus dans le dénominateur (B)
Actifs exclus du numérateur pour le calcul du GAR (mais inclus dans le dénominateur) :
- Entreprises financières et non financières non soumises à la CSRD
- Instruments dérivés de couverture
- Prêts interbancaires à vue
- Trésorerie et équivalents
- Autres actifs (goodwill, immobilisations corporelles et incorporelles, etc.)
Actifs exclus du dénominateur et du numérateur (C)
- Expositions sur les administrations centrales, banques centrales et organismes supranationaux
- Actifs financiers détenus à des fins de négociation y compris les dérives de ce portefeuille
Les expositions ci-dessus soumises à analyse d’éligibilité et d’alignement comprennent ainsi des actifs présentés au bilan parmi les catégories comptables suivantes :
- actifs financiers au coût amorti, actifs financiers évalués à la juste valeur par capitaux propres, actifs financiers désignés comme évalués à la juste valeur par le biais du compte de résultat et actifs financiers détenus à des fins autres que de négociation obligatoirement évalués à la juste valeur par le biais du compte de résultat ;
- participations dans des filiales co-entreprises et entreprises associées (les entreprises d’assurance contrôlées étant présentées suivant une méthode de consolidation par mise en équivalence pour la présentation du périmètre prudentiel) ;
- immobilisations, en ce qui concerne les sûretés immobilières obtenues par prise de possession.
Suivant les principes de la réglementation, l’éligibilité et l’alignement des encours des actifs soumis à analyse d’éligibilité et d’alignement sont déterminés :
- pour les contreparties financières et non financières soumises à la réglementation CSRD, telles qu’identifiées à partir de la base de données fournie par Bloomberg :
- – pour les financements non affectés, en appliquant au montant brut des encours les taux d’alignement et d’éligibilité à la taxonomie (base ICP Chiffres d’affaires et base ICP CapEx) disponibles dans Bloomberg, ces données correspondent aux indicateurs publiés par ces contreparties l’année précédente (déterminés conformément aux critères des règlements délégués Climat et Environnement). BPCE utilise uniquement les données Bloomberg correspondant aux données exactes de la contrepartie. BPCE n’utilise en revanche pas les données estimées de Bloomberg. Enfin, en l’absence de données disponibles distinguant les taux d’éligibilité et d’alignement par objectif environnemental, le choix a été fait de les affecter à l’objectif atténuation du changement climatique,
- – pour les financements affectés, il convient d’analyser les critères de la taxonomie tels que définis par la Commission européenne sur la base des informations communiquées par les contreparties. Pour l’exercice 2025, le Groupe BPCE n’a pas mené ces analyses ad hoc.
L’éligibilité et l’alignement ont été mesurées uniquement à partir des données disponibles dans Bloomberg. Ces données ne sont pas toujours exhaustives en particulier pour les données relatives à l’alignement des entreprises financières. Le ratio d’alignement du groupe est pénalisé par ce manque de données ;
- – les encours soumis à analyse sont : les prêts garantis par un bien immobilier résidentiel (y compris prêts cautionnés); les prêts à la rénovation ainsi que les prêts pour véhicules à moteur accordés à compter du 1er janvier 2022,
- – l’alignement des prêts garantis par un bien immobilier résidentiel (ou cautionnés) est déterminé au regard des critères fixés par la réglementation et des interprétations admises par la Place. La contribution substantielle au premier objectif de la taxonomie d’atténuation du changement climatique est documentée au regard des critères suivants :
- – biens financés dont la consommation d’énergie primaire est inférieure à 135 kWh/m2 par an (correspond aux biens ayant un Diagnostic de Performance Énergétique DPE noté A, B et pour partie C). Le Groupe BPCE part d’une approche méthodologique où la collecte des données DPE de prêts garantis par des biens immobiliers s’appuie sur les DPE collectés auprès des clients, complétée des DPE fournis par le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) et collectés dans la base de données de l’ADEME pour les logements individuels pour lesquels le groupe a une certitude sur l’adresse du bien financé. Pour les logements collectifs, en l’absence de DPE clients émis après 2021, le Groupe BPCE recourt aux DPE calculés par le CSTB, conformément à la réforme de 2021, à partir des caractéristiques des bâtiments concernés et de la notation de ses différents lots,
- – à défaut de disponibilité de DPE pour les financements de biens à construire, le Groupe BPCE détermine la consommation d’énergie primaire en retenant les normes de construction applicables (réglementation RT 2012 applicable aux constructions entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2020 et RE 2020 applicable aux constructions à compter du 1er janvier 2022). En l’absence d’information sur la date de dépôt du permis de construire des biens financés, le Groupe BPCE réalise son identification à partir de la date d’octroi du financement en appliquant une marge de deux années. Pour l’année de construction 2021, en l’absence d’information, aucune exposition n’a été considérée comme alignée.
L’analyse d’alignement aux critères de la taxonomie doit ensuite être complétée des critères techniques permettant de démontrer que l’activité ne porte pas de préjudice important aux autres objectifs de la taxonomie (critère DNSH) :
- – pour les prêts immobiliers de la clientèle de détail, cette analyse repose sur l’analyse du risque physique. La méthode d’évaluation du risque physique s’appuie sur un modèle externe prenant en compte la localisation individuelle des biens (lorsque celle-ci est disponible) et couvrant l’aléa inondation et l’aléa RGA (retrait gonflement des sols argileux). Ainsi, dès lors qu’un risque élevé a été identifié pour un bien financé, l’encours correspondant ne sera pas retenu comme aligné bien qu’il respecte les critères de performance énergétique décrit ci-dessus.
L’analyse d’alignement doit également vérifier le respect des garanties minimales sociales. Pour les prêts immobiliers aux ménages ce critère n’a pas été vérifié pour chacun des prêts.
Le Groupe BPCE considère que le respect des garanties minimales sociales est vérifié pour les prêts immobiliers dès lors que les biens financés se situent en France ou dans l’Espace économique européen (EEE). Cette position repose sur un cadre juridique où des directives européennes et des lois nationales garantissent des droits sociaux fondamentaux, notamment en matière de conditions de travail et de protection sociale. En France, le Code du travail établit des normes claires qui assurent des protections aux travailleurs et aux ménages.
L’analyse d’alignement des prêts à la rénovation n’a pas été réalisée en l’absence de données disponibles pour documenter le respect des critères de la taxonomie.
L’analyse d’alignement des prêts pour véhicules à moteur n’a pas été réalisée en l’absence de données disponibles (émission de CO2e /km) ;
- – les financements de logement sont considérés comme éligibles. Ne s’agissant pas d’une activité de promotion immobilière, l’analyse d’alignement doit être réalisé, lorsqu’il est possible d’établir un lien entre le financement et le bien financé, de manière identique à celle indiquée ci-dessus pour le financement de biens immobiliers auprès de la clientèle de détail. Toutefois, pour des contraintes opérationnelles l’alignement n’a pas pu être mesuré cette année,
- – pour les autres financements, en l’absence de données d’analyse disponibles aucun encours n’a été considéré ni éligible ni aligné ;
- les sûretés immobilières obtenues par prise de possession n’ont pas été analysées au regard de leurs montants non matériels.
Les activités d’assurance sont prises en compte au travers des titres mis en équivalence des filiales, présentés sur la ligne « instruments de capitaux propres ». L’éligibilité et l’alignement des activités d’assurance sont respectivement déterminés en appliquant aux entités d’assurance non vie le ratio de souscription (part des primes brutes émises perçues correspondant à des activités d’assurance ou de réassurance alignées sur la taxonomie) et aux activités d’assurance vie ou mixte le ratio d’investissement (part des investissements consacrés au financement d’activités économiques alignées sur la taxonomie). Compte tenu de leur impact non significatif sur le ratio du GAR, l’éligibilité et l’alignement relatifs à la valeur de mise en équivalence des filiales d’assurance n’ont pas été pris en compte au 31 décembre 2025.
Dans le cadre de l’engagement du Groupe BPCE envers la transparence et le respect des normes de durabilité, nous souhaitons tenir nos parties prenantes informées des récents changements relatifs à la taxonomie européenne. Le 4 juillet 2025, un amendement a été adopté afin de simplifier l’application de cette taxonomie. En attendant sa publication au Journal Officiel, le Groupe a décidé de conserver l’ancienne réglementation pour la publication de ses résultats de l’année 2025.
Le calcul du Green Asset Ratio (GAR) pour l’année 2025 sera effectué selon la méthodologie en vigueur pour la publication du rapport de 2024. Cette décision a été prise au regard de l’incertitude entourant le calendrier réglementaire et vise à garantir la continuité et la comparabilité des données. En parallèle, le Groupe BPCE a déjà engagé des travaux d’adaptation pour se conformer aux nouvelles exigences introduites par le règlement délégué taxonomie de juillet 2025 en vue de la publication des résultats de l’exercice 2026.
Conformément aux exigences de la taxonomie amendée, le périmètre des actifs pris en compte pour le calcul du GAR sera révisé. Dans cette nouvelle approche, le GAR englobera les mêmes catégories d’actifs tant dans le numérateur que dans le dénominateur, c’est-à-dire les actifs soumis aux critères d’éligibilité ou d’alignement avec la taxonomie. Ce changement dans la méthode de calcul entraînera nécessairement une augmentation du GAR.
En millions d’euros, au 31/12/2025 Méthode actuelle Nouvelle méthode* GAR (pourcentage d’actifs alignés à la taxonomie) 3,74 % 7,60 % Numérateur : Dénominateur : Numérateur : Dénominateur : Actifs alignés Actifs couverts
par le GARActifs alignés Actifs couverts
par le GARPrêts et avances, titres de créance et instruments de capitaux propres détenus à des fins autres que la vente et éligibles pour le calcul du GAR 37 988 601 149 37 911 498 676 Entreprises financières 88 48 602 88 48 602 Entreprises non financières 1 857 37 893 1 780 25 191 Ménages ** 36 043 459 608 36 043 369 836 Financement d’administrations locales - 55 042 - 55 042 Sûretés obtenues par saisie : biens immobiliers résidentiels et commerciaux - 4 0 4 Actifs inclus dans le dénominateur pour le calcul du GAR (ancienne méthode) : 415 096 Entreprises financières et non financières (autres que des PME) non soumises aux obligations de publication de la CSRD 353 602 Instruments dérivés de couverture 6 398 Prêts interbancaires à vue 6 427 Trésorerie et équivalents 2 832 Autres actifs (goodwill, immobilisations corporelles et incorporelles, etc.) 45 836 TOTAL DÉNOMINATEUR 1 016 244 498 676 - * La nouvelle méthode présente des données issues d’une simulation basée sur les critères du nouvel acte délégué du 4 juillet 2025.
- ** Dans le cadre de la nouvelle méthode de calcul du GAR, sont retenus au titre des encours ‘ménages’ uniquement les encours éligibles, c’est-à-dire les prêts garantis par des biens immobiliers résidentiels, les prêts à la rénovation et les prêts pour véhicules à moteurs.
BPCE applique pour le rapport 2025 l’ancienne méthode de calcul conformément au règlement taxonomie 2020/8520.
Modèle 0 - Récapitulatif des Indicateurs Clés de Performance (ICP) à publier par les établissements de crédit
Total des activités
durables
sur le plan
environnementalICP*** ICP**** % de couverture
(par rapport au
total des
actifs)*****% d’actifs exclus
du numérateur du
GAR (article 7,
paragraphes 2 et 3
et section 1.1.2 de
l’annexe V)% d’actifs exclus
du dénominateur
du GAR (article 7,
paragraphe 1 et
section 1.2.4 de
l’annexe V)ICP PRINCIPAL ENCOURS DU RATIO D’ACTIFS VERTS (GAR) 37 988 3,74 % 3,84 % 66,01 % 26,96 % 33,99 % Total des activités
durables
sur le plan
environnementalICP*** ICP**** % de couverture
(par rapport au
total des
actifs)*****% d’actifs exclus
du numérateur du
GAR (article 7,
paragraphes 2 et 3
et section 1.1.2 de
l’annexe V)% d’actifs exclus
du dénominateur
du GAR (article 7,
paragraphe 1 et
section 1.2.4 de
l’annexe V)ICP SUPPLÉMENTAIRES GAR (FLUX) 3 993 2,39 % 2,59 % 90,86 % 44,47 % 9,14 % Portefeuille de négociation* - - - Garanties financières 2 953 5,24 % 6,40 % Actifs sous gestion 17 922 1,63 % 2,28 % Frais et commissions perçus** - - - * Pour les établissements de crédit ne remplissant pas les conditions de l’article 94, paragraphe 1, ou de l’article 325 bis, paragraphe 1, du CRR.
**** Sur la base de l’ICP des CapEx de la contrepartie, sauf pour les activités de prêt générales, pour lesquelles c’est l’ICP du chiffre d’affaires qui est utilisé.
Les établissements fournissent des informations prospectives pour ces ICP, notamment sur les cibles visées, et des explications pertinentes sur la méthode appliquée.
31/12/2025 31/12/2024 En millions
d’euros% total des
actifs% total actifs du GAR
(dénominateur)En millions
d’euros% total des
actifs% total actifs du GAR
(dénominateur)Variation
depuis le
31/12/2024Total des actifs 1 539 621 100,00 % 1 489 889 100,00 % 0,00 % Actifs n’entrant pas dans le calcul du GAR 523 377 33,99 % 503 906 33,82 % 0,17 % Total des actifs du GAR 1 016 244 66,01 % 100 % 985 983 66,18 % 100 % -0,17 % Actifs exclus du numérateur pour le calcul du GAR (mais inclus dans le dénominateur) 415 096 26,96 % 40,85 % 406 655 27,29 % 41,24 % -0,33 % GAR – Actifs couverts par le numérateur et le dénominateur : actifs soumis à analyse d’éligibilité et d’alignement 601 144 39,04 % 59,15 % 579 323 38,88 % 58,76 % 0,16 % (base Chiffre d’affaires des contreparties CSRD) Dont vers des secteurs pertinents pour la taxonomie (éligibles à la taxonomie) 378 413 37,24 % 371 631 37,69 % -0,46 % Dont durables sur le plan environnemental (alignés à la taxonomie) 37 988 3,74 % 40 324 4,09 % -0,35 % (base CapEx des contreparties CSRD) Dont vers des secteurs pertinents pour la taxonomie (éligibles à la taxonomie) 380 719 37,46 % 373 489 37,88 % -0,42 % Dont durables sur le plan environnemental (alignés à la taxonomie) 39 064 3,84 % 41 602 4,22 % -0,38 % 31/12/2025 31/12/2024 Variation
des
encours
alignés
(depuis le
31/12/2024)En millions d’euros En % du total
des encoursEn millions d’euros En % du total
des encoursEncours dont
éligiblesdont
alignésdont
éligiblesdont
alignésEncours dont
éligiblesdont
alignésdont
éligiblesdont
alignésGAR – Actifs couverts par le numérateur et le dénominateur :
actifs soumis à analyse d’éligibilité et d’alignement601 144 378 413 37 988 37,24 % 3,74 % 579 323 371 631 40 324 37,69 % 4,09 % -0,35 % Dont expositions sur : entreprises financières soumises à CSRD 48 602 129 88 0,01 % 0,01 % 39 436 170 89 0,02 % 0,01 % -0,00 % entreprises non financières soumises à CSRD 37 893 5 585 1 857 0,55 % 0,18 % 35 983 6 416 2 113 0,65 % 0,21 % -0,03 % ménages 459 608 369 339 36 043 36,34 % 3,55 % 448 909 361 709 38 122 36,69 % 3,87 % -0,32 % financement d’administrations locales 55 042 3 359 0 0,33 % 0,00 % 54 994 3 336 0 0,34 % 0,00 % 0,00 % sûretés obtenues par saisie : biens immobiliers résidentiels et commerciaux 4 0 0 0,00 % 0,00 % 5 0 0 0,00 % 0,00 % 0,00 % 31/12/2025 31/12/2024 Variation
des
encours
alignés
(depuis le
31/12/2024)En millions d’euros En % du total
des encoursEn millions d’euros En % du total
des encoursEncours dont
éligiblesdont
alignésdont
éligiblesdont
alignésEncours dont
éligiblesdont
alignésdont
éligiblesdont
alignésGAR – Actifs couverts par le numérateur et le dénominateur : actifs soumis à analyse d’éligibilité et d’alignement 601 144 380 719 39 064 37,46 % 3,84 % 579 323 373 489 41 602 37,88 % 4,22 % -0,38 % Dont expositions sur : • entreprises financières soumises à CSRD 48 602 242 119 0,02 % 0,01 % 39 436 231 154 0,02 % 0,02 % -0,00 % • entreprises non financières soumises à CSRD 37 893 7 778 2 903 0,77 % 0,29 % 35 983 8 213 3 326 0,83 % 0,34 % -0,05 % • ménages 459 608 369 339 36 043 36,34 % 3,55 % 448 909 361 709 38 122 36,69 % 3,87 % -0,32 % • financement d’administrations locales 55 042 3 359 0 0,33 % 0,00 % 54 994 3 336 0 0,34 % 0,00 % 0,00 % • sûretés obtenues par saisie : biens immobiliers résidentiels et commerciaux 4 0 0 0,00 % 0,00 % 5 0 0 0,00 % 0,00 % 0,00 % Depuis le 31 décembre 2023, conformément à la section 1.2.2. de l’annexe V du règlement délégué 2021/2178, les établissements de crédit publient des indicateurs complémentaires sur les expositions non comptabilisées à l’actif du bilan relatives :
La méthodologie de calcul des ICP garanties financières données et ICP actifs sous-gestion consiste à appliquer aux expositions les taux d’éligibilité et d’alignement des contreparties soumises à la CSRD.
31/12/2025 31/12/2024 Variation des
encours
alignés
(depuis le
31/12/2024)En millions d’euros En % du total des actifs En millions d’euros En % du total des actifs Encours dont
éligiblesdont
alignésdont
éligiblesdont
alignésEncours dont
éligiblesdont
alignésdont
éligiblesdont
alignésGaranties financières 56 383 9 125 2 953 16,18 % 5,24 % 56 205 8 447 2 752 15,03 % 4,90 % 0,34 % Actifs sous gestion 1 100 992 62 193 17 922 5,65 % 1,63 % 1 132 162 94 004 9 934 8,30 % 0,88 % 0,75 % 31/12/2025 31/12/2024 Variation des
encours
alignés
(depuis le
31/12/2024)En millions d’euros En % du total des actifs En millions d’euros En % du total des actifs Encours dont
éligiblesdont
alignésdont
éligiblesdont
alignésEncours dont
éligiblesdont
alignésdont
éligiblesdont
alignésGaranties financières 56 383 8 728 3 609 15,48 % 6,40 % 56 205 8 413 3 265 14,97 % 5,81 % 0,59 % Actifs sous gestion 1 100 992 70 125 25 102 6,37 % 2,28 % 1 132 162 26 043 8 038 2,30 % 0,71 % 1,57 % Des informations complémentaires sont requises pour les entreprises qui exercent, financent ou sont exposées aux activités spécifiques liées à l’énergie nucléaire et au gaz fossile (règlement délégué 2022/1214). Le format tabulaire est imposé par la réglementation. Celle-ci demande la publication de ces tableaux, pour chaque ICP applicable.
Au 31 décembre 2025, le Groupe BPCE présente ces informations pour l’ICP principal – le GAR établit en stock, une fois sur la base de l’ICP Chiffre d’affaires des contreparties et une fois sur la base de l’ICP CapEx des contreparties. Cinq tableaux doivent être communiqués.
Ces informations ne sont en revanche pas présentées pour le GAR en vision flux, ainsi que pour les ICP de hors bilan : garanties financières données et actifs sous gestion.
La publication du modèle 1 est obligatoire. Ce modèle permet d’identifier les activités spécifiques du secteur du gaz et du nucléaire visées par l’acte délégué 2022/1214 du règlement Taxonomie.
Les modèles 2 à 5, sont présentés en pondérant les expositions sur les contreparties concernées des données communiquées par celles-ci dans leur document de référence de l’année précédente, collectées à partir de la base de données Bloomberg.
L’ensemble des tableaux requis par la réglementation Taxonomie conformément aux modèles de tableaux applicables aux établissements de crédit de l’annexe VI du règlement sont présentés dans la section 5.2 Indicateurs de la taxonomie européenne sur les activités durables.
2.2.1 Impacts, risques et opportunités matériels et leur interaction avec la stratégie et le modèle économique
2.2.1.1 Vue d’ensemble des impacts, risques et opportunités matériels en lien avec le changement climatique, et des politiques et actions mises en œuvre
Dans le cadre de l’exercice de double matérialité, détaillé dans la section 1.5.1 Analyse de double matérialité, le groupe a évalué divers impacts, risques et opportunités (IRO) matériels en lien avec le climat, qui peuvent être reliés au modèle d’affaires et à la mise en œuvre du projet stratégique VISION 2030. Ces impacts, risques et opportunités sont :
Impact relatif à l’atténuation du changement climatique, sur le périmètre de l’empreinte propre du Groupe BPCE :
- Impact négatif sur le climat dû aux émissions de gaz à effet de serre des opérations propres du groupe.
Impact relatif à l’atténuation et l’adaptation au changement climatique pour les activités de financement et investissement du Groupe BPCE :
- Impact négatif sur le climat dû aux financements et aux investissements du groupe dans des secteurs émetteurs de gaz à effet de serre.
Impact relatif au déploiement des énergies renouvelables pour les activités de financement et investissement du Groupe BPCE :
- Impact positif sur le déploiement des énergies renouvelables grâce aux financements/investissements.
Risques induits par le changement climatique pour les activités de financement et investissement du Groupe BPCE :
- Risque de pertes financières découlant d’un risque de crédit ou de marché liées à des opérations de financement ou d’investissement dans des contreparties, activités ou projets sensibles à des facteurs de risques climatiques physiques. Ce risque est assimilable à un risque physique ;
- Risque de pertes financières découlant d’un risque de crédit ou de marché liées à des opérations de financement ou d’investissement dans des contreparties, activités ou projets sensibles à des facteurs de risque climatique de transition. Ce risque est assimilable à un risque de transition ;
- Risque de pertes financières découlant d’un risque de réputation ou d’un risque juridique/de sanction liées à des opérations de financement ou d’investissement dans des contreparties, activités ou projets à forte intensité d’émissions de gaz à effet de serre. Ce risque est assimilable à un risque de transition ;
- Risque de pertes financières découlant d’un risque de revenu lié à l’occurrence d’une évolution du mix sectoriel du portefeuille de financement et d’un accroissement de la concurrence, et à un risque de taux provenant de l’évolution générale des taux et de l’inflation en cas d’accélération de la transition. Ce risque est assimilable à un risque de transition.
Opportunité matérielle liée aux efforts d’atténuation et d’adaptation au changement climatique pour les activités de financement et investissement du Groupe BPCE :
- Opportunités commerciales liées aux solutions de financements pour accompagner les clients dans leur transition et adaptation au changement climatique ainsi qu’aux produits d’épargne durable investis dans les entreprises permettant de soutenir leur transition.
Catégorie
IROEnjeux matériels Politiques / Ambitions
stratégiquesActions Métriques Cibles Impacts
Risques
Opportunité
Atténuation et adaptation au changement climatique - Financements et investissements • Projet stratégique VISION 2030 – Ambition de « rendre l’impact accessible à tous »
• Politiques sectorielles ESG (charbon thermique, industrie pétrolière et gazière)
• Politiques Crédit intégrant une documentation des enjeux ESG sectoriels
• Accompagnement des clients particuliers (rénovation/mobilité/remise en état après sinistre/ produits d’épargne)
• Accompagnement des clients personnes morales (analyse plan de transition/ produits et solutions pour entreprises, investisseurs…)
• Développer le dialogue stratégique avec les entreprises sur les enjeux ESG
• Décarbonation des portefeuilles
• Développement constant d’expertises sectorielles
• Développement de fonds et services de transition
• Nouvelle production cumulée sur trois ans de financement des énergies renouvelables
• Métriques sectorielles d’alignement aux objectifs de l’Accord de Paris
• Évolution du « color mix » de Natixis CIB avec l’indicateur Green Weighting Factor
• Montant de nouvelle production de financements (clientèle particuliers et entreprises)
• « Revenus green » de Natixis CIB
• Empreinte carbone scopes 1 et 2 des portefeuilles d’investissement des activités d’assurance
• Nombre de « dialogue ESG »
• Augmentation des financements EnR de 15 % sur la période 2024-2026 par rapport à la période 2021-2023
• Trajectoires et/ou plans d’action définis sur 11 secteurs avec des cibles de décarbonation à l’horizon 2030 afin de contribuer à la décarbonation de l’économie à l’horizon 2050
• 1 milliard d’euros pour la rénovation énergétique des particuliers à l’horizon 2026
• 5 milliards d’euros pour le financement de la transition et de la décarbonation des entreprises à l’horizon 2026
• Réduction de 50 % d’ici 2030 (vs 2020), de l’empreinte carbone financée (scopes 1 et 2) des investissements de BPCE Assurances, avec un point de passage à -40 % d’ici fin 2026
• Des « dialogues ESG » couvrant 100 % des clients entreprises actifs
Impact négatif Atténuation du changement climatique - Empreinte propre • Politique Achats Responsables (voir G1-2 section 4.2) • Réduction de l’empreinte propre sur immobilier, mobilité, numérique, achats • Empreinte propre scopes 1, 2 et 3 • Réduire de 20 % l’empreinte propre à l’horizon 2030 (vs 2023) avec une étape intermédiaire de réduction de 6 % en 2026 Le Groupe BPCE a formalisé une ambition en matière de lutte contre le changement climatique dans son plan stratégique 2021-2024 et initié l’adaptation de ses activités afin de contribuer à la décarbonation de l’économie. En 2024, avec le projet stratégique VISION 2030, le Groupe BPCE inscrit son action dans la durée.
Dans l’exécution de son projet stratégique, le groupe accélère la transformation de ses activités et étend son offre de solutions à impact sur les enjeux de transition et d’adaptation au changement climatique et plus largement sur les enjeux de durabilité. Cette transformation est éclairée d’un échange régulier avec les parties prenantes du groupe, informées grâce à différents canaux de communication dont en particulier le site internet BPCE et les communications relatives au projet stratégique VISON 2030, et consultées à travers différentes modalités décrites en partie 1 Information générale. Le plan de transformation interne « Impact Inside » du Groupe BPCE renforce sa capacité à accompagner les transitions environnementales et sociétales de ses clients. Il se traduit par la mobilisation de toute la force de l’empreinte économique territoriale et internationale du groupe pour accompagner tous les acteurs de l’économie dans leurs transitions et renforcer ainsi leur impact positif sur la société et sur l’environnement.
Le plan de transition visant à l’atténuation du changement climatique s’inscrit dans cette démarche globale.

L’Impact accessible à tous • Accompagnement de tous ses clients dans leur transition environnementale
• Alignement de ses portefeuilles de financement et d’assurance sur des trajectoires basées sur des scénarios scientifiques compatibles avec les objectifs de l’Accord de Paris
• Trajectoires de décarbonation proposées par les sociétés de gestion d’actifs européennes à leur clientèle d’investisseurs
• Extension de la stratégie de refinancement durable afin de disposer des ressources nécessaires à l’atteinte des objectifs de VISION 2030
• Poursuite de la réduction de son empreinte propre
Adaptation de la stratégie commerciale des activités Accompagner les clients particuliers
• Dans la rénovation énergétique
• Dans la mobilité douce
• Dans la remise en état après sinistre
• Via des produits d’épargne dédiés
Accompagner les clients personnes morales dans l’évolution des modèles d’affaires
• En s’appuyant sur l’analyse des plans de transition (ambition, performance passée et présente, leviers et actions, gestion opérationnelle)
• Avec une offre de produits et de solutions adaptés à la clientèle des entreprises
• Avec une offre de produits adaptés à la clientèle des investisseurs
• Via le renforcement des expertises de financement de la transition énergétique, le financement des énergies renouvelables, le M&A et les services d’intermédiaires sur les marchés de capitaux
Pilotage de décarbonation des portefeuilles
Leviers
• Accompagnement des clients particuliers avec une gamme complète de solutions de rénovation énergétique des logements permettant de préserver la valeur du patrimoine immobilier
• Accompagnement des clients particuliers et entreprises dans la mobilité bas-carbone
• Dialogue ESG permettant le conseil, en proximité des entreprises, avec l’analyse des modèles d’affaires selon leurs tailles et secteurs économiques
• Soutien à l’évolution du mix énergétique et accompagnement de la diminution du recours aux énergies carbonées
• Pilotage des trajectoires de décarbonation des secteurs les plus émissifs en carbone
• Démarche continue de réduction de l’empreinte propre sur l’immobilier, la mobilité, le numérique, les achats

Objectifs et plans d’action
Des objectifs chiffrés de décarbonation fondés sur la science pour…
• Les financements des secteurs carbo-intensifs des portefeuilles de financement
• Les portefeuilles d’investissement des activités d’assurance
• Les portefeuilles et mandats de l’activité de gestion d’actifs
…complétés par des plans d’action dédiés qui capitalisent sur l’ancrage local du groupe et sa compréhension des enjeux des territoires :
• Financement dédié à la rénovation énergétique pour les particuliers
• Financement dédié à la décarbonation et à la transition des entreprises
• Augmentation des financements des énergies renouvelables de 15 % à horizon 2026
• Dialogues ESG avec les entreprises
• Développement constant d’expertises sectorielles (infrastructures énergétiques, transports…)
• Développement d’une gamme sélective de fonds et services de transition en proposant des produits avec une thématique de transition, ou portant des ambitions de décarbonation
• Activités relevant de l’empreinte propre
Lors de la définition des trajectoires de décarbonation sur les portefeuilles de financement et d’assurance, ainsi que les trajectoires de décarbonation proposées aux clientèles d’investisseurs, le groupe s’appuie sur la science1 et les standards généralement utilisés par le secteur financier pour mesurer son action au regard des objectifs de l’Accord de Paris de limiter le réchauffement de la planète à +2 °C, et si possible +1,5 °C, à l’horizon 2100 par rapport aux niveaux préindustriels.
- 1 Se référer à la section 2.2.4.1 (E1-1-16 (b)) Description des leviers de décarbonation et des actions clés, paragraphe Cibles d’alignement des portefeuilles avec les objectifs de l’Accord de Paris.
2.2.2.1 (E1-1-16 (i)) Approbation du plan de transition par les organes d’administration, de direction et de surveillance de l’entreprise
Conformément au dispositif de gouvernance décrit au sein de la section 1.4.2.1 Sujets de durabilité traités par les organes d’administration, de direction et de surveillance et dans le cadre du processus global d’approbation du rapport de durabilité, le plan de transition du Groupe BPCE constitué des orientations présentées en 2.2.1.2 (E1-1) Plan de transition pour l’atténuation du changement climatique a été approuvé le 3 mars 2026 par le directoire, puis le conseil de surveillance en a pris acte.
En amont de la validation des éléments constitutifs du plan de transition, le comité stratégique de transition environnementale a un rôle central dans la définition des orientations du groupe relatives à l’Impact. Présidée par le président du directoire du Groupe BPCE, cette instance réunit les membres du comité de direction générale du Groupe BPCE, dont les métiers concernés par la mise en œuvre des trajectoires et plans d’action proposés, et des membres du comité exécutif et experts du groupe. Par ailleurs et dans le contexte de son modèle coopératif, le comité impact accompagne les travaux de définition et de mise en œuvre de la stratégie Impact en assurant le lien avec les dirigeants des établissements du Groupe BPCE. Le comité impact pilote l’ensemble de la dimension Impact du plan stratégique, y compris les éléments du plan de transition du groupe. Il permet d’orienter le programme Impact du Groupe BPCE sur toutes ses dimensions et de partager avec les dirigeants exécutifs de l’activité de banque de détail du Groupe BPCE une vision globale des projets et livrables pour l’ensemble des filières métiers.
Cette exigence de publication est traitée au sein de la section 1.4.3 (GOV-3) Intégration des performances en matière de durabilité dans les mécanismes d’incitation.
Politiques / Ambitions stratégiques Contenu Champ d’application Responsable de la
mise en œuvreInteraction avec les
parties prenantes et
diffusionProjet Stratégique VISION 2030 - Ambition de « rendre l’impact accessible à tous » • Le Groupe BPCE mobilise sa nature coopérative, sa présence territoriale, ses métiers et ses expertises, pour permettre à ses clientèles de particuliers, entreprises et collectivités d’affirmer leur pouvoir d’agir et d’aborder ainsi leur avenir en confiance • Groupe BPCE • Gouvernance du groupe présentée en section 2.2.2 Gouvernance de ce rapport • Site internet BPCE - VISION 20301 Politiques sectorielles ESG (charbon thermique, industrie pétrolière et gazière) • Politiques ESG applicables dans les secteurs sensibles, en lien avec des enjeux d’atténuation du changement climatiques • Groupe BPCE • Direction des risques du Groupe BPCE • Site internet BPCE2 Les politiques sectorielles ESG encadrent les activités du Groupe BPCE dans des secteurs jugés les plus sensibles d’un point de vue environnemental, social et de gouvernance (ESG). La définition de ces politiques est coordonnée par la direction de l’Impact au sein du Groupe BPCE, en prenant en compte les attentes de la société civile, les exigences réglementaires et les meilleures pratiques ESG. Elles sont régulièrement mises à jour pour refléter les nouveaux enjeux des secteurs concernés et sont validées au niveau de la direction générale du Groupe BPCE.
La direction des Risques est responsable de l’insertion opérationnelle de ces politiques dans les processus du Groupe BPCE. À fin 2025, les politiques sectorielles ESG publiées par le Groupe BPCE qui contiennent des éléments spécifiques aux enjeux climatiques concernent l’industrie du charbon thermique et l’industrie pétrolière et gazière. Ces politiques sectorielles ESG sont accessibles sur le site internet du Groupe BPCE.
- 1 Terminologie projet stratégique VISION 2030 : https: //www.groupebpce.com/le-groupe/plan-strategique/
- 2 Pour plus de détails, veuillez consulter le document à l’adresse suivante : https://www.groupebpce.com/rse/ratings-standards-internationaux
Les politiques sectorielles ESG s’appliquent aux activités du Groupe BPCE dans le monde entier. Elles concernent les activités bancaires et financières des réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne, de BPCE SA et de Natixis SA, ainsi que de leurs filiales directes sur lesquelles elles exercent un contrôle exclusif.
Les politiques s’appliquent aux activités de crédit, aux activités de marché (en dette et capital), aux garanties et aux prestations de conseil (incluant les activités de fusion et acquisition), ainsi qu’aux investissements au titre des réserves de liquidité.
En revanche, elles ne s’appliquent pas à la gestion de portefeuille pour le compte de tiers et à la gestion collective. Pour ces activités, BPCE Assurances et les sociétés de gestion européennes filiales de Natixis Investment Managers ont leurs propres politiques sectorielles ESG, qui sont publiées sur leurs sites internet respectifs. Celles-ci adressent, sans s’y limiter, les secteurs à fort impact climatique tels que le charbon ou les combustibles fossiles non conventionnels.
En 2021, le Groupe BPCE s’est engagé à réduire à zéro son exposition financière au charbon thermique d’ici à 2030 pour les pays de l’Union européenne et de l’OCDE, et d’ici à 2040 pour le reste du monde. Cet engagement soutient notamment les objectifs de réduction de l’empreinte carbone financée pour le secteur de la production d’électricité. Cette politique a été mise à jour en mars 2025 et renforce les critères relatifs aux financements dédiés aux enjeux de transition bas-carbone.
La politique sectorielle ESG applicable à l’industrie du charbon thermique couvre les activités d’extraction, de stockage, de transport, de négoce, de transformation du charbon thermique, ainsi que la production et distribution d’électricité produite à partir de charbon thermique.
Cette politique inclut des critères d’exclusion et d’évaluation pour les entreprises et les projets de ce secteur. Par exemple, le Groupe BPCE ne finance pas d’entreprise qui développerait de nouvelles capacités charbon, ou dont 25 % ou plus des revenus seraient liés à la production d’électricité à partir de charbon. Des exceptions peuvent être accordées pour des transactions visant à soutenir la transition bas-carbone.
De même, le Groupe BPCE ne finance pas les projets liés au charbon, tels que les centrales thermiques au charbon ou les mines de charbon thermique.
La politique inclut également des critères d’évaluation pour apprécier la performance environnementale et sociale des entreprises, couvrant notamment les problématiques de pollution, les conditions de travail et l’adoption des bonnes pratiques ESG.
Le Groupe BPCE s’est engagé à réduire les émissions carbone financées liées à l’utilisation finale de l’extraction et de la production de pétrole et de gaz entre 2020 et 2030, en regard du scénario Net Zero Émissions by 2050 de l’Agence Internationale de l’Énergie.
La politique sectorielle ESG applicable à l’industrie pétrolière et gazière couvre les activités suivantes dans la chaîne de valeur de l’industrie : exploration et production, transport (pipelines), traitement (raffineries, terminaux de liquéfaction, etc.), stockage et autres activités connexes. La politique couvre les ressources pétrolières et gazières conventionnelles et non conventionnelles.
Cette politique comprend également des critères d’exclusion pour les entreprises et projets de ce secteur. Par exemple, le Groupe BPCE ne participe à aucun financement non dédié (c’est-à-dire lorsque les fonds sont utilisés pour les besoins généraux de l’entreprise) pour une société dont l’activité repose à 25 % ou plus sur l’exploration – production de pétrole et gaz de schiste, de pétrole provenant de sables bitumineux ou de pétrole extra-lourd.
De plus, le Groupe BPCE ne finance pas les installations pétrolières et gazières dont les risques et impacts environnementaux et sociaux sont jugés trop élevés, comme les nouveaux champs de pétrole et de gaz de schiste, les projets dédiés à la seule mise en production d’un nouveau champ de pétrole, ainsi que les projets situés dans la région arctique.
Pour les entreprises et les projets, la politique détaille des critères d’évaluation pour apprécier leur performance environnementale et sociale, couvrant notamment les problématiques de pollution, les conditions de travail et l’adoption des bonnes pratiques ESG.
Le Groupe BPCE est mobilisé pour renforcer l’accès à des solutions à impact auprès de ses clients et dans ses principaux domaines d’expertise, tout en poursuivant la transformation de ses propres activités. Chaque métier intègre progressivement les enjeux liés à la durabilité dans son modèle d’affaires et décline à ses bornes des leviers de décarbonation afin d’accompagner ses clients et leur proposer des actions clés via des solutions locales et adaptées, sur tous les territoires, aux plans national et international. Ainsi, de façon pragmatique, le groupe :
- Accompagne les clients particuliers avec une gamme complète de solution de rénovation énergétique des logements visant aussi la préservation de la valeur patrimoniale immobilière ;
- Accompagne les clients particuliers et les entreprises dans la mobilité bas-carbone et les mobilités douces ;
- Soutien l’évolution du mix énergétique de l’économie et l’accompagnement de la diminution du recours aux énergies carbonées ;
- Réalise des « dialogues ESG » avec ses clients entreprises afin d’accompagner la transformation des modèles d’affaires en intégrant les enjeux d’adaptation au changement climatique et la compréhension de leurs plans de transition ;
- Adapte son accompagnement aux différents secteurs économiques grâce à des expertises sectorielles pointues notamment dans les infrastructures énergétiques, de transport et la transition d’activité ;
- Propose aux clients :
- – une gamme de placements et d’investissements responsables : livrets de développement durable, fonds présentant un objectif d’investissement durable,
- – une gamme de produits de financements durables tels que les prêts verts, sociaux ou intégrant dans leurs structures financières des objectifs quantitatifs de durabilité (sustainability-linked),
- – des solutions d’investissement durables, qui intègrent des critères de durabilité dans les processus d’investissement et peuvent mobiliser des leviers d’engagement incluant par exemple la promotion de la transparence sur les enjeux climatiques, la définition de stratégie climat, la gestion des enjeux de transition énergétique et de risques climatiques,
- Capitalise sur son ancrage local et sa compréhension approfondie des spécificités des territoires, des parties prenantes et de leurs enjeux ;
- Pilote des trajectoires de décarbonation pour les secteurs les plus émissifs en carbone, tant pour les activités de financement, que pour les investissements des activités d’assurance et pour les activités de gestion d’actifs ;
- Réduit les émissions carbone et plus généralement les émissions de gaz à effet de serre (GES) de son empreinte propre.
Les leviers de décarbonation identifiés ont alimenté la VISION 2030 de l’Impact, coconstruite avec l’ensemble des métiers et des entreprises du Groupe BPCE. Elle se matérialise par le programme Impact 2026, composé d’engagements concrets en matière d’offre, de politique de financement, de réduction de l’empreinte propre, de prise en compte de l’ESG dans la gestion des risques et les processus financiers, ainsi que dans le cadre d’une politique employeur responsable renouvelée. Le programme Impact permet à chaque métier de pleinement intégrer les enjeux ESG dans ses activités.
Afin d’accompagner la transformation de ses activités et de renforcer l’accompagnement proposé à ses clients sur leurs enjeux de transition, le Groupe BPCE a engagé un plan de transformation interne intitulé « Impact Inside », déployé au sein des entités du Groupe à tous les niveaux.
La direction de l’Impact du Groupe BPCE est garante de la VISION 2030 de l’Impact sur les dimensions E, S et G et pilote le programme Impact dans une démarche pragmatique et partagée avec l’ensemble des établissements.
Le Groupe BPCE a atteint l’objectif de réduire de 15 % les émissions liées à son empreinte propre1 sur la période 2019-2024. Avec le projet stratégique VISION 2030 une nouvelle cible a été définie visant à réduire de 20 % l’empreinte propre à l’horizon 2030 (vs 541 ktCO2e en 20232) avec une étape intermédiaire de réduction de 6 % en 2026. La définition de cette cible s’appuie sur une approche scientifique de réduction annuelle des émissions scopes 1, 2 et 3 pour ce périmètre de l’empreinte propre correspondant à un scénario « well below 2 °C » sur la période 2023-2030.
- Immobilier : Travaux de rénovation énergétique, généralisation de la domotique dans les bureaux et agences, réduction des surfaces occupées ;
- Achats : Transformation de la stratégie énergétique du groupe initiée par la signature de PPA (Power Purchase Agreement), consortium Achats 2030 pour accélérer la décarbonation des achats du secteur bancassurance ;
- Mobilité : Diminution des déplacements des collaborateurs, notamment domicile-travail (télétravail), transformation de la flotte de véhicules ;
- Numérique : Développement d’applications plus économes, prolongation de la durée de vie des équipements, amélioration de l’efficacité énergétique des data centers, formation aux gestes écoresponsables.
Des investissements significatifs ont été réalisés dans le cadre du Schéma Directeur Immobilier engagé en 2024 et qui prévoit une nouvelle phase d’ajustement, de rationalisation et de modernisation du parc des immeubles centraux du groupe en Ile-de-France. Ce plan prévoit la réduction des surfaces de 17 000 m2. Plus moderne et plus performant, le parc d’immeubles émettra environ 8 % de carbone en moins fin 2026 par rapport à 2023. Pour les immeubles conservés, le groupe recherche avec les propriétaires, à l’occasion du renouvellement des baux, une amélioration de la performance des bâtiments. Il y a déjà eu des engagements de travaux de la part des bailleurs et plusieurs projets sont en cours d’étude. En coopération avec les bailleurs, notre ambition est d’atteindre au plus tôt les jalons 2030 du décret tertiaire.
Le projet Agence Responsable a permis d’identifier 26 pratiques « responsables », toutes mises en œuvre par au moins une Banque Populaire ou une Caisse d’Epargne au sein de leurs agences. Le recensement de ces pratiques, chacune précisément documentée, vise à favoriser l’émulation collective. C’est à titre d’exemples la réduction de fréquence des navettes courrier, la suppression des portes automatiques et des rideaux d’air chaud, ou l’optimisation du nettoyage.
La stratégie d’approvisionnement énergétique du Groupe BPCE est au cœur du programme Entreprise responsable. Elle vise à assurer une stabilité de la fourniture d’énergie, une prévisibilité des prix et à accélérer le recours aux énergies renouvelables au sein d’un mix d’approvisionnement essentiellement décarboné (nucléaire et électricité renouvelable), propre au territoire français.
- Le premier avec Opale, PME pionnière des énergies vertes, porte sur la production du parc éolien des Trois Cantons, en Bourgogne Franche-Comté ;
- Le second avec H2air, un producteur français indépendant dans la Somme.
Effectifs au 1er janvier 2026, ces deux contrats de 20 ans couvriront 30 % de la consommation annuelle du groupe, alimentant nos data centers, immeubles de bureaux et agences bancaires.
La conclusion de ces deux contrats constitue une nouvelle étape dans la stratégie énergétique du Groupe BPCE, en sécurisant une part de son approvisionnement en électricité d’origine renouvelable et en soutenant le développement des énergies renouvelables dans les territoires. Par ailleurs, en 2025, 85 % de l’approvisionnement issu du contrat groupe est associé à des Garantie d’Origine France qui certifient l’origine renouvelable de l’électricité consommée (dont 100 % de l’approvisionnement de ses data centers). En parallèle, les établissements du groupe développent les projets d’autoconsommation à travers l’installation de panneaux photovoltaïques sur leurs sites.
- 1 Le périmètre concerne l’ensemble des scopes 1, 2 et une partie du scope 3 amont et aval lié au fonctionnement quotidien de l’ensemble des établissements du Groupe BPCE (cf. périmètre précisé en section MDR-M E1-3). Les gaz à effet de serre inclus dans le calcul de l’empreinte propre sont notamment le dioxyde de carbone (CO2e), le méthane (CH4), l’oxyde nitreux (N2O), et les gaz fluorés. Les mesures en équivalent carbone (par ex. tCO2e) permettent de comptabiliser les différentes émissions en rapport avec le potentiel de réchauffement global du CO2e.
- 2 Cette empreinte carbone location based 2023 fait l’objet d’un recalcul par rapport à la publication 2024 (539 ktCO2e) afin de tenir compte, dans la mesure de l’atteinte des cibles, de l’évolution de la méthode de mesure des achats réalisée en 2024 (+27 ktCO2e), de l’élargissement du périmètre de consolidation de l’empreinte carbone propre du Groupe BPCE à BPCE Equipment Solutions et BRED Madagascar, qui ont intégré le Groupe BPCE en 2025, de la Direction Achats et Services récemment créée (+16kt CO2e), ainsi que de l’évolution des facteurs d’émission de la base empreinte de l’ADEME (-26 ktCO2e) et de corrections d’indicateurs (-15kt CO2e).
Achats 2030 : un consortium inédit pour accélérer la décarbonation du secteur bancassurance
En 2025, le Groupe BPCE a initié le projet Achats 2030, une initiative sectorielle majeure visant à accélérer la décarbonation des achats du secteur bancassurance.
Ce consortium, qui réunit une trentaine d’acteurs, dont sept banques et compagnies d’assurance françaises, douze fournisseurs et quatre experts indépendants, et en partenariat avec l’ADEME et la Climate House, a pour objectif de répondre à la problématique de la décarbonation des achats, premier poste contributeur du bilan carbone, hors émissions financées.
Dans une démarche collaborative, le Groupe BPCE a organisé trois ateliers pour identifier les leviers de décarbonation et établir des méthodologies de calcul communes.
Quatre groupes de travail ont été constitués autour de thématiques clés :
- Les moyens de paiement ;
- Les prestations intellectuelles ;
- Les réseaux et la téléphonie ;
- Le fret et le transport de fonds.
Chacun de ces groupes s’est penché sur des solutions concrètes pour réduire l’impact environnemental de leurs activités respectives.
Les résultats, accessibles à tous dans le livrable Climate House Paris – Réinventer l’économie au service de la transition1, contribuent au partage des bonnes pratiques identifiées pour le secteur.
Un groupe de travail, composé de 10 représentants de Banques Populaires et Caisses d’Epargne, mène depuis fin 2024 des travaux dédiés à l’électrification de la flotte automobile, dans l’objectif d’accompagner les établissements du groupe dans la transformation de leur parc automobile.
Le projet a notamment mis à disposition un état des lieux des flottes du groupe, des synthèses des évolutions réglementaires et fiscales, des analyses des différentes solutions de recharge, un catalogue de véhicules adaptés à ces nouveaux enjeux, ainsi que des préconisations sur la conduite du changement.
Les établissements se sont activement saisis de ce sujet : douze d’entre eux se sont engagés dans une électrification totale de leur parc à horizon 2030 maximum et la moitié des commandes qu’ils ont passées auprès de notre entité groupe spécialisée en automobile sont électriques.
À partir de 2026, l’évolution des parcs automobiles du groupe sera suivie au travers de deux indicateurs portant sur le renouvellement et le stock.
Le groupe encourage également les mobilités douces, notamment pour les déplacements domicile/travail et entre les sites parisiens. Ainsi, deux des principales implantations du groupe en Ile de France, Liberté2 et les Tours BPCE, ont obtenu en 2025 le label Employeur Pro vélo (or et argent). Une flotte de vélos électriques est également mise à disposition des collaborateurs pour se déplacer entre les bâtiments parisiens.
De multiples actions sont engagées pour mettre en place un écosystème numérique plus responsable en s’appuyant sur des techniques de développement d’applications plus économes, de prolongation de la durée de vie des équipements, d’amélioration de l’efficacité énergétique des data centers et de sensibilisation de tous les collaborateurs du groupe aux gestes écoresponsables.
La maîtrise des équipements individuels des collaborateurs a permis une diminution des émissions de GES de 2 549 tCO2e sur la période 2023-2025, soit 9 %, traduisant notamment les efforts d’allongement de la durée de vie des matériels. Sur la même période, la maîtrise de la croissance des parcs informatiques a généré une économie de carbone estimée à 486 tCO2e et une réduction de 3,34 % du Power Usage Effectiveness moyen annuel.
Par ailleurs, depuis 2021, l’empreinte carbone de la construction des équipements achetés est référencée lors des achats de nouvelles gammes d’équipements, ce qui contribue à la qualité du calcul de l’empreinte carbone du Système d’Information du Groupe BPCE.
Le groupe a développé des outils permettant le suivi et l’optimisation des émissions de GES de son parc IT : un premier outil, déployé fin 2023, permet de ventiler l’empreinte carbone des infrastructures sur les applications hébergées. Un second, initié fin 2024, labellise le poids des applications et propose automatiquement des optimisations chiffrées et labellisées par niveau de gains. Enfin une nouvelle fonctionnalité, déployée fin 2025 permet d’estimer l’empreinte carbone d’une infrastructure applicative dès la phase de conception.
Progrès réalisés par rapport à la date de référence 2023 2025 Réduction d’émissions en TCO2 scope 1, 2 réalisée - 4 840 Réduction d’émissions en TCO2 scope 1, 2 attendue - 3 282 Réduction d’émissions absolues en TCO2 scope 3 (catégories 1 à 14 définies par le GHG Protocol) réalisée - 25 138 Réduction d’émissions en TCO2 scope 3 (catégories 1 à 14 définies par le GHG Protocol) attendue - 18 779 Le Groupe BPCE a défini des cibles de décarbonation ou des plans d’action appliqués à ses activités de financement vers les secteurs d’activité les plus carbo-intensifs ou les plus difficiles à décarboner de l’économie. Compte tenu du volume d’émissions de ces secteurs, ils justifient une action prioritaire de réduction des émissions soit en valeur absolue, soit en intensité. Établir des cibles de réduction des émissions GES en valeur absolue consiste à fixer un objectif qui associe volumes de financements octroyés aux clients (entreprises, particuliers...) et émissions GES associées à ces financements. Le Groupe BPCE, calcule ces émissions de GES selon l’approche PCAF de mesure des émissions financées (émissions scope 3 catégorie 15) et considère qu’il n’est pas pertinent de fixer de cible en valeur absolue sur l’ensemble des émissions financées. Tout d’abord, la projection des volumes de financements est un exercice complexe, qui dépend d’hypothèses multiples liées à l’environnement macro-économique, micro-économique et climatique, donc de nombreuses hypothèses qui limitent l’usage de cette métrique. Surtout, le Groupe BPCE a inscrit dans son projet stratégique VISION 2030 l’ambition de rendre l’impact accessible à tous, y compris les secteurs en transition, demandeurs de financements croissants. Ainsi le groupe privilégie une approche fondée sur la science et ciblée sur les leviers de transition mobilisables par ses clients.
Les cibles ont été déterminées en valeur absolue pour le secteur des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) et en intensité pour les autres secteurs. Ces trajectoires de décarbonation sectorielles sont définies au regard de scénarios scientifiques compatibles avec les objectifs de l’Accord de Paris et en particulier l’objectif de limitation du réchauffement à +1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle.
L’année de référence utilisée pour déterminer la trajectoire est celle correspondante à l’année la plus récente pour laquelle des données étaient disponibles.
Dans ce contexte, le Groupe BPCE se réfère au dispositif transitoire prévu au paragraphe 133 a) de l’ESRS 1, ainsi qu’à la réponse donnée en décembre 2024 par l’EFRAG pour donner suite à la demande d’interprétation du point de donnée 34 a). Cette réponse permet, lorsque seules les cibles en valeur d’intensité sont disponibles, à une institution financière de limiter les informations sur les cibles de la chaîne de valeur aux informations disponibles en interne durant les trois premières années de déclaration.
Note : « Valeur 2030 dans le scénario de référence » : Pour les secteurs ciment, acier, aluminium, la valeur du scénario de référence comprend une trajectoire scope 1 spécifique au secteur et pour le scope 2, une extrapolation basée sur la trajectoire du secteur de la production d’électricité. Pour le secteur de l’immobilier commercial, la valeur du scénario de référence prend en compte la ventilation du portefeuille par zone géographique et typologie d’actifs. Pour le pétrole & gaz, le niveau 5,4 MtCO2e correspond à l’application du taux de -30 % de GES du scénario à la base de référence 2020 du groupe.
Le Groupe BPCE a maintenu en 2025 ses cibles de décarbonation, présentées dans le graphique ci-dessus en regard des scénarios de référence visant la neutralité carbone mondiale à l’horizon 2050. En 2025, le Groupe BPCE a mené un projet de collecte d’information sur les biens d’immobilier commercial et renforcé sa démarche d’accompagnement de la décarbonation de ce secteur. Ainsi, pour les expositions des Banques Populaires, des Caisses d’Epargne, SOCFIM, BPCE Lease et Natixis, le groupe s’est fixé l’ambition de réduire de 25 % à 35 % l’intensité carbone de l’immobilier commercial d’ici 2030, par rapport à l’année de référence 2023, soit une intensité de l’ordre de ]17 ; 19] kgCO2e/m2 à l’horizon de 2030 vs 26 kgCO2e/m2 en 2023.
Les actions sur les émissions financées sont mises en œuvre par secteur d’activité, tout comme le suivi des progrès réalisés :
Pour atteindre d’ici 2030 l’objectif de réduction des gaz à effet de serre liés à ses clients financés, les encours de financement du portefeuille liés à la production et extraction de pétrole & gaz ont été sensiblement réduits depuis 2020, en particulier sur les expositions des contreparties les plus émissives.
Avec une transition énergétique qui s’avère plus lente que celle anticipée dans des scénarios de neutralité carbone à l’horizon de 2050, et afin de s’adapter aux contraintes de demande accrue en énergie, de sécurité énergétique, d’accessibilité, certains acteurs de ce secteur décalent leurs objectifs de décarbonation. Le Groupe BPCE accompagne les acteurs qui intègrent dans leur stratégie les enjeux liés à la transition du secteur, en s’appuyant notamment pour les portefeuilles de Natixis CIB sur son outil d’évaluation, le Green Weighting Factor. Considérant, dans certaines zones géographiques, que le gaz reste un vecteur pertinent de limitation des émissions de gaz à effet de serre ainsi qu’un élément important de la sécurité énergétique, le groupe adopte une approche au cas par cas, visant à garantir que les projets financés respectent les normes les plus élevées de l’industrie, notamment en matière environnementale.
Le Groupe BPCE accompagne par ailleurs le développement d’initiatives sur des technologies de remplacement des énergies fossiles (comme par exemple l’hydrogène ou les bioénergies), d’amélioration de l’efficacité des processus des émissions industrielles comme la capture du méthane ou du CO2e (et son stockage) afin de réduire les intensités d’émission, ou encore des technologies de stockage, destinées par exemple à l’hydrogène.
Le Groupe BPCE a baissé ses émissions carbone financées entre 2020 et 2024 de plus de 60 %, passant de 7,7 MtCO2e à 2,6 MtCO2e sur les financements comptabilisés au bilan. Cela correspond, en incluant également les financements comptabilisés au hors bilan, à une réduction de 13,7 MtCO2e à 6,5 MtCO2e, soit une baisse supérieure à 50 %.
La forte réduction de ces expositions permet au Groupe BPCE d’avancer rapidement dans sa trajectoire de décarbonation sur ce secteur et dans l’atteinte de l’objectif visé en 2030. L’empreinte carbone et ces expositions liées aux énergies fossiles pouvant varier au cours du temps selon les conditions de marché, le groupe a renforcé le pilotage de cette cible.
Natixis CIB a poursuivi une démarche de sélectivité sur le secteur concentrant ses efforts commerciaux et ses expositions sur les acteurs présentant le plus fort potentiel de transition, réduisant progressivement son exposition au pétrole et favorisant des positionnements sur le secteur du gaz, dans les limites des dispositions de la politique sectorielle en vigueur.
La détermination de la cible fixée sur ce secteur est assise sur la poursuite d’une stratégie articulée autour des axes suivants :
- La croissance, la diversification des financements d’entreprise sur les acteurs dont le mix énergétique est le plus décarboné et/ou dont la trajectoire et le plan de transition sont engageants, crédibles et convaincants ;
- La concentration des financements structurés sur les énergies renouvelables en tenant compte d’une croissance du secteur en ligne avec celle prévue par les scénarios supranationaux (RePower EU, AIE, IRA, etc.).
En 2025, le Groupe BPCE est classé troisième au niveau mondial pour l’arrangement et le financement de projets dans les renouvelables1.
Cette ambition s’intègre à une approche en chaîne de valeur sur le secteur de la production d’électricité, de son stockage et de la flexibilité des réseaux de distribution. Elle tient compte des besoins d’investissement sur le secteur des métaux critiques nécessaires aux énergies renouvelables et au stockage, sur les technologies de capture de carbone (cf. CCUS), sur le renforcement des réseaux électriques et les modèles d’affaires liés à la flexibilité (interconnections, effacement, stockage…), et aussi en aval sur l’électrification des usages (transports, industriels).
Au 31 décembre 2024, l’intensité carbone du portefeuille de financement sur la production électrique est de 85 gCO2e/kWh, en baisse par rapport à 2022 (108 gCO2e/kWh).
Le mix énergétique du portefeuille est faiblement exposé aux énergies d’origine fossile charbon, pétrole et gaz par rapport au mix énergétique mondial de la production d’électricité du fait de choix stratégiques en matière de financement du secteur de l’énergie, mais aussi en raison de l’empreinte géographique du groupe. L’exposition au charbon thermique est négligeable et le Groupe BPCE poursuit la réduction progressive de son exposition de crédit au charbon thermique, avec un objectif de sortie à horizon 2030 pour l’Union européenne et l’OCDE et à horizon 2040 pour le reste du monde.
Aussi, au 31 décembre 2025, le Groupe BPCE finance plus de 17 milliards d’euros d’expositions sur des projets et entreprises, ayant une activité principale dans le secteur des énergies renouvelables et se positionne comme un acteur important dans le monde en termes de financement des énergies renouvelables. Ce positionnement, piloté de façon rapprochée, a permis progressivement de rendre prépondérantes les expositions relatives aux projets et entreprises de production d’électricité à partir d’une source bas-carbone sur le secteur production d’électricité.
La cible et les plans d’action définis par le groupe englobent le financement des constructeurs automobiles et les expositions de BPCE Lease pour les activités de leasing automobile :
Le groupe vise à maintenir, voire renforcer, l’accompagnement des clients dans la mise en œuvre de leur plan de transition et l’électrification de leurs gammes de véhicules mis à la route. Le groupe pourrait, le cas échéant, réduire son exposition vis-à-vis des clients faisant état d’ambitions insuffisantes sur le climat en regard des objectifs de l’Accord de Paris, et financer de nouveaux clients pure players ou très engagés en faveur de l’électrification et de la décarbonation de leur gamme ;
BPCE Lease, en partenariat avec la Banque européenne d’investissement, propose aux clients professionnels, PME et ETI des Banques Populaires, des Caisses d’Epargne, du Crédit Coopératif et de la Banque Palatine de les accompagner dans le financement de projets de mobilité à faible impact carbone. Ces financements portent sur de nouveaux contrats de Crédit-Bail Mobilier (CBM) et de Location Longue Durée (LLD), consentis à des conditions financières avantageuses. Ils favorisent l’acquisition de véhicules légers à usage professionnel à faibles émissions (≤50g CO2e/km) ainsi que l’installation de borne de recharge.
Cette stratégie pour le secteur automobile s’inscrit dans une approche par chaîne de valeur en tenant compte de l’engagement des constructeurs en matière d’innovation, notamment pour électrifier leurs véhicules, ainsi que des capacités de production de batteries.
En 2024, l’intensité carbone moyenne du portefeuille automobile est de 159 gCO2e/km. Entre 2022 et 2024 cette intensité carbone est tendanciellement à la baisse, tirée par l’amélioration de l’intensité carbone des activités de leasing s’appuyant sur l’évolution de l’offre sur les véhicules légers et sur l’impact des réglementations sur le parc automobile.
En effet, dans le cadre de la loi d’orientation des mobilités, les entreprises et collectivités possédant un parc de véhicules légers de taille importante sont amenées à intégrer chaque année une part croissante de véhicules à faibles émissions (taux de CO2e ≤50g/km) lors du renouvellement de tout ou d’une partie de leurs flottes. Cette pratique a donc pour conséquence d’orienter le choix des gestionnaires de parc vers des modèles électriques ou hybrides rechargeables. À cela, s’ajoute une fiscalité automobile sur les véhicules à usage professionnel détenus par des entreprises toujours plus pénalisantes pour les motorisations thermiques.
Pour les constructeurs automobiles financés, les intensités carbone des véhicules mis à la route entre 2022 et 2024 sont légèrement en baisse.
Les objectifs de décarbonation de l’activité de financement de l’aviation reposent sur une stratégie commerciale et d’allocation de capital articulée autour de deux axes principaux :
- Soutenir les leviers de décarbonation des clients en tenant compte notamment de l’amélioration de leur efficacité opérationnelle (renouvellement de la flotte, optimisation du taux de remplissage, amélioration de la gestion du trafic aérien) et leurs objectifs concernant l’utilisation de Sustainable Aviation Fuel (SAF) ;
- Orienter le mix de financement vers :
- – Les acteurs disposant de plans de décarbonation alignés avec les ambitions du groupe en distinguant les plans des compagnies aériennes de ceux des loueurs d’avions,
- – Les modèles d’avions les plus performants d’un point de vue intensité carbone pour les financements d’actifs.
À noter que les hypothèses retenues au sein des projections du groupe sur la part de Sustainable Aviation Fuel (5 % de SAF dans le mix de carburant en 2030) sont plus conservatrices que celles des scénarios de l’AIE et MPP. Néanmoins, Natixis CIB explore des premiers projets de financement de SAF et co-dirige une initiative sur la faisabilité de produire de l’e-SAF en Europe.
L’intensité carbone moyenne du portefeuille de financement d’aviation est passée de 920 gCO2e/RTK en 2022 à 859 gCO2e/RTK au 31 décembre 2024.
Le groupe soutient les leviers de décarbonation du secteur qui dépendent notamment de l’amélioration de l’efficacité opérationnelle de ses clients (renouvellement de flotte, optimisation du taux de remplissage, amélioration de la gestion du trafic aérien) et explore des premiers projets de financement de carburant d’aviation durable. L’évolution positive de l’intensité carbone du portefeuille aviation est principalement liée à la part croissante d’avions nouvelle génération dans le portefeuille global des financements du secteur.
À noter que la métrique carbone retenue couvre un périmètre dit « Well to Wake » qui intègre les émissions liées à la production, le transport et la combustion du carburant. Par ailleurs, conformément aux pratiques de place et considérant l’absence de consensus scientifique sur la prise en compte d’un effet, les traînées de condensation ne sont pas intégrées au calcul d’émissions.
Pour ce secteur, la démarche commerciale repose sur une veille sectorielle et technologique renforcée, ainsi que sur un dialogue stratégique avec les clients ciblés sur les enjeux de décarbonation de la filière. L’orientation stratégique de ce secteur est résolument axée sur le financement des projets de production d’acier bas-carbone (notamment le recours à l’hydrogène dans les hauts fourneaux, fours à arc électrique, procédés de réduction du fer), visant à transformer et décarboner la chaîne de valeur du secteur.
Afin d’atteindre le niveau d’intensité d’émission fixé en 2030, le plan d’action pourrait se traduire par une réduction progressive de l’exposition aux clients les plus émetteurs et qui ne se sont pas équipés d’un plan de transition ; par des financements fléchés ou dédiés à des projets de Green steel ; et par une augmentation des financements visant l’accompagnement des entreprises en transition.
Au 31 décembre 2024, l’intensité carbone du portefeuille de producteurs d’acier du Groupe BPCE reste stable par rapport à 2022 (1,9 tCO2e/t acier), en cohérence avec les projections du groupe.
Le Groupe BPCE est faiblement exposé au secteur du ciment. Pour autant, le groupe place les enjeux de décarbonation, éminemment matériels pour cette industrie, au cœur du dialogue stratégique, régulier et expert qu’il mène avec ses clients cimentiers concernant leur trajectoire de décarbonation et les technologies associées et propose des solutions de financements verts ou de transition dans la mesure du possible. Le groupe a l’ambition de financer une part plus importante de projets de production de ciment bas-carbone dans un contexte où le nombre de ces projets reste limité et souvent financés en direct par les fonds propres des clients ou par des subventions ou soutiens publics, limitant ainsi les possibilités de financements des banques et la traçabilité des investissements réalisés.
Au 31 décembre 2024, l’intensité carbone du portefeuille de financement du Groupe BPCE sur les producteurs de ciment est de 651 kgCO2e/t ciment. Cette légère baisse entre 2022 et 2024 est cohérente avec des leviers technologiques de transition dont la mise en œuvre est anticipée seulement à la fin de la décennie dans le scénario de référence.
Le plan d’action de ce secteur consiste à développer de manière sélective l’activité de production d’aluminium en se concentrant principalement sur les projets à faibles émissions de carbone et sur les entreprises ayant une trajectoire de décarbonation claire et crédible. De fait, tout nouveau client ou projet fait l’objet d’exigences fortes en matière d’intensité de ses émissions. Le métier poursuit ses discussions avec les clients du secteur de l’aluminium afin d’identifier leurs leviers de décarbonation, en particulier pour étudier la possibilité de recourir à une énergie à faible teneur en carbone par le biais de PPA (Power Purchase Agreements), et le financement de nouvelles méthodes de traitement en cours de développement.
Au 31 décembre 2024, l’intensité carbone du portefeuille de financement du Groupe BPCE vers les fonderies d’aluminium est de 6,1 tCO2e/t aluminium. L’intensité moyenne est d’ores et déjà inférieure à l’objectif Net Zero 2030 mondial du scénario IAI 1,5 °C (9 tCO2e/t aluminium), compte tenu de la situation géographique du portefeuille (principalement au Moyen-Orient).
Par rapport à une valeur de référence établie en 2022 à 6,5 tCO2e/t aluminium, les intensités sont légèrement en baisse entre 2022 et 2024 sur la base des informations disponibles.
- La rénovation énergétique du bâti existant (on anticipe que près de 80 % du parc immobilier de 2050 est déjà construit aujourd’hui) ;
- L’amélioration de la performance énergétique du chauffage et du refroidissement des bâtiments (par exemple par le déploiement de pompes à chaleur, ou le raccordement à des réseaux de chauffage performants) ;
- La construction neuve, respectant les standards les plus récents en matière de performance énergétique ;
- Le déploiement de systèmes gestion technique du bâtiment permettant d’améliorer le confort, l’efficacité énergétique et la maintenance et ainsi réduire les coûts ;
- L’autoproduction d’électricité.
La décarbonation de l’immobilier est aussi très dépendante de la décarbonation de l’électricité distribuée dans la région où se situe chaque bâtiment.
En 2025, le Groupe BPCE a mené un projet de collecte d’informations sur les biens d’immobilier commercial avec l’ensemble des Banques Populaires, des Caisses d’Epargne et des experts de SOCFIM et BPCE Lease. Ce projet permet désormais de positionner une cible de décarbonation pour les expositions des Banques Populaires, des Caisses d’Epargne, SOCFIM, BPCE Lease et Natixis. La collecte réalisée a permis d’enrichir la description du portefeuille avec la performance énergétique (en s’appuyant sur les DPE et la réglementation thermique, les surfaces, les types de biens, la valeur des biens) pour un encours d’environ 46 milliards d’euros pour l’année de référence 2023, représentatif de l’ensemble de l’activité avec les professionnels de l’immobilier et le financement du Logement Social.
Le groupe s’est fixé l’ambition de réduire de 25 % à 35 % l’intensité carbone de l’immobilier commercial d’ici 2030, par rapport à l’année de référence 2023, soit une intensité de l’ordre de ]17 ; 19] kgCO2e/m2 à l’horizon de 2030 vs 26 kgCO2e/m2 en 2023.
Le groupe se dote des outils permettant d’améliorer la collecte des données environnementales des biens immobiliers commerciaux financés, et en particulier les informations présentes dans le DPE (données de performance carbone et environnementales). Ces données permettent progressivement d’enrichir l’évaluation de la performance des bâtiments et d’intégrer cette analyse aux outils et processus opérationnel et décisionnel d’octroi de crédit.
- L’optimisation du design des navires (profil de la coque, technologies de réduction des frottements, propulsions secondaires…) ;
- L’optimisation de l’exploitation des navires (diminution de la vitesse, logiciels d’optimisation des routes à emprunter…) ;
- Et à partir de 2030, l’hypothèse d’un déploiement à échelle industrielle de carburants alternatifs.
Sur la base de ces leviers, l’OMI (Organisation maritime internationale) a défini une stratégie pour la décarbonation du transport maritime international, avec l’ambition d’atteindre la neutralité carbone en 2050 pour le secteur. Cette stratégie prévoit deux scénarios :
- Le scénario « Minimum », qui prévoit 20 % de réduction de l’intensité carbone en 2030 et 70 % en 2040 par rapport à 2008 ;
- Le scénario « Striving », qui prévoit 30 % de réduction de l’intensité carbone en 2030 et 80 % en 2040 par rapport à 2008.
Le Groupe BPCE met en place un dispositif de suivi annuel des émissions financées sur le secteur du transport maritime.
En 2025, le Groupe BPCE a réalisé le calcul de l’empreinte carbone de son portefeuille 2024 de financements de navires de transport de marchandises et de ferry de jauge brute supérieure à 5 000, qui représente un montant d’encours de l’ordre de 400 millions d’euros. Ce calcul considère les émissions (dites « Well to Wake ») qui intègrent la production, le transport et la combustion du carburant, à partir des données opérationnelles réelles des navires. Un % d’alignement climat est mesuré pour chaque navire par comparaison avec les scénarios de décarbonation de référence.
L’« alignement climat » 2024 du portefeuille de financement d’actifs de transport maritime du Groupe BPCE est de -4,7 % par rapport au scénario Minimum de l’OMI et de +1,0 % par rapport au scénario Striving de l’OMI. Cela reflète un portefeuille constitué pour l’essentiel de navires présentant, au sein de leur catégorie (type et taille), des performances carbone proches de celles visées par l’OMI pour 2024. Cela est lié à une activité orientée majoritairement vers des navires qui intègrent les leviers de décarbonation existants du secteur, et l’accompagnement d’acteurs disposant de plans de décarbonation.
Le Groupe BPCE met en œuvre un plan d’action afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre liées à ses financements en :
- Conseillant et sensibilisant massivement ses clients grâce à l’expertise de ses conseillers et au module « Conseils et solutions durables » disponible dans l’application mobile bancaire. Ce module permet au client de, notamment, mesurer son bilan carbone et de bénéficier de conseil d’optimisation de sa consommation d’énergie. Depuis son lancement en 2023, il a enregistré 6,6 millions de visiteurs uniques ;
- Accompagnant les projets de rénovation énergétique pour les logements individuels et les copropriétés : bilan énergétique, recherche de subventions, coordination des travaux et garantie de bonne fin des travaux, avec des parcours et des financements adaptés (prêt éco-PTZ, préfinancement des subventions, prêt collectif dédié, partenariats avec Cozynergy, Papernest…).
Autre illustration, le prêt immobilier à impact permet à un propriétaire d’un logement ayant un DPE classé E, F ou G de bénéficier d’une réduction de ses mensualités d’emprunt s’il s’engage à réaliser des travaux visant à améliorer de deux lettres le DPE de son bien immobilier.
Le plan d’action décliné par tous les établissements du groupe a pour objectif d’augmenter la production de financement des travaux de rénovation énergétique pour qu’elle atteigne 1 milliard d’euros annuel à l’horizon 2026.
La valeur de référence de ce secteur a été établi sur l’exercice 2024 en fonction des expositions au 31 décembre 2023. L’intensité carbone moyenne du portefeuille de crédit habitat était d’environ 25 kgCO2e/m2 fin 2023.
En raison notamment de la dépendance aux actions réglementaires et gouvernementales (incertitude sur l’application des politiques de rénovation et plan de construction), le Groupe BPCE ne fixe pas de cible carbone chiffrée à horizon 2030. Néanmoins, les plans d’action ont été définis et mis en place au sein des établissements.
En 2025, la production de financement du groupe pour la rénovation énergétique de l’immobilier résidentiel s’est élévée à 1,2 milliard d’euros.
Le Groupe BPCE a défini un plan d’action conciliant les enjeux liés au changement climatique, la durabilité de l’agriculture et de la viticulture en intégrant dans sa démarche les filières agricoles, viticoles et les autres acteurs de la chaîne de valeur (agrofourniture, transformation, distribution…).
Ce plan d’action encourage les initiatives en faveur de la sécurité alimentaire des territoires tout en préservant les revenus des agriculteurs et viticulteurs. Trois leviers sont mobilisés :
- Adapter les financements et les produits aux nouveaux enjeux ;
- Activer les synergies territoriales et sectorielles ;
- Former les conseillers bancaires pour accompagner les projets des agriculteurs de manière durable.
Le Groupe BPCE s’est notamment mobilisé en 2025 sur les enjeux de formation de ses conseillers bancaires et poursuit son déploiement en 2026 pour approfondir et renforcer son dialogue ESG et accompagner la transition des clients avec des solutions différenciées suivant les régions et filières.
Sur la période 2020-2025, le pilotage actif des expositions de Natixis CIB montre une progression de la part des encours notés « vert moyen/vert foncé » dans la méthode Green Weighting Factor (GWF).
Les progrès réalisés grâce aux actions engagées par Natixis CIB reposent sur le développement de compétences et d’expertises dédiées, ainsi que sur le pilotage opérationnel continu en lien avec son ambition stratégique grâce à des moyens et outils clé : GWF, Transition Plan Assessment, offre produit de finance durable et conseil dédié à la transition. L’ensemble des leviers de dynamique de transition sont ainsi activés et pilotés : mix client/mix secteur, rythme de transition des clients, offre produit/service de finance durable, gestion active du portefeuille de financement.
Le plan d’action de Natixis CIB est défini et mesuré à l’aide de l’outil propriétaire Green Weighting Factor (GWF), qui permet de mettre en œuvre les leviers opérationnels suivants :
- Le refinancement de clients existants notés « vert moyen/vert foncé » ;
- Le financement de clients en transition (et dont la note GWF peut s’améliorer en conséquence) ;
- La grande sélectivité pour les nouveaux financements notés « brun » ;
- La réduction drastique des financements des clients dont le potentiel de transition est très limité.
En ce qui concerne plus particulièrement les progrès réalisés dans le cadre des trajectoires sectorielles, la publication périodique des trajectoires de décarbonation des secteurs les plus émissifs permet de constater l’effectivité des plans d’action et l’adaptation progressive de son modèle d’affaires. Le Groupe BPCE pilote les trajectoires de décarbonation des secteurs économiques les plus émissifs en gaz à effet de serre, qui ont été assorties de cibles exprimées en intensités d’émissions ou en valeurs absolues. D’une année sur l’autre, les émissions effectives de CO2e calculées en intensités ou en émissions absolues permettent de s’assurer de l’adéquation des trajectoires des portefeuilles par rapport aux cibles et d’engager, le cas échéant, des actions correctrices. Ces actions peuvent être de différentes natures et comprennent, entre autres, une intensification du dialogue avec les clients des secteurs concernés ou le renforcement de l’offre de produits et de services visant à accompagner la transition des clients.
Avec le projet stratégique VISION 2030, BPCE Assurances s’engage à réduire de 50 %, l’empreinte carbone financée de ses investissements d’ici 2030, avec un point de passage à -40 % d’ici fin 2026. Cet objectif concerne le périmètre des actifs – actions et obligations d’entreprises détenues en direct, disposant de données carbone scopes 1 et 2 robustes.
Le choix de ce périmètre d’engagement est basé sur le Target Setting Protocol publié par la Net Zero Asset Owner Alliance, à laquelle BPCE Assurances a adhéré en 2022.
Par ailleurs ce nouvel objectif fait suite à l’atteinte des engagements du précédent plan stratégique (2021-2024) de BPCE Assurances :
- Réduire l’empreinte carbone (scopes 1 et 2) de ses portefeuilles d’obligations d’entreprises de 30 % entre le 31 décembre 2020 et le 31 décembre 2024 ;
- Réduire l’empreinte carbone (scopes 1 et 2) de ses portefeuilles d’actions détenues en direct de 50 % entre le 31 décembre 2020 et le 31 décembre 2029.
CEGC a également adhéré à cette Alliance, en 2023, et s’est fixé pour cible de réduire l’intensité carbone (scopes 1 et 2) de ses portefeuilles actions et obligations corporate de 50 % d’ici fin 2029.
Pour atteindre sa cible 2030 en matière de réduction des impacts climatiques de ses investissements, BPCE Assurances s’appuie sur un cadre ESG clair combinant, l’intégration des critères ESG dans l’analyse, la sélection et le pilotage de ses investissements, la mise en place de politiques sectorielles, l’engagement actionnarial.
- La mesure de l’empreinte carbone scopes 1 et 2 des portefeuilles d’investissement ;
- La détention d’un minimum de 25 % d’actifs durables1 dans ses portefeuilles d’investissements. À fin 2025, les actifs durables représentant 21 % des encours en portefeuille.
Les actions réalisées par BPCE Assurances en 2025, ont permis des progrès significatifs dans l’atteinte de ses objectifs de décarbonation des investissements. Une part de ces investissements vers des actifs durables soutient des secteurs clés pour la transition écologique et la réduction des impacts du changement climatique, notamment les énergies renouvelables, la rénovation énergétique des bâtiments et les solutions de mobilité durable.
- L’empreinte carbone scopes 1 et 2 des investissements, dont la réduction est évaluée à 49 % à fin 2025 (vs 2020) ;
- La part des actifs durables en stock, qui s’élève à 21 %, soit 13,4 Md€ au 31 décembre 2025.
Du fait du modèle d’affaires comprenant différentes sociétés de gestion, Natixis IM n’a pas à ce stade formalisé de plan de transition englobant les objectifs et les ambitions des sociétés de gestion de façon consolidée, mais contribue au plan de transition du Groupe BPCE au travers des stratégies mises en place par une partie de ses sociétés affiliées européennes. Celles-ci démontrent une ambition en matière de transition climatique avec des objectifs spécifiques et adaptés à leurs propres enjeux et à ceux de leurs clients. Ainsi, les différentes ambitions des sociétés de gestion en matière de transition peuvent se traduire par des objectifs de décarbonation ou d’alignement aux objectifs de l’Accord de Paris, soit au niveau des fonds et mandats, soit au niveau de l’ensemble des portefeuilles d’une société de gestion.
Les sociétés de gestion européennes suivantes ont défini des objectifs de décarbonation ou d’alignement avec les objectifs de l’Accord de Paris de leurs portefeuilles : Mirova, DNCA Investments2, Ostrum AM, Vega IM3, Dorval AM, AEW et Vauban IP.
D’autres sociétés de gestion européennes de Natixis IM ont défini des approches spécifiques à leur nature d’actifs.
- – Les investissements dans des titres d’entreprises, dont les obligations, obligations vertes, sociales et durables présentant un niveau significatif d’alignement à la taxonomie européenne ou disposant d’objectifs de décarbonation validés par la Science Based Targets initiative (SBTi), sous réserve du respect de seuils internes en matière d’intensité carbone, de performance environnementale, sociale et de gouvernance, ainsi que des politiques sectorielles ;
- – Les obligations vertes, sociales et durables respectant également des seuils internes en matière d’intensité carbone, de performance environnementale, sociale et de gouvernance, ainsi que des politiques sectorielles, et dont l’utilisation des fonds est évaluée et validée par les gestionnaires externes ;
- – Les fonds classés article 9 au sens du règlement SFDR.
- 2 Une marque de DNCA Finance.
- 3 VEGA Investment Solutions (anciennement VEGA IM) résulte, au 1er janvier 2025, de l’intégration au sein de société, des principales activités de gestion, de distribution et d’animation de l’offre de Natixis Investment Managers International, dédiées aux réseaux BPCE et à l’épargne salariale et retraite. Le plan de transition de VEGA IS est en cours de révision depuis l’intégration de NIM Solutions au 1er janvier 2025.
Les sociétés de gestion européennes de Natixis IM ont défini des objectifs de décarbonation ou d’alignement de leurs portefeuilles avec les objectifs de l’Accord de Paris1 qui se déclinent comme suit, à fin décembre 20252 :
- Sociétés de gestion engagées à contribuer à l’atteinte de la neutralité carbone mondiale en alignement avec les objectifs de l’Accord de Paris ou ayant adopté des objectifs de décarbonation :
- – Depuis sa création en 2014, Mirova s’est fixée comme objectif d’utiliser le levier de l’investissement pour le mettre au service des enjeux environnementaux. Son portefeuille est géré en visant l’alignement avec les objectifs de l’Accord de Paris grâce à une stratégie d’investissement exigeante pour un total d’actifs de 33,3 milliards d’euros à fin septembre 2025 ;
- – DNCA Finance analyse la trajectoire climat de ses investissements depuis 2020 et a pris l’engagement3, en 2021, de contribuer à rendre ses investissements compatibles avec les objectifs de l’Accord de Paris. Le périmètre couvert par cet engagement représente 22,8 milliards d’euros d’actifs sous gestion à fin décembre 2025 ;
- – Ostrum AM avait un total de 121 milliards d’euros d’actifs sous gestion soumis à un objectif de décarbonation à fin 2025 ;
- – VEGA IM avait pour objectif de réduire de 45 % les émissions de gaz à effet de serre de ses investissements à horizon 2030 (hors gestion conseillée premium), sur une base de départ à fin 2021 concernant 12,6 milliards d’euros de ses encours à fin 2024. Suite à l’absorption des portefeuilles de Natixis IM Solutions en 2025, le plan de transition de VEGA IS est en cours de redéfinition ;
- – Dorval AM a pour objectif, d’ici 2030, d’avoir à minima 80 % des encours des fonds (soit un objectif portant sur les 1,1 milliard d’encours à fin 2025) alignés sur une trajectoire 2 °C à horizon 2100. À fin décembre 2025, cet objectif est atteint, car la totalité des 9 fonds ouverts, représentant un total de 0,8 milliard d’euros de Dorval AM, sont compatibles avec l’objectif climatique fixé par l’Accord de Paris et enregistrent une augmentation de température inférieure ou égale à 2 °C à horizon 2100 ;
- – AEW suit la Stratégie National bas-carbone française et les différentes réglementations françaises en vigueur relatives à l’efficacité énergétique notamment le Décret Tertiaire. AEW a pris en 2024 un objectif de réduction d’au moins 40 % d’ici 2030, des émissions de gaz à effet de serre (scopes 1, 2 et 3) de son portefeuille institutionnel en Europe par rapport à une année de référence par immeuble qui ne peut aller au-delà de 2010 et vise à poursuivre cette réduction à 60 % d’ici 2050. Le portefeuille AEW France ainsi piloté s’élève à 20 milliards d’euros (sur un total de 21,3 milliards d’euros, soit 94 % des actifs en valeur d’expertise des actifs immobiliers gérés en France en 20244) ;
- – Vauban Investment Partners (IP), depuis 2022, s’engage à aligner sa stratégie d’investissement sur l’objectif de neutralité carbone mondiale d’ici à 2050. Cet engagement porte sur l’ensemble du portefeuille pour un total d’environ 10 milliards d’euros d’actifs fin 2025. 67 % des encours sont alignés avec cet objectif.
D’autres sociétés de gestion européennes de Natixis IM ont défini des approches spécifiques à leur nature d’actifs.
Par exemple, Naxicap intègre depuis 2023 dans les pactes d’actionnaires signés avec les sociétés dans lesquelles ses fonds investissent une clause spécifique de durabilité qui permet notamment de définir des cibles de réduction de l’empreinte carbone de ses investissements.
Ossiam propose une gamme de fonds « PAB » (Paris-Aligned Benchmark) qui appliquent des critères stricts d’exclusion sur des secteurs à forte intensité carbone et qui s’engagent à une réduction annuelle de l’intensité carbone de 7 % en moyenne. Ces fonds ont un objectif de contribution à la neutralité carbone mondiale à horizon 2050.
Face aux enjeux de la transition climatique, ses risques et ses opportunités pour les investisseurs, la plupart des sociétés de gestion européennes de Natixis IM intègre l’enjeu du climat dans leur produits, politiques et processus d’engagement.
- Produits : offre de produits et services de transition, portant sur des objectifs de décarbonation, des thématiques de transition ou solutions aux enjeux climatiques. Ainsi les encours en obligations durables (GSSS bonds) totalisaient 51,2 milliards d’euros, les encours labelisés (ISR, Greenfin, Finansol…) totalisaient 132,8 milliards d’euros, et les encours relevant des articles 8 et 9 du règlement SFDR5 totalisaient 541,8 milliards d’euros, soit 41 % du total des actifs sous gestion à fin décembre 2025.
Les sociétés peuvent également développer des stratégies dédiées à la décarbonation, telle qu’Ostrum AM qui a travaillé en 2025 à la structuration et au déploiement d’une gamme entière de produits centrés sur la transition en définissant notamment deux stratégies Transition sur les classes d’actifs actions et obligations. Certains produits adoptent une double approche climatique et sociale tel que le fonds Ostrum Climate And Social Impact Bond, qui a pour ambition d’investir dans une transition juste, c’est-à-dire une transition vers un monde à faible intensité de carbone qui respecte l’environnement et la biodiversité, tout en étant socialement et territorialement inclusive.
- Politiques et standards minimaux : les sociétés de gestion européennes de Natixis IM spécialisées dans les actifs cotés6 et non cotés7 ont mis en place des standards minimaux avec l’objectif de réduire leur exposition à des secteurs fortement exposés aux risques climatiques.
- Processus d’engagement : les thématiques d’engagement peuvent inclure :
- – Encourager la transparence via la publication des performances environnementales de l’entreprise et son exposition aux risques climatiques,
- – La mise en place d’une stratégie climat et de cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre en ligne avec les objectifs de l’Accord de Paris,
- – Améliorer la gestion des risques climatiques et encourager l’engagement pour une transition énergétique.
En outre, les sociétés de gestion européennes de Natixis IM spécialisées dans la gestion d’actifs non cotés sont aussi particulièrement actives dans le dialogue avec les sociétés de leurs portefeuilles.
- 1 Limiter le réchauffement climatique à un niveau bien inférieur à 2 °C, de préférence à 1,5 °C, par rapport au niveau préindustriel.
- 2 A l’exception de Vauban IP et d’AEW pour lesquels les données sont calculées au 31/12/2024 du fait de la typologie de classe d’actifs de ces sociétés de gestion, ne permettant de collecter et calculer ces données qu’en 2025 pour l’année 2024.
- 3 Hors expositions sur les émetteurs publics et souverains.
- 4 AEW est une société de gestion immobilière. La typologie de cette classe d’actifs ne permet de restituer des données qu’après une évaluation spécifique. La prochaine évaluation sera effectuée en 2026 sur base des données à fin 2025.
- 5 Les produits « Article 8 » du règlement Sustainable Finance Disclosures Regulation (SFDR) déclarent la prise en compte de critères sociaux et/ou environnementaux, les produits « Article 9 » présentent un objectif d’investissement durable.
- 6 Exclusion du charbon (Ostrum AM, DNCA Finance, Dorval AM, Mirova, Thematics AM, Ecofi et Vega IS), du pétrole et gaz non conventionnels (Ostrum AM, DNCA Finance, Dorval AM, Mirova, Thematics AM et Ecofi) et des combustibles fossiles conventionnels (Ecofi, Thematics AM et Mirova).
- 7 Exclusion du charbon, du pétrole et gaz non conventionnels et des combustibles fossiles conventionnels (Flexstone, Naxicap, Seventure, Vauban IP et AEW). Face aux enjeux de la transition climatique, ses risques et ses opportunités pour les investisseurs, la plupart des sociétés de gestion européennes de Natixis IM intègrent l’enjeu du climat dans leur produits, politiques et processus d’engagement.
Les sociétés de gestion de Natixis IM ont poursuivi la mise en œuvre de leurs politiques de décarbonation en 2025 tel que présenté au regard des cibles.
Par ailleurs Natixis IM a mis en place un nouveau modèle opérationnel avec les sociétés de gestion affiliées et a lancé un groupe de travail sur la transition, regroupant différents experts au sein de ses sociétés de gestion. Les objectifs de ce groupe sont d’établir une vision stratégique commune de la transition et des gammes de fonds de transition, partager des outils et ressources soutenant les actions d’implémentation locales, et définir des standards minimaux pour les fonds de transition.
S’agissant de l’accompagnement de la clientèle des particuliers dans leurs travaux de rénovation énergétique, le plan d’action décliné par tous les établissements du groupe a pour ambition d’augmenter la production de financement des travaux de rénovation énergétique pour qu’elle atteigne 1 milliard d’euros annuel à horizon 2026.
S’agissant de l’accompagnement des entreprises clientes dans leur démarche de transition et de décarbonation, le groupe a pour objectif de mobiliser 5 milliards d’euros de financements à horizon 2026.
S’agissant des trajectoires sectorielles de décarbonation du groupe, la planification financière a été établie en s’appuyant sur les deux éléments suivants :
- Une méthodologie de calcul des trajectoires qui instaure un lien entre l’évolution des encours de financement de la chaîne de valeur considérée et les émissions de gaz à effet de serre des contreparties du secteur concerné ;
- Une évolution de la nature et des montants des encours de financement par secteur, qui dépend de leur répartition entre les actifs ou les contreparties qui favorisent l’atteinte des objectifs fixés à 2030 et ceux qui s’en écartent.
À titre d’illustration, si sur le secteur pétrole et gaz, la trajectoire est basée sur une réduction des encours de financement, à l’inverse sur le secteur de la production d’électricité une augmentation de la production nouvelle relative aux financements d’énergies renouvelables est planifiée. Cette augmentation est pilotée grâce à la mise en place d’un indicateur de progression de la production nouvelle (+ 15 % à horizon 2026).
Par ailleurs, l’augmentation de la production nouvelle de financement relative à des actifs ou des contreparties ayant engagé leur transition permet de favoriser la structuration d’émissions obligataires dédiées à la thématique du développement durable. Le programme de refinancement permet un apport de liquidité, nécessaire aux ressources de financement prévues dans le cadre de la planification financière.
Cette planification financière est revue de façon périodique au sein de comités de pilotage par métiers ou par thématiques. Les réalisations des métiers en fonction des leviers et des actions identifiés sont alors analysées. L’efficacité de ces actions par rapport à l’ambition fait l’objet d’une analyse d’écart. Les résultats de cette analyse sont présentés au comité stratégique de transition environnementale qui décidera des éventuelles actions à mettre en place afin que le plan de transition soit conforme à la prévision qui a été faite dans le cadre de la déclinaison de la stratégie commerciale ci-dessus énoncée.
Concernant plus spécifiquement les trajectoires sectorielles de décarbonation, une synthèse des progrès réalisés (telle qu’exposée ci-avant dans le cadre de l’exigence de publication - section 2.2.4.2.2 Activités de financement) fait l’objet d’une présentation au comité stratégique de transition environnementale.
Face à l’urgence climatique, l’ambition du groupe est de mettre en œuvre et déployer rapidement des mesures d’atténuation et d’adaptation aux impacts environnementaux et socio-économiques déjà tangibles du changement climatique. La démarche « Impact Inside » permet aux métiers d’intégrer dans leur stratégie commerciale des leviers et des actions qui participent au plan de transition. Celui-ci est décliné par principaux segments de clientèle, en s’appuyant sur le modèle coopératif décentralisé du groupe.
Le Groupe BPCE est un acteur majeur du logement : en termes d’immobilier résidentiel, il finance un logement sur quatre en France1. L’accompagnement de la réduction des émissions de gaz à effet de serre des clients particuliers est étroitement lié à l’amélioration de la performance énergétique des logements, levier essentiel pour améliorer la qualité de vie, le pouvoir d’achat et préserver la valeur du patrimoine.
Pour rendre l’Impact accessible à tous, une sensibilisation massive des clients est organisée. Pour favoriser la rénovation énergétique, le Groupe BPCE propose des solutions de financement et mobilise son rôle d’opérateur, de tiers de confiance, ainsi que ses partenariats :
- En proposant à ses clients l’utilisation de l’application « Conseils et Solutions Durables » présente sur les applications digitales à disposition des clients. Elle permet de calculer simplement son empreinte carbone, mais aussi de bénéficier de conseils et d’aides pour leurs travaux de rénovation énergétique, leur transition vers une mobilité décarbonée ou pour choisir des solutions d’épargne verte. Cette application a enregistré 6,6 millions de visiteurs uniques depuis son lancement ;
- En accompagnant ses clients porteurs de projet immobilier, pour les logements individuels et les copropriétés. Plusieurs prestations et parcours sont proposés :
- – bilan énergétique,
- – recherche de subventions,
- – garantie de bonne fin des travaux,
- – financements adaptés à chaque situation (prêt éco-PTZ dédié, prêt à Impact, préfinancement des subventions, prêt collectif dédié), partenariats établis ou en test avec des spécialistes de la rénovation (dont Cozynergy, Leroy Merlin) ;
- En augmentant le montant annuel de financements pour la rénovation énergétique des bâtiments pour les particuliers. Le plan d’action décliné par tous les établissements du groupe permettra d’augmenter la production de financement des travaux de rénovation énergétique pour qu’elle atteigne 1 milliard d’euros annuel à horizon 2026.
Par ailleurs, au sein de l’offre d’assurances Multirisques Habitation, afin de favoriser la transition climatique du secteur de l’habitat par la réduction des émissions de gaz à effet de serre des clients particuliers, BPCE Assurances inclut l’assurance des constructions durables et du matériel de production d’énergie renouvelable.
En 2025, BPCE Assurances a déployé une remise tarifaire sur les contrats Habitation (remise Transition Écologique et Climatique) dont l’objectif est d’encourager et de récompenser les comportements écoresponsables autour de l’habitat. En particulier, cette remise tarifaire s’applique pour les logements bénéficiant d’un DPE A ou B mais aussi dans le cas de travaux d’amélioration énergétique avec un prêt personnel rénovation énergétique ou un éco-prêt à taux zéro (avec une banque du Groupe BPCE).
La transition vers les mobilités « bas-carbone » constitue l’un des enjeux majeurs de la transition énergétique.
Le Groupe BPCE a adapté sa stratégie commerciale et ses offres pour accompagner ses clients particuliers dans l’adaptation à ce nouveau contexte :
- Un prêt « Véhicule propre » a été élaboré pour identifier et répondre aux besoins de financement des véhicules « propres », soit, selon la règlementation, les véhicules électriques et hybrides rechargeables émettant moins de 50g de CO2e/km ;
- Une offre de crédit à la consommation dénommée « Prêt vert » pour acquérir un véhicule électrique est proposée par BPCE Financement ;
- Des offres d’assurance Auto, distribuées par les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne, dédiées aux véhicules « propres » (hybrides, électrique, GPL) qui émettent moins de 50g de CO2e/km avec un avantage tarifaire spécifique (jusqu’à - 10 %) et aux petits rouleurs (réduction jusqu’à 10 % s’ils parcourent moins de 8 000 kilomètres) ont été mises en marché ;
- Des offres d’assurance ont été déployées pour accompagner l’acquisition de moyens de « mobilités douces » (trottinette, vélo électrique, gyropode…) au sein du contrat Multirisque Habitation ;
- Enfin, l’application « Conseils et Solutions Durables » propose aux clients un accompagnement complet : compréhension des évolutions réglementaires, identification des Zones à Faibles Émissions (ZFE), calcul de la vignette Crit’Air de son véhicule, estimation de l’impact carbone de ses déplacements via le simulateur de l’ADEME, identification des aides et subventions favorisant l’adoption d’une mobilité moins émissive, recherche d’un véhicule propre à l’achat ou sous forme locative, financement et assurance de ces véhicules.
En cas de sinistre automobile, elle se traduit par la mise en œuvre prioritaire de la réparation et de l’utilisation des pièces de réemploi plutôt que par l’utilisation de matériaux neufs permettant, grâce à un allongement du cycle de vie des produits, une réduction d’émissions de gaz à effet de serre. Dans cet objectif, BPCE Assurances anime et implique ses réseaux de prestataires (garages et experts) depuis plusieurs années à partir d’indicateurs de pilotage détaillés. Le taux de réparation et pièces de réemploi pour les sinistres collision a atteint 32,1 % au 31 décembre 2025 (vs 29,7 % au 31 décembre 2024), pour un objectif supérieur à 30 % à fin 2026.
Pour les sinistres habitation, des travaux sont menés pour mettre en place des processus de réparation « bas-carbone » afin de favoriser l’utilisation de matériaux issus de l’économie circulaire et de produits fabriqués à partir de matières premières biosourcées. En particulier, BPCE Assurances a développé l’utilisation des peintures biosourcées avec ses réseaux d’artisans partenaires.
En proposant des produits d’épargne dont les ressources seront affectées à 100 % au financement de projets locaux pour la transition écologique, les deux réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne permettent à tous leurs clients particuliers de prendre part efficacement à cet objectif commun. Le dispositif de fléchage des produits d’épargne bancaire « Verts » permet de justifier l’affectation des fonds collectés sur le CODEVair, le CSL Vert, le CATVair et le CATVert, ainsi que les 10 % des fonds collectés sur les Livret de Développement Durable et Solidaire, vers des univers de financement contribuant à la transition énergétique et environnementale : rénovation énergétique, mobilité « bas-carbone », transition d’activité, énergies renouvelables ou constructions immobilières aux derniers standards de performance énergétique.
2.2.5.2 Accompagner les besoins des clients personnes morales dans l’évolution des modèles d’affaires
Le Groupe BPCE accompagne la transition des modèles d’affaires des PME aux plus grandes entreprises internationales en mesurant l’empreinte en termes d’émissions de gaz à effet de serre de ses financements et en développant une analyse extra-financière grâce à l’instauration d’un dialogue permanent avec ses clients sur les enjeux environnementaux.
- Établir un lien entre crédit et émissions de gaz à effet de serre, en évaluant les possibles impacts climatiques des activités de financement. À cette fin ont été déployés des outils et méthodes s’appuyant sur le cadre méthodologique de référence défini dans les travaux de la Net Zero Banking Alliance et relevant de l’analyse de la performance climatique via la colorisation (Green Weighting Factor) des secteurs et des contreparties ;
- Engager un dialogue permanent avec les clients sur ces enjeux afin de les accompagner sur les sujets de transition environnementale et intégrer dans l’analyse les risques et opportunités relatifs à cette transition, en fonction de leur taille et secteur d’activité. Cette action s’appuie sur les « dialogues ESG », l’exploitation des rapports et données extra-financières, ainsi que l’acquisition de données.
Le plan de transition permet l’accompagnement des clients entreprises et investisseurs à travers l’adaptation de la stratégie commerciale des différents métiers du groupe sur quatre axes ; l’analyse des plans de transition des clients, l’adaptation de l’offre de produits pour la clientèle des entreprises, l’adaptation de l’offre de produits pour la clientèle des investisseurs, et la transition vers des solutions « bas-carbone ».
La réduction des émissions financées du Groupe BPCE repose essentiellement sur celle de ses clients. Ainsi, la stratégie commerciale est enrichie par le développement d’outils d’analyse détaillée des trajectoires et des plans de transition de clients du groupe. A date, cette analyse porte essentiellement sur les trajectoires réalisées et publiées par les plus grands clients. Pour l’ensemble des clients, des outils spécifiques sont progressivement déployés, en tenant compte de leur taille et de leur secteur d’activité.
Les actions des clients du groupe sont évaluées dans le cadre d’échanges réguliers qui permettent d’identifier les risques liés au changement climatique et les opportunités d’accompagnement en matière de solutions de financement et d’investissement. Une attention particulière est portée sur les plans d’action et les réalisations mis en œuvre afin de réduire l’intensité et les émissions absolues des gaz à effet de serre par rapport à la courbe scientifique de décarbonation spécifique du secteur considéré.
Natixis IM : Outil d’Évaluation du Potentiel de Transition des entreprises et des émetteurs
Concernant la gestion d’actifs pour compte de tiers, dans le cadre du déploiement de son plan stratégique 2030, Natixis IM et ses sociétés affiliées1 ont conduit de nombreux travaux sur la transition et ont renforcé leur méthodologie interne d’analyse de crédibilité des plans de transition des entreprises investies. Au niveau de Natixis IM, un groupe de travail sur la transition a été créé conjointement avec les sociétés de gestion afin de définir les principes clés relatifs aux stratégies d’investissement sur la transition et aux thématiques de transition, diffuser les méthodologies d’analyse des plans de transition ainsi que les indicateurs prospectifs à prendre en compte afin de construire une stratégie d’investissement robuste. En ce sens, plusieurs sociétés de gestion européennes de Natixis IM disposent déjà ou sont en train de mettre en place une méthodologie interne d’analyse des plans de transition des modèles d’affaires des entreprises en portefeuille, et évaluent les potentiels de transition parmi d’autres critères de durabilité intégrés dans leur processus de prise de décision d’investissement.
À titre d’exemple, dans le cadre des nouvelles missions de la Direction des Transitions Durables, Ostrum AM a entamé fin 2024 une analyse de ses portefeuilles sur la base du Net Zero Investment Framework (NZIF) développé par l’Institutional Investors Group on Climate Change (IIGCC). Dans ce contexte, Ostrum AM a développé deux méthodologies propriétaires, visant à démontrer la cohérence des plans de transition des émetteurs avec les objectifs climatiques de l’Accord de Paris :
- une méthodologie de notation quantitative propriétaire lui permettant de classer les émetteurs corporatifs dans l’une des cinq catégories de l’échelle de maturité climatique définie par le NZIF ;
- une méthodologie d’analyse qualitative propriétaire, le score CSA (Climate Strategy Assessment) pour les émetteurs climatiques à fort impact. Cette méthodologie évalue la capacité et la volonté d’une entreprise à opérer la transition. Elle s’articule autour de trois piliers : l’ambition, la mise en oeuvre et la gouvernance. En replaçant l’entreprise dans son contexte, les analystes évaluent les objectifs climatiques qu’elle s’est fixés, les moyens qu’elle se donne pour les atteindre et la manière dont elle s’organise (alignement des intérêts).
Une stratégie commerciale basée sur une offre de produits adaptés au contexte de transition pour la clientèle des entreprises
Pour accompagner ses clients dans la transition environnementale, et notamment climatique, une organisation permettant de mieux incarner le Green Business et d’animer une communauté de référents et experts locaux Green Business au sein de chaque établissement des réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne a été mise en place. Cette organisation permet de concentrer l’expertise et ainsi de mieux servir les entreprises clientes en leur proposant des produits adaptés concernant la rénovation énergétique, la mobilité durable, la transition d’activité et le recours aux énergies renouvelables.
Dans le cadre de l’accompagnement des entreprises clientes dans leur démarche de transition et de décarbonation, le groupe a pour objectif de mobiliser 5 milliards d’euros de financement à horizon 2026. Cet accompagnement s’articule au travers de différentes actions : déploiement du dialogue stratégique ESG, accélération de la production de financements dédiés. Il s’appuie également sur le déploiement de solutions globales associant des partenaires dont Naldéo pour des travaux d’optimisation énergétique et d’expertise de la transition hydrique, SAMI pour la réalisation d’un bilan carbone et l’élaboration d’un plan de décarbonation, Économies d’énergies pour faciliter la recherche de subventions et Opera pour la souscription et la gestion des contrats d’énergie.
Le groupe mobilise les expertises en financement et en conseil du pôle Solutions et Expertises Financières (SEF) pour accompagner ses clients dans la réalisation de leurs projets concourant à l’atténuation du réchauffement climatique. Cet accompagnement se réalise via une gamme de produits adaptés, distribués par les réseaux.
- Plusieurs solutions permettent à la clientèle entreprise de réduire l’impact environnemental de son parc automobile en favorisant les alternatives vertes. Ces dernières peuvent être financées en crédit-bail mobilier ou location longue durée (incluant conseils car policy, prestations écoconduite, gestion de parc connecté et autopartage) ;
- BPCE LEASE accompagne également l’adoption de véhicules lourds moins émissifs avec des offres de crédit-bail adaptées à la grande variété de véhicules et d’usages (camions, bus et cars, engins de travaux publics) ;
- BPCE Equipment Solutions s’engage activement en faveur des transports à faibles émissions au niveau mondial, en finançant des chariots élévateurs électriques, des camions au GNL, des e-bus et des systèmes de transport public. BPCE ES propose également des solutions de leasing complètes pour les bornes de recharge de véhicules électriques, intégrant le matériel, les services et la maintenance.
- Les entreprises sont accompagnées dans la recherche de performance énergétique de leurs bâtiments et équipements professionnels dans le cadre d’un partenariat avec Altérea, ingénieriste de l’énergie et du bâtiment, et une gamme complète de solutions locatives mobilières et immobilières (BPCE Lease) ;
- Par ailleurs, BPCE Solutions Immobilières propose une expertise tertiaire dédiée aux bureaux en s’appuyant sur une grille d’évaluation de la performance environnementale du bâtiment ;
- Pour l’octroi de financements ou de contrats de crédit-bail immobilier, une méthodologie de scoring groupe est utilisée pour apprécier la durabilité du bâti, piloter l’activité et accompagner la clientèle dans la rénovation de celui-ci (SOCFIM & BPCE Lease). En complément, la rénovation du bâti est un des axes majeurs du plan stratégique VISION 2030 de SOCFIM ;
- En adhérant au GreenHub Réseaux de Natixis, SOCFIM renforce ses connaissances ESG pour proposer des financements valorisant la politique RSE de sa clientèle et la démarche de durabilité des projets immobiliers qu’elle entreprend.
Afin de coordonner l’évolution de cette offre de produits et services, le pôle SEF a structuré les programmes Lease Impact de BPCE LEASE et Care & Dare de BPCE Equipement Solutions.
Dans un contexte de changement de paradigme économique, réglementaire et de hausse des coûts de l’énergie, le leasing représente un potentiel de développement significatif au service de la transition environnementale en apportant des solutions de financement multiples, adaptées au besoin du client (crédit-bail mobilier, crédit-bail immobilier, location longue durée, location opérationnelle informatique (LOI), financement de projet).
Natixis CIB accompagne ses clients avec des solutions de financement, de conseils et d’investissement dans les différentes étapes de leur transition écologique et énergétique. Elle intervient à la fois comme conseil et comme partenaire financier privilégié dans :
- Le retrait ou le désinvestissement des activités les plus émissives en gaz à effet de serre ;
- La diversification de leurs activités pour accroître la part de celles qui sont durables et/ou qui contribuent à la transition (émissions évitées) ;
- La décarbonation intrinsèque des processus d’approvisionnement et de production industriels ;
- La séquestration de carbone (solutions basées sur la nature ou sur des solutions technologiques de stockage) après avoir priorisé l’application des leviers de décarbonation précédents ;
- La gouvernance et la prise en compte des enjeux de transition dans leurs pilotages.
Une stratégie commerciale basée sur une offre de produits adaptés au contexte de transition pour la clientèle des investisseurs
Afin d’accompagner les clients investisseurs dans leurs objectifs de contribution à la transition vers une économie bas-carbone, les sociétés de gestion européennes de Natixis IM ont développé des produits (fonds et mandats) ayant des objectifs de décarbonation ou d’alignement avec les objectifs de l’Accord de Paris. Par ailleurs, certains des produits gérés par les sociétés de gestion de Natixis IM investissent dans des solutions contribuant positivement à l’atténuation ou à l’adaptation climatique, tant sur les marchés cotés, par le biais d’obligations vertes par exemple, que sur les marchés privés.
Différentes sociétés de gestion européennes de Natixis IM ont également développé des outils analytiques pour accompagner les clients dans le diagnostic de leur portefeuille et le calcul de métriques liées au climat ou à la transition.
Concernant Natixis CIB, la stratégie commerciale mise en place se concrétise par une réallocation progressive des portefeuilles. Le Green Weighting Factor permet de constater la transition progressive du portefeuille de financement engagée depuis 2018. Les encours de financement sur les contreparties les plus émissives se réduisent au profit des expositions sur les contreparties les moins émissives dans chaque secteur. Cette stratégie se traduit également par une augmentation significative et continue des encours liés au financement des énergies renouvelables et décarbonées dans le bilan par rapport au poids des financements accordés aux actifs ou aux contreparties relevant du secteur des énergies fossiles.
En conséquence, Natixis CIB a fortement réduit son exposition aux énergies fossiles depuis 2017 en (i) diminuant son exposition aux sous-secteurs les plus impactants pour l’environnement (production/exploration de pétrole et gaz, projets exclusivement pétroliers, exclusion du financement du gaz de schiste), (ii) réallouant une partie des expositions sur les actifs gaziers considérés comme nécessaires à la décarbonation de certaines zones géographiques et à la sécurité énergétique à court terme et (iii) en rationalisant son portefeuille financement du négoce d’énergie (Commodity Trade Finance Energy) en finançant moins de produits pétroliers et plus de gaz et de matières premières agricoles et/ou métaux de la transition. Cette stratégie s’appuie sur une organisation robuste et des équipes expertes dédiées et transversales partenaires de l’ensemble des métiers, en particulier le Green & Sustainable Hub (GSH) et l’équipe Energy Transition & Natural Resources (ETNR).
ETNR, symbole de la transition de Natixis CIB vers une économie bas-carbone
Créée dès 2020, l’équipe Energy Transition & Natural Resources (ETNR) soutient le développement des entreprises de nouveaux secteurs essentiels à la transition énergétique tels que l’hydrogène vert, les bioénergies, les carburants durables pour l’aviation, le stockage par batterie, le nouveau nucléaire ou les technologies de capture et stockage du carbone, tout en continuant d’accompagner l’ensemble du secteur énergétique (électricité renouvelable et/ou conventionnelle, réseaux d’électricité, pétrole et gaz) et le secteur mines et métaux dans leurs efforts de transition ou leur contribution directe à la transition.
L’équipe ETNR – aux côtés des équipes métier de Natixis CIB (conseil, M&A, financement, marché de capitaux, coverage) et des réseaux du Groupe BPCE – accompagne ses clients dans leur développement en les aidant à lever des capitaux sur les marchés et à financer des projets d’aide à la décarbonation. En complément, l’équipe déploie des stratégies dédiées sur les batteries et les métaux critiques, essentiels au stockage et à la production d’énergie renouvelable et au transport décarboné, et étend son expertise à toute la chaîne de valeur de l’énergie bas-carbone (équipementiers, constructeurs, exploitants, prestataires de services, fournisseurs d’électricité et molécules vertes, traders…). À titre d’illustration, Natixis CIB soutient le développement de la chaîne de valeur midstream et les industriels du secteur en Europe en finançant des gigafactories.
Dans le cadre du projet stratégique VISION 2030 du Groupe BPCE, et dans le but d’accompagner notre clientèle dans certains secteurs stratégiques liés à la souveraineté, Natixis CIB a créé début 2025 l’industry group Food, Agri & Natural Capital au sein de l’équipe ETNR. Cet industry group a pour but de développer notre expertise sur le secteur et d’accompagner nos clients, y compris face aux enjeux de changement climatique, de déforestation, de souveraineté alimentaire et de démographie. Le rattachement à ETNR reflète les complémentarités avec les secteurs existants autour de thématiques et chaines de valeur communes : agri/bioénergies, crédits carbones, ou transitions plus globalement.
Le Groupe BPCE finance des actifs de production d’énergies bas-carbone via des financements de projets ENR de toutes les tailles et le financement d’entreprises spécialisées dans les ENR. Les encours du Groupe BPCE sur les énergies renouvelables s’élèvent à 17 milliards d’euros en 2025. Le portefeuille est concentré sur le solaire (51 %) et l’éolien (29 %).
Le projet stratégique VISION 2030 a fixé l’objectif d’augmenter la production nouvelle des financements ENR de l’ordre de 15 % sur la période 2024-2026 par rapport à la période 2021-2023. En mettant en oeuvre son objectif de production nouvelle de financements, le groupe estime avoir un impact positif sur le déploiement des énergies renouvelables. Fin 2025, la production nouvelle cumulée des deux années 2024 et 2025 dépasse celle des trois années de référence.
Le Groupe BPCE se positionne comme troisième arrangeur mondial1. La complémentarité entre les entités du groupe permet d’accompagner différentes tailles d’entreprises et de projets au niveau territorial, au niveau national, et à l’international.
En 2025, Natixis CIB a plus que doublé ses financements dans les projets d’énergies renouvelables par rapport à 2021 et les énergies renouvelables ont représenté 95 % des nouveaux financements d’infrastructures dans le secteur de la production électrique.
Au plan national, pour des opérations d’une taille significative, l’association des expertises et des ressources de la Natixis CIB, de BPCE Energeco, des Caisses d’Epargne et du Fonds de Dette Transition Énergétique Caisse d’Epargne est clé pour arranger ce type de financement.
Pour des dossiers de taille intermédiaire au niveau territorial, le Groupe BPCE s’appuie également sur les Banques Populaires, les Caisses d’Epargne, le Crédit Coopératif, la Banque Palatine ainsi que sur l’expertise de BPCE Energeco, filiale de BPCE Lease, au sein du pôle Solutions et Expertises Financières de BPCE. Dédiée au financement des énergies renouvelables depuis 2003, cette entité accompagne les différents établissements du groupe dans le financement des projets d’énergies renouvelables sur leur territoire.
Le département des Risques ESG coordonne le renforcement progressif du dispositif de gestion des risques ESG à l’échelle du Groupe BPCE au travers d’un plan d’action dédié, en ligne avec le programme Impact Inside et les engagements climatiques et environnementaux du Groupe BPCE dans le cadre du projet stratégique VISION 2030. L’exécution de ce plan d’action est suivie par le comité risques ESG et le comité des risques du conseil de surveillance du Groupe BPCE.
Ce programme est détaillé dans la section 1.4.4.2 Principales caractéristiques de la gestion des risques ESG.
Le Groupe BPCE intègre progressivement les facteurs de risques ESG dans les processus de décisions opérationnelles et les dispositifs de surveillance et d’encadrement des risques. Cette démarche s’appuie sur les dispositifs de gestion des risques en place dans les principales filières de risque de la banque tels que décrits dans cette section.
Les politiques risques de crédit du Groupe BPCE intègrent des critères d’octroi ou des points de vigilance se rapportant aux enjeux ESG et aux risques associés lorsque ceux-ci sont pertinents pour le secteur considéré. Ces critères permettent de guider l’analyse des dossiers de financement sur ces aspects. Ils sont constitués et régulièrement mis à jour à partir de la base de connaissance sectorielle ESG développée par le Groupe BPCE, en coordination avec les entités et les établissements du Groupe BPCE, lors de la revue périodique des politiques crédit.
Dans le cadre de la déclinaison locale des politiques crédit, les établissements et filiales du Groupe BPCE sont à même de renforcer leur politique locale par des critères complémentaires permettant de prendre en compte des risques ESG spécifiques à leur contexte opérationnel et commercial.
Lorsque cela est pertinent, les politiques crédit du Groupe BPCE font référence aux engagements volontaires du Groupe BPCE et en particulier, aux politiques sectorielles ESG. Ces politiques imposent la prise en considération des critères d’exclusion fixés dans le contexte des décisions crédit.
Les politiques sectorielles ESG font l’objet d’une description détaillée en section 2.2.3 (E1-2) Politiques liées à l’atténuation du changement climatique et à l’adaptation de celui-ci.
Le Groupe BPCE intègre les enjeux ESG et les risques associés dans son dialogue stratégique avec les clients Entreprises de ses réseaux de banque de détail. Un outil « dialogue ESG » est déployé auprès des équipes commerciales afin d’aborder les principaux enjeux et engagements des clients Entreprises sur les sujets environnementaux (climat et biodiversité), sociaux et de gouvernance. Les enjeux ESG abordés dans ce dialogue stratégique concernent l’atténuation du changement climatique mais aussi l’adaptation à celui-ci. Cet outil permet d’enrichir la connaissance client sous l’angle des enjeux ESG et des risques associés et d’alimenter l’analyse du profil de risque du client, le cas échéant.
Cette démarche a été renforcée en 2025 afin de prendre en compte plus finement les problématiques des clients et les démarches d’atténuation des risques mises en œuvre. De plus, une dimension sectorielle a été introduite afin de couvrir de manière spécifique les enjeux ESG et les risques associés pour certains secteurs prioritaires pour le Groupe BPCE.
Le Groupe BPCE dispose d’une notation des risques ESG déployée sur l’ensemble du portefeuille Corporate couvrant les clientèles PME/ETI et grandes entreprises. Cette notation des risques ESG est indépendante de la notation crédit et fournit une indication du niveau de sensibilité de la contrepartie aux risques ESG. Elle est mise à disposition des analystes crédit et intégrée dans les dossiers présentés dans les comités décisionnaires. Pour les clients grandes entreprises, la méthodologie de notation s’appuie sur un questionnaire détaillé couvrant les risques climatiques physique et de transition des clients. La notation risques ESG des clients PME/ETI se fait à partir des évaluations géo-sectorielles des risques ESG.
Par ailleurs, le score Green Weighting Factor attribué à la contrepartie et à la transaction (dans le cas des financements dédiés) est également intégré au dossier d’octroi. Ce dispositif est aujourd’hui déployé au sein de Natixis CIB mais également au sein de CEGC et de plusieurs filiales du pôle SEF.
Les actifs financés par les réseaux de banques de détail font également l’objet d’une qualification de durabilité en parallèle du processus d’octroi de crédit. La démarche permet d’évaluer la conformité des actifs financés aux critères de la taxonomie européenne et de faire bénéficier les clients d’une attestation relative à la durabilité des actifs.
Le Groupe BPCE a mis en place une analyse des risques extra-financiers qui est intégrée dans le processus d’octroi de crédit et de revue annuelle des contreparties. Les conclusions de cette analyse sont restituées dans les instances de décision et prises en compte dans l’appréciation du profil de risque de la contrepartie et de la transaction envisagée.
Au sein des réseaux de banque de détail, l’analyse des risques extra-financiers est intégrée à tous les dossiers présentés en comité de crédit faîtier. Elle s’appuie notamment sur les informations collectées dans le cadre du dialogue ESG, sur la notation des risques ESG ainsi que sur la connaissance sectorielle des enjeux ESG mise à disposition des analystes crédit. Elle comprend également une revue des controverses susceptibles d’affecter le client et un contrôle du respect des politiques sectorielles ESG. L’analyse vise à mettre en exergue les risques ESG matériels pouvant avoir un impact significatif sur les états financiers de la contrepartie afin que ceux-ci puissent être pris en compte dans l’appréciation globale du profil crédit et dans la décision d’octroi.
Au sein de Natixis CIB, la démarche d’analyse des risques extra-financiers est déployée progressivement sur l’ensemble des principales contreparties de Natixis CIB. Cette analyse s’appuie sur le processus d’entrée en relation qui intègre un contrôle du respect des politiques sectorielles ESG applicables et une évaluation des controverses associées au client. Lors du processus d’octroi ou de revue annuelle, ces éléments sont complétés par l’évaluation des risques climatiques et environnementaux, qui s’intègre à l’analyse détaillée des risques ESG auxquels le client est exposé. L’ensemble des éléments est restitué au travers d’une opinion sur les risques ESG intégrée au dossier présenté en comité de crédit.
Dans le cadre des Principes de l’Équateur, Natixis CIB applique une méthodologie de place visant à évaluer les risques environnementaux et sociaux des projets financés et la gestion de ces risques par les clients, quel que soit leur secteur d’activité. Depuis octobre 2020, Natixis CIB applique la version amendée des Principes (Amendement EP IV) qui comprend des critères plus exhaustifs en matière de respect des droits humains (notamment les droits des communautés indigènes) et qui requiert de l’analyse des risques climatiques physiques et de transition.
Il est ainsi demandé à l’emprunteur : une évaluation des risques physiques associés aux changements climatiques pour la plupart des projets, et de procéder à une évaluation des risques de transition climatique et à une analyse des alternatives à moindre intensité de gaz à effet de serre à l’égard des projets prévoyant des émissions d’équivalent de CO2e d’au moins 100 000 tonnes par année au total. En fonction des risques identifiés et de la nature des impacts associés, des mesures d’atténuation sont demandées au client. Elles font l’objet de clauses spécifiques dans la documentation financière (« covenants »).
Dans le cadre des due diligence réalisées à l’entrée en relation sur sa clientèle Grandes Entreprises et dans le suivi de ses clients en portefeuille, Natixis CIB prend en compte les controverses potentielles que ses clients peuvent rencontrer, en particulier concernant les enjeux ESG. En cas de risques significatifs, le Groupe BPCE analyse et gère les risques associés. Dans certains cas, le Groupe BPCE peut décider de son propre chef de ne pas entrer en relation ou de ne pas renouveler ses engagements avec le client.
Le Groupe BPCE a engagé des travaux visant à étendre cette démarche à l’ensemble des entités du Groupe BPCE de manière adaptée à leur contexte opérationnel et à leur portefeuille client.
Les investissements en titres obligataires pour la réserve de liquidité du Groupe BPCE sont soumis à un encadrement ESG, afin d’atténuer les risques ESG et de réputation. Ce dispositif se compose de :
- Un pourcentage minimum de titres « durables » (Green, Social, ou Sustainable) détenus dans la réserve de liquidité ;
- L’exclusion du périmètre d’investissement des émetteurs présentant une notation extra-financière dégradée ;
- L’exclusion du périmètre d’investissement des émetteurs dont l’activité ne respecte pas les critères des politiques sectorielles ESG du Groupe BPCE.
Afin d’identifier les potentielles sources de risques ESG dans l’analyse des investissements pour compte propre en Private Equity et Immobilier Hors Exploitation, un processus de collecte de données et d’analyse des risques ESG est intégré dans les due diligence réalisées lors de la constitution des dossiers d’investissement.
Natixis CIB a mis en place un dispositif de suivi de ses principales expositions au marché par sous-jacent, secteur ou zone géographique. Les expositions au risque de marché sont surveillées par une notation des contreparties visant à mettre en évidence la concentration potentielle des risques. A date, aucune concentration significative liée à des critères ESG n’a été relevée dans le contexte des risques de marché à court, moyen ou long terme.
Des travaux complémentaires sur des scénarios de stress sont en cours pour enrichir l’évaluation et le suivi des risques ESG dans les portefeuilles de négociation.
Les risques opérationnels sont traités dans la section 1.4.4.2 Principales caractéristiques de la gestion des risques ESG.
Par la nature de son activité et les horizons de gestion qui sont les siens, BPCE Assurances accorde une place centrale à l’intégration des risques de durabilité, et notamment des risques environnementaux, dans son dispositif de gestion des risques.
En conformité avec les réglementations en vigueur, BPCE Assurances intègre les risques environnementaux à chaque étape du processus de gestion des risques, de leur identification à leur évaluation puis à leur atténuation.
Les risques environnementaux climatiques et non climatiques sont intégrés dans une cartographie des risques propre à l’assurance en distinguant notamment les risques physiques et de transition d’une part et les horizons à court, moyen et long terme d’autre part. La quantification des risques est un axe essentiel de la démarche suivie par BPCE Assurances, qui intègre progressivement le concept de double matérialité.
Les risques financiers induits par l’exposition du portefeuille d’investissement sont évalués selon plusieurs approches.
BPCE Vie et BPCE Life, dans le cadre de l’ORSA (Own Risk and Solvency Assessment), intègrent des stress tests climatiques réalisés afin de mesurer la sensibilité des ratios de solvabilité au risque de transition.
- – Analyse de la résilience des différents secteurs représentés dans le portefeuille obligataire détenu en direct à différents périls climatiques (sécheresse, inondation, etc.), en cohérence avec les scénarios définis par le GIEC,
- – Analyse de l’exposition du portefeuille obligataire au risque de transition sur la base de la notation des émetteurs définie selon l’approche Carbon4Finance/Mirova,
- – Analyse de l’exposition au risque physique des véhicules immobiliers dédiés et des immeubles détenus en direct.
BPCE Assurances a, depuis plusieurs années, défini des objectifs et mis en place des dispositifs permettant de limiter son exposition aux risques de durabilité et son impact sur le changement climatique.
- Mise en place de politiques normatives
et sectorielles :
formalisation des pratiques d’investissement sur plusieurs secteurs sensibles (énergies fossiles, production de pesticides, etc.) ; - Portefeuille d’investissement aligné sur une trajectoire compatible avec les objectifs de l’Accord de Paris : fixation d’objectifs de baisse de l’empreinte carbone sur le portefeuille d’actions et d’obligations d’entreprises détenues en direct ;
- Intégration ESG : la qualité ESG des émetteurs est appréhendée à travers une matrice de durabilité propriétaire, mise en œuvre depuis le 1er janvier 2025, retenant deux axes :
- – Un axe ESG global pour qualifier la qualité ESG des émetteurs s’appuyant sur la notation ESG fournie par ISS ESG, et la méthode CIA (Carbon Impact Analytics) conçue par Carbone 4,
- – Un axe spécifique Climat, reprenant l’empreinte carbone de l’émetteur et sa notation CIA (Carbon Impact Analytics) fournies par Carbon4 Finance. Cet indicateur mesure l’empreinte carbone et l’exposition au risque des entreprises, en se basant sur une analyse « bottom-up » des données publiées par celles-ci, afin de garantir que les investissements respectent des critères climatiques stricts.
Cette matrice permet d’identifier les émetteurs non éligibles à l’investissement, à savoir ceux ayant une faible notation ESG et une empreinte carbone élevée. Elle permet également d’identifier des émetteurs dits « à risque » d’un point de vue ESG et qui nécessitent une analyse ESG approfondie avant tout investissement.
L’assurance non-vie est particulièrement exposée aux risques climatiques à travers l’augmentation significative et régulière de la sinistralité liée aux aléas naturels.
Concernant les produits d’assurance dommages, la gestion des risques climatiques fait partie intégrante des politiques de souscription, de provisionnement et de réassurance des garanties proposées aux clients.
En effet, le portefeuille d’assurance dommages pour les particuliers et les professionnels au travers de ses garanties pour l’habitation, l’automobile et la multirisque professionnelle porte des risques de sinistres liés aux événements climatiques.
Des travaux d’analyse du portefeuille de contrats sont menés régulièrement pour identifier et mesurer les risques, en particulier ceux liés aux événements climatiques, qualifier leur répartition géographique et adapter la politique de souscription.
Dans le cadre de l’ORSA (Own Risk and Solvency Assessment), des stress tests climatiques sont également réalisés afin de mesurer la sensibilité des ratios de solvabilité à la survenance d’événements climatiques majeurs.
Pour réduire l’impact au bilan des sinistres climatiques, BPCE Assurances transfère une partie de ses risques, notamment climatiques, vers plusieurs réassureurs mondiaux.
BPCE Assurances depuis plusieurs années a identifié les enjeux et les leviers d’actions pour améliorer l’impact positif de ses activités sur le climat et l’environnement. Cela se décline au niveau de ses offres d’assurances, dans la mise en œuvre des processus de gestion des sinistres automobile et habitation et en matière de prévention des risques auprès des assurés.
Pour limiter les conséquences des événements climatiques, des travaux ont été initiés pour inciter les assurés à mettre en place des mesures d’adaptation et de prévention. Cela se traduit par :
- L’application d’une remise tarifaire sur la prime du contrat habitation si l’assuré met en place une mesure de protection face aux événements climatiques (telle que l’acquisition de batardeaux face au risque inondation) ;
- L’intégration de la prévention au sein des courriers de gestion, sur le site institutionnel de BPCE Assurances, sur les sites internet des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires et dans la stratégie social média ;
- L’envoi de SMS en amont des événements climatiques pour alerter les assurés, leur permettre de se mettre à l’abri et de protéger leurs biens.
Lors des déclarations de sinistres de catastrophes naturelles, BPCE Assurances renforce les équipes dédiées à la déclaration et à la gestion des sinistres et mobilise rapidement les réseaux d’experts pour maintenir une bonne qualité de service.
CEGC prend en compte les risques climatiques et ESG tant dans sa politique de souscription que dans la gestion de son portefeuille d’investissements. La gestion globale des risques s’appuie également sur le processus ORSA (Own Risk and Solvency Assessment), conformément à la directive Solvabilité II, qui permet d’intégrer l’incidence des risques climatiques dans la cartographie des risques de l’entreprise.
La stratégie d’investissement de CEGC vise à privilégier les supports présentant les meilleures notations ESG, afin de limiter le risque de dépréciation des actifs. Cette démarche est renforcée par la stratégie d’engagement de CEGC (politique de vote et engagement) afin d’influencer les pratiques des entreprises et des marchés ainsi que son adhésion aux Principes pour l’Investissement Responsable des Nations Unies (UN PRI) et à la NZAOA.
Concernant les risques de souscription, l’un des principaux risques climatiques auquel CEGC est exposé résulte de la réglementation sur les Diagnostics de performance énergétique (DPE) qui induit une baisse de la « valeur verte »1 des logements les plus mal notés. Au regard de ce risque, CEGC a intégré la prise en compte du DPE du logement des clients emprunteurs dans sa politique de risques dédiée aux cautions de prêts immobiliers aux particuliers.
Par ailleurs, des travaux sont menés pour intégrer des scénarios prospectifs de changement climatique dans les modélisations des risques climatiques physiques (inondation et sécheresse). En parallèle, des travaux d’évaluation du risque inondation sont menés en interne, en s’appuyant sur les données publiques du BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières).
Natixis Investment Managers (Natixis IM) reconnaît l’importance des risques ESG, dont notamment les risques climatiques ainsi que leur potentielle incidence sur les portefeuilles d’investissement.
La plupart des affiliés ont mis en place des systèmes de mesure des expositions aux risques ESG et climatiques des actifs sous gestion, permettant une meilleure transparence dans la gestion de ces enjeux.
Chaque société de gestion de Natixis Investment Managers est responsable de son processus d’investissement et ultimement responsable de l’intégration des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance dans le respect de leur devoir fiduciaire. Les sociétés de gestion européennes ont développé des politiques d’investissement responsable qui expliquent leur approche ESG globale, fournissent des orientations détaillées sur l’intégration des facteurs environnementaux, et expliquent leurs politiques sectorielles et/ou d’exclusion. La majorité des affiliés non-européens a développé une approche globale d’investissement responsable qui formalise leur engagement d’intégrer des facteurs environnementaux, sociétaux et de gouvernance matérielle dans leurs processus d’investissement. Ils implémentent des restrictions spécifiques à la demande des clients.
Plusieurs affiliés ont développé des capacités de recherche extra-financière dédiées et ont intégré les critères de durabilité dans leurs modèles d’aide à la décision d’investissement. Ils s’appuient sur des systèmes propriétaires et de la donnée brute afin d’établir leurs propres modèles et méthodologies de scoring.
Les affiliés les plus avancés développent des méthodologies de mesure quantitative (type Value At Risk) des risques climatiques. Dans ce cadre, certaines sociétés de gestion utilisent des fournisseurs de données externes pour accéder à ces indicateurs pour une classe d’actif spécifique (ex. MSCI’s Real Estate Climate Value at Risk) ou pour accéder à des scénarios physiques et de transition afin d’évaluer l’impact possible des événements futurs sur les portefeuilles.
En sus, une politique de gestion des risques ESG a été mise en œuvre par Natixis Investment Managers. Cette politique institue notamment la supervision de ces risques par une seconde ligne de défense indépendante, en particulier dans le cadre de la catégorisation des fonds et des processus d’investissements, et la définition de processus d’escalade aux bornes des affiliés et de la holding Natixis Investment Managers.
Natixis Investment Managers utilise également des données provenant de fournisseurs externes pour calculer et suivre mensuellement des indicateurs de risques ESG et climatiques de ses portefeuilles.
- 1 La « valeur verte » définit l’augmentation de valeur engendrée par une meilleure performance énergétique et environnementale d’un bien immobilier par rapport à un autre, toutes choses égales par ailleurs et selon les bases notariales. Source : https://www.notaires.fr/fr/immobilier-fiscalite/etudes-et-analyses-immobilieres/performance-energetique-la-valeur-verte-des-logements
Au titre des risques climatiques, le Groupe BPCE analyse la résilience de son modèle économique sur ses trois activités (financement, assurance, gestion d’actifs) au travers de stress tests climatiques au sein des processus d’autoévaluation de l’adéquation de ses fonds propres (ICAAP) et de sa liquidité (ILAAP) au regard des risques auxquels il peut être confronté. Cette analyse prend place chaque année entre octobre et février, sur la base d’hypothèses définies en amont dans le cycle (entre juin et novembre). Chaque année, l’analyse est enrichie en termes de couverture du périmètre (augmentation du nombre et/ou modulation de la sévérité des aléas) dans le cadre du processus d’amélioration continue.
Le Groupe BPCE poursuit l’amélioration de son dispositif ICAAP avec l’intégration de nouveaux facteurs :
- Un nouvel aléa de risque physique aigu, vague de chaleur, basé sur le 99e percentile du scénario NGFS appliqué sur la France, la zone euro et les États-Unis, avec prise en compte d’une intensité actuelle et d’une intensité future (2042) ;
- Un risque de transition toujours basé sur le scénario NGFS Net Zero 2050 (qui suppose une transition rapide vers une économie bas-carbone, impactant sensiblement le fonctionnement de l’économie) mais intégrant également l’évolution du risque physique chronique ;
- Les composantes de risques climatiques sont intégrées dans un scénario adverse.
Si les quantifications réalisées dans l’ICAAP prennent place sur l’horizon court terme (3 ans), elles résultent de l’utilisation d’hypothèses qui sont supposées survenir dans certains cas au plus tôt à moyen terme (risque de transition, en cohérence avec l’hypothèse centrale retenue en analyse de matérialité) voire à long terme (risque physique aigu vague de chaleur en année 3).
Les autres risques matériels identifiés dans le cadre de l’exercice d’analyse de double matérialité sont couverts au travers des quantifications globales des risques opérationnels (intégrant notamment les risques juridiques et de réputation) réalisées dans le cadre de l’ICAAP.
Du point de vue de la liquidité, la résilience du groupe vis-à-vis des risques climatiques a été évaluée sur les risques physiques et de transition sur les principales composantes (dépôts clients, financements auprès des investisseurs, actifs monétisables) au titre de l’ILAAP. En complément, l’impact des risques matériels ESG sur la réputation du groupe a également été évaluée sur les principales composantes (dépôts clients, financements auprès des investisseurs) au titre de l’ILAAP.
Si les quantifications réalisées dans l’ILAAP prennent place sur l’horizon court terme (1 an), elles résultent de l’utilisation d’hypothèses qui sont supposées survenir dans certains cas au plus tôt à moyen terme (risque de transition, en cohérence avec l’hypothèse centrale retenue en analyse de matérialité) voire à long terme (intensité du risque physique). La composante liée au risque réglementaire (évolution des règles d’éligibilité BCE) est supposée pouvoir prendre place à court terme.
L’ensemble des risques matériels identifiés dans le cadre de l’analyse de double matérialité et ainsi évalués ne remettent pas en cause la résilience du modèle économique du Groupe BPCE à horizon de temps de son plan stratégique. Ils ne nécessitent pas d’actions stratégiques dédiées, au-delà des actions déjà envisagées en réponse à une situation de stress en solvabilité ou en liquidité évaluée dans l’ICAAP ou l’ILAAP.
Au-delà de la contribution des activités d’assurance au sein du Groupe BPCE dans son ensemble, une analyse dédiée est également menée concernant l’impact des risques climatiques sur ce périmètre.
BPCE Assurances utilise une approche matricielle pour identifier et évaluer les impacts négatifs des risques environnementaux, qu’ils soient climatiques ou non climatiques, en les classant selon les grandes catégories de risques de sa cartographie. Ces risques sont évalués sur trois horizons temporels : court, moyen et long terme, en cohérence avec la stratégie nationale bas-carbone.
En parallèle, BPCE Assurances structure sa démarche pour évaluer l’exposition de son portefeuille d’investissements aux risques de durabilité. Les analyses des risques physiques (sécheresse, inondation, stress hydrique…) et de transition sont adaptées aux différentes classes d’actifs concernées (actions, obligations, souverains, immobilier, infrastructures…).
L’assurance non-vie est particulièrement exposée aux risques climatiques à travers l’augmentation significative et régulière de la sinistralité liée aux aléas naturels. La gestion des risques climatiques fait donc partie intégrante des politiques de souscription, de provisionnement et de réassurance des garanties proposées aux clients. Le portefeuille d’assurance dommages, pour les particuliers et les professionnels au travers de ses garanties pour l’habitation, l’automobile et la Multirisques professionnelle, porte des risques de sinistres liés aux événements climatiques. Des travaux d’analyse du portefeuille de contrats sont menés régulièrement pour identifier et mesurer ces risques, qualifier leur répartition géographique et adapter les règles de souscription.
Des travaux sont en cours sur les périmètres établissements bancaires, assurances IARD et cautions de crédits (CEGC) pour intégrer des scénarios prospectifs de changement climatique dans les modélisations des risques.
Par ailleurs, BPCE Assurances a participé aux analyses prospectives à travers les scénarios climatiques mis en place par l’ACPR. Dans le cadre de l’ORSA (Own Risk and Solvency Assessment), des scénarios climatiques sont également analysés afin de mesurer la sensibilité des ratios de solvabilité à la survenance d’événements climatiques majeurs.
Le Groupe BPCE tient compte des évolutions économiques liées au changement climatique de façon à adapter ses modèles d’affaires de banquier, assureur et investisseur. Les enjeux d’atténuation et d’adaptation au changement climatique génèrent des opportunités de développement en accompagnant les acteurs économiques concernés et en déployant des leviers de transformation pour ses métiers.
Le projet stratégique VISION 2030 s’appuie sur la prise en compte de quatre transitions, toutes génératrices d’opportunités : environnementale – avec une priorité claire donnée à la décarbonation de l’économie – démographique, technologique et géopolitique. Dans ce cadre, les enjeux liés au changement climatique sont pleinement intégrés, en tenant compte de leurs interactions avec les autres transitions. Le groupe propose une approche prenant en compte les limites planétaires et les besoins sociétaux, offrant des solutions concrètes à tous pour accompagner les transitions vers un monde plus durable et inclusif. Lutter contre le dérèglement climatique et faire émerger une société plus sobre en carbone sont des défis majeurs pour lequel le groupe est mobilisé de longue date, ceci afin de limiter l’impact lié au changement climatique de ses activités de financement, de gestion d’actifs et d’assurance. Dans ce contexte, le groupe devient acteur de ces transitions en développant ses activités et ses revenus tout en assurant un véritable levier de transformation de ses métiers. Cette opportunité, le groupe la traduit dans son plan stratégique avec des ambitions pour les atteindre.
Afin d’identifier, d’évaluer et de concrétiser les opportunités pour accompagner la transition environnementale de ses clients :
- Le Groupe BPCE dispose d’équipes métiers au sein des différentes entités du groupe dont la mission est d’étudier les opportunités de marché, d’élaborer des plans d’affaires et de lancer des offres utiles. Le comité de validation des nouveaux produits et partenariats entérine les mises en marché de ces derniers après en avoir évalué l’opportunité ;
- Un « dialogue ESG » est mené avec les clients de la banque de proximité des réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne afin de proposer des offres complètes qui associent des partenaires spécialisés pour appuyer leurs démarches de transformation, notamment sur le volet de la rénovation énergétique ;
- Au sein de Natixis CIB, l’équipe Energy Transition & Natural Resources (ETNR) déploie son expertise depuis 2020, sur l’ensemble du secteur de l’énergie, et sur le secteur mines et métaux. Cette expertise permet de saisir des opportunités de développement dans l’accompagnement de la transition du secteur de l’énergie (par exemple : hydrogène vert, bioénergies, carburants durables pour l’aviation, stockage par batterie, nouveau nucléaire ou encore les technologies de capture et stockage du carbone, réseaux d’électricité) et d’étendre l’accompagnement des transitions des clients à toute la chaîne de valeur de l’énergie bas-carbone (équipementiers, constructeurs, exploitants, prestataires de services, fournisseurs d’électricité et molécules vertes, traders…) ;
- Au sein de Natixis CIB, le Green & Sustainable Hub (GSH), composé d’une quarantaine de spécialistes, contribue à la mise en œuvre de la stratégie commerciale en matière de finance verte et durable. Le GSH travaille avec l’ensemble des lignes métier de Natixis CIB afin de développer des solutions de financement et d’investissement durables « cross-asset », au service des objectifs de transition des clients. Le GSH enrichit continuellement son offre de solutions et de services en matière de finance durable ainsi que sa gamme de services de conseil et d’accompagnement. Depuis 2023, le GSH soutient les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne, avec la création d’une équipe « réseau GSH » répondant aux besoins de financement durable des grandes PME. Cette équipe est composée de cinq spécialistes dédiés et de banquiers « incubés » à temps plein pendant six mois provenant des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne qui développent leur propre expertise et participent à la création d’un réseau plus large de spécialistes en financement durable dans le groupe ;
- Avec quinze sociétés de gestion indépendantes, chacune adoptant une approche spécifique de la gestion active, Natixis NIM développe depuis 1984, des solutions d’investissement durable et à impact, qui couvrent les actions, les obligations, la gestion diversifiée, les actifs privés et les solutions alternatives liquides. Le cadre d’investissement durable permet à Natixis IM de proposer à la clientèle d’investisseur des stratégies d’investissements responsables, durables et à impact alignées sur les normes mondiales.
Données rétrospectives Jalons et années cibles2 Année de
référenceDonnées
comparatives
(N-1)N % N / N-1 2026 2030 (2050) Cible
annuelle en
% / Année de
référenceEMISSIONS DE GES DE PÉRIMÈTRE 1 Emissions brutes de GES de périmètre 1 - Emissions [teqC02] 31/12/2023 23 875 22 406 -6% -10,5% -30,5% -7% Pourcentage d’émissions de GES de périmètre 1 résultant des systèmes d’échange de quotas d’émission réglementés (en %) - - EMISSIONS DE GES DE PÉRIMÈTRE 2 Emissions brutes de GES de périmètre 2 fondées sur la localisation [teqC02] 31/12/2023 20 059 19 645 -2% -10,5% -30,5% -7% Emissions brutes de GES de périmètre 2 fondées sur le marché [teqCO2] 31/12/2023 8 051 4 260 -47% -10,5% -30,5% -7% EMISSIONS SIGNIFICATIVES DE GES DE PÉRIMÈTRE 3 Emissions totales brutes indirectes de GES de périmètre 3 [teqC02] 31/12/2023 491 492 469 042 -5% -5,7% -19,3% -3,8% 1 Biens et services achetés 191 042 183 410 -4% 2 Biens d’investissement 108 884 104 041 -4% 3 Activités relevant des secteurs des combustibles et de l’énergie (non incluses dans les périmètres 1 et 2) 14 402 13 207 -8% 4 Transport et distribution en amont - - 5 Déchets produits lors de l’exploitation 4 654 5 169 11% 6 Voyages d’affaires 23 865 22 381 -6% 7 Déplacements domicile-travail des salariés 84 406 82 251 -3% 8 Actifs loués en amont - - 9 Acheminement en aval 64 240 58 583 -9% 10 Transformation des produits vendus - - 11 Utilisation des produits vendus - - 12 Traitement en fin de vie des produits vendus - - 13 Actifs loués en aval - - 14 Franchises - - ÉMISSIONS TOTALES EMPREINTE PROPRE Émissions de GES empreinte propre (fondées sur la localisation) (teqCO2) 31/12/2023 535 427 511 092 -5% -6% -20% -4% Émissions de GES empreinte propre (fondées sur le marché) (teqCO2) 31/12/2023 523 419 495 707 -5% ÉMISSIONS DU PORTEFEUILLE 15 Investissements (Banque) 119 095 437 127 263 176 7% 15 Investissements (Assurance) 18 625 537 20 557 083 10% ÉMISSIONS TOTALES DE GES Émissions totales de GES (fondées sur la localisation) (teqCO2) 138 256 401 148 331 351 7% Émissions totales de GES (fondées sur le marché) (teqCO2) 138 244 392 148 315 966 7% - 1 Les données présentées dans la colonne (N-1) pour le périmètre empreinte propre ont fait l’objet d’un recalcul par rapport à la publication 2024 (576kt CO2e) afin de tenir compte, de l’élargissement du périmètre de consolidation de l’empreinte carbone propre du Groupe BPCE à BPCE Equipment Solutions et BRED Madagascar, qui ont intégré le Groupe BPCE en 2025, de la Direction Achats et Services récemment créée (+16kt CO2e), ainsi que de l’évolution des facteurs d’émission de la base empreinte de l’ADEME (-37,4kt CO2e) et de corrections d’indicateurs (-19kt CO2e).
- 2 Les jalons 2026 et 2030 indiqués pour les scopes 1, 2 et 3 sur l’empreinte propre représentent une projection modélisée des réductions d’émissions du scope considéré, traduisant ainsi une estimation de leur contribution à l’objectif global de réduction de l’empreinte carbone du groupe. Il convient de noter que cette projection ne constitue pas un engagement formel du Groupe BPCE quant à l’atteinte du niveau de réduction ainsi estimé.
Le tableau ci-dessus vise à représenter l’ensemble des activités du Groupe BPCE sur le périmètre de consolidation comptable, avec des limitations décrites dans les MDR-M ci-après.
Le groupe considère que le format de ce tableau « Émissions scopes 1, 2 et 3 pour le Groupe BPCE » (ci-après nommé tableau AR 48 en référence à la norme de l’ESRS E1) ne permet pas de présenter les jalons qu’il s’est fixés dans son plan de transition car ce format détaille de nombreuses catégories d’émissions peu significatives prises une à une, et par ailleurs ne détaille pas les postes d’émissions les plus importants relatifs aux financements et investissements qui nécessitent une transparence sectorielle. C’est pourquoi certaines colonnes « jalons et années cibles » sont laissées vides au profit d’une présentation détaillée de ces jalons et années cible dans la section 2.2.4.2 (E1-3 et E1-4) Cibles et progrès réalisés.
Dans le cadre de la production des indicateurs liés à l’univers « empreinte propre », qui correspond aux émissions liées à la vie de bureau au quotidien, le Groupe BPCE inclut les périmètres suivants :
- Total des émissions empreinte propre (avec les émissions scope 2 calculées selon la méthode location-based) ;
- Total des émissions empreinte propre (avec les émissions scope 2 calculées selon la méthode market-based).
Les émissions du portefeuille (émissions scope 3 catégorie 15) qui distinguent d’une part les expositions des activités de banque et d’autre part des activités d’assurance, agrègent les émissions scope 1, 2 et 3 des entreprises financées.
Au regard de l’activité du groupe, les catégories suivantes ne sont pas publiées car elles ne sont pas significatives au niveau du scope 3 du groupe :
- 3.4 – Transport et distribution en amont ;
- 3.8 – Actifs loués en amont ;
- 3.10 – Transformation des produits vendus ;
- 3.11 – Utilisation des produits vendus ;
- 3.12 – Traitement en fin de vue des produits vendus ;
- 3.13 – Actifs loués en aval ;
- 3.14 – Franchises.
A noter, indépendamment des émissions scope 1, 2, 3 du groupe, la section suivante présente, pour illustration, une information sur les émissions financées que les clientèles d’investisseurs des sociétés de gestion européennes de Natixis IM supportent à travers leurs investissements.
2.2.7.1.1 Éléments techniques précisant les périmètres et méthodologies de calcul des métriques de suivi de la décarbonation des activités du groupe
Le périmètre empreinte propre concerne les émissions scope 1, 2, et 3 pour les catégories 1 à 9, conformément à la classification du GHG Protocol.
Les émissions de gaz à effet de serre sont calculées pour chacun des scopes et pour chaque catégorie.
Les facteurs d’émission utilisés sont révisés chaque année. Ils sont principalement fournis par la base Empreinte administrée par l’ADEME, référence nationale citée par l’article L229-25 du Code de l’Environnement (décret BEGES). Cette base est gérée par un comité de gouvernance regroupant des acteurs publics et privés (Ministères, Organismes techniques, Associations, MEDEF). Dans une logique d’amélioration continue et pour renforcer le pilotage de la décarbonation des achats, le Groupe BPCE a développé des facteurs d’émissions monétaires spécifiques pour trois catégories : « Conseil », « Conseil en stratégie » et « Prestations intellectuelles informatiques ». Ces facteurs d’émission sont calculés à partir des empreintes carbone réelles des fournisseurs du groupe, rapportées au chiffre d’affaires réalisé avec le Groupe BPCE en 2025. Des facteurs d’émission spécifiques ont également été définis pour le transport de fonds, en collaboration avec les prestataires concernés.
La méthodologie appliquée au poste Immobilisations repose sur les principes de la réglementation française concernant l’élaboration d’un Bilan de Gaz à Effet de Serre (BEGES V5), qui répond aux exigences réglementaires inscrites à l’article L. 229-25 du code de l’environnement. Cette méthodologie est également cohérente avec la norme ISO 14064-1 : 2018. Plus précisément, le calcul des émissions associées aux immobilisations est basé sur la collecte des données issues des inventaires des différents parcs (parc informatique, immobilier, véhicules, etc.) et sur l’application de coefficients d’amortissement permettant de répartir les émissions sur la durée de vie des biens concernés.
Des travaux sont menés afin de permettre au Groupe BPCE de calculer également son empreinte carbone selon les principes méthodologiques du GHG Protocol, c’est-à-dire en comptabilisant l’ensemble des émissions associées à la fabrication des biens immobilisés lors de l’année d’acquisition.
Les facteurs d’émission relatifs à la production et à la gestion des distributeurs automatiques de billets ont été actualisés pour tenir compte des progrès industriels et en distinguant les émissions liées à leur production, mesurées dans les immobilisations, et à leur gestion numérique, incluse dans les achats.
Un nouvel indicateur a par ailleurs été introduit pour prendre en compte la consommation en kWh des véhicules professionnels électriques : les données kilométriques ou monétaires sont automatiquement converties en kWh selon le pays, assurant ainsi une prise en compte exhaustive des émissions liées à la mobilité électrique.
La collecte des indicateurs pour le calcul de l’empreinte carbone consolidée du groupe repose sur 58 % d’indicateurs physiques et 42 % d’indicateurs monétaires (exprimés en tonnes de CO2e). L’automatisation des circuits d’information s’est accélérée en 2025 pour fiabiliser la collecte des indicateurs qui entrent dans le calcul des scopes 1, 2 et 3. Des contrôles systématiques de variation (+/-15 %) entre deux années sont intégrés dans l’outil de collecte, imposant la justification des écarts par les contributeurs.
Le périmètre de calcul de l’empreinte carbone consolidée du Groupe BPCE est élargi chaque année, avec une ouverture progressive à l’international. En 2025, la mesure a été effectuée sur un périmètre de 79 entités dont les effectifs CDI représentent 89 % des effectifs CDI du groupe. À chaque extension du périmètre, les émissions de l’année de référence (2023) ainsi que celles des années ultérieures sont recalculées, et un « pro forma » est réalisé en cas de modification des indicateurs. En 2025, le calcul de l’empreinte propre consolidée a été élargi à 16 entités de BPCE Equipment Solutions, BRED Madagascar et la Direction nouvellement créée Achats & Services ainsi que la Banque du Léman.
Le Groupe BPCE a défini avec le projet stratégique VISION 2030, un nouvel objectif de réduction de 6 % entre 2023 et 2026. Cet objectif a été calculé en prenant en compte le pas de réduction annuel de l’année précédente. Le périmètre des entités incluses dans l’objectif de réduction de l’empreinte propre du groupe s’élargit progressivement à des filiales et à des entités internationales.
La trajectoire de réduction des émissions de GES de l’empreinte propre, entre l’année de référence 2023 et 2030 est la suivante :
Le groupe propose de lisser annuellement l’objectif de réduction pour construire des objectifs annuels, soit -2 % chaque année (de 2024 à 2026).
L’intensité de réduction 2026/30 est donc estimée à -14 % (Obj. 2030-Obj. 2026). Le groupe propose de lisser annuellement l’objectif de réduction pour construire des objectifs annuels, soit -3,5 % chaque année (de 2027 à 2030).
Ces cibles sont basées sur la mise en place de leviers de décarbonation décrits ci-dessus au sein du paragraphe « Actions et ressources ». La contribution quantitative est observée a posteriori au sein de la partie « progrès »
Ces objectifs de réduction ont été définis selon une méthode similaire à celle appliquée par la SBTi, déclinée entre les scopes 1 et 2 et le scope 3.
En 2025, les établissements du groupe ont décliné ces objectifs sur leur périmètre, en s’appuyant notamment sur les leviers de décarbonation tels que l’électrification des flottes automobiles, la réduction des surfaces en agences et siège ou la réduction de leurs équipements IT.
Sur le scope 3, des travaux d’affinage des émissions ont été menés afin de faire ressortir les sous-catégories à fort impact et fort potentiel de décarbonation pour réduire ces postes dans une approche pragmatique et itérative.
L’élaboration de cibles sur l’empreinte propre s’est appuyée sur une analyse détaillée par scope 1, 2 et 3 avec des projections modélisées dépendant de leur poids dans le total de l’empreinte propre.
Entre 2024 et 2026, la répartition est de -3,5 % sur les scopes 1 et 2 et -1,9 % sur le scope 3 ; ce qui revient à une pondération moyenne totale annuelle de -2 % (en utilisant les poids respectifs de 8 % et 92 %). Ainsi entre 2019 et 2026 la réduction totale est estimée à -22 % ce qui correspond à l’objectif théorique SBTi pour atteindre la neutralité carbone en 2050.
Pour 2027 à 2030 la répartition est de -5 % sur les scopes 1 et 2 et -3,4 % sur le scope 3 ; ce qui revient à une pondération moyenne totale annuelle de -3,5 % (en utilisant les poids respectifs de 8 % et 92 %). Ainsi entre 2026 et 2030 la réduction totale annuelle de 3,4 % correspond à l’objectif théorique SBTi pour atteindre la neutralité carbone en 2050.
Point d’attention : il est important de comprendre que la cible de réduction se construit de manière cumulée dans le temps, puisque l’on compare toujours à l’année de référence 2023 et non à l’année N-1.
- Projection modélisée de réduction des émissions scope 1 en 2024 = 3,5 % ;
- Projection modélisée de réduction des émissions scope 1 en 2025 = 2*3,5 % = 7 % ;
- Projection modélisée de réduction des émissions scope 1 en 2026 = 3*3,5 % = 10,5 %.
Les projections modélisées annuelles cumulées par rapport à l’année de référence 2023 sont les suivantes :
Le périmètre des Gaz à effet de serre lié aux activités de financement (scope 3 catégorie 15 Investissements (Banque)) retenu dans le tableau AR48 comprend les financements des entreprises (sous forme de crédit et sous forme d’obligations détenues au bilan, au total 123 MtCO2e), ainsi que les financements de crédit habitat (4,3 MtCO2e). Les financements crédit habitat correspondent aux prêts immobiliers accordés aux particuliers et aux entrepreneurs individuels.
Le tableau ci-dessous détaille par secteur d’activité, au format réglementaire du rapport Pilier III, les financements aux entreprises sous forme de crédit, qui composent l’essentiel des émissions de GES.
31/12/2025 Secteur Valeur comptable brute
totale (en millions €)Émissions de GES
financées (émissions des
catégories 1, 2 et 3 de la
contrepartie) (en tonnes
équivalent CO2)Dont émissions
financées de catégorie 3Émissions de GES :
pourcentage de la valeur
comptable brute du
portefeuille d’après les
déclarations propres à
l’entrepriseExpositions sur des secteurs contribuant fortement au changement climatique* 258 088 90 367 499 64 459 468 9,19 % A - Agriculture, sylviculture et pêche 5 960 10 349 907 2 906 848 0,05 % B - Industries extractives 2 767 3 925 966 2 192 541 0,39 % C - Industrie manufacturière 22 267 18 524 449 14 859 327 1,72 % D - Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné 13 416 7 956 265 3 416 046 1,29 % E - Production et distribution d’eau ; assainissement, gestion des déchets et dépollution 2 337 1 132 555 513 933 0,05 % F - Services de bâtiments et travaux publics 17 468 5 543 183 4 944 900 0,35 % G - Commerce de gros et de détail ; réparation d’automobiles et de motocycles 39 228 32 532 442 27 607 131 2,56 % H - Transports et entreposage 10 465 3 095 267 1 795 681 0,52 % I - Hébergement et restauration 11 789 2 589 148 2 019 324 0,14 % L - Activités immobilières 132 391 4 718 317 4 203 737 2,11 % Expositions sur des secteurs autres que ceux contribuant fortement au changement climatique 102 968 K - Activités financières et d’assurance 36 296 Exposition à d’autres secteurs (codes NACE J, M à U) 66 672 TOTAL 361 056 90 367 499 64 459 468 9,19 % * Conformément au règlement délégué (UE) 2020/1818 de la Commission complétant le règlement (UE) 2016/1011 par des normes minimales pour les indices de référence « transition climatique » de l’Union et les indices de référence « Accord de Paris » de l’Union – règlement sur les indices de référence en matière de climat – considérant 6 : les secteurs énumérés à l’annexe 1, sections A à H et section L, du règlement (CE) No 1893/2006. Le calcul des mesures carbone financées suit la méthodologie Partnership for Carbon Accounting Financials (PCAF), conforme aux recommandations du GHG Protocol pour les crédits aux entreprises (dans son guide « The Global GHG Accounting and Reporting Standard Part A : Financed Emissions » publié en 2022). Ces mesures sont fondées sur des méthodologies connues à date, identiques à celles utilisées l’an passé, qui pourraient évoluer dans le futur.
Le calcul est réalisé sur les émissions scope 1, 2 et 3 des clients financés, alignés avec les exigences règlementaires et enjeux de matérialité des scopes. Les sources de données carbone utilisées pour les financements d’entreprises reposent essentiellement sur celles de fournisseurs de données (carbone 4, CDP, Trucost) : lorsque la donnée n’est pas disponible au niveau de l’entreprise, la donnée carbone de son groupe est utilisée.
- – Pour les entreprises ou financements dédiés appartenant à des secteurs disposant d’une bonne couverture en données fournisseurs, les données carbone sectorielles sont extrapolées.
- – Pour les entreprises liées aux autres secteurs, les proxy sectoriels fournis par PCAF sont appliqués (par code sectoriel NACE et zone géographique). La couverture par proxy PCAF étant significative (appliquée à plus de 70 % des encours) en lien notamment avec les expositions aux petites et moyennes entreprises, le caractère estimatif des mesures est à souligner pour ce segment.
- – Certains financements n’ont pu avoir de Gaz à effet de serre attribués faute d’informations (moins de 5 % du portefeuille)
- – Les mesures carbone utilisées pour les financements crédit habitat correspondent aux émissions carbone liées à l’usage du bâtiment. Les sources de données reposent sur les Diagnostics de Performance Énergétique (DPE) lorsque ceux-ci sont disponibles. Sinon, des proxys sont utilisés en s’appuyant notamment sur les données du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB).
À noter que les données carbone utilisées peuvent avoir une année de décalage par rapport à la date d’arrêté des encours. Les données collectées, méthodes et mesures réalisées n’ont pas fait l’objet d’une vérification externe.
À date et à titre indicatif, les niveaux de qualité des données carbone utilisées pour la mesure des émissions financées au 31 décembre 2024 et 31 décembre 2025 sont estimés autour de 4 selon le score PCAF. Telles que précisées par le standard PCAF, les différentes sources de données carbone utilisées sont associées à un niveau de qualité allant de 1 à 5 selon qu’elles s’appuient sur une donnée auditée et communiquée par l’entreprise (correspondant à la meilleure note : 1), ou qu’elles s’appuient sur des proxy/estimations sectorielles (correspondant à la moins bonne note : 5).
L’augmentation des émissions financées (scope 3 catégorie 15 Investissements (Banque)) entre 2024 et 2025 s’explique principalement par l’augmentation des encours de nos financements et dans une moindre mesure par certaines variations de la valorisation de marché de certains clients (paramètre « entreprise value including cash » dans la méthode PCAF), et qui sont indépendantes de leur stratégie climat.
Le périmètre des Gaz à effet de serre liés aux activités d’assurance (Scope 3 catégorie 15 Investissements (Assurance)) comprend les activités de BPCE Assurances, de CEGC et de PREPAR-VIE. À noter que CEGC a été intégrée pour cet exercice au sein du calcul des émissions totales.
La méthodologie retenue pour le calcul des émissions de Gaz à effet de serre est alignée avec celle de l’indicateur des Principales Incidences Négatives (PAI) 1.1 défini par le règlement SFDR. Ainsi, les émissions de GES brutes attribuées aux investissements prennent en compte les émissions des scopes 1, 2, et 3 des entreprises composant les portefeuilles d’actifs détenus. Le coefficient d’attribution pour une entreprise donnée correspond à la valeur de l’investissement divisée par la valeur totale de cette entreprise (Enterprise Value Including Cash (EVIC)).
BPCE Assurances s’appuie sur Carbone 4 Finance pour la collecte des émissions de GES ainsi que les EVIC des entreprises dans lesquelles elle investit dans la mesure des informations disponibles. Concernant les actifs non couverts par les fournisseurs ou gestionnaires d’actifs externes, les proxys ne permettent pas à date de couvrir l’entièreté des portefeuilles au regard de l’absence de disponibilités de données des fonds non détenus en direct. À noter que les émissions de portefeuille au 31/12/2024 ont été recalculées à partir des données carbone les plus récentes pour tenir compte des évolutions méthodologiques du fournisseur de données (effet +10 % par rapport à la donnée publiée en 2025).
CEGC s’appuie sur des données calculées par son fournisseur Trucost S&P pour collecter les émissions de GES de scope 1, 2 et 3 des entreprises investies. Le taux de couverture des données ISS utilisées pour mesurer les émissions de CO2 scope 1+2+3 des obligations et actions cotées gérées en direct est de 98 %.
PREPAR-VIE s’appuie sur la société ISS, en utilisant l’outil Sequantis STM pour l’ensemble de ses calculs. Le taux de couverture des données ISS utilisées pour mesurer les émissions de CO2 scope 1+2+3 des investissements gérés en direct (hors UC) est de 76 %.
Ces classes d’actifs couvertes par des calculs d’émission brute de scope 3 catégorie 15 représentent 44 % du portefeuille de l’ensemble des entités (hors UC pour PREPAR-VIE et BPCE Life) au 31/12/2025.
Par cohérence avec le périmètre des émissions financées sur l’activité bancaire, les émissions relatives aux activités d’assurances concernent exclusivement les investissements entreprise. L’augmentation des émissions financées (scope 3 catégorie 15 Investissements (Assurance)) entre 2024 et 2025 s’explique principalement par la croissance des encours des entités.
Les sociétés de gestion de Natixis IM sont soumises aux obligations de la Loi Énergie Climat Article 29 et publient à l’attention de leur clientèle investisseur une information sur les émissions financées que ceux-ci supportent à travers les investissements.
À titre illustratif, Natixis IM a consolidé sur les portefeuilles européens d’actifs cotés1, les émissions GES calculées selon le standard PCAF2 et en s’appuyant sur une unique source de données (MSCI). Natixis IM a entrepris des travaux d’amélioration et d’industrialisation du processus de production lui permettant d’augmenter significativement le taux de couverture par rapport à l’année précédente (95 % à fin décembre 2025). Par conséquent, l’usage des proxys sur les actifs non couverts par MSCI n’a pas été jugé nécessaire. De plus, Natixis IM consolide les émissions GES des actifs privés3 dans ce total.
Ainsi, sur le portefeuille européen de NIM (actifs cotés et privés), les émissions GES s’élèvent à 147,3 millions tCO2e au 31/12/2025.
- 1 Entreprises et Institutions financières, excluant les souverains.
- 2 Cette empreinte carbone est consolidée en sommant les émissions de GES « attribuées » à chaque position en portefeuille, sur des entreprises. L’émission attribuée correspond aux émissions de carbone (Scope 1, 2 & 3) de l’entreprise multipliée par le montant réel en cours des actions cotées et obligations de sociétés détenues en portefeuille divisé par la valeur de l’entreprise incluant le cash (EVIC).
- 3 AEW Europe, Seventure, Naxicap Partners, Vauban IP.
Le Groupe BPCE a jugé plus pertinent et opérationnellement plus judicieux de fixer des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre des opérations de financement (scope 3 catégorie 15) par secteur d’activité et non une cible unique pour toutes les opérations de financement. En effet, le Groupe BPCE a identifié au sein de son portefeuille de financement, les secteurs les plus émissifs en émissions de gaz à effet de serre. Ces secteurs ont été assortis de cibles en émissions carbone absolues ou en intensité et/ou font l’objet de plans d’action. En s’appuyant sur le cadre méthodologique développé au niveau international au sein de la Net Zero Banking Alliance, le groupe a priorisé les secteurs suivants : Charbon, Pétrole et Gaz, Production d’électricité, Transport automobile, Transport aérien, Immobilier résidentiel, Immobilier commercial, Acier, Ciment, Aluminium, Agriculture. Les cibles sont exprimées en valeur absolue pour les secteurs relatifs aux énergies fossiles, et en intensité physique d’émissions de GES pour les autres secteurs.
Pour les activités de financement, les « émissions financées » consistent à attribuer aux expositions de crédit une partie des émissions de GES des emprunteurs. Sur le secteur des énergies fossiles, la cible – exprimée en valeur absolue – vise à piloter dans la durée une baisse des expositions de crédit, ainsi qu’une baisse des émissions financées. Les cibles en intensité s’appuient sur les émissions de GES au niveau de chaque unité physique produite par l’entreprise cliente (par exemple : tonne de ciment, tonne de fer, kWh, km parcourus, etc.). Une cible en intensité vise à piloter la décarbonation des activités financées parmi les plus carbo-intensives et permet d’accompagner les clients du groupe dans leurs efforts d’efficacité énergétique et de transition vers des activités moins carbonées.
Pour définir ses cibles par secteur, le Groupe BPCE utilise généralement comme scénario de référence le Net Zero Émissions 2050 (scenario NZE 2050) de l’Agence internationale de l’énergie publié en 2021. Ce scénario trace des trajectoires sectorielles compatibles avec la limitation du réchauffement de la planète à +1,5 °C, conformément aux objectifs les plus ambitieux de l’Accord de Paris. Lorsque ce scénario n’est pas suffisamment précis et granulaire pour être rapproché de la composition de certains portefeuilles sectoriels, le groupe peut être amené à utiliser des scénarios alternatifs en s’assurant de la qualité des organismes qui les produisent et de leur compatibilité avec l’objectif de +1,5 °C sans dépassement ou avec un dépassement limité du budget carbone mondial.
Les cibles de décarbonation fondées sur la science permettent d’identifier les leviers de décarbonation pertinents pour chaque secteur et d’engager avec les clients une discussion sur leur transition. Le groupe s’appuie sur sa présence territoriale et son modèle coopératif pour proposer à ses clients des financements adaptés à leurs besoins de transition et compatibles avec les cibles que le groupe se fixe.
Les scénarios scientifiques sont le plus souvent exprimés en intensité d’émission. Ils sont également utilisés par la grande majorité des clients que le Groupe BPCE finance au sein de ces secteurs. Cette utilisation partagée de base de référence scientifique permet d’optimiser le dialogue entre la banque et son client.
Pour les activités d’assurance, BPCE Assurances s’est fixé comme ambition d’aligner sa politique d’investissement sur une trajectoire compatible avec les objectifs de l’Accord de Paris, ambition matérialisée par son adhésion en 2022 à la NZAOA. Les signataires de cette initiative s’engagent à faire tendre les émissions de leurs portefeuilles d’investissement vers l’objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre d’ici à 2050, en cohérence avec une augmentation maximale de la température de +1,5 °C au-dessus des températures préindustrielles, en tenant compte des meilleures connaissances scientifiques. À fin 2024, BPCE Assurances avait atteint un premier point de passage à +1,7 °C, marquant ainsi l’atteinte de l’objectif fixé dans le plan stratégique 2021-2024. Tout au long de l’exercice 2025, l’indicateur est resté stable.
CEGC applique également une stratégie d’investissement responsable dans ses décisions d’investissements, qui couvre l’ensemble des classes d’actifs en portefeuille. En 2023, CEGC a adhéré à la NZAOA, illustrant sa volonté de rendre son portefeuille d’actifs compatible avec une trajectoire d’évolution de température de +1,5 °C d’ici à fin 2050.
Les données collectées, méthodes et mesures réalisées n’ont pas fait l’objet d’une vérification externe.
Les données utilisées concernant les clients sont principalement issues de fournisseurs de données ou des publications des entreprises financées par le Groupe BPCE. Des divergences peuvent exister dans les mesures des gaz à effet de serre des fournisseurs de données (par exemple sur la géographie et les périmètres) tout comme des imprécisions ou incomplétudes sur les activités couvertes par les clients dans leurs publications. Les estimations évolueront avec la progression de la qualité des données disponibles. Ces mesures et cibles sont fondées sur des méthodologies connues à date et qui pourraient évoluer dans le futur.
À date et à titre indicatif, les niveaux de qualité des données carbone mesurées au 31 décembre 2024 sont estimées, selon le score PCAF1, à 3,7 pour l’extraction et production de pétrole & gaz, 2,6 pour production d’électricité, 2,4 pour le secteur automobile, 3,7 pour l’immobilier résidentiel, 2 pour l’aviation et 3 pour l’industrie lourde (acier, ciment et aluminium). À noter qu’à l’exception du secteur de l’aviation, pour chacun de ces secteurs plus de 93 % des encours sont couverts par des données carbone.
Par ailleurs, l’atteinte des objectifs visés par le Groupe BPCE est conditionnée par les engagements de ses clients et par leur capacité à les tenir dans la durée. Ces objectifs dépendent également des politiques gouvernementales en vigueur et du développement des technologies bas-carbone, critiques pour des horizons de long terme.
Pour le secteur immobilier résidentiel, en raison notamment de la dépendance aux actions réglementaires et gouvernementales (incertitude sur l’application des politiques de rénovation et plan de construction), le Groupe BPCE ne fixe pas de cible carbone chiffrée à horizon 2030.
Pour le secteur de l’agriculture, en l’absence de données extra-financières précises provenant des clients et d’obstacles économiques et sociaux, le Groupe BPCE ne publie pas de cible carbone chiffrée à horizon 2030.
Ces mesures et cibles sont fondées sur des méthodologies connues à date et qui pourraient évoluer dans le futur.
- 1 Tel que précisé par le standard PCAF les différentes sources de données carbone utilisées sont associées à un niveau de qualité allant de 1 à 5 selon qu’elles s’appuient sur une donnée auditée et communiquée par l’entreprise (correspondant à la meilleure note : 1), ou qu’elles s’appuient sur des proxy / estimations sectorielles (correspondant à la moins bonne note : 5).
BPCE a pour ambition de réduire progressivement à zéro son exposition au charbon thermique d’ici à 2030 pour les activités de ses entreprises dans les pays de l’Union européenne et de l’OCDE et d’ici à 2040 pour leurs activités dans le reste du monde.
L’objectif du Groupe BPCE est de réduire d’au moins 70 % entre 2020 et 2030 les émissions absolues de carbone liées à l’utilisation finale de pétrole et de gaz pour le périmètre des financements comptabilisés au bilan de l’extraction et production de pétrole et de gaz.
En incluant les expositions de crédit comptabilisées au hors bilan (contre 30 % dans le scénario NZE 2050 de l’AIE publié en 2021), cette réduction équivaut à -50 %. La valeur de référence 2020, calculée à partir des encours au bilan, est estimée à 7,7 MtCO2e.
Le périmètre retenu est celui des émissions financées liées à l’utilisation finale de l’extraction et production pétrole et gaz (le paramètre d’alignement est calculé sur les émissions scope 3 « use of products » des contreparties).
Le calcul de l’empreinte carbone équivalent est réalisé conformément à la méthodologie PCAF (Partnership for Carbon Accounting Financials).
Le Groupe BPCE a pour cible d’avoir une intensité carbone moyenne liée au financement de la production d’électricité inférieure à 90 gCO2e/kWh d’ici à 2030 (à comparer à une cible de 138 gCO2e/kWh dans le scénario NZE 2050 de l’AIE publié en 2021).
Il convient de souligner que la répartition géographique du portefeuille du Groupe BPCE n’est pas directement comparable au périmètre mondial du scénario AIE. Le scénario NZE 2050 de l’AIE est adapté à un portefeuille mondial (objectif inférieur à 138 gCO2e/kWh à horizon 2030). Le portefeuille du Groupe BPCE n’est pas exposé à l’ensemble des zones géographiques du monde. Il est notamment concentré sur la France, l’Europe/Moyen-Orient et la zone Amériques.
Le périmètre retenu concerne les producteurs d’électricité financés du Groupe BPCE (le paramètre d’alignement est calculé sur les émissions scopes 1 et 2 des contreparties).
Le Groupe BPCE a pour cible de réduction une intensité carbone financée sur le secteur automobile à 100 gCO2e/km, soit -40 % par rapport à 2022.
Le scénario NZE 2050 de l’AIE est un scénario sur le parc mondial roulant. Il ne correspond pas entièrement aux portefeuilles couverts : les émissions sont liées aux ventes annuelles de véhicules des constructeurs, elles ne sont donc pas, ou peu, comparables à un objectif Net Zero AIE adapté à un parc (mondial) – flux vs stock. L’ambition des cibles a été calibrée sur un calcul interne visant à dériver de la trajectoire du parc automobile de l’AIE (stock) une hypothèse de point de référence en ventes de véhicules des constructeurs (flux).
Le périmètre des encours retenus correspond à l’ensemble des expositions du groupe pour le financement accordé aux constructeurs automobiles et les encours de BPCE Lease pour les activités de leasing.
L’objectif sur le secteur acier du Groupe BPCE est d’être au seuil de 1,4 t CO2e/t d’acier d’ici à 2030. À noter que l’AIE a revu à la hausse la cible Net Zero scope 1 dans son dernier rapport publié en 2023. Une révision éventuelle de cette cible de réduction dépendra des progrès des nouvelles technologies de décarbonation de la production d’acier et des politiques publiques de soutien à leur déploiement.
Le périmètre retenu concerne ainsi les producteurs d’acier du Groupe BPCE (le paramètre d’alignement est calculé sur les émissions scopes 1 et 2 des contreparties).
L’objectif pour le secteur ciment est d’obtenir une intensité carbone moyenne du financement des producteurs de ciment inférieure à 525 kgCO2e/t ciment d’ici à 2030. On note que les principaux leviers de décarbonation du secteur du ciment (ex. CCUS) ne seront pas pleinement opérationnels ou à l’échelle d’ici à 2030 ainsi, la cible de réduction fixée est ambitieuse, elle est supérieure à la métrique 2030 du scénario NZE 2050 de l’AIE publié en 2021.
Le périmètre retenu concerne ainsi les producteurs de ciment et de clinker du Groupe BPCE (le paramètre d’alignement est calculé sur les émissions scopes 1 et 2 des contreparties).
Le Groupe BPCE a pour objectif d’atteindre une intensité carbone financée à 6 tCO2e/t aluminium d’ici à 2030. La valeur de référence 2022 étant de 6,5 tCO2e/t aluminium. Le scénario utilisé est IAI (International Aluminium Institute) 1,5 °C qui repose sur le scenario AIE NZE 2050.
Le périmètre retenu concerne les activités de fonderies d’aluminium (le paramètre d’alignement est calculé sur les émissions scopes 1 et 2 des contreparties) de l’ensemble du Groupe BPCE.
Le groupe s’est fixé l’ambition de réduire de 25 % à 35 % l’intensité carbone de l’immobilier commercial d’ici 2030, par rapport à l’année de référence 2023, soit une intensité de l’ordre de ]17 ;19] kg CO2e/m2 à l’horizon de 2030 vs 26 kg CO2e/m2 en 2023.
Les scénarios CRREM (Carbon Risk Real Estate Monitor) ont été retenus comme référence scientifique. Ils sont compatibles avec le scenario Net Zero 2050 de l’Agence Internationale de l’Énergie. Ils précisent le budget carbone du Real Estate par pays et par type d’actif. Cette allocation s’effectue en prenant comme point de départ l’intensité carbone moyenne du parc de chaque pays et chaque typologie d’actif, pour converger vers une même intensité carbone finale par type d’actif à horizon 2050. Ce scénario a été complété par l’analyse du scénario énergie-climat dit « Avec Mesures Existantes » produit par le ministère de la Transition écologique.
La fixation de la cible pour le Groupe BPCE prend en compte la répartition à date et projetée des types de biens financés.
Les mesures et cibles en intensité carbone couvrent les expositions dédiées réalisées avec les professionnels de l’immobilier pour les réseaux des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne, SOCFIM, BPCE Lease, expositions dédiées et expositions non dédiées avec les bailleurs sociaux et sur le périmètre Natixis.
Le Groupe BPCE au travers de Natixis CIB cible une intensité carbone moyenne liée aux financements d’aviation inférieure à 750 gCO2e/RTK d’ici à 2030 (soit inférieure au niveau d’intensité de 760 gCO2e/RTK en référence au scénario NZE 2050 de l’AIE). La valeur de référence en 2022 est de 920 gCO2e/RTK.
Le scénario NZE 2050 de l’AIE (ou celui du Mission Possible Partnership) est adapté à un portefeuille mondial.
Le périmètre concerne les compagnies aériennes, les sociétés de leasing d’avions et les financements d’actifs (le paramètre d’alignement est calculé sur les émissions scopes 1, 2 et 3 « well-to-wake » des contreparties).
Le Groupe BPCE n’a pas fixé de cible sur le secteur du transport maritime en d’une part de la faible matérialité des encours pour le groupe et d’autre part de la forte volatilité de l’empreinte carbone du portefeuille du groupe sur ce secteur, liée à un nombre limité d’actifs et aux caractéristiques du calcul qui dépend des conditions annuelles d’utilisation1 des navires. En revanche, le Groupe BPCE met en place un dispositif de suivi annuel des émissions financées sur le secteur du transport maritime.
L’alignement climat du portefeuille de financements d’actifs maritimes du Groupe BPCE est de -4,7 % par rapport au scénario Minimum de l’OMI (Organisation Maritime Internationale) et de +1,0 % par rapport au scénario Striving de l’OMI.
Le périmètre concerne les financements dédiés d’actifs maritimes de jauge brute supérieure à 5 000. Cela intègre les navires de transport de marchandises et les ferrys. Le pourcentage d’alignement correspond à la moyenne des écarts constatés entre l’intensité carbone des navires financés et leurs objectifs de décarbonation définis par l’OMI (en fonction de leur type et de leur taille). Le paramètre d’alignement est calculé sur les émissions 1 & 3.3 – WTW des actifs financés.
Le Groupe BPCE n’a pas fixé de cible et pilote l’évolution de l’intensité d’émission de ce secteur. La fixation d’un objectif de réduction des émissions absolues de gaz à effet de serre aurait pour effet de restreindre le flux de financement dans les logements économes en énergie et de pénaliser les particuliers.
Le Groupe BPCE, en tant que principal acteur du financement du logement résidentiel en France, a décidé de porter ses actions sur la réduction de l’intensité des émissions des logements qu’il a contribué à financer. Les émissions de gaz à effet de serre liées à ses financements sont estimées en moyenne à 25 kg CO2e/m2 fin 2022. Des leviers et actions ont été mis en place afin de répondre aux besoins des clients. Ils ont pour objectifs de faciliter l’accès à la propriété de logements basse consommation, d’aider au financement de la rénovation des logements dits énergivores, et de préserver la valeur du patrimoine des clients. Ces actions vont contribuer à abaisser de façon significative d’ici à 2030 l’intensité moyenne du portefeuille des prêts à l’immobilier résidentiel.
Compte tenu de l’important besoin de transition vers des logements plus économes en énergie et du défi financier auquel sont confrontés les propriétaires privés, il existe une forte dépendance aux politiques publiques pour atteindre cet objectif de neutralité carbone. Il est essentiel de tenir compte lors du calcul d’une trajectoire d’une contribution privée et publique. Si la part de la trajectoire liée aux solutions de financement de nature privées mises en place par le Groupe BPCE est clairement identifiable, la part publique qui repose sur des actions structurelles et sectorielles notamment en faveur de la commercialisation de logements neufs et de la rénovation de logements dits énergivores nécessite d’être adaptée au contexte économique actuel. Ainsi, les hypothèses utilisées afin de construire la Stratégie Nationale bas-carbone nécessitent d’être réévaluées. Le Groupe BPCE a contribué au sein de la Fédération Bancaire Française à formuler des propositions d’actions additionnelles qui pourraient être mises en place.
La qualité de la donnée est corrélée à la couverture DPE de l’ensemble des encours. Si, à date, le stock n’est pas entièrement couvert par les DPE renseignés par les conseillers, le Groupe BPCE travaille à la systématisation de la récupération du DPE mise en place depuis 2022.
Conformément aux exigences de publication relatives aux actions et ressources (E1-3), le tableau ci-après reprend l’évolution des émissions et rappelle les éléments méthodologiques servant au calcul des métriques. Considérant que le Groupe BPCE mesure pour ses activités de financement son alignement par le biais de trajectoires sectorielles et afin de rester en cohérence avec cette approche, (même si le calcul de l’empreinte carbone du portefeuille est réalisé), le calcul de la réduction de l’empreinte carbone attendue et celui de la réduction réalisée sont remplacés par le calcul de la réduction réalisée de la métrique sectorielle. Le périmètre de calcul théorique est celui sur lequel des cibles sont définies.
Encours Md€ Méthodologie NZ Baseline Actualisation Trajectoire 31/12/2024 Entités Scopes
couvertsMétriques Méthode
de calculScenario Année de
référenceÉmissions
absoluesIntensité
carboneAnnée Empreinte Année de
publicationCible
20304,0 (bilan
et hors bilan)13,7 6,5 -50 % Pétrole & Gaz 1,6 (bilan) Groupe 3 Mt CO2e PCAF IEA NZE 2050 2020 7,7 - 2024 2,6 2024 -70 % Électricité 26,2 Groupe 1 & 2 gCO2e/kWh Moyenne pondérée (expositions bilan et hors bilan) IEA NZE 2050 2020 - 156 2024 85 2024 < 90 Immobilier résidentiel 385 Groupe 1 & 2 kgCO2e/m2 PCAF CRREM 2022 - 25 2024 25 narratif Immobilier commercial 46 Groupe 1 & 2 kgCO2e/m2 PCAF CRREM 2023 - 26 2023 26 2025 -25 à -
35 %
[17-19]Agriculture 9,7 Groupe narratif 3 -constructeurs 1 - usage Automobile 4 Groupe TTW gCO2e/km PCAF IEA NZE 2050 2022 - 166 2024 159 2023 -40 % Aviation 5 Natixis CIB 1,2,3 – WTW gCO2e/RTK Moyenne pondérée IEA NZE 2050 2022 - 920 2024 859 2024 750 Transport maritime 0,4 Groupe 1 & 3.3 – WTW % alignement Poseidon
PrinciplesIMO Striving 2024 - + 1 % 2024 + 1 % Acier 0,6 Groupe 1 & 2 tCO2e/t acier PCAF IEA NZE 2050 2022 - 1,9 2024 1,9 2023 1,4 Ciment 0,4 Groupe 1 & 2 kgCO2e/t ciment PCAF IEA NZE 2050 2022 - 669 2024 651 2023 < 525 Aluminium 0,3 Groupe 1 & 2 tCO2e/t aluminium PCAF IAI 1,5 °C 2022 - 6,5 2024 6,1 2024 6 Le Groupe BPCE dialogue en continu avec ses parties prenantes. Le processus de consultation des parties prenantes au sein du Groupe BPCE repose sur des dispositifs qui associent ses parties prenantes à sa procédure d’identification et d’évaluation des impacts, risques, opportunités et des leviers d’amélioration, à la fois sur les thèmes environnementaux et sociétaux. La synthèse du dialogue par catégories de parties prenantes est exposée dans la section 1.3.2 (SBM-2) Intérêts et points de vue des parties prenantes.
3.1.2 (SBM-3) Impacts, risques et opportunités matériels et leur interaction avec la stratégie et le modèle économique
Parmi les trois thèmes liés aux effectifs de l’entreprise « Attractivité, fidélisation et engagement des collaborateurs », « Conditions de travail » et « Égalité de traitement et des chances », douze IRO ont été identifiés comme étant matériels.
S’agissant de la stratégie du recrutement et de la marque employeur, le groupe perçoit une opportunité de renforcer son attractivité sur le marché de l’emploi grâce à la mise en place d’une stratégie digitale et inclusive.
En matière d’intégration des nouveaux entrants et fidélisation des collaborateurs, le groupe identifie un impact positif pour les employés grâce à la mise en place de dispositifs de préboarding, onboarding, parcours d’intégration et parcours individualisés, contribuant à un environnement accueillant.
En revanche, en ce qui concerne l’écoute et l’engagement des collaborateurs, un risque de désengagement serait susceptible de se manifester, ce qui pourrait entrainer des pertes financières en cas d’insuffisance ou d’absence de dispositifs d’écoute et de plans d’action associés.
En matière de qualité de vie et de prévention des risques et sécurité au travail, le groupe identifie un impact positif et deux risques :
Un impact positif est identifié sur la qualité de vie au travail des collaborateurs grâce à la mise en place d’un environnement de travail sécurisé et adapté au bien-être des collaborateurs.
Un risque financier pourrait découler des coûts de recrutement et de formation, de la baisse de la performance et de la perte de talents, liés au turnover, à l’absentéisme et au désengagement des collaborateurs.
Des défaillances dans l’application des dispositifs de prévention des risques en matière de santé et de sécurité au travail pourraient quant à elles engendrer des risques opérationnels et donc des conséquences financières pour le groupe.
S’agissant de la protection de la vie privée, le groupe identifie un risque de pertes financières découlant d’un risque juridique ou de réputation en cas de défaillance dans l’application et la mise en œuvre de mesures de protection des données personnelles des collaborateurs.
Le dialogue social, en étant soutenu, constructif et à plusieurs niveaux (groupe, branche et établissement) contribue quant à lui à l’amélioration des conditions de travail, constituant ainsi un impact positif.
Enfin, en matière de rémunération et de protection sociale, le groupe constate un impact positif lié à la politique de rémunération transparente et comprise par les collaborateurs au-delà des minimas légaux et une couverture sociale protectrice permettant une amélioration significative du bien-être des collaborateurs.
Concernant le sous-thème « Égalité de traitement et des chances », le groupe a identifié deux impacts positifs ainsi qu’une opportunité considérée comme matériels, résultant des initiatives qu’il met en œuvre : dispositifs adaptés de développement des compétences, politiques visant à accompagner le parcours professionnel et le développement de l’employabilité, politiques promouvant la mixité, l’égalité professionnelle, la diversité, l’inclusion, l’accompagnement des personnes en situation de handicap ou au travers des mesures de lutte contre les discriminations de toute nature.
- – dans sa Charte des Droits Humains qui réaffirme que le groupe œuvre, à travers sa politique de ressources humaines, au respect des droits et de la dignité de ses collaborateurs et partenaires sociaux1 ;
- – dans son Code de Conduite et d’Éthique2, qui promeut notamment l’exemplarité, l’exigence et la bienveillance (Principe ≠ 5), ainsi que le respect des collaborateurs et leur développement professionnel (Principe ≠ 6).
La gestion des impacts, risques et opportunités matériels sont décrits dans les paragraphes qui suivent.
Catégorie
IROEnjeu matériel Politiques Actions Métriques Cibles Impact positif Intégration des nouveaux entrants et fidélisation des collaborateurs • Accord Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels (GEPP) groupe
• Parcours d’intégration, suivi et parrainage
• Portail de formation personnalisé
• Outils de pré et on-boarding
• Répartition des effectifs par type de contrat
• Salariés par type de contrat
• Taux de réussite au diplôme des alternants du CFA du Campus au-delà de 80 % pour les deux diplômes (Bachelor et Licence)
• 100 % des collaborateurs formés à l’Impact/ESG à fin 2026
Risque Écoute et engagement des collaborateurs • Accord sur la Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels (GEPP) groupe
• Enquête d’engagement des collaborateurs Great Place to Work
• Veille métiers - Observatoire des métiers
• Parrains/Marraines association/Mentorat
• Semaine de solidarité
• Dispositif Sport & Santé
• N/A
• Taux de recommandation de 65 % à fin 2026
Opportunité Stratégie de recrutement et marque employeur • Politique d’attractivité
• Accord GEPP
• Collaborateurs ambassadeurs
• Cooptation
• Jobdating
• Site BPCE recrutement
• Préparation opérationnelle à l’emploi individuelle
• Statistiques LinkedIn
• Volume de recrutements
• + de 15 % des effectifs de moins de 30 ans à fin 2026 (VISION 2030)
Catégorie IRO Enjeu matériel Politiques Actions Métriques Cibles Impact positif Dialogue social (Liberté syndicale et négociation collective) • Accord sur la Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels (GEPP) groupe
• Politique de dialogue social
• Actions de négociation à 3 niveaux : groupe, branche et entreprise
• Taux de couverture des salariés par conventions collectives
• N/A
Risque Protection de la vie privée • Politique de protection des données groupe
• Revue des contrats et des dossiers CDAS (Comité Direction Architecture et Sécurité) avec le Data Protection Officer (DPO) groupe
• Formation RGPD
• N/A
Impact positif Qualité de vie au travail et prévention des risques et sécurité au travail • Politique Qualité de Vie au Travail (QVT)
• Politique au soutien des aidants
• Campagne de sensibilisation
• Programme de formation
• Guide manager
• Animation des référents QVT et harcèlement
• Plateforme de Care Management dédiée aux aidants (Prev & Care)
• Initiatives sportives & lutte contre la sédentarité
• Indicateurs d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée
• N/A
Risques • Accord sur la Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels (GEPP) groupe
• Accompagnement au changement (Mesure des Impacts Humains – MIH)
• Taux d’absentéisme
• N/A
• Politique santé et sécurité
• Passeport Santé & Sécurité
• Règle « Prévention des risques professionnels »
• Bilan annuel des incivilités et agressions
• Accidents du travail
• Maladies professionnelles
• N/A
Impact positif Rémunération et protection sociale décentes • Politique de rémunération
• Enquête de rémunération
• Négociation collective et dialogue social
• Salaires décents
• Indicateurs de rémunération (écarts et rémunération totale)
• Index égalité professionnelle
• N/A
Catégorie IRO Enjeu matériel Politiques Actions Métriques Cibles Impact positif Formation et développement des compétences • Accord sur la Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels (GEPP) groupe
• Politique de développement des compétences
• Plateforme des référentiels métiers & compétences
• Plateforme accompagnement des carrières
• Bourse à l’emploi entreprise et groupe
• Portail de formation personnalisé
• Taux de rotation du personnel permanent
• Évaluation de la performance
• Heures de formation réalisées
• 50 % des conseillers ayant réalisé un diagnostic de compétences d’ici 2026
Opportunité • Accord sur la Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels (GEPP) groupe
• Campus BPCE transmission des savoirs
• Dispositif de mentoring (en local/parcours declic)
• Métrique/variation du taux de turnover
• Nombre de collaborateurs ayant suivi des formations Réglementaires Obligatoires (FRO)
• N/A
Impact positif Diversité & Inclusion (mixité, handicap, discrimination et harcèlement) • Politique Groupe Diversité, Equité & Inclusion
• Politique handicap
• Formation et sensibilisation en matière de Handicap & Égalité Professionnelle (podcast)
• Suivi des rémunérations
• Recrutement : sourcing foru m Handicap, enveloppe de rattrapage entre F/ H
• Partenariat réseau GESAT
• Accompagnement RQTH
• Engagements pour les + de 50 ans
• Dispositifs en faveur de la parentalité
• Enquête auprès des collaborateurs en situation de Handicap
• Composition des effectifs F/H)
• Femmes et hommes dans l’encadrement supérieur
• Taux d’emploi des personnes en situation de handicap
• Répartition par tranche d’âge
• 50 % de femmes manager/leader en 2026 (VISION 2030)
• Taux d’emploi des personnes en situation de handicap (recrutements CDI, CDD, alternance, stage)
• 15 % des effectifs de moins de 30 ans (VISION 2030) à 2026
• 15 % des effectifs de plus de 55 ans (VISION 2030) à 2026
Politiques Contenu Champ d’application Responsable de la
mise en œuvreInteraction avec
les parties prenantes
et diffusionAccord sur la Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels (GEPP) groupe • Accord aligné sur le plan stratégique VISION 2030 sur une durée de 3 ans, basé sur trois piliers : la gestion des talents (1) les évolutions métiers (2) et l’amélioration de l’expérience collaborateur (3)
• Groupe BPCE
• DRH Groupe BPCE
• DRH des entités du groupe
• Commission de suivi GEPP avec les organisations représentatives du personnel
• Diffusion sur le site internet du Groupe BPCE
Politique d’attractivité • Définit les objectifs liés à la stratégie de recrutement, à la stratégie de marque employeur, à la gestion des talents, et à la fidélisation/mobilité des collaborateurs
• Groupe BPCE
• DRH Groupe BPCE
• DRH des entités du groupe
• Animation des équipes RH des entités du Groupe BPCE
• Diffusion sur les canaux RH internes et externes (communication marque employeur)
Politique de dialogue social • Échanges réguliers avec les organisations syndicales dans le cadre des instances partitaires
• Branches Banque Populaire et Caisse d’Epargne
• Natixis
• BPCE
• DRH Groupe BPCE
• Commissions paritaires : CPBP (Commission Paritaire Banque Populaire), CPN (Commission Paritaire Nationale), CPNE (Commission Paritaire Nationale de l’Emploi)...
Politique de protection des données groupe • Encadre les principes de protection liés à la vie privée et à la protection des données ainsi que les engagements conformes aux exigences réglementaires
• Groupe BPCE
• DPO (Data Protection Officer)
• Diffusion via la notice d’information groupe
• Espace collaborateurs intranet
Politique santé et sécurité • Définit les politiques permettant de prévenir les risques liés à la santé et à la sécurité des collaborateurs, en intégrant des protocoles de prévention
• Groupe BPCE
• DRH
• DRH Groupe BPCE
• Direction de la sécurité des personnes et des biens
• Diffusion via documentation interne (NORMA)
Politique Qualité de vie au travail (QVT) • Accords signés depuis 2009 au niveau des branches et portant sur divers domaines de la QVT
• Branches Banque Populaire et Caisse d’Epargne
• Natixis
• BPCE
• DRH Groupe BPCE
• DRH des entités du groupe
• Animation des référents QVT des entités du groupe
• Suivi en commission paritaire
• Diffusion sur l’intranet collaborateurs
Politique au soutien des aidants • Accord groupe en faveur des aidants
• Groupe BPCE
• DRH Groupe BPCE
• DRH des entités du groupe
• Animation des référents des entités du groupe
• Suivi en commission paritaire
• Diffusion sur l’intranet collaborateurs
Politique de rémunération • Définit les principes généraux du groupe selon plusieurs dimensions l’équité, l’égalité professionnelle, la non-discrimination, la RSE...
• Groupe BPCE
• DRH Groupe BPCE
• DRH des entités du groupe
• Diffusion intranet
Politique de développement des compétences • Décrit les dispositifs en place en matière de développement des compétences (développement des carrières, gestion des talents et des potentiels, formation…)
• Groupe BPCE
• Campus BPCE
• DRH des entités du groupe
• DRH Groupe BPCE
• Commission de suivi emploi formation
• Comité interne formation
• Site Intranet
Politique Groupe Diversité, Équité & Inclusion • Définit les objectifs de construction d’un environnement de travail toujours plus respectueux et inclusif qui capitalise sur la diversité de ses collaborateurs
• Groupe BPCE
• DRH Groupe BPCE
• DRH des entités du groupe
• Animation des référents diversité et inclusion
• Site Intranet (SharePoint Mixité, Diversité)
Politique handicap • Accords branches en faveur de l’insertion et du maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap (maintien en emploi/recrutement & intégration/changement de regard/ soutien STPA)
• Branches Banque Populaire et Caisse d’Epargne
• Natixis
• BPCE
• DRH Groupe BPCE
• DRH des entités du groupe
• Animation de référents handicap
• Site Intranet (SharePoint Mixité, Diversité)
• Commission de suivi handicap
Le Groupe BPCE s’attache à contribuer au respect et à la promotion des droits humains, qui constituent un des socles fondamentaux de l’exercice de sa responsabilité sociétale d’entreprise.
Le Groupe BPCE est signataire du Pacte Mondial des Nations Unies et adhère à ses « Dix principes » dont les deux principes sont afférents aux droits de l’Homme :
- « Promouvoir et respecter la protection du droit international relatif aux droits de l’homme dans ses domaines d’activité et dans sa sphère d’influence »1 ;
- « Veiller à ne pas se rendre complices de violations des droits de l’homme ».
Il s’appuie également sur les Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’Homme définis dans le cadre de référence « protéger, respecter et réparer » des Nations Unies.
Ces convictions et démarches ont été déclinées sous forme de « Principes » dans le Code de conduite et d’éthique du Groupe BPCE.
Le Groupe BPCE, à travers sa politique de Ressources Humaines, respecte les droits et la dignité de ses collaborateurs et partenaires sociaux. En particulier, le groupe :
- s’attache à créer un environnement inclusif, respectueux, sans distinction ni discrimination, qui favorise le bien-être de ses collaborateurs et offre une rémunération valorisant l’engagement des collaborateurs ;
- s’assure de la mise en place d’un dispositif adéquat de prévention et de protection pour garantir la santé et la sécurité au travail et s’engage à protéger la vie privée de ses collaborateurs et la confidentialité de leurs données conformément à la réglementation applicable ;
- respecte les droits de ses collaborateurs à la liberté d’association et à la négociation collective.
En outre, les collaborateurs du groupe doivent, dans le cadre de leur activité professionnelle, appliquer et respecter les droits de l’Homme, tel que prévu par le Code de conduite et d’éthique (Principe ≠ 5).
Le Groupe BPCE, fort de sa nature coopérative et de son engagement d’employeur responsable, représente un groupe d’employeurs attractifs qui cherche à proposer la meilleure expérience candidats et collaborateurs. Sa politique d’attractivité, co-construite avec l’ensemble des parties prenantes RH et métier, a pour objectif de détecter et attirer tous les talents, en misant sur l’apprentissage des jeunes comme sur l’intégration de salariés expérimentés, et de savoir ensuite fidéliser via des trajectoires gratifiantes d’évolution professionnelle. Cela repose notamment sur une stratégie de marque employeur lisible, cohérente et engageante, et un dispositif de recrutement phygital et inclusif.
La direction des Ressources Humaines groupe est responsable des grandes orientations déclinées par chaque entité pour la mise en place de la politique en matière d’attractivité. Cette dernière est co-construite avec les différentes parties prenantes, directions concernées, collaborateurs et candidats, tous associés à différents moments. La politique du groupe est diffusée à travers l’ensemble des canaux RH internes (les DRH, les responsables en matière de recrutement, les responsables de gestion de carrières, etc.) comme externes (réseaux sociaux, salon, etc.).
Le Groupe BPCE se distingue par un ADN social qui se nourrit de valeurs coopératives, d’un ancrage territorial fort, et d’une volonté d’agir en tant qu’employeur responsable. La stratégie du groupe, composé de marques reconnues et puissantes, s’articule autour de quatre dimensions essentielles qui guident son approche en matière de recrutement, de fidélisation et d’engagement.
- Compétences : un groupe qui donne à tous ses collaborateurs les moyens de réussir et de s’épanouir à chacun des moments de leur vie professionnelle
La direction des Ressources Humaines groupe, avec les référents RH de chaque entité, mobilise le dispositif de recrutement pour détecter et attirer les talents. Sa politique de fidélisation se concrétise par l’accompagnement individualisé des collaborateurs dans leur évolution professionnelle et par une gestion proactive des carrières, favorisant ainsi leur employabilité. La politique RH du Groupe BPCE a pour ambition de faire grandir chaque collaborateur, en lui donnant le temps et les moyens de se former en continu pour maintenir et développer ses compétences, ou bien de se réinventer au sein du groupe en concrétisant ses projets d’évolution ou de reconversion professionnelle. (se référer à la section 3.1.3.1.2 Attractivité, fidélisation et engagement des collaborateurs).
- 1 Cette responsabilité porte sur les droits de l’homme internationalement reconnus qui sont ceux figurant dans la Charte internationale des droits de l’homme et les principes énoncés dans la Déclaration de l’OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail.
Le Groupe BPCE considère la diversité comme un atout : il fait confiance à chacun, quel que soit son parcours de vie, en réalisant concrètement la promesse d’égalité des chances, d’accessibilité, de diversité, d’inclusion et d’égalité professionnelle. Des initiatives en faveur de l’égalité femmes-hommes, l’emploi des personnes en situation de handicap et l’équité salariale, et des programmes de sensibilisation et de soutien à l’éducation illustrent cet engagement à créer un environnement où chaque collaborateur se sent respecté. La politique RH du Groupe BPCE s’attache à offrir un réel confort de travail, permettant de donner le meilleur de soi-même, via une culture de l’écoute et du dialogue qui tient compte de toutes les voix.
Le Groupe BPCE met en place un cadre de travail aux meilleurs standards de bien-être et de santé-sécurité au travail, qu’il s’agisse de qualité de vie et d’organisation du travail, d’équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle, de couverture santé et de prévoyance. Il met en œuvre des dispositifs d’écoute et de soutien, valorise des initiatives telles que des programmes de santé au travail et des espaces de dialogue social pour améliorer l’expérience de chacun.
En tant que groupe coopératif de banque universelle, le Groupe BPCE souhaite que chaque collaborateur se sente fier de faire partie d’une aventure collective et de moments fédérateurs à « impact positif » sur les enjeux de société, comme les grandes transitions, la finance durable et l’innovation sociale. Il met en œuvre une politique RH concrète et pragmatique pour accompagner ses collaborateurs vers la responsabilité, l’autonomie et la prise d’initiative, en diffusant une culture entrepreneuriale dans chaque métier, à chaque échelon et dans chaque entité du groupe. Il encourage les collaborateurs à s’investir en dehors de l’entreprise et reconnaît la place de cet engagement dans leur vie, qu’il s’agisse d’engagements sportif, citoyen, éducatif, ou auprès de leur famille.
Par ailleurs, le Groupe BPCE marque son implication citoyenne en soutenant l’engagement de ses collaborateurs dans la réserve opérationnelle1. Une convention de soutien aux politiques de réserve opérationnelle a ainsi été signée en janvier 2025 entre le Groupe BPCE, le ministère de l’Intérieur et le ministère des Armées. Elle permet, au-delà de la réglementation, de bénéficier de 12 jours d’absence par an avec une rémunération maintenue en intégralité.
Les entreprises du groupe attirent, recrutent et développent des talents en adéquation avec les composantes des marchés et des sociétés dans lesquelles elles évoluent, tant en France, en Europe qu’à l’international, tout en capitalisant sur des moyens centralisés. Les valeurs de coopération, de confiance et d’engagement sont véhiculées à travers le site internet du groupe et diffusées par divers canaux de communication internes et externes.
Les processus de recrutement sont adaptés aux organisations locales pour permettre aux candidats de rejoindre une entreprise qui lui fournira le bon niveau d’accompagnement professionnel, avec la possibilité d’évoluer ensuite au sein du groupe. Chaque entreprise a la possibilité d’adapter les modalités de gestion de ses ressources humaines à son marché et à ses besoins.
Le Groupe BPCE a su développer une stratégie de communication cohérente entre ses marques en s’appuyant sur trois piliers :
- placer le collaborateur au centre en incarnant davantage ses publications avec la prise de parole de collaborateurs ;
- mener des campagnes de communication pour promouvoir les métiers et soutenir des opérations recrutement ;
- valoriser tous ses engagements en matière d’inclusion (mixité, handicap, diversité) avec des plans de communication dédiés.
- LinkedIn pour faire valoir la culture et les engagements professionnels du groupe en incarnant un maximum son ADN via ses collaborateurs ;
- Instagram pour développer la proximité et le conversationnel avec l’audience, notamment au travers des stories.
- – Sur la période janvier-décembre 2024, 234 023 abonnés étaient recensés sur la plateforme (+ 25 177 abonnés, soit 11 %).
- – Plus de 15 millions d’impressions depuis janvier 2025 (organique + sponsorisation) contre 13 millions en 2024.
- – 353 201 visites depuis janvier 2025 (194 299 au premier semestre 2025 contre 256 968 visites lors du premier semestre 2024).
Le Groupe BPCE et ses entités sont présents sur plusieurs jobboards et médias spécialisés. L’objectif est de développer significativement la notoriété et l’image des différentes marques grâce à une communication amplifiée sur la culture, les métiers et les opportunités d’emplois au sein du groupe. Les enjeux sont les suivants :
- démultiplier la visibilité des messages pour générer un impact médiatique et recruter des candidats qualifiés ;
- développer une stratégie multicanale et de contenus mixtes afin d’adresser des messages ciblés sur les plateformes citées précédemment. Des marqueurs forts autour du Sport, de la Santé et de l’Engagement collectif.
Le Groupe BPCE est résolument engagé à renforcer sa marque employeur auprès des jeunes talents. Conscients de l’importance de cette nouvelle génération pour l’avenir de l’entreprise, le groupe dispose depuis plusieurs années d’une stratégie dédiée visant à attirer, développer et recruter les jeunes professionnels. À fin 2025 le groupe comptabilise 4 773 alternants et 882 stagiaires (métriques suivies au niveau du groupe) dans les entreprises.
Plusieurs entreprises du groupe ont mis en place le dispositif de Préparation Opérationnelle à l’Emploi Individuelle (POEI) proposé par France Travail qui permet de recruter et de former des demandeurs d’emploi en reconversion professionnelle. Un partenariat développé avec l’Association Française des Banques (AFB) permet de recruter des jeunes parfois éloignés de l’emploi en tant qu’alternant sur des métiers de chargés de clientèle en agence.
- 1 https://newsroom.groupebpce.fr/actualites/le-groupe-bpce-signe-une-convention-avec-la-garde-nationale-pour-faciliter-et-encourager-lengagement-de-ses-collaborateurs-dans-la-reserve-operationnelle-dec28-7b707.html
- 2 Les chiffres sont extraits de la plateforme de tracking de LinkedIn.
Le groupe investit aussi dans le domaine du sport pour ouvrir ses recrutements à la diversité et à des profils aux parcours atypiques. De plus, le groupe se positionne en tant que Banque du Sport au travers notamment du soutien aux athlètes et de la reconversion de sportifs. Avec par exemple, la mise en place du programme d’accompagnement des sportifs de haut niveau, soutenus par les entreprises du groupe, pour leur permettre d’une part de construire un projet professionnel en amont de leur fin de carrière, et d’autre part, de réussir leur reconversion, selon l’étape de leur carrière dans laquelle ils se trouvent. Cet engagement a été validé par les dirigeants du groupe comme l’un des axes de l’héritage du partenariat Paris 2024 constitutif de l’identité Banque du Sport. À fin 2025,13 entreprises ont présenté des demandes pour une trentaine d’athlètes concernés.
- l’intégration et l’accompagnement des nouveaux entrants : les entreprises du groupe se sont engagées à proposer un parcours d’intégration renforcé sur trois ans, dans un cadre commun inscrit dans un accord GEPP groupe (Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels) renégocié tous les trois ans. L’accord actuel signé le 17 juillet 2025 concerne la période 2025-2028 ;
- la fidélisation des talents : dispositifs de la valorisation de la réussite en poste, culture de la promotion interne, responsabilisation, viviers de talents entreprises et groupe et construction de parcours de carrière individualisés (se référer à la section 3.1.3.4.2 Attractivité, fidélisation et engagement des collaborateurs).
Chaque entreprise du Groupe BPCE s’engage à mettre en œuvre une démarche d’accueil et réalise des actions concrètes qui anticipent et accompagnent l’arrivée de tout nouveau salarié. Cette démarche est structurée autour de plusieurs étapes majeures :
- un parcours de pré-boarding pour préparer l’arrivée du nouveau collaborateur, conserver un lien jusqu’à son arrivée et lui diffuser de l’information sur son futur environnement (histoire du groupe, politiques RH...) sous plusieurs formats ludiques ;
- à l’arrivée, un parcours d’intégration organisé autour de sessions d’accueil, de rencontres avec l’équipe et les parties prenantes clés, dont les étapes sont structurées ;
- un suivi renforcé pendant les premiers mois, avec des entretiens réguliers avec le manager et le responsable RH ;
- le « parrainage », dispositif encouragé pour que le nouvel entrant puisse être accompagné par un collaborateur de manière informelle.
La plupart des entreprises du groupe sont équipées de plateformes dédiées pour fluidifier l’accompagnement des collaborateurs en pré et on-boarding. Ces outils permettent de proposer une expérience collaborateur innovante, gamifiée et de faciliter l’intégration des nouveaux entrants.
Proposer une évolution professionnelle enrichissante grâce à la mobilité interne et à l’accompagnement des projets et parcours de carrières des collaborateurs
Le Groupe BPCE fait de la mobilité interne l’une de ses priorités pour renforcer le sentiment d’appartenance et d’engagement et fidéliser les talents. Des dispositifs sont mis à la disposition des collaborateurs pour dynamiser la mobilité interne :
- une Bourse à l’emploi pour chaque entreprise et une Bourse à l’emploi groupe, déployées dans l’ensemble des entreprises pour faciliter l’accès aux opportunités disponibles à l’ensemble des collaborateurs des entreprises du groupe ;
- une plateforme groupe qui synthétise les parcours carrière en cartographiant les passerelles entre les emplois et les compétences associées est accessible dans l’intranet de l’ensemble des entreprises du groupe pour permettre aux collaborateurs de comprendre les nombreux métiers et filières emploi des entreprises du groupe et se projeter dans les évolutions et parcours possibles ;
- une plateforme groupe dédiée à l’accompagnement des collaborateurs dans leurs projets de mobilité, Mobiliway déployée dans toutes les entreprises du groupe et accessible à tous les collaborateurs via leur Bourse à l’emploi ;
- des plateformes innovantes d’auto-déclaration des compétences dans certaines entreprises du groupe qui permettent aux collaborateurs de visualiser et recevoir les offres de postes qui correspondent le plus à leurs compétences et à leurs aspirations.
Le Groupe BPCE met en œuvre une politique de formation active, favorisant l’apprentissage en continu au travers de son « Campus BPCE » (se référer à la section 3.1.3.4.2 Attractivité, fidélisation et engagement des collaborateurs).
Le groupe déploie depuis 2022 un dispositif pérenne pour l’identification et l’accompagnement des potentiels. Deux viviers ont été créés : les potentiels cadres dirigeants et les métiers cœur pour pourvoir les postes de direction d’experts. Les collaborateurs ont un plan de développement partagé et ils sont suivis régulièrement par un gestionnaire individuel attitré. Ils bénéficient d’actions d’accompagnement de développement personnel.
Dans le cadre de sa stratégie de gestion des talents le Groupe BPCE s’investit dans l’employabilité à long terme de ses collaborateurs en leur offrant la possibilité de s’enrichir de nouvelles expériences via des opportunités de carrière valorisantes et le développement en continu de nouvelles compétences. Dans un environnement en constante évolution, le Groupe BPCE s’attache aussi à développer ses potentiels et ses leaders pour assurer la relève sur les postes clés de l’entreprise et piloter l’atteinte de ses engagements notamment en matière de diversité et d’inclusion.
La politique de développement des compétences du Groupe BPCE s’inscrit dans un contexte évolutif de ses métiers et de forte concurrence. Le Groupe BPCE a la conviction que le développement des compétences techniques et relationnelles est un levier essentiel de la réussite individuelle et collective et a la volonté de mettre la compétence au cœur des politiques RH.
En France, cette politique s’exprime à travers la signature d’un accord pour l’ensemble des entités du groupe relatif à la Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels groupe (GEPP) en juillet 2025 qui définit un socle commun de politiques et de pratiques. Cet accord est supervisé par la direction RH groupe.
Il s’inscrit en cohérence avec les accords de branche et d’entreprise conclus au sein du groupe dans les domaines de la formation professionnelle, de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, ainsi que de la qualité de vie au travail, conformément à la législation en vigueur en matière de formation professionnelle en France. Les objectifs principaux de la politique de développement des compétences se déclinent donc à travers quatre axes majeurs :
- Favoriser l’intégration des jeunes aux métiers ;
- Encourager la mobilité professionnelle & accompagner la transformation des métiers ;
- Sensibiliser et former à l’Impact ;
- Garantir un accompagnement à l’IA pour tous.
Dans le cadre de sa démarche visant à garantir des conditions de travail favorables, le Groupe BPCE place le dialogue social au cœur de sa politique sociale. En favorisant des échanges réguliers entre la direction et les représentants du personnel, le groupe génère un impact positif en améliorant la compréhension des enjeux stratégiques des transformations nécessaires, tant par les représentants du personnel que par l’ensemble des salariés via les communications qui sont relayées par les organisations syndicales. Cette politique contribue à renforcer l’engagement et la performance des collaborateurs.
Le dialogue social du Groupe BPCE respecte les réglementations locales et se traduit en France par un dialogue organisé avec les représentants du personnel. À l’international, le dialogue social se déroule en application des législations et réglementations locales.
La politique sociale du Groupe BPCE repose sur un dialogue continu rythmé par les instances légales et s’attache à respecter les droits et libertés fondamentaux des employés. Le dialogue social repose sur des échanges réguliers notamment avec les représentants du personnel et les organisations syndicales représentatives, acteurs clés du bon fonctionnement des différentes entreprises du groupe. Le dialogue social participe ainsi à la performance économique et sociale du groupe.
Le dialogue social du Groupe BPCE ainsi que les négociations avec les partenaires sociaux sont structurés autour de trois niveaux : le groupe, les branches et les entreprises.
Au niveau du groupe, des échanges réguliers avec les organisations syndicales représentatives se tiennent au sein de trois instances principales :
- Le comité groupe, instance d’information, d’échange et de dialogue sur des sujets tels que la marche générale, la situation économique et financière, la politique sociale du groupe ;
- Le comité stratégique, instance de partage sur le plan stratégique et la vision globale du groupe ;
- L’instance de négociation avec les trois organisations syndicales représentatives au niveau du groupe.
Dans ce cadre, le dialogue social se traduit à travers des accords de groupe applicables aux différentes entités, tels que :
- l’accord relatif à la Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels GEPP groupe de 2025 qui aborde notamment les thématiques de l’équilibre intergénérationnel, des dispositifs d’aménagement des fins de carrière, du développement des compétences, de la mobilité professionnelle, géographique et du congé de mobilité. Par ailleurs, l’accord GEPP groupe 2025 innove en proposant un cadre de référence pour le déploiement de l’IA générative au sein du groupe. Il encadre son déploiement opérationnel au service du dynamisme commercial et de l’efficacité des opérations en prévoyant une utilisation éthique et responsable de l’IA, qui doit être génératrice de valeur pour les métiers du groupe, au service des salariés. Il prévoit un accompagnement formation pour tous les salariés sur l’utilisation de l’IAGen. Enfin, l’accord GEPP groupe cadre le schéma de dialogue social accompagnant le déploiement de l’IA : il est itératif et évolutif de sorte qu’il se réalise tant au niveau du groupe, des branches Banque Populaire et Caisse d’Epargne, que de chaque entreprise ;
- l’accord relatif au parcours des salariés mandatés de 2022 qui traite de l’accompagnement des représentants du personnel lors de la prise de mandat, en cours de mandat et à l’issue de leurs mandats ;
- l’accord en faveur des aidants.
Au niveau des branches Banque Populaire et Caisse d’Epargne, le dialogue social se traduit par des échanges réguliers avec les organisations syndicales dans le cadre des instances de Commission Paritaires Banque Populaire (CPBP) et Commission Paritaire Nationale (CPN), aboutissant à la conclusion de plusieurs accords collectifs. En 2024, les accords collectifs Banque Populaire et Caisse d’Epargne sur la prévention des incivilités ainsi que sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ont été conduits. Un accord de NAO (Négociation Annuelle Obligatoire) a également été signé en janvier 2026 par chacune des deux branches. Par ailleurs, le dialogue social dans les branches Banque Populaire et Caisse d’Epargne est mobilisé sur le terrain du développement des ressources humaines et des métiers à travers les Commissions paritaires nationales pour l’emploi (CPNE) et les Observatoires prospectifs des métiers, qualifications et compétences (OPMQC).
Des instances de dialogue social sont également animées au niveau de BPCE et au niveau de Natixis et de ses filiales. Elles permettent des échanges privilégiés avec les représentants du personnel sur les thématiques relatives à la stratégie et la marche générale des entreprises concernées. Dans ce cadre, une instance de négociation collective ainsi qu’une instance d’information et de dialogue BPCE ont été instaurées entre la direction de BPCE et les organisations syndicales représentatives afin :
- D’une part de négocier certains accords collectifs sur ce périmètre (négociations sur les salaires, accord relatif au télétravail, accord relatif à l’emploi des travailleurs en situation de handicap) ;
- D’autre part, afin d’échanger, dans le cadre de réunions semestrielles, sur les politiques RH communes aux entités du périmètre social de BPCE.
Enfin, chaque entreprise du groupe anime son propre dialogue social, garantissant ainsi une approche adaptée aux spécificités de chaque entité tout en respectant les droits fondamentaux des employés.
Cette organisation à trois étages assure une communication fluide et une démarche efficace dans la négociation collective.
Le groupe s’engage à maintenir un dialogue ouvert, transparent et constructif contribuant à la mise en œuvre de sa stratégie et à la performance de ses activités. Ce dialogue social favorise l’adhésion des partenaires sociaux et des collaborateurs dans le déploiement des politiques sociales du groupe.
Dans ce contexte, le groupe est très attaché à associer les représentants du personnel le plus en amont possible sur les grandes thématiques stratégiques et de transformations à conduire au sein de son organisation. Ces échanges en amont du déploiement des projets permettent d’en faciliter la compréhension tant en termes d’enjeux que de perspectives de développement du groupe. Ils diminuent les risques de blocage et préviennent la constitution d’un délit d’entrave.
Avec son objectif d’améliorer constamment les conditions de travail, le groupe considère la rémunération et la protection sociale comme des enjeux majeurs. Cette démarche a un impact positif en créant un environnement de travail motivant et équitable. Cela se traduit par des politiques qui favorisent l’équité en matière de rémunération, tout en garantissant des niveaux compétitifs et en intégrant des dispositifs de protection sociale adaptés pour tous les collaborateurs.
Le groupe compare ainsi régulièrement ses pratiques à celles des autres acteurs similaires en France, en Europe et à l’international, afin de s’assurer que sa politique de rémunération reste compétitive et adaptée pour chacun de ses métiers et entités.
La politique de rémunération intègre également les objectifs d’égalité professionnelle et de non-discrimination. À ce titre, le groupe veille notamment à l’équité de traitement en matière de rémunération entre les femmes et les hommes (se référer à la section 3.1.3.4.4 Égalité de traitement et des chances). Le groupe porte par ailleurs une attention particulière à la rémunération de ses collaborateurs juniors et seniors.
Enfin, la dimension Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) est intégrée à la politique de rémunération à plusieurs niveaux via par exemple :
- la prise en compte de la stratégie RSE du groupe dans la détermination de la rémunération variable des membres du Commission de Direction Générale (CDG) de BPCE (se référer à la section 1.4.3 (GOV-3) Intégration des performances en matière de durabilité dans les mécanismes d’incitation) ;
- pour certaines filiales :
- – l’intégration d’indicateurs RSE dans les accords d’intéressement ;
- – le choix systématique de fonds labellisés ISR1 ou intégrant des critères ESG pour l’offre de gestion libre des plans d’épargne salariale (PEE) et plans d’épargne retraite collectif (PERCOL) ;
- – l’accord de participation qui prévoit la prise en compte d’indicateurs RSE pour calculer la réserve spéciale de participation (par exemple pour Natixis, encours sous gestion durables et à impact pour les activités de gestion d’actifs et montant des revenus Green pour la banque de grande clientèle).
- une rémunération fixe qui reflète les compétences, les responsabilités et les expertises attendues dans l’exercice d’un poste, ainsi que le rôle et le poids de la fonction dans l’organisation. Elle est déterminée selon les spécificités de chaque métier sur son marché local. Elle comprend le salaire de base, qui rémunère les compétences et les responsabilités correspondant à la fonction occupée, et le cas échéant, des compléments de rémunération fixe liés à la mobilité géographique et/ou à la spécificité de certaines fonctions et responsabilités, attribués conformément à la réglementation ;
- une rémunération variable individuelle, attribuée annuellement en fonction des résultats de l’activité et/ou de l’atteinte d’objectifs individuels prédéterminés, intégrant la contribution à la maîtrise des risques et tenant compte des pratiques de marché (métier/géographie). Son versement peut s’effectuer en totalité et en numéraire l’année de l’attribution. Pour certains collaborateurs (selon leur statut réglementaire, leur métier et/ou leur niveau de rémunération variable), le paiement peut aussi être en partie différé, indexé sur un instrument financier et soumis à conditions, dans une logique de fidélisation et d’alignement des collaborateurs avec les intérêts à long terme du Groupe BPCE ;
- une rémunération variable collective associée à des dispositifs d’épargne salariale, en particulier en France (participation et intéressement), ainsi que d’autres dispositifs locaux d’épargne et/ou de protection sociale offerts dans chaque juridiction.
Chaque collaborateur bénéficie de tout ou partie de ces différentes composantes, en fonction de son métier, ses responsabilités, de ses compétences et de sa performance.
Les objectifs et grands principes de la politique de rémunération du groupe s’appliquent à l’ensemble de ses collaborateurs en France et à l’international. Cette politique est déclinée au sein de toutes les lignes métiers, directions fonctionnelles et entités du groupe selon leurs spécificités et pratiques de marché, et dans le respect des législations locales et des réglementations qui s’appliquent à elles. Les filiales étrangères, qui sont soumises à des réglementations spécifiques, disposent d’une politique de rémunération en propre, qui s’inscrit dans le cadre de celle du groupe.
L’organe de direction dans sa fonction de surveillance (conseil de surveillance pour BPCE, conseil d’orientation et de surveillance pour les Caisses d’Epargne, conseil d’administration pour les Banques Populaires et pour Natixis) est l’organe de validation de la politique de rémunération et de sa mise en œuvre, garantissant par sa composition et ses prérogatives une prise de décision indépendante.
Plus précisément, le processus décisionnel est structuré autour de plusieurs niveaux de validation successifs :
- lignes métiers, directions fonctionnelles et entités ;
- direction générale en coordination avec la direction des Ressources Humaines ;
- l’organe de direction dans sa fonction de surveillance après avis du comité des rémunérations.
Les directions de la conformité et des risques, en tant que fonctions de contrôle, sont impliquées dans la mise en œuvre de la politique de rémunération pour s’assurer notamment de la correcte prise en compte de la gestion des risques et des comportements en matière de conduite et de conformité lors de la détermination des montants de rémunération variable individuelle.
En France et dans les pays où la législation le prévoit, les partenaires sociaux sont associés à la détermination de la politique de rémunération. Chaque année en France, des négociations annuelles obligatoires (NAO) ont ainsi lieu avec les représentants des organisations syndicales représentatives sur les principaux éléments de rémunération. Les mécanismes d’épargne salariale (incluant la participation et l’intéressement), ainsi que les dispositifs de protection sociale (frais de santé, prévoyance) sont par ailleurs encadrés par des accords collectifs négociés avec les partenaires sociaux. Enfin, des accords sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ont été signés.
Les politiques et pratiques en matière de rémunération et d’avantages sociaux sont diffusées et déclinées en interne sous forme de procédures, guides, notices et lignes directrices auprès des différentes parties prenantes impliquées dans leur définition et mise en œuvre, notamment au sein des directions des ressources humaines, des risques et de la conformité. Les managers impliqués dans la revue annuelle des rémunérations de leurs collaborateurs sont accompagnés de la même manière dans cet exercice.
À l’issue de la revue des rémunérations qui se tient annuellement, les composantes de rémunération propres à chaque collaborateur (rémunération fixe et variable individuel) et leur évolution lui sont communiquées par son manager.
En France, un Bilan Social Individuel est communiqué aux collaborateurs chaque année afin d’expliquer les éléments constitutifs de la rémunération annuelle. Il présente les éléments tant quantitatifs que qualitatifs liés à :
- la rémunération directe et sa composition ;
- l’épargne salariale ;
- la protection sociale (prévoyance, santé, retraite…) ;
- les divers avantages.
En outre, dans le cadre du respect de ses obligations réglementaires, le groupe est tenu de publier chaque année sur son site internet un rapport sur ses politiques et pratiques de rémunération (dont l’index égalité professionnelle), avec un focus sur les collaborateurs identifiés comme ayant un impact significatif sur le profil de risque de l’entreprise au titre de la réglementation CRD1.
Le groupe se conforme aussi à des exigences de transparence vis-à-vis des instances de supervision en France, au niveau européen et dans les différents pays où il intervient, comme l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), la Banque centrale européenne (BCE) et l’Autorité des marchés financiers (AMF).
Le groupe veille à garantir des conditions de travail conformes aux normes en vigueur, en respect des droits individuels et accorde ainsi une attention particulière à la vie privée et à la protection des données. Une application rigoureuse des politiques en matière de données personnelles des collaborateurs permet de prévenir les risques liés à leur sécurité et à leur confidentialité. Le groupe s’engage à mettre en place des pratiques claires et conformes aux exigences réglementaires, afin de garantir un climat de confiance et de respect au sein de l’organisation.
En déclinaison de cette politique générale, le groupe a défini une notice d’information sur les données personnelles à destination des collaborateurs, relative au traitement de leurs données personnelles. Elle répond à l’obligation de transparence due aux titulaires de données personnelles dans le cadre de l’usage de leurs données.
Cette notice d’information groupe a fait l’objet d’une déclinaison au sein de chaque entité du périmètre de supervision du Groupe BPCE en sa qualité d’organe central.
Cette politique fixe également les attendus en matière de formation des collaborateurs sur le respect du RGPD2.
Ce corpus s’applique à l’ensemble des collaborateurs du groupe, dans la mesure où ceux-ci sont localisés dans un pays assujetti à la réglementation RGPD. À noter que les CSE, en qualité de personnes juridiques autonomes, ne sont pas soumis à cette politique, car hors du périmètre de supervision de BPCE en sa qualité d’organe central.
Le projet de politique est rédigé par le DPO (data protection officer) groupe, appartenant à la direction Sécurité groupe, et soumis au comité faîtier en matière de RGPD, le comité exécutif privacy au sein duquel quatre membres du CDG de BPCE sont présents ou représentés, puis pour validation au comité normes et méthodes du Groupe BPCE.
La politique constitue une déclinaison de la réglementation européenne (RGPD) et de sa déclinaison en droit français. Elle intègre également les guidelines de l’EDPB et de l’autorité de régulation française, la CNIL.
Les collaborateurs disposent au travers de la politique de protection des données et de la notice Protection des données, des informations sur le traitement de leurs données personnelles.
La politique et sa déclinaison opérationnelle (la Notice d’information données personnelles) sont accessibles sur l’espace intranet reprenant les normes applicables au sein du groupe :
- l’espace collaborateur intranet ;
- l’espace Protection de Données ;
- l’espace intranet ouvert dans chaque entité du groupe au profit des collaborateurs.
La Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT) est un enjeu majeur pour le Groupe BPCE qui concerne collectivement chaque entreprise et individuellement chaque salarié. La politique en matière de QVT vise à renforcer l’engagement et l’efficacité collective et impacter positivement l’épanouissement et la santé des collaborateurs au service de la performance globale du groupe et de ses entreprises. La QVT intègre un ensemble d’enjeux comme : l’environnement de travail, l’équilibre vie professionnelle et personnelle, l’accompagnement des transformations, l’accompagnement des carrières, la reconnaissance et le droit d’expression, etc.
- des accords sur la mesure et la prévention du stress ;
- des accords sur les conditions de vie au travail ;
- des accords afin d’élargir les champs d’intervention possibles en articulant l’ensemble des thématiques de la QVT pour en faciliter la déclinaison au plan local de chaque entreprise ;
- des accords incluant de nouvelles dispositions en matière de santé au travail, de régulation de la charge de travail et d’accompagnement des managers ;
- un accord de groupe pour les aidants signé pour la première fois en 2026.
- l’attention portée au bien-être au travail « Care » : des dispositifs au service du bien-être et de la conciliation vie pro/vie perso (Droit à la déconnexion, Conciergeries / Espaces bien-être, Parentalité, Plan Santé / Lutte contre la sédentarité, programme aidant…) ;
- la qualité des relations et du leadership : un management fondé sur la confiance qui responsabilise et fait grandir les équipes (Modèle de leadership - Programmes de développement du leadership - Simplicité des organisations) ;
- l’environnement de travail : un cadre de travail facilitant l’efficacité et la collaboration (Accompagnement du travail hybride, Espaces de travail, Outils collaboratifs) ;
- la transformation : une entreprise en évolution constante, qui veille à engager les collaborateurs dans le changement (Méthodologie d’accompagnement du changement, attention renforcée aux risques psychosociaux, l’intégration de la dimension humaine dans la gestion des transformations).
L’ensemble de ces actions encadrées par un dialogue social constant permet de limiter le risque matériel de pertes financières liées au turnover, à l’absentéisme et au désengagement des collaborateurs, risque qui découlerait :
- de la perte de talents, des coûts de recrutement, de la formation des nouveaux entrants, et des remplacements et financements de toutes ou partie des absences ;
- du manque à gagner lié à la baisse de la productivité, de la performance et de la satisfaction du client interne ou externe.
Le Groupe BPCE s’attache à garantir des conditions de travail conformes aux normes de santé et de sécurité en vigueur, en intégrant des protocoles de prévention des risques au sein de toutes ses entités. Le groupe élabore des politiques dans le but de maîtriser les risques liés à la santé et à la sécurité de ses collaborateurs.
Sa politique Sécurité de Personnes et des Biens se base sur des accords de branche et des dispositions légales en vigueur (Banque Populaire et Caisse d’Epargne). Elle édicte des règles de sécurité et de prévention des risques professionnels.
Le corpus documentaire s’applique à l’intégralité des activités des salariés ainsi que les prestations externalisées et concernent toutes les entreprises du Groupe BPCE soumises à la réglementation française (4121-1 à 8 du code du travail).
Les accords de branches sur la sécurité et la prévention des incivilités, ou les dispositions légales en vigueur, sont partagés avec les représentants du personnel. Ils organisent la prévention et la sécurité et adaptent les dispositifs, équipements et ressources humaines afin d’atteindre les objectifs globaux de sécurité.
La réglementation française est ainsi déclinée opérationnellement et appliquée aux activités bancaires qui par ailleurs se conforment aux réglementations des pays d’accueil pour les filiales internationales disposant d’une législation locale.
Au travers de la prévention des risques professionnels, les risques majeurs et la sûreté des activités bancaires, les entreprises visent :
- un impact positif sur le sentiment de sécurité et l’amélioration des conditions de travail ;
- la réduction des impacts financiers sur le montant de la cotisation à la sécurité sociale auxquels vient s’ajouter la réduction du nombre de jours perdus en cas d’accident du travail.
Des comités de direction et des revues de sécurité sont planifiés dans les entreprises. Elles garantissent l’adaptation et la mise à jour régulière du processus. Les étapes sont partagées avec le personnel qui est impliqué dans la mise en œuvre.
Le pilotage à l’aide d’outils communautaires diffuse pour l’ensemble du groupe une vision globale, homogène et structurée. Des procédures pour la préparation et la réponse aux situations d’urgences ou majeures sont également mises en œuvre par les entreprises. Une cellule de surveillance et de pilotage est activable au niveau du groupe.
Des plans de contrôles permanents garantissent la maîtrise des risques et la conformité des mesures.
Les politiques Diversité, Équité & Inclusion déployées au sein du Groupe BPCE reflètent la conviction de ses dirigeants qu’il n’y a pas de performance sans intelligence collective et donc sans diversités. Avoir l’objectif de faire une place à toutes les singularités et donc toutes les diversités, c’est :
- être fidèle aux valeurs du groupe, car l’intelligence collective et la coopération, sont à l’origine de la création du Groupe BPCE ;
- répondre aux attentes des clients, régulateurs et plus largement de la société civile.
Des politiques RH ont été mises en place depuis plusieurs années afin de pouvoir construire un environnement de travail toujours plus respectueux et inclusif, qui capitalise sur la diversité de ses collaborateurs et permette à chacun d’être entendu, valorisé et d’avoir un impact. Les politiques RH offrent les mêmes opportunités aux talents de tout horizon, indépendamment de l’âge, des origines, du genre, de l’orientation ou de l’identité de genre ou du handicap.
Portée par les dirigeants, cette politique Diversité, Équité & Inclusion génère un impact positif à plusieurs niveaux en matière :
- d’innovation et de transformation grâce la confrontation et aux regards croisés de la diversité de ses collaborateurs, clients, sociétaires et prestataires ;
- de performance, grâce à une meilleure compréhension des besoins de tous les clients sur l’ensemble des marchés ;
- d’engagement et de marque employeur, en réponse aux attentes des candidats, des collaborateurs et de la société civile qui sont de plus en plus attentifs à ces enjeux.
Impulsée au niveau du groupe, la politique Diversité, Équité & Inclusion est ensuite déclinée au niveau de chaque entreprise, en prenant en compte les spécificités locales et s’adapte aux réglementations des pays d’accueil pour les structures à l’international.
Dans le cadre de sa démarche en faveur de l’égalité de traitement et des chances pour tous, le Groupe BPCE place la diversité et l’inclusion au cœur de sa stratégie. Cette démarche est génératrice d’impact positif pour les collaborateurs en leur permettant de bénéficier d’un environnement de travail respectueux et équitable. Cela se traduit par des politiques qui favorisent l’égalité professionnelle.
La politique s’illustre concrètement au travers des principes mis en œuvre en matière de recrutement, d’égalité salariale, de promotion professionnelle, de parentalité, de lutte contre le harcèlement sexuel, les agissements sexistes et autres violences.
Dès 2009 en France, avec la signature « Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels » (GEPP groupe), le groupe a défini un socle commun d’actions en faveur de l’égalité F/H. La majorité des entreprises du groupe a complété l’accord groupe par la signature, à leurs bornes ou aux bornes de leur branche, d’accords spécifiques sur le thème de l’égalité professionnelle.
L’ensemble de ces accords permet de définir les moyens mis en œuvre en matière de recrutement, d’égalité salariale, de promotion professionnelle, de parentalité, de lutte contre le harcèlement sexuel, agissements sexistes et autres violences.
Ils font l’objet de réunions de suivi annuel avec les représentants du personnel qui permettent de présenter les actions déployées et de piloter la progression des indicateurs de mixité et d’égalité professionnelle.
Au-delà de la signature de ces accords, l’ensemble des dirigeants sont mobilisés en faveur de la mixité et de l’égalité professionnelle. Dès 2021, ils ont rappelé publiquement leur engagement à travers la signature d’une « charte mixité » ratifiée par la totalité des dirigeants du groupe. Pour renforcer ces actions, et offrir un cadre de travail toujours plus respectueux entre femmes et hommes en appliquant une tolérance zéro en matière de sexisme, le Groupe BPCE est également membre du collectif initiative #StOpE composé d’une centaine d’entreprises, d’associations et d’écoles, qui s’engage à lutter durablement contre le sexisme dit « ordinaire en entreprise ».
La composition des effectifs illustre concrètement l’engagement et les résultats au niveau du groupe en progression constante chaque année. En 2025 :
- les effectifs sont composés de 55,1 % de femmes et 44,6 % d’hommes (chiffres disponibles dans 3.1.5.2 (S1-6) Répartition des effectifs par sexe);
- La représentativité des femmes au sein des cadres dirigeants est de 39,1 % (MDR-M disponible dans la section 3.1.5.5 (S1-9) Indicateurs de diversité).
Enfin, le groupe veille à garantir pour les femmes et les hommes des conditions d’accès identiques à la formation.
Le Groupe BPCE est impliqué de longue date en faveur de l’inclusion des personnes en situation de handicap et du maintien dans l’emploi des collaborateurs et collaboratrices confrontés à des fragilités de santé ou à des accidents de la vie. Depuis 2006, les entreprises du groupe déploient une politique d’inclusion volontariste visant à favoriser l’insertion et le maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap.
Cette politique est inscrite dans les accords du Groupe BPCE, des accords de branche ou d’entreprise du groupe, jusqu’à présent agréés par l’État français conformément aux dispositions légales prévues dans le cadre de l’Obligation d’Emploi de Travailleurs Handicapés (OETH)1. À partir de 2026, en cohérence avec les lois en vigueur, les nouveaux accords sont renouvelés sans agrément.
- le maintien en emploi : grâce à la mise en place d’actions de détection de personnes en situation de handicap le plus tôt possible, les entreprises du groupe peuvent adapter les conditions et les outils de travail au handicap, afin de maintenir les collaborateurs concernés dans leur emploi. Elles veillent également à ce que les salariés en situation de handicap puissent bénéficier des mêmes perspectives d’évolution que les autres salariés, en adéquation avec leurs ambitions, leurs aptitudes et les opportunités offertes, sans que le handicap constitue un frein. Ainsi, la politique Handicap du groupe vise à favoriser : la professionnalisation des personnes en situation de handicap, le sourcing et l’accompagnement à l’intégration des candidats en situation de handicap ;
- le recrutement et l’intégration : il existe un écart majeur d’insertion sur le marché du travail entre les personnes en situation de handicap et le reste de la population ;
- le changement de regard pour une meilleure inclusion : les entreprises du groupe s’attachent à promouvoir la sensibilisation au handicap et l’inclusion, notamment par le biais de la Mission Handicap Nationale et par la communauté des référents Handicap ;
- le soutien du Secteur du Travail Protégé et Adapté : les entreprises du Groupe BPCE mènent une politique d’achats qui vise dans la mesure du possible à recourir aux prestations de structures (Entreprises Adaptées, ESAT et Travailleurs Indépendants Handicapés) du Secteur du Travail Protégé et Adapté (STPA) pour soutenir l’emploi externe des personnes en situation de handicap ne pouvant pas travailler dans le milieu ordinaire.
Par ailleurs en France, dans chaque entreprise du Groupe BPCE, un référent handicap accompagne les personnes en situation de handicap tout au long de leur parcours dans l’entreprise.
Au sein du groupe, la Mission Handicap Nationale s’assure du maintien de la dynamique de partage et de mise en commun des moyens et des ressources sur chaque périmètre afin de maximiser son impact.
Grâce à la mise en place de cette politique, le taux d’emploi des personnes en situation de handicap au sein du groupe a atteint 6,77 %2 en 2024, au-dessus de l’obligation légale de 6 %.
- 1 Art. L5212-13 du Code du travail.
- 2 Périmètre : La branche Caisse d’Epargne, la branche Banque Populaire, BPCE, Natixis intégré, la Banque Palatine et Crédit Foncier // Calcul : Effectif BOETH employé par l’entreprise au titre de l’OETH de l’année / effectif d’assujettissement à l’OETH (D.5212-1 du code du travail). Chiffre communiqué à l’URSSAF chaque année.
3.1.3.2 (S1-2) Processus de dialogue avec le personnel de l’entreprise et ses représentants au sujet des impacts
Les filières RH des entités du groupe sont animées régulièrement autour des thématiques recrutement & marque employeur, intégration & fidélisation, dispositifs d’écoute, permettant aux collaborateurs et à leurs représentants d’être informés de tous les projets et actualités.
En France, un accord groupe GEPP (signé le 17 juillet 2025 et couvrant la période 2025-2028) donne lieu à une Commission de Suivi Annuelle qui réunit des acteurs des représentants du personnel ainsi que des dirigeants RH des entreprises et de la DRH groupe. Cet accord pose des principes clés sur l’intégration et fidélisation des collaborateurs sur trois ans, sur le développement des compétences et l’évolution professionnelle.
La DRH du Groupe BPCE propose un ensemble de dispositifs attractifs pour les candidats et collaborateurs du groupe.
Depuis plus de dix ans, le Groupe BPCE menait une enquête annuelle d’écoute des collaborateurs avec IPSOS, le baromètre Diapason. Pour approfondir cette démarche dans une logique d’amélioration continue, cinq dimensions fondamentales ont été identifiées sur lesquelles progresser : le respect, la convivialité, l’équité, la fierté et la crédibilité du management. C’est pour renforcer l’écoute autour de ces piliers, que l’enquête Great Place to Work a été choisie dans le cadre du plan stratégique VISION 2030. L’objectif est d’obtenir un taux de recommandation à 65 % d’ici fin 2026.
Selon leurs enjeux et contextes, différents dispositifs sont mis à disposition des entités du groupe pour réaliser des sondages ponctuels. Ils s’appuient sur des outils référencés au niveau du groupe :
- Moments Clés du collaborateur : ce dispositif permet d’interroger les collaborateurs lors des principaux événements de leur parcours professionnel, générant la mise en place de plans d’action spécifiques ;
- « Your Pulse » : ce dispositif vise à prendre régulièrement le pouls des équipes via des enquêtes courtes et ainsi être au plus près des attentes collaborateurs ;
- Autre dispositif : dans tous les dispositifs du groupe, l’intégration de plusieurs questions ouvertes permet d’être à l’écoute des préoccupations des collaborateurs et de susciter davantage de propositions spontanées pour identifier les leviers d’accélération des transformations nécessaires.
Ces dispositifs sont mis à disposition des entités du groupe qui les mobilisent selon leur besoin. Ils permettent la prévention des risques éventuels ou d’identifier des améliorations. Ils garantissent l’adaptation et une mise à jour régulière des processus concernés.
Le groupe est très attaché à maintenir un dialogue constructif et permanent en associant les représentants du personnel, ainsi que tout ou partie des collaborateurs, en fonction des thématiques abordées lors des écoutes, afin d’éviter toute baisse de l’engagement des collaborateurs.
Les responsables RH des entreprises échangent régulièrement lors de réunions thématiques sur tous les sujets afférents au recrutement. Les pratiques et outils utilisés par les entreprises sont comparés afin de les optimiser.
Une gestion centralisée des principaux outils de recrutement (logiciel de gestion des candidatures, processus de recrutements, entretiens, tests) font l’objet de référencements et d’intégration dans notre SIRH pour une sélection de ces solutions.
Enfin les prestataires, également sollicités et utilisés pour compléter cette offre, font l’objet d’accords et de partenariats largement communiqués dans les entreprises. Ces derniers donnent lieu à des comparatifs, bonnes pratiques et partages d’expérience qui dynamisent la gestion des recrutements du Groupe BPCE.
Les collaborateurs du Groupe BPCE sont régulièrement sollicités pour prendre la parole sur les réseaux sociaux : promotion des métiers, partage des coulisses de leurs métiers, valorisation d’un engagement. Les collaborateurs sont également encouragés à aller déposer un avis sur les plateformes de recrutement, comme Glassdoor et Indeed.
Les collaborateurs du groupe peuvent également être parties prenantes de l’activité recrutement, en :
- participant aux actions de promotion des métiers du groupe auprès des écoles cibles ;
- cooptant des candidats pour des offres d’emploi au sein du groupe.
En France, en Europe et à l’international, les interactions entre les managers et leurs collaborateurs sont au cœur de la politique de développement des compétences. Ces temps d’échanges permettent d’entretenir la motivation de chaque collaborateur, d’identifier ses besoins d’accompagnement et/ou de formation, et de l’impliquer dans la construction et la gestion de son parcours en le rendant acteur de sa carrière.
Les collaborateurs peuvent faire part de leurs besoins de formation tout au long de l’année et aussi lors de leur entretien annuel de développement. Des revues du personnel organisées entre les managers et les Responsables Ressources Humaines permettent de préparer l’évolution des collaborateurs et l’accompagnement de leur développement professionnel.
En France, à partir de ces différents échanges, le groupe conçoit des plans de développement de compétences qui sont partagés et suivis avec les représentants du personnel dans des instances dédiées du comité social économique.
Les entités du groupe offrent à leurs collaborateurs un portail d’accès à la formation qui répond au souhait d’une meilleure visibilité sur les dispositifs de formation.
Les collaborateurs peuvent ainsi retrouver les principales offres par thématique (communication, gestion de projet, impact…) et, pour certains d’entre eux, avoir un accès direct aux diagnostics de compétences qui permettent de créer des parcours personnalisés ou aux plateformes de contenus.
Le dialogue social repose sur un ensemble d’interactions tant au sein de la filière Ressources Humaines/Relations Sociales du groupe, qu’avec les représentants du personnel mandatés sur l’ensemble du périmètre ainsi qu’avec les salariés via notamment les directions des Ressources Humaines.
S’agissant de la filière Ressources Humaines/Relations Sociales, la DRH groupe anime sa politique de dialogue social à travers, et en accord, avec l’ensemble de la communauté des mandataires, directeurs des ressources humaines et relations sociales afin de permettre une harmonisation des pratiques, un suivi global sur des questions concernant l’ensemble de la communauté de travail et une expertise partagée. Cette animation de filière se traduit par des échanges ad-hoc réguliers, des groupes de travail dédiés à des thématiques particulières en fonction des besoins, ainsi que deux séminaires par an.
En ce qui concerne les interactions avec les représentants du personnel, comme évoqué dans la section 3.1.3.1.3 Conditions de travail portant sur les politiques concernant le personnel de l’entreprise, des réunions régulières sont organisées au sein de chaque entité concernée que ce soit avec les commissions paritaires de branches ou avec les comités sociaux et économiques (CSE) ainsi qu’avec les commissions spécialisées en leur sein (commission santé, sécurité, conditions de travail, etc.). Par ailleurs, les représentants du personnel sont des interlocuteurs de proximité des collaborateurs au sein des entreprises du groupe pour remonter les préoccupations et questions qu’ils se posent et obtenir des réponses.
La négociation des accords collectifs est menée avec les délégués syndicaux. Lors de la signature des accords une communication est faite auprès de l’ensemble des salariés concernés pour partager avec eux les mesures négociées qui leur sont applicables.
Les rémunérations font l’objet d’un examen individuel régulier via les entretiens annuels d’appréciation menés par la hiérarchie sous supervision de la DRH. Par ailleurs, les salariés peuvent solliciter à tout moment leur hiérarchie ou la DRH pour évoquer le sujet des rémunérations. Sur le plan collectif, les rémunérations font l’objet d’une négociation annuelle obligatoire avec les partenaires sociaux (précision disponible dans la section 3.1.3.1.3 Conditions de travail).
Dans le cadre de l’exercice de droits ou de demande de renseignements sur le traitement des données personnelles, le Data Protection Officer (DPO) de l’entité de rattachement du collaborateur est compétent. À cet effet, une boite mail générique permet de recueillir les demandes formulées par les collaborateurs.
Les réponses sont directement transmises par le DPO au demandeur, selon un vecteur de communication identique à la saisine. En application du RGPD les restitutions effectuées à la suite d’un droit d’accès sont faites dans un format clair et accessible.
En matière de Qualité de Vie au Travail, la direction des Ressources Humaines du Groupe BPCE s’est dotée d’une organisation dédiée avec un référent national qui impulse, élabore et met en œuvre aux côtés des entreprises les actions relevant du champ de la QVT (précision disponible dans la section 3.1.3.1.3 Conditions de travail).
La qualité de vie et des conditions de travail est une dynamique d’action collective et concertée des salariés, des managers, des dirigeants, des acteurs de la santé au travail et de l’assistance sociale, et des partenaires sociaux.
Des dispositifs d’écoute collaborateurs sont déployés régulièrement au sein des différentes entités du groupe, dans une perspective de dialogue et d’amélioration continue (se référer au paragraphe Dispositif d’écoute dans la section 3.1.3.2.1 Attractivité, fidélisation et engagement des collaborateurs).
Au niveau local, la création d’un rôle de référent QVT, coordinateur et porteur de la politique locale, permet une définition et une réalisation des actions au plus près du terrain selon le contexte propre aux entreprises.
Au plan national, la filière des acteurs QVT bénéficie d’une animation spécifique au travers de temps d’échanges, de co-construction, de partage d’expériences et d’études. Les référents QVT disposent d’un site QVT, mémoire des travaux de la filière, et d’une plateforme de réseau social propre à leur communauté.
Le département Sécurité groupe constitue la documentation de référence de la Sécurité des Personnes et des Biens et veille à sa mise en œuvre et à son actualisation. Par ailleurs, il relève de chaque entreprise de mettre en œuvre les règles et préconisations inscrites dans la documentation de référence, au sein de leurs contextes respectifs, dans le respect des processus de validation et des attributions des institutions représentatives du personnel de l’Entreprise.
Des accords sont partagés au niveau national avec les représentants du personnel et au niveau des branches Association Française de Banque (AFB), Caisse d’Epargne et Banque Populaire. Ils font l’objet d’une diffusion aux entreprises adhérentes avec pour objectif d’informer leurs services chargés de la mise en œuvre de l’accord (directions immobilière, commerciale, service sécurité...), des représentants du personnel et des personnels concernés.
Des moments dédiés d’information et de suivi sont partagés avec le personnel et leurs représentants à plusieurs niveaux :
- – bilan statistique de la sinistralité,
- – analyse les situations de travail en fonction des transformations des métiers,
- – inventaire des dispositifs et équipements de sécurité en tenant compte des évolutions technologiques,
- – étude des règles et procédures de sécurité ;
- en entreprise, une commission de santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) est réunie trimestriellement. Elle est constituée par la direction et les représentants du personnel qui interagissent sur les dossiers prévention et sécurité. Annuellement un bilan de la sinistralité et un plan d’action sont présentés au comité social et économique (CSE). Ce dernier est régulièrement consulté pour émettre un avis sur les différents dossiers ou lors du recours à un expert.
Ainsi les entreprises adoptent la Politique de Sécurité des Personnes et des Biens groupe. Elles définissent les modalités d’application opérationnelle en leur sein (organisation, pilotage, instances…) en interagissant et en informant régulièrement les personnels et leurs représentants.
Les équipes RH du groupe constituent le point d’entrée en matière de politique Diversité, Équité & Inclusion avec l’ensemble des parties prenantes, des collaborateurs et de leurs représentants.
Comme indiqué ci-dessus, des commissions de suivi des accords (Égalité professionnelle, Handicap, GEPP) dressent le bilan quantitatif et qualitatif des actions déployées et s’inscrivent dans une démarche d’échanges constructifs avec les représentants du personnel.
En matière d’interactions, le Groupe BPCE s’appuie sur une pluralité d’acteurs RH référents. Ils couvrent plusieurs périmètres distincts et sont répartis dans l’ensemble des entreprises en France :
- les référents mixité & diversité : leur rôle consiste notamment à impulser, animer et coordonner la mise en œuvre de la politique Mixité & Diversité au sein de son entreprise. Ils déploient les dispositifs de formation, pilotent les indicateurs clés et relaient les outils et temps forts mis à disposition des collaborateurs ;
- les référents handicap : dans chaque entreprise, un référent handicap accompagne les personnes en situation de handicap tout au long de leur parcours dans l’entreprise (recrutement, intégration, formation, maintien dans l’emploi, accompagnement dans les démarches de reconnaissance de leur situation de handicap…) en lien avec les Responsables Ressources Humaines, les managers, les services de santé au travail et les missions handicap.
Ces collectifs de référents représentent des relais clés pour les collaborateurs qui peuvent les solliciter en fonction des besoins.
Pour mener à bien leurs missions les référents sont formés et animés par le biais de réunions régulières, d’échanges de bonnes pratiques.
Autre relai clé pour les collaborateurs, les réseaux associatifs constituent un espace d’échanges et de propositions de plan d’action pour toujours plus d’inclusion de toutes les diversités. Le Groupe BPCE compte aujourd’hui :
- les réseaux féminins ou mixtes qui existent dans la quasi-totalité des entreprises du groupe et rassemblent un collectif conséquent de collaboratrices et collaborateurs engagés ;
- un réseau nommé Les Elles1 du Groupe BPCE qui contribue par ses actions à la mixité dans les postes à responsabilité, réseau de femmes en banque, facilitateur de carrière qui défend et promeut la mixité, et délivre des conseils pour oser son projet professionnel en restant femme (Les Elles du Groupe BPCE | LinkedIn) ;
- le réseau WINN (We in Natixis Network) est une association ouverte à tous les collaborateurs, qui a pour objectif de promouvoir la mixité dans le management en France et à l’international via des conférences, mentorats et évènements de networking ;
- le réseau All Equals2, crée en 2020, qui vise à promouvoir l’égalité et l’inclusion des personnes LGBT+. All Equals est ouvert à tous les collaborateurs du groupe, quel que soit leur lieu de travail, leur orientation sexuelle ou leur identité de genre.
Enfin, pour promouvoir et diffuser la politique Diversité, Équité & Inclusion du groupe, des espaces en ligne dédiés sont accessibles à tous les collaborateurs en France et à l’international. Ils peuvent y retrouver l’ensemble des ressources clés (chartes, accords, chiffres clés, actualités...).
3.1.3.3 (S1-3) Processus de réparation des impacts négatifs et canaux permettant au personnel de l’entreprise de faire part de ses préoccupations
Les dispositifs d’écoute sont des moments permettant aux collaborateurs d’exprimer leurs irritants et insatisfactions. Le Groupe BPCE s’attache à réaliser une restitution des résultats par entité en impliquant les représentants RH. Cela permet d’identifier des plans d’actions opérationnels à mettre en place pour mieux accompagner les collaborateurs et engager une démarche d’amélioration continue.
Afin d’anticiper les impacts sur les conditions de travail, une veille et des actions concrètes sont mises en place au niveau groupe :
- un observatoire des métiers qui propose un système de veille et d’alerte sur les évolutions quantitatives et qualitatives des métiers du groupe et permet de mieux ajuster les dispositifs de formation, de mobilité ou de reconversion ;
- la mise en place et l’accompagnement des nouveaux modes de travail (organisation du travail, travail hybride, modes de management...).
Tous les candidats peuvent demander directement via le site de recrutement à effacer leurs candidatures et données associées dans le respect des lois et réglementation en vigueur.
De plus, pour permettre aux candidats plus de proactivité et une interaction simplifiée, le Groupe BPCE a également mis en place, avec son partenaire qui gère le logiciel de gestion des candidatures.
Enfin toutes les données sont automatiquement archivées et détruites à l’issue de la durée légale, et toutes les données échangées dans le cadre du suivi et des reportings nécessaires au bon fonctionnement de ces outils sont codées pour rendre anonymes tous les traitements statistiques nécessaires à la performance et à l’évaluation de l’efficacité des systèmes utilisés.
Le Groupe BPCE peut faire l’objet de reproches infondés relatifs au « greenwashing » (publicité abusive en matière d’écoresponsabilité), « pinkwashing » (publicité abusive en matière d’inclusion), d’avis et/ou de commentaires sur les réseaux sociaux et plateforme de notation, de la part des candidats ou des collaborateurs, qui pourraient entacher sa réputation employeur.
Pour y répondre, le Groupe BPCE a mis en place un guide de modération qui est géré par la direction de la Communication avec l’aide d’une agence social media qui l’accompagne.
Des études sont réalisées annuellement par les Observatoires des métiers des qualifications (OPMQ) existant dans chaque branche. À travers ces études, les observatoires offrent une vision éclairée sur les évolutions en cours ou à venir et sur les impacts de ces changements auprès des organisations, de l’emploi et des compétences.
Le groupe s’appuie ainsi sur celles réalisées au niveau des branches Banque Populaire, Caisse d’Epargne de l’Association Française des Banques (AFB) ou encore de l’Assurance avec en particulier :
- des études spécifiques sur le périmètre Banque Populaire et Caisse d’Epargne (exemple en 2025 « Les enjeux de l’IA générative au sein du secteur bancaire : Personnalisation pour le modèle coopératif ») ;
- des études interbranches entre les branches banque et mutualistes (exemple en 2024 : sur les impacts de l’Intelligence artificielle générative au sein du secteur bancaire).
En complément, des études sont également réalisées par l’Opco ATLAS. Elles sont accessibles, ainsi que celles réalisées par les branches, depuis la plateforme Prospective Atlas mise en place en 2024 et également diffusées sur l’outil de gestion des emplois et des compétences.
- un livret de tendance d’évolution des emplois actualisé chaque année comportant des fiches emplois sensibles (identifiés en fonction des conclusions d’études observatoires, contexte particulier, difficultés de recrutement…) est accessible par l’ensemble des collaborateurs (exemple en 2025 : chargé de clientèle gestion de patrimoine, chargé de clientèle particulier et chargé de développement RH) ;
- des plateformes dynamiques de mobilité personnalisées regroupent des informations sur les métiers du groupe, les formations et les passerelles de mobilité.
La DRH groupe actualise régulièrement les référentiels métiers et de compétences en fonction de l’évolution des métiers en co-construction avec les directions métier du groupe et de ses entités. Ces référentiels métier, opérationnels et dynamiques, doivent permettre aux managers, aux salariés et à la DRH de construire au quotidien et dans la durée des politiques et trajectoires individuelles de développement des compétences et de performance. Ces référentiels métier fournissent une matière utile à l’échange au moment d’apprécier le travail du salarié, notamment à l’occasion de l’entretien d’évaluation et/ou d’un diagnostic de compétences.
Il existe différents canaux de remontée des préoccupations des collaborateurs. Ils peuvent notamment se rapprocher de leur manager et de leur responsable Ressources Humaines. Leurs réclamations peuvent également se faire via les représentants du personnel ou les organisations syndicales. En effet, les représentants du personnel peuvent être saisis à tout moment pour la prise en compte des préoccupations des collaborateurs.
Par ailleurs, le dialogue social au niveau du groupe, des branches Banque Populaire & Caisse d’Epargne ainsi que de BPCE permet la mise en place de rencontres rapides lorsque les partenaires sociaux sollicitent la direction sur une thématique particulière et extraordinaire, en dehors des réunions mensuelles des instances de représentation du personnel. La régularité de ces réunions ainsi que les temps sociaux forts au niveau du groupe que sont, le comité de groupe (au minimum deux par an) et le comité stratégique (au minimum deux par an également) notamment, permettent de remonter l’ensemble des réclamations et revendications portées par la communauté de travail, à travers les organisations syndicales.
Chaque salarié peut solliciter sa hiérarchie et/ou la DRH pour faire part d’une préoccupation concernant sa propre rémunération. Une plateforme de chat dédiée a été mise en œuvre afin de faciliter et d’accélérer le traitement des questions individuelles. Par ailleurs, les partenaires sociaux relaient les réclamations et revendications en matière de rémunération dans le cadre des instances d’entreprise, de branche et de groupe.
Des adresses génériques (délégué-protection-données@…) sont disponibles dans chaque entreprise du groupe, et permettent d’entrer en contact avec le DPO pour le solliciter en cas d’atteinte en matière de données personnelles. Une réponse y est apportée selon les délais légaux, le cas échéant.
Les directions des Ressources humaines de chaque entreprise définissent leurs procédures de réparation, gèrent et accompagnent les situations collectives et individuelles identifiées (se référer à la section 4.1.2.2.2 Dispositif « Lanceurs d’alertes »).
Les entreprises du groupe proposent aux collaborateurs des prestataires spécialisés dans l’accompagnement psychologique afin de prévenir les risques psychosociaux. Les collaborateurs ont ainsi librement accès à une plateforme téléphonique d’écoute en toute confidentialité. Les prestataires référencés interviennent aussi ponctuellement à la demande des entreprises pour accompagner des situations de crise.
Le traitement et le recensement de l’exposition des salariés et de la sinistralité dans les entreprises du Groupe BPCE sont organisés en fonction de critères de gravité ou de fréquence dans le périmètre respectif de chaque entreprise.
Tous les salariés victimes d’un accident lié à une activité professionnelle ou lors d’un trajet domicile travail, informent leur employeur de la survenance d’un accident de travail par tout moyen (mail, téléphone, SMS...). Cette démarche est réalisée dans la journée où s’est produit l’accident ou au plus tard dans les 24 heures.
Les éléments constitutifs de l’accident ou de la maladie professionnelle sont recensés sur la base des déclarations de la victime et déclarés à la Caisse primaire d’assurance maladie de rattachement selon des procédures nationales.
Les cas d’accidents graves font l’objet d’analyse, d’enquête et de recherche des causes qui sont analysées par les services sécurité et les résultats sont partagés dans le cadre de réunions extraordinaires avec les représentants des personnels.
Face au constat d’évolution des chiffres de la délinquance sur le territoire national, à titre préventif, la DRH du Groupe BPCE a décidé, en 2023, de renforcer les mesures de déclaration des incivilités. Le dispositif comporte un outil de déclarations pour recenser les incidents, un workflow de gestion et de traitement, un programme de formation innovant à partir de réalité virtuelle, des guides de sensibilisation adaptés aux managers et aux salariés, et des mesures d’accompagnement des victimes (assistance psychologique, assistance juridique...).
L’outil groupe centralise les déclarations de presque accident, accident du travail et maladie professionnelle.
Enfin, des procédures pour la préparation et la réponse aux situations d’urgence ou majeures sont mises en œuvre par les entreprises au travers de la continuité d’activité. Une cellule de surveillance et de pilotage est activable au niveau du groupe.
Des projets d’aménagements des infrastructures et de transformation des activités font régulièrement l’objet d’évaluations spécifiques proposant des mesures d’amélioration des conditions de travail, de prévention des risques et de protection.
Par ailleurs des visites de sécurité (Sécurité de personnes et des biens) et des actions en milieu de travail (Santé au travail) sont régulièrement planifiées. L’ensemble contribue à la mise à jour régulière du Document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP).
Un passeport Santé et Sécurité, en cours de déploiement, sera accessible à tous les collaborateurs, notamment les nouveaux collaborateurs, avec un focus spécifique sur les risques associés à leur activité (incendie, évacuation, faire face aux incivilités, habilitation électrique).
Des programmes de formations prévention, gestion et sécurité couvrent l’ensemble des risques connus et sont adaptés aux experts sécurité, managers et salariés. Un bilan annuel mesure les compétences acquises et disponibles.
Des actions de prévention des risques professionnels sont engagées dans les entreprises du groupe. Elles sont renforcées par un pilotage national.
Des plans de contrôles permanents garantissent la maîtrise des risques et la conformité des mesures.
Des bonnes pratiques sont recueillies par l’organe central. Elles formalisent les mesures efficaces déployées dans les entreprises. Elles sont régulièrement partagées dans des points sécurité (variations ambiances thermiques canicule, grand froid, risque routier, missions à l’international, télétravail...). Les dirigeants, les DRH, les responsables Sécurité et les responsables métiers sont impliqués collectivement pour déployer les mesures de prévention et de protection de bout en bout.
En 2024, le groupe a déployé auprès de tous les collaborateurs un dispositif « Lanceurs d’alertes » (se référer à la section 4.1.2.2.2 Dispositif « Lanceurs d’alertes ») au sein duquel il est désormais possible de signaler des informations portant sur un crime, un délit, une menace ou un préjudice pour l’intérêt général. Notamment :
- un manquement au Code de conduite et d’éthique du Groupe BPCE ;
- une violation, ou une tentative de violation, de la loi ou de la réglementation en vigueur ;
- toute action générant un impact négatif sur l’environnement ;
- tout comportement inapproprié sur le lieu de travail ou qui pourrait nuire à la sécurité de tous.
Les collaborateurs victimes ou témoins de discrimination ou de harcèlement peuvent solliciter les référents mentionnés précédemment. Leurs coordonnées sont accessibles sur l’intranet des entreprises. Certaines entreprises ont également mis en place des pages dédiées pour rappeler les bonnes conduites à adopter et faciliter l’accès au dispositif d’alerte.
Plusieurs interlocuteurs sont à même de répondre aux interrogations des collaborateurs sur les sujets diversité, inclusion et handicap en toute confidentialité afin de les éclairer et de les accompagner dans leur démarche en fonction de la situation et du sujet.
Des référents handicap sont à disposition pour la prise en compte des besoins de compensation du handicap. Ils accueillent, informent et orientent en toute confidentialité sur les questions relatives à chaque situation individuelle de handicap ainsi qu’à son impact sur la vie professionnelle.
Des référents harcèlement RH et CSE sont formés et identifiés au sein de chaque entreprise pour orienter, informer et accompagner les salariés en matière d’agissements sexistes ou de harcèlement sexuel. Ils sont le premier point d’entrée des collaborateurs.
Le médecin du travail est l’interlocuteur essentiel pouvant aider à faire le point sur l’impact d’un problème de santé sur l’activité professionnelle et à formuler une demande d’adaptation du poste. Il est tenu au secret médical.
L’Assistant Social maîtrise l’ensemble des dispositifs légaux et internes pour accompagner les collaborateurs dans les démarches administratives, y compris dans leur vie privée, et assure un rôle d’écoute, d’information et d’orientation.
Le Responsable Ressources Humaines est également un interlocuteur privilégié à tout moment de la vie professionnelle.
Les représentants du personnel de chaque entreprise peuvent être sollicités dans le cadre de la politique diversité, inclusion et handicap. Ils contribuent à la protection de la santé physique et mentale et à la sécurité des salariés au sein de l’entreprise.
Pour que les collaborateurs puissent bénéficier d’un espace d’écoute, d’information ou de conseil, le groupe met aussi à disposition de l’ensemble de ses collaborateurs des cellules d’écoute dédiées et anonymes.
3.1.3.4 (S1-4) Actions concernant les impacts matériels sur le personnel de l’entreprise, approches visant à gérer les risques matériels et à saisir les opportunités matérielles concernant le personnel de l’entreprise, et efficacité de ces actions
BPCE s’appuie sur la cartographie de l’AFNOR mise à jour en 2025 afin d’identifier les pays pouvant présenter des risques sur les conditions de travail, les discriminations et la santé et la sécurité des personnes. Les modalités d’identification des pays concernés sont détaillées dans le plan de vigilance de BPCE.
Sur la base de cette cartographie, des questionnaires ont été envoyés aux six pays concernés pour apprécier le niveau de conformité des filiales au regard des pratiques locales et identifier éventuellement les dispositions plus favorables mises en œuvre.
Dans tous les pays, y compris ces six pays, les conditions de travail des collaborateurs respectent les dispositions réglementaires locales ou les améliorent :
- Le travail des enfants et le travail forcé sont strictement interdits ;
- Les horaires de travail respectent les standards locaux ou sont plus favorables, avec parfois la possibilité de pratiquer le télétravail et disposer de jours de congés supplémentaires ;
- Des enquêtes de rémunération sont régulièrement menées afin de vérifier leur compétitivité sur leur marché de référence ;
- Les congés maternité respectent les dispositions réglementaires locales ou les améliorent ;
- Les collaborateurs bénéficient de protections santé complémentaires correspondant aux dispositifs locaux ou les améliorant.
En complément, la direction de la Sécurité est chargée d’évaluer les risques (sécurité, sûreté, sanitaire, catastrophe naturelle) des pays où sont implantées les entreprises du groupe, notamment à l’aide d’un outil de Travel Risk Management.
Les politiques du Groupe BPCE se matérialisent par des actions concrètes en faveur du développement des compétences, visant à renforcer les capacités professionnelles des collaborateurs et à soutenir leur évolution au sein de l’organisation.
L’ensemble des plans d’action décrits ci-dessous en matière de développement des compétences s’inscrivent dans des horizons temporels continus. En effet, ils visent à se poursuivre dans les années à venir sans date de fin programmée au préalable.
L’intégration des jeunes aux métiers du groupe avec le Centre de Formation des Apprentis (CFA) du Campus BPCE
Afin d’accompagner la politique volontariste et ambitieuse du groupe en matière de développement des compétences, le CFA du Campus BPCE a été créé en 2020 afin d’accompagner, former et fidéliser les étudiants en leur proposant des cursus adaptés. Le CFA du Campus BPCE propose en partenariat avec l’École Supérieure de la Banque (ESB) deux certifications de niveau bac +3 : la Licence Professionnelle de Banque (LPB) et le Bachelor Banque Assurance (BBA) qui préparent au métier de Conseiller Clientèle Particuliers. En 2024, le CFA du Campus a accueilli plus de 300 alternants (soit 4 promotions en Licence Professionnel de Banque et 17 promotions en Bachelor Banque Assurance) sur plus de 10 implantations sur le territoire métropolitain (Paris, Marseille, Lyon, Toulon, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Nantes, Lille, Tours, Rouen, Caen, Strasbourg…). Près de 8 alternants sur 10 réussissent leur examen2.
En juin 2024, le CFA du Campus a passé un audit externe de renouvellement de sa certification Qualiopi lui permettant de la maintenir pour les trois années à venir. Cet audit n’a décelé aucune non-conformité et a permis d’identifier douze points forts, notamment :
Le Groupe BPCE encourage la mobilité de ses collaborateurs et développe des outils pour faciliter leur évolution professionnelle :
- des plateformes digitales et des bourses de l’emploi pour découvrir les métiers et identifier des opportunités ;
- des ateliers ou des accompagnements individualisés pour construire les projets professionnels et se préparer aux entretiens ;
- des programmes de formation continue pour développer les compétences des collaborateurs et ainsi renforcer leur employabilité.
Le Groupe BPCE accompagne la préparation de futures mobilités professionnelles qui se déclinent à travers plusieurs parcours clés disponibles :
- le parcours “Career Boost” permet aux collaborateurs de construire leur projet de mobilité, consolider leur future candidature et développer leur marketing personnel ;
- le parcours “Up by BPCE” permet le développement des jeunes talents à potentiel susceptibles d’évoluer en transverse dans les grands métiers du groupe ;
- des parcours de développement des potentiels sont également proposés au sein de chaque grand métier.
- 1 Chiffres issus du bilan social du groupe en 2024. Le périmètre étudié comprend la branche Banque Populaire, la branche Caisse d’Epargne, la Banque de Savoie, la BCP Banque, la Banque Palatine, Natixis SA, Natixis Interépargne, UES Natixis Investment Managers International, Natixis Wealth Management, AEW CILOGER, la Fédération Nationale des Banques Populaires, ainsi que les entreprises de BPCE.
- 2 Pour le Bachelor Banque Assurance, un mois après le passage de l’examen, le certificateur des examens (en l’occurrence ES Banque) transmet le fichier des résultats. Pour la licence Professionnelle de Banque, le certificateur (en l’occurrence les universités partenaires) transmet les résultats à son partenaire pédagogique (ES Banque) qui les délivre au groupe dans le trimestre.
À l’échelle du groupe, des parcours dédiés sont proposés aux collaboratrices à potentiel pour accélérer leur développement et contribuer aux enjeux de mixité avec en 2025 :
- le parcours « Declic » permet aux collaboratrices à potentiel d’accélérer leur carrière en développant un projet professionnel clair et ambitieux ;
- l’« Inspiring Women Program » à dimension internationale pour permettre aux femmes avec un fort potentiel de développer leur carrière et leur visibilité.
L’accompagnement des mobilités professionnelles avec des programmes de formation ou des formations certifiantes
Pour les conseillers commerciaux, la mobilité et l’évolution se réalisent souvent en développant leurs compétences sur de nouveaux marchés. Pour accompagner ces mobilités, le Campus BPCE et les entreprises proposent des parcours conséquents certifiants ou diplômants.
Le dispositif « Step Up Academy » permet de concevoir et déployer des programmes de reconversion vers des métiers d’avenir, en coopération avec des référents des métiers internes, ainsi que des écoles expertes sur le marché de la formation.
Au sein du groupe, les collaborateurs qui évoluent sur un métier fonctionnel sont aussi accompagnés par des parcours de formations certifiantes et diplômantes. Par exemple :
- le certificat contrôle interne et gestion des risques des institutions financières avec Paris Dauphine - PSL
- le certificat en comptabilité bancaire et prudentielle avec l’ESCP Europe.
Conscient des défis liés à la transformation des métiers auxquels le groupe s’expose, plusieurs dispositifs et parcours spécifiques sont mis en place.
Pour chacun des grands domaines métiers du groupe, un programme dédié prépare les collaborateurs aux compétences de demain et les encourage à maintenir leurs compétences, les développer et progresser dans leur métier. Par exemple :
- Le programme ‘Progresser dans le réseau’ a permis à chaque Banque Populaire et Caisse d’Epargne de mettre en place des parcours de développement personnalisés auprès de ses conseillers commerciaux afin qu’ils puissent être à l’aise dans leur métier et au niveau attendu par leurs clients. Sur la base d’un référentiel de compétences et de performance, le conseiller peut identifier ses points de progrès avec son manager et, après un diagnostic de compétences, construire avec lui son parcours personnalisé ;
- Le programme a permis depuis 2023 de proposer des parcours de développement personnalisés sur les techniques de banque, assurance et connaissance des gammes de produits et services.
En 2025, le programme est complété avec le Campus Performance Client qui se veut une école des ventes, nouvelle génération au bénéfice du développement des postures proactives des conseillers. Ces derniers s’entrainent sur des situations commerciales avec un coach et avec l’appui de l’IA générative qui joue le rôle des clients fictifs et débriefe les mises en situation.
En 2025, le Groupe BPCE a mis en place le Campus Impact, un dispositif de formation revu et mis à jour, s’articulant autour de trois axes : un socle commun fondé sur des savoirs généraux, des modules de perfectionnement sur des thématiques stratégiques prioritaires et des modules spécifiques par filière métier. Ce dispositif réunit les formations relatives aux enjeux ESG à jour disponibles pour construire des plans de formation par métier.
Le projet stratégique VISION 2030 intègre un objectif de formation de 100 % des collaborateurs aux enjeux ESG d’ici au 31 décembre 2026. Dans ce cadre, seront comptabilisées les formations aux enjeux ESG, identifiées pour chaque métier.
L’objectif du Campus Tech & Digital est d’accompagner la montée en compétences en proposant des parcours, avec des spécialisations par métiers et typologie d’acteurs (collaborateurs, experts, dirigeants et personae du programme de transformation) afin que chaque collaborateur ait le niveau de connaissance adéquat pour la transformation IA du groupe.
En 2025, le Campus a poursuivi son développement en complétant l’offre de formation autour d’une nouvelle compétence stratégique : les paiements.
Cette offre vient en complément des formations développées autour des neuf autres compétences stratégiques pour le groupe : l’expérience utilisateur, l’agilité à l’échelle, la compétence des Product Owner, la qualité de service, le numérique responsable, la data, la technologie et l’innovation, la sécurité du SI et le devOps.
Au sein du Campus BPCE Tech & Digital et sous l’égide de la Direction Data & IA, la Data & IA Academy propose des formations au service de la transformation Data & IA du groupe.
- « l’utilisation responsable de la donnée et de l’IA » dont l’objectif est de leur permettre de connaître les opportunités et responsabilités de l’utilisation avancée de la data et de l’IA ;
- « les IA génératives au service des collaborateurs » permettent de les acculturer et de les sensibiliser sur les bonnes pratiques de l’usage des IA génératives. Cette formation est un prérequis à l’utilisation de l’outil d’IA générative du groupe (MAiA) ;
- « la découverte des essentiels de la rédaction de prompts » afin de rendre les collaborateurs autonomes et performants dans la rédaction de prompts ;
- « la maîtrise des techniques avancées de l’art du prompt » leur permettant d’aller plus loin dans la théorie et dans la pratique de l’utilisation du prompt à travers des cas d’usages.
Les managers accèdent à une offre de formation leur permettant de se familiariser avec l’IA générative, appréhender les impacts business et d’acquérir des compétences approfondies nécessaires pour l’exploiter au quotidien et accompagner les utilisateurs débutants de leurs entités.
Les dirigeants du groupe reçoivent une formation leur permettant d’avoir des clés pour construire la vision stratégique en passant par une bonne compréhension du fonctionnement de l’IA, une appréhension des perspectives de transformation et la connaissance des travaux lancés par le groupe.
Dès le début de l’année 2024, les collaborateurs du Groupe BPCE accèdent à un outil d’IA générative (MAiA) leur permettant de répondre à différents besoins : traduction de texte, génération d’un résumé, rédaction d’un texte, préparation de l’ordre du jour d’une réunion, inspiration pour un brainstorming…
En 2025, un store de presque 40 assistants est proposé. Ils interagissent comme un expert métier et permettent de traiter une tâche spécifique et générer un contenu structuré.
Pour permettre l’appropriation par les collaborateurs des technologies, des cadres et des outils Data et IA, des actions et dispositifs d’acculturation sont déployés et facilités par un réseau de data managers dans chaque établissement du groupe.
- « L’IA Conseiller au service de la proactivité commerciale », une formation pour accompagner les conseillers dans la cadre du déploiement de fonctionnalités IA intégrées au poste de travail bancaire : compte rendu d’entretien (CRE), rebond sur appels entrants (RAE) et l’assistant bancaire (Gaby) ;
- « l’IA chez BPCE IT - Bonnes pratiques et perspectives » : e-learning métier contextualisé et mis à disposition des collaborateurs de BPCE IT ;
- « IA4Code » : une formation métier mise en place pour accompagner les développeurs du groupe ;
- « Découvrir et se perfectionner dans le meta prompt RH » une formation pour les équipes RH.
Dans le cadre du projet stratégique VISION 2030, le Groupe BPCE veut incarner un modèle humain et une culture source d’engagement, de confiance et de performance. L’un des chantiers phares est le déploiement de Great Place To Work dans les entités du groupe selon leur planning et en fonction de leur stratégie propre. C’est une enquête permettant de mesurer la perception interne du modèle d’entreprise à partir de l’évaluation de cinq piliers managériaux : la crédibilité, le respect, l’équité, la fierté, la convivialité. Elle est reconnue en France et à l’international et vise à progressivement améliorer la qualité managériale et l’indice d’engagement.
En 2024, sur les quatre entreprises du groupe1 qui ont réalisé l’enquête, trois ont obtenu le label Great Place to Work. En 2025, dix entreprises ont réalisé l’enquête et six entreprises ont été labellisées. En 2026, quatorze établissements Banque Populaire et Caisse d’Epargne se lanceront ainsi que les entités de BPCE.
Afin d’améliorer l’expérience collaborateur et de répondre aux exigences de la directive européenne, le Groupe BPCE s’est engagé dans un programme très important de renforcement de l’accessibilité numérique sur l’ensemble de ses sites, outils et supports. Ces travaux permettent de tenir compte de tous les handicaps lors de l’utilisation de produits numériques. Le site recrutement, la bourse à l’emploi et des outils internes de gestion des temps font partie des outils RH prioritaires en 2025-2026.
Le Groupe BPCE se distingue comme un employeur de référence sur le marché avec des volumes de recrutements stables depuis 3 ans. En 2025, 16 079 recrutements2 ont été réalisés dont 9 867 en CDI. Dans le cadre du projet stratégique VISION 2030, le groupe veut se distinguer sur le marché par une nouvelle signature employeur « L’employeur qui marque une vie » déclinable par chaque entité du groupe. Des opérations de jobdating sont également proposées aux entités du groupe et en partenariat avec des cabinets de recrutement référencés, ainsi que des supports de communication personnalisables par chaque entité.
Pour mettre en visibilité les actions du groupe et attirer les meilleurs candidats, une stratégie de communication presse et réseaux, en lien avec les marques commerciales, est déployée depuis 3 ans.
Enfin, le groupe promeut une culture de la cooptation appuyée par des outils et des guides mis à disposition des entités.
En 2023 : le lancement du programme Sport Santé & Engagement collectif qui comprend des dispositifs pour favoriser la pratique sportive et l’activité physique au sein des entreprises, des actions visant un impact positif sur la santé (mobilités douces, nutrition…) et des engagements associatifs ;
En 2024 : le développement de la pratique sportive par le plus grand nombre, à travers notamment le partenariat avec Paris 2024, le sponsoring du relais de la Flamme, et l’organisation de 56 opérations de recrutement (source Indeed) de mai à juillet 2024 dans toutes les régions françaises ;
En 2025 : l’année de l’héritage du partenariat avec Paris 2024 et l’organisation du troisième Défi Imagine à La Baule, événement fédérateur autour du sport et de la cohésion entre équipes et entreprises. 1200 collaborateurs participants et toutes les entreprises du groupe étaient concernées. Ce dispositif, né en 2019 dans le cadre du partenariat avec Paris 2024, permet à tous les collaborateurs des entreprises de participer soit en qualité de compétiteurs aux épreuves sportives, soit comme supporters.
Depuis trois ans, le Groupe BPCE a renforcé l’impact de sa marque employeur en coordonnant sa communication au niveau du groupe, de ses marques et des entreprises. À horizon 2026, chaque entreprise aura déployé sa signature employeur. Cette dernière permet d’exprimer les valeurs portées par le groupe et ses entreprises de banque coopérative, territoriale, proche de ses clients et l’attention portée aux collaborateurs. L’objectif est de permettre aux candidats de s’identifier dans ces valeurs.
- 1 Banque Populaire Grand Ouest, BPCE Assurance IARD, Banque Populaire Sud, BPCE Vie.
- 2 Métrique disponible pour les entités intégrées dans le SIRH groupe.
Le Groupe BPCE met en place une stratégie pour identifier tout impact matériel sur la situation de travail, telles que des fluctuations importantes dans le nombre de salariés, des problèmes d’accidents du travail ou d’accidents de trajet, l’identification d’accident grave, de risques particuliers, ou des changements significatifs dans la structure organisationnelle.
La règle « Prévention des risques professionnels » est un ensemble de principes formulés dans lesquels le Groupe BPCE définit l’orientation à long terme de l’organisme pour l’appui et l’amélioration continue de sa performance en prévention des risques professionnels. Elle donne une orientation générale et fournit un cadre permettant à l’organisme de définir ses objectifs et de mener des actions afin d’obtenir les résultats escomptés du système de gestion de la prévention et plus particulièrement de la sinistralité.
Ces engagements sont alors concrétisés dans les processus établis par les entreprises pour garantir un système fiable, crédible et robuste.
Des outils communautaires accompagnent les entreprises dans la maîtrise des techniques et harmonisent les pratiques entre les entreprises.
- plan d’action associé à l’évaluation des risques physiques et psychosociaux ;
- déclaration des accidents ;
- suivi des presque accident ;
- indicateur de pilotage de la sinistralité et de l’absentéisme.
Chaque fois que nécessaire, ils s’adaptent aux réglementations des pays d’accueil pour les filiales internationales disposant d’une législation locale.
- une règle « Prévention des risques professionnels » applicable à l’ensemble des entreprises du Groupe BPCE renforce la politique de sécurité des personnes et des biens et précise les règles applicables et les bonnes pratiques pour prévenir les risques d’accident. Sans limite de fin et révisée régulièrement, la règle précise les dispositions légales et les préconisations du groupe en matière d’organisation, de planification, de réalisation des activités opérationnelles, d’évaluation et d’amélioration continue ;
- un accord de branche sécurité, d’une durée de trois ans, dont les objectifs visent à maintenir la vigilance des entreprises et à réaffirmer leur volonté d’assurer la sécurité du personnel face, d’une part, aux agressions et, d’autre part, aux risques émergents de nature sanitaire, climatique, liés aux nouveaux modes de travail ou encore aux rassemblements à risque. L’accord est signé entre la direction et les représentants du personnel de la branche Banque Populaire. Le périmètre concerne l’ensemble des entreprises Banque Populaire. L’accord précise la politique de prévention et de sécurité, les moyens de protection et de prévention mis en œuvre ainsi que les dispositifs de gestion de crise envisagés ;
- deux accords de branche des entreprises Banque Populaire et Caisse d’Epargne sont négociés avec les instances représentatives du personnel sur le phénomène des incivilités et agressions commises par la clientèle, sur le lieu de travail, dans les situations de mobilité, ou au travers des outils de communication qu’ils soient numériques ou non. Les accords sont conclus pour une durée indéterminée. Un bilan des incivilités et agressions est organisé annuellement pour la branche et une révision programmée tous les trois ans.
Leurs plans d’action intègrent des mesures fortes pour lutter contre les incivilités dans les entreprises telles que notamment :
- une campagne de sensibilisation des salariés au risque d’incivilité ;
- un programme de formation pour faire face aux incivilités intégrant les nouveaux entrants, les collaborateurs en équipe et une formation dédiée pour les managers. Le programme intègre des immersions en réalité virtuelle ;
- la création d’un dispositif spécifique, innovant, disponible sur le poste de travail informatique du salarié. Il est destiné à accompagner les salariés en situation d’isolement et de mobilité ;
- un guide du manager pour faire face aux incivilités sous forme de boîte à outils pour répondre aux situations d’urgence ;
- un outil de déclaration et de traitement des incivilités.
La démarche QVT se coconstruit avec l’animation de filières au niveau groupe et le déploiement d’actions au sein des entités par des représentants locaux. Ces actions, se traduisant par des mesures concrètes d’amélioration des conditions de travail des collaborateurs, contribuent directement au bien-être et à la satisfaction des collaborateurs ainsi qu’à la réduction des risques psychosociaux :
- le dispositif Prev&Care : un partenariat a été conclu en 2023 avec une société de “Care Management”. Ce partenariat propose aux entreprises du groupe une réponse personnalisée aux besoins de leurs salariés aidants comprenant de l’information, de la formation et la mise en place de solutions de prise en charge de la personne aidée. Un bilan détaillé de la prestation de Prev&Care avec les entreprises adhérentes depuis 2025 a permis de confirmer la valeur ajoutée des services proposés aux aidants. Dans le cadre du renouvellement de ce partenariat en 2025, Prev&Care est désormais déployé dans vingt entreprises et trente-huit entités du Groupe BPCE. De plus, certaines entreprises proposent des mesures spécifiques, par exemple des jours supplémentaires de télétravail pour les salariés aidants ;
- L’accompagnement des transformations : dans un contexte d’évolution accélérée du secteur bancaire caractérisé par de nouvelles organisations de travail, le Groupe BPCE attache aussi une grande attention à la conduite des transformations, d’où la mise en place de démarches et d’équipes dédiées à l’accompagnement du changement tel que :
Ces démarches prévoient notamment de donner la parole aux collaborateurs pour repérer les conséquences majeures d’une transformation partagées par le collectif de travail, identifier les correctifs et renforcer les mesures d’accompagnement. Des formations internes permettent de former les collaborateurs à la mise en œuvre de ces démarches.
La Mesure de l’Impact Humain se poursuivra en 2026 en fonction des projets de transformation choisis par les entreprises pour bénéficier de ce dispositif.
Dans le prolongement de la dynamique de la Banque du Sport, les différentes entreprises du groupe déploient des actions de sensibilisation et de prévention en matière de santé physique, de santé mentale et de maladies graves ou chroniques.
En 2025, dans la continuité du partenariat Paris 2024 et du programme Sport Santé lancé en 2023 sous le parrainage de Stéphane Diagana, il a été décidé d’élargir au maximum la cible des collaborateurs concernés en allant toucher ceux les plus éloignés du sport et de l’activité
physique. L’ambition est de faire du groupe et de ses entreprises les pionniers dans la lutte contre la sédentarité en entreprise. La reconnaissance de cet impact sur la santé des collaborateurs constitue une démarche innovante et durable pour diminuer l’empreinte de nos métiers sédentaires sur les collaborateurs.
Par exemple, un pilote avec des entreprises du groupe portant sur l’évaluation de la capacité cardio-respiratoire des collaborateurs (marqueur de la bonne santé et de l’espérance de vie en autonomie) a donné de très bons résultats en 2025. Ces résultats militent pour un déploiement plus large au sein du groupe.
Conformément à la politique en matière d’égalité professionnelle, les plans d’action entrepris par le Groupe BPCE se déclinent en trois thèmes :
- les actions en faveur de la diversité, l’inclusion, l’égalité professionnelle et l’accompagnement des personnes handicapées ;
- les actions en matière de handicap ;
- les actions en matière de lutte contre les discriminations et le harcèlement.
L’ensemble des plans d’action figure dans des accords entreprises d’une durée de trois ans. Ils sont suivis annuellement et revus à leur échéance.
Actions en faveur de la diversité, l’inclusion, l’égalité professionnelle et l’accompagnement des personnes handicapées
Les politiques du Groupe BPCE se déclinent en plans d’action concrets en matière d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, afin de favoriser un environnement de travail équitable et un cadre protecteur.
En matière de rémunération : celles-ci font l’objet d’un suivi annuel, notamment dans le cadre de la production des index d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et des négociations annuelles obligatoires avec les représentants du personnel. À ce titre, les écarts de rémunération font l’objet d’un suivi particulier. Des enveloppes dédiées sont ainsi réservées pour réduire les écarts constatés et non justifiées par la nature et/ou le positionnement de l’emploi.
Par ailleurs, les managers peuvent se voir proposer des formations, lors des campagnes de revalorisation salariale, ayant pour objectif de mieux appréhender les biais qui peuvent intervenir dans les processus d’attribution, afin de les limiter.
En matière de recrutement : les offres d’emploi sont formulées de manière neutre et objective. Par ailleurs, le groupe veille à soutenir la promotion de la mixité des métiers et à garantir le plus possible une phase finale de recrutement mixte pour les fonctions d’encadrement et pour certains métiers.
D’autres initiatives portent sur la mise en avant de témoignages de collaborateurs exerçant des métiers où ils sont plus faiblement représentés afin de combattre les stéréotypes.
En matière de parentalité : le groupe veille à ce que l’absence pour maternité ne soit pas un frein à l’évolution professionnelle et à la rémunération des femmes.
Ainsi, en France, les femmes en retour de maternité bénéficient de la moyenne des augmentations accordées aux collaborateurs conformément aux dispositions légales applicables en France.
En application de ce principe, il est convenu qu’après un an d’ancienneté tout salarié en congé de paternité pris en charge par la sécurité sociale bénéficie d’une indemnisation égale à 100 % du différentiel entre le montant versé par la sécurité sociale et le montant de sa rémunération brute.
À ce titre, le groupe considère que l’exercice de la parentalité doit pouvoir s’appliquer aux femmes comme aux hommes, et que le droit des pères participe au rééquilibrage des rôles dans la vie familiale, contribuant ainsi au développement de la mixité. Aussi, ces mesures encouragent les hommes concernés, et notamment les cadres, à utiliser leur congé paternité dans son intégralité.
Des actions de sensibilisation : des temps forts tout au long de l’année, tels que la semaine de la mixité, la semaine de la parentalité, et la journée de lutte contre le sexisme, sensibilisent les collaborateurs à ces thématiques et favorisent l’évolution des comportements. Par exemple, en 2025, un podcast « Bougez les lignes » a été mis à disposition des collaborateurs et traite de sujets variés allant des violences faites aux femmes, en passant par la mixité des métiers à la « gender fatigue ».
En 2025, plusieurs entreprises du groupe se sont investies pour obtenir le label Égalité Professionnelle. Ce label créé en 2004 par l’État, en s’associant à des partenaires sociaux et des experts, est un véritable guide méthodologique, qui atteste du respect de l’égalité des droits entre les collaborateurs hommes et femmes.
Le Groupe BPCE met en œuvre des plans d’actions concrets pour accompagner les personnes en situation de handicap, favorisant ainsi un impact positif sur leur maintien dans l’emploi, le recrutement et l’intégration, tout en sensibilisant les collaborateurs aux enjeux liés au handicap.
- information auprès des collaborateurs qui rencontrent des difficultés de santé sur les dispositifs d’accompagnement spécifiques dont ils pourraient bénéficier en faisant reconnaitre leur situation de handicap ;
- accompagnement des salariés souhaitant entamer une demande de Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) ;
- gestion pluridisciplinaire des situations individuelles et recherche de solutions ;
- aide au financement de besoins de compensation du handicap dans un champ professionnel et personnel ;
- aménagement des formations (internes ou externes) en fonction des contraintes liées au handicap de la personne.
Plan d’action recrutement et intégration de personnes en situation de handicap défini dans les accords handicap 2026-2028 :
- accueil et formation de personnes en situation de handicap via des stages ou des contrats en alternance ;
- participation aux actions de sourcing dédiées aux candidats en situation de handicap (forum virtuel, salon, cabinet spécialisé…) ;
- communication externe pour attirer de nouveaux collaborateurs en situation de handicap ;
- adaptation du processus de recrutement selon les besoins individuels des candidats en matière de compensation ;
- sensibilisation/formation des équipes RH, recruteurs et managers aux principes de non-discrimination appliqués au handicap.
En 2025, le groupe a poursuivi des actions visant à améliorer la sensibilisation aux handicaps visibles et non visibles et à améliorer l’inclusion des collaborateurs en situation de handicap.
Plan d’action Soutien du Secteur du Travail Protégé et Adapté défini dans les accords handicap 2026-2028 :
- mise en place d’un plan d’action annuel par chaque fonction achats des entreprises ;
- sensibilisation des acheteurs locaux et des prescripteurs ;
- partenariat national avec le Réseau Gésat.
En 2025, une enquête d’écoute des collaborateurs en situation de handicap des Banques et des Caisses, a révélé que plus de huit collaborateurs sur dix estiment être bien intégrés dans leurs équipes et que 81 % des collaborateurs font part de leur situation de handicap au sein de l’entreprise (avec une augmentation de 7 % par rapport à la précédente enquête). Par ailleurs, 90 % des collaborateurs en situation de handicap conseillent de se faire reconnaître et de partager l’information, ce qui favorise le changement du regard et l’inclusion des personnes concernées.
Chacune des dispositions des plans d’action sont déployées et mises en œuvre au sein de chaque entreprise du groupe selon leur propre politique et leurs engagements sur ce sujet.
Afin de proposer un cadre de travail sécurisé, dans lequel chacune et chacun des collaborateurs peut exprimer ses compétences et son potentiel, les politiques Diversité, Équité & Inclusion sont accompagnées par des dispositifs RH robustes en matière de lutte contre la discrimination et le harcèlement.
- des guides et des campagnes de communication qui sensibilisent les collaborateurs contre toutes les formes de discriminations, telles que le sexisme ou le racisme, ou des formations pour comprendre en quoi consiste l’inclusion et comment, au-delà des politiques mises en place, l’ensemble des collaborateurs sont acteurs de l’inclusion ;
- des formations spécifiques pour permettre aux collaborateurs de reconnaitre et de lutter contre les différents types de discriminations et de harcèlement ;
- en ce qui concerne la lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes, un réseau de référents harcèlement formés et animés par les équipes RH au niveau groupe et les DRH des entreprises.
- Partenariat avec l’association Capital Filles pour aider les jeunes filles de terminale dans leur réflexion d’orientation professionnelle. Le Groupe BPCE représente pour l’association le plus grand nombre de marraines qui accompagnent cette année encore des jeunes issues de zones rurales ou des Quartiers Prioritaires de la Ville ;
- Accompagnement du dispositif « Nos Quartiers ont des Talents » (NQT) avec des parrains et marraines qui aident des jeunes dans leur recherche d’emploi : aide à la rédaction du CV, conseils pour les entretiens, mentorat, etc.
- Signature de la charte d’engagement de l’Autre Cercle, incitant les entreprises à garantir la promotion et le respect de la diversité LGBT+ dans leurs effectifs ;
- Déploiement d’outils de sensibilisation (conférences, guides...).
- Signature de la charte Landoy des 50 ans et plus, pilotée par un collectif d’entreprises sous l’égide du Groupe Bayard1 ;
- L’accord GEPP groupe signé en 2025 met l’accent sur l’importance de l’intergénérationnel : diversifier les recrutements, renforcer l’accompagnement et la visibilité de la carrière des salariés expérimentés, la transmission de leurs compétences ainsi que l’aménagement de leur fin de carrière ;
- Déploiement d’une politique qui se structure autour d’accords entreprise et porte notamment sur le recrutement de jeunes de moins de 30 ans et le maintien dans l’emploi des collaborateurs de plus de 50 ans, conformément au droit français.
3.1.4.1 (S1-5) Cibles liées à la gestion des impacts négatifs matériels, à la promotion des impacts positifs et à la gestion des risques et opportunités matériels
Depuis 2025, chaque entreprise du groupe en France dispose d’un programme d’intégration pour les nouveaux entrants et d’un portail formation personnalisé qui dispense des parcours de formation individualisés et orientés sur ses priorités avec des niveaux de compétences individuels connus et suivis par le binôme manager/RH.
À horizon 2030, l’ambition est de permettre une adaptation rapide des compétences pour répondre aux exigences de l’excellence relationnelle client, facilitée par l’Intelligence Artificielle (IA).
Ce défi suppose la transformation des pratiques nationales comme locales pour, ensemble, permettre un développement des compétences plus ciblé et plus agile :
- décentralisé : les entreprises du groupe s’appuient sur le Campus BPCE pour mutualiser la conception des dispositifs de formation déployés au sein des Campus de chaque établissement ;
- désintermédié : des solutions d’apprentissage de qualité (mise en situation...) sont conçues au sein du Campus BPCE par des partenaires pédagogiques reconnus de la Place de façon directe avec les métiers experts (mise en situation...) ;
- optimisé : les contenus créés au sein du Campus ou achetés par chaque établissement sont gérés et valorisés comme un patrimoine pédagogique via une plateforme ;
- plus internalisé : l’animation des formations en interne est favorisée par le développement de formation de concepteurs labellisés au sein du Campus BPCE.
Objectif : s’assurer du développement des compétences des jeunes qui intègrent le CFA (Centre de formation des apprentis) du Campus BPCE afin de constituer un vivier qualitatif.
- – Bachelor banque Assurance : 80 % stable par rapport à 2024,
- – Licence pro de banque : 91 % en hausse de 5 % par rapport à 2024.
- En 2026 l’objectif est de maintenir le taux de réussite au diplôme des alternants du CFA du Campus au-delà de 80 % pour les deux diplômes ;
La cible est déterminée sur le résultat des années précédentes (2022/2024) où le % était inférieur à 80 % et le benchmark du secteur sur les mêmes diplômes des autres écoles.
- En 2026 le second objectif est de maintenir le taux d’intégration des alternants du CFA du Campus dans le Groupe BPCE au-delà de 30 %.
La cible est déterminée conformément aux modalités décrites dans l’accord relatif à la gestion des emplois et des parcours professionnels (GEPP) du groupe effectif depuis juillet 2025.
Objectif : suivre l’adhésion des conseillers aux parcours de développement personnalisés et s’assurer ainsi du développement de leurs compétences en lien avec les priorités commerciales.
- au 1er décembre 2025, 48 % des collaborateurs qui accèdent au diagnostic de compétences ont réalisé au moins un diagnostic et entamé au moins un parcours de développement personnalisé. En 2026, l’objectif est d’avoir un collaborateur sur deux, accédant au dispositif, qui réalise au moins un diagnostic ;
- la cible est fixée avec les réseaux commerciaux et les entreprises et dans une logique de déploiement dans la durée d’un dispositif qui a démarré en 2024.
L’accompagnement du futur des métiers :Le développement des compétences stratégiques pour les domaines tech, digital, Data et IA
Objectif : s’assurer que le développement sur les compétences stratégiques technologiques et digitales progressent afin que le Campus Tech & Digital les porte à l’échelle du groupe.
- En 2025, l’objectif était de permettre la formation d’au moins 3 300 collaborateurs aux programmes du Campus Tech & Digital sur les compétences stratégiques en présentiel ou classe virtuelle, cet objectif a été dépassé puisque 5 000 collaborateurs ont été formés au 1er décembre 2025. En 2026, l’objectif est de pouvoir former plus de 4 000 collaborateurs ;
- La cible a été fixée en cohérence avec les objectifs de formation du plan stratégique VISION 2030. Elle se base sur les formations déjà effectuées de 2023 à 2025.
Objectif : s’assurer que tous les collaborateurs sont formés à l’impact dans leur métier, pour se transformer en profondeur et apporter le meilleur conseil et la meilleure expertise aux clients.
- L’objectif est de former 100 % des collaborateurs et membres de Conseil aux enjeux ESG d’ici fin 2026. En 2025 :
- Méthodologie pour fixer la cible : Pour réaliser cette ambition, une formation intégrée au socle commun a été déployée pour l’ensemble des collaborateurs - « Les fondamentaux de l’impact ». En raison de la spécificité des métiers exercés au sein du groupe, des formations particulières sont également développées pour répondre aux besoins particuliers des filières :
- – « Les fondamentaux des risques ESG » pour les collaborateurs de la filière Risques,
- – « Prévenir l’ESG washing » pour les collaborateurs des filières Gouvernance, Juridique, Conformité et Communication,
- – BPCE Payment et BPCE Payment Services, la Banque Palatine, et les métiers mondiaux de Natixis s’appuient également sur des modules de formation développés spécifiquement pour chacune de ces entités.
- 1 Le module de formation « Fondamentaux de l’impact » a été livré en septembre 2025. Il a été déployé aux bornes de BPCE (SA+ entités) et le taux de formation s’élève à 51 % au 31/12/2025. Pour les Banques Populaires et Caisses d’Epargne, le lancement est prévu au 1er trimestre 2026. Pour Natixis CIB et Natixis IM, des modules spécifiques seront déployés au 1er trimestre 2026.
- 2 Hors SEF, (en cours de définition).
La dernière enquête d’engagement de BPCE, menée avec Ipsos, a permis de mesurer un taux d’engagement des collaborateurs à 85 % en 2025. Désormais, pour mesurer le taux d’engagement des collaborateurs, c’est le taux d’engagement, Great Place to Work, qui sera pris en compte dans l’objectif VISION 2030 à fin 2026. La cible groupe est donc d’atteindre un taux d’engagement de 65 %1 pour la majorité de ses entités à horizon 2026.
En termes d’accessibilité numérique, un certain nombre d’outils prioritaires sont considérés comme non accessibles aujourd’hui. Par exemple :
- des e-learning de formation dont certains sont obligatoires & réglementaires ;
- l’outil RH de déclaration de congés.
À horizon 2026, l’objectif groupe est de rendre accessibles les outils ci-dessus à tous les collaborateurs2.
Le Groupe BPCE met en oeuvre des mesures concrètes pour maîtriser le risque de défaillance des protections des données personnelles ayant pour objectif d’assurer la conformité et de renforcer la sécurité.
En matière de formation, chaque collaborateur doit avoir eu une formation RGPD au cours des trois dernières années.
En matière d’exercice de droits au sens du RGPD, les entités du groupe s’efforcent de répondre dans le délai requis soit 30 jours sauf en cas de demande complexe où ce délai de réponse est porté à 90 jours.
Le respect de ces délais fait l’objet d’un contrôle permanent dont les résultats sont présentés en comités traitant de la privacy ou des contrôles permanents.
Pour réduire le nombre d’incidents négatifs significatifs en mettant en place des mesures préventives et des protocoles de gestion des risques, le Groupe BPCE a élaboré une stratégie de gestion des risques qui prend en compte les risques professionnels et les risques naturels et éventuellement les risques industriels. Cette approche vise à anticiper et atténuer les effets sur les salariés.
Ils permettent d’assurer un suivi régulier de la prévention au plus près des enjeux des territoires.
Le bilan social groupe intègre un paragraphe dédié à la sinistralité. Les indicateurs des entreprises consolidés permettent d’assurer le suivi de son évolution et d’identifier des écarts significatifs sans pour autant chercher à déterminer d’autres objectifs cibles.
Les travaux et plan d’action initiés en 2023 devraient poursuivre leur déploiement dans les entreprises au cours de l’année 2025. Ces derniers sont structurés autour de trois axes principaux :
- Faciliter la déclaration des incivilités, développer de nouveaux outils de protection ;
- Mettre à disposition la formation « incivilités » à destination des collaborateurs et des managers ;
- Renforcer l’analyse à chaud et à froid de chaque incivilité et utiliser le dépôt de plainte comme levier de lutte contre les incivilités.
La politique QVT s’articule afin d’être au plus proche des salariés. Ainsi, chaque entreprise décline ses propres cibles au regard de ses préoccupations, de son territoire et de son organisation.
C’est la raison pour laquelle, le groupe n’a pas fixé de cibles mesurables au niveau groupe axées sur des résultats.
- 1 Méthodologie Great Place to Work.
- 2 Mesure d’accessibilité réalisée via audit par des cabinets externes spécialisés dans l’accessibilité numérique.
Le Groupe BPCE souhaite poursuivre ses engagements en matière d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes au travers des objectifs cibles suivants :
- Renforcer l’accompagnement des femmes dans l’accès aux postes à responsabilité via des parcours dédiés au niveau du groupe ou local, la promotion des dispositifs de mentoring ou d’actions de sensibilisation afin de lutter contre l’auto-censure ;
- Atteindre 50 % de femmes managers/leaders au sein du Groupe BPCE en 20261 :
En 2025, le Groupe BPCE a renouvelé son engagement en faveur de l’emploi des personnes en situation de handicap au travers de la signature de deux accords pour la période 2026-2028. Cette signature permet de poursuivre des politiques structurées et volontaristes en faveur de l’inclusion des personnes en situation de handicap, alors même que ces accords ne pourront pas être agréés par l’État suite à l’évolution législative sur l’emploi des personnes en situation de handicap.
Ces accords définissent des objectifs cibles sur chacun des périmètres (Branche Banque Populaire, Branche Caisse d’Epargne et Natixis) :
Rationnel global : cibles fixées dans les accords de branche BP en cohérence avec la législation française qui impose un minimum de 6 % ;
- Recruter un minimum de 200 personnes reconnues BOETH sur 3 ans (recrutements pris en compte : CDI, CDD de plus de 6 mois ou contrats en alternance-professionnalisation ou d’apprentissage) dont une part minimale de 30 % de CDI (soit un minima de 60) ;
- Maintenir et valoriser les actions favorisant les achats confiés aux structures du Secteur du travail protégé et adapté (STPA) dans le cadre d’un engagement porté par la RSE et la direction des achats solidaires.
Rationnel global : cibles fixées dans les accords de branche CE en cohérence avec la législation française qui impose un minimum de 6 %
- Recruter un minimum de 180 personnes reconnues BOETH sur 3 ans (recrutements pris en compte : CDI, CDD de plus de 6 mois ou contrats en alternance-professionnalisation ou d’apprentissage) dont une part minimale de 30 % de CDI (soit un minima de 60) ;
- Valeur de référence, recrutement des personnes reconnues BOETH : 130 personnes en 2023 et 2024 ;
- Accueillir à minima 30 alternants en situation de handicap sur la durée de l’accord ;
- Maintenir et valoriser les actions favorisant les achats confiés aux structures du Secteur du travail protégé et adapté (STPA) dans le cadre d’un engagement porté par la RSE et la direction des achats solidaires.
- Atteindre un taux d’emploi de 5,75 % à fin 2028 pour le périmètre BPCE France ;
- Objectif de 120 recrutements dont 40 % en CDI.
- 1 Méthodologie de calcul : Nombre de femmes managers/leaders / Nombre total de managers leaders (vision workforce pour Natixis, contrat de travail pour BPCE hors Natixis) // Périmètre BP & CE : Réseau commercial : Directeur d’Agence ou encadrement supérieur à Directeur d’Agence / Siège : classification H ou plus dans la convention collective // Périmètre BPCE : Managers.
Une partie des entités du groupe ne renseigne pas leurs données dans les outils SIRH1, en particulier pour les entités du périmètre international, qui se conforment par ailleurs à des législations nationales imposant des exigences hétérogènes en matière sociale (ex. salaire minimum). Dans ce contexte, le groupe a retenu un scénario socle d’entités sur lequel les indicateurs seront calculés pour la publication CSRD 2025 (sur base de collecte via le Système d’Information RH groupe et de collectes manuelles ad hoc).
Les 14 établissements du réseau Banque Populaire, les 15 établissements du réseau Caisse d’Epargne et leurs filiales en France intégrées au SIRH, certaines filiales de BPCE (métiers de financement spécialisés, de gestion d’actifs, d’assurances vie et non vie, de paiements, de gestion de fortune et de banque de détail) et BPCE SA.
- Périmètre consolidé Natixis : pour la publication 2025, le périmètre de couverture Natixis a été étudié indicateur par indicateur avec l’utilisation de proxy pour certains. Les données sont collectées pour a minima 86 % et jusqu’à 100 % des effectifs sur la base des effectifs calculés au 31 décembre 2025 (pour plus de détails se référer à la section 3.1.5.14 Annexe - Périmètre Natixis) ;
- Entités internationales de la BRED ;
Spécificités relatives au périmètre Oney : certaines filiales d’Oney ne bénéficient pas d’outil de paie et ne sont pas intégrées au SIRH groupe, ce qui complexifie la collecte des données. Ainsi, le périmètre retenu pour la publication des indicateurs S1 pour la CSRD 2025 est pour Oney le suivant :
- – Oney Bank France : 100 % des indicateurs couverts,
- – Filiales internationales Oney : couvertes uniquement pour une partie des indicateurs S1-6.
- Filiales des entreprises du groupe : Parnasse Garantie, BCP Luxembourg, Banque du Leman, Eurolocatique, Medidan, Payplug, iPaidThat.
- Filiales internationales de BPCE Lease ;
- BPCE Equipment Solutions ;
- Nagelmackers, filiale belge de la Caisse d’Epargne Hauts-de-France ;
- Banque BCP, Banque de nouvelle Calédonie, Banque de Tahiti, filiales de la Caisse d’Epargne Ile De France ;
- Pramex International.
Des exclusions de population, (CDD/alternants /VIE) selon les indicateurs, ont été faites pour des raisons de disponibilité des données et/ou de pertinence et de fiabilité des calculs.
- sur le périmètre groupe hors Natixis, se référer à la section 3.1.5.1 Introduction générale - périmètre d’application.
- sur le périmètre Natixis, se référer à la section 3.1.5.14 (S1-6) Caractéristiques des salariés de l’entreprise - Natixis.
- réaliser des études afin de vérifier la faisabilité de collecter manuellement les données indisponibles dans les SI ;
- définir les modalités de collecte des données non disponibles aujourd’hui.
Le nombre total des salariés a été calculé sur la base des entités incluses dans le périmètre de publication de la CSRD et de la définition suivante du statut salarié :
- les collaborateurs internes permanents (CDI) ;
- les collaborateurs internes temporaires (CDD) ;
- les collaborateurs alternants ;
- les VIE.
- les stagiaires n’ont pas été retenus dans le périmètre, dans la mesure où en France, les stagiaires ne sont pas considérés comme salariés de l’entreprise ;
- le Groupe BPCE ne compte aucun salarié en heures non garanties, ce type de contrat ne figurant pas dans le modèle d’affaires du groupe.
- un comptage des effectifs en nombre de contrats ;
- des effectifs présents à la fin de la période de référence ;
- une date d’arrêté au 31 décembre de l’année de référence.
- les champs « Masculin » et « Féminin » : sur base des informations disponibles dans le système d’information ;
- le champ « Non déclaré » est le champ utilisé en cas de donnée non disponible dans le système d’information ;
- le champ « Autre », n’est à ce jour pas disponible dans le processus d’auto-déclaration de genre par le salarié, la législation française n’étant pas prescriptive sur la mise en oeuvre d’un tel dispositif.
Pays dans lesquels le Groupe BPCE comptabilise au moins 50 salariés représentant au moins 10 % de son nombre total de salariés.
Présentation du nombre de salariés dans les pays où l’entreprise compte au moins 50 salariés représentant au moins 10 % de son nombre total de salariés
- pour la ventilation par genre : se référer à la partie B. Répartition des effectifs ;
- la ventilation par contrat est détaillée dans la rubrique A. Introduction générale : définition et méthodes transverses aux indicateurs S1-6 Introduction générale ;
- publication sur base volontaire de la répartition temps plein / temps partiel ;
- est considéré comme temps plein, tout collaborateur ayant un ETP contractuel de 100 %. Tous les autres sont considérés comme en temps partiel.
Note : les alternants sont considérés comme étant en temps partiel puisqu’ils disposent d’un format de travail spécifique.
31/12/2025 Femme Homme Autres (*) Non
communiquéTotal Nombre de salariés 58 312 47 203 271 105 786 Nombre de salariés permanents 54 915 44 086 271 99 272 Nombre de salariés temporaires 3 397 3 117 6 514 Nombre de salariés au nombre d’heures non garanti - - - Nombre de salariés à temps plein 47 649 42 357 90 006 Nombre de salariés à temps partiel 9 752 3 376 13 128 31/12/2024 Femme Homme Autres (*) Non
communiquéTotal Nombre de salariés 57 372 46 046 103 418 Nombre de salariés permanents 54 052 42 964 97 016 Nombre de salariés temporaires 3 320 3 082 6 402 Nombre de salariés au nombre d’heures non garanti Nombre de salariés à temps plein 46 544 41 264 87 808 Nombre de salariés à temps partiel 9 994 3 488 13 482 Le groupe entend la définition de région au sens de zone géographique. Le groupe distingue ainsi quatre types de régions : France/EMEA (hors France)/Americas/APAC.
- pour la ventilation par genre : se référer à la partie B. Répartition des effectifs ;
- la ventilation par contrat est détaillée dans la rubrique A. Introduction générale : définition et méthodes transverses aux indicateurs S1-6.
31/12/2025 FRANCE EMEA (*) AMER APAC TOTAL Nombre de salariés 92 686 7 261 3 077 2 762 105 786 Nombre de salariés permanents 86 879 6 775 3 013 2 605 99 272 Nombre de salariés temporaires 5 807 486 64 157 6 514 Nombre de salariés au nombre d’heures non garanti - - - - - Nombre de salariés à temps plein 79 351 6 672 1 415 2 568 90 006 Nombre de salariés à temps partiel 12 747 346 15 20 13 128 31/12/2024 FRANCE EMEA (*) AMER APAC TOTAL Nombre de salariés 92 265 5 432 2 748 2 973 103 418 Nombre de salariés permanents 86 227 5 235 2 700 2 854 97 016 Nombre de salariés temporaires 6 038 197 48 119 6 402 Nombre de salariés au nombre d’heures non garanti Nombre de salariés à temps plein 78 574 5 090 1 321 2 823 87 808 Nombre de salariés à temps partiel 13 211 184 33 54 13 482 - les motifs de départ suivants ont été retenus dans le calcul de l’indicateur : les ruptures conventionnelles, les démissions, les décès en cours d’emploi, les licenciements et les retraites.
- les sorties liées à des mobilités internes n’ont pas été retenues dans le calcul de l’indicateur.
Note : Les CDD, alternants et VIE ont été exclus du calcul du taux de rotation, leur présence dans le groupe étant par définition temporaire.
Taux de sortie : Nombre de sorties CDI sur la période de référence Effectif CDI au 31/12 de l’année de référence A-1 Taux de rotation : (Nombre d’entrées CDI sur la période de référence + nombre de sorties CDI sur la période de référence) / 2) Effectif CDI au 31/12 de l’année de référence A-1 En 2024, le taux de rotation du personnel permanent était de 9,2 %. Le taux de sortie du personnel permanent était de 8,7 %.
H. Rapprochement entre les effectifs mentionnés dans la partie « 3.1.4.2 (S1-6) Caractéristiques des salariés de l’entreprise » et l’effectif le plus représentatif dans les états financiers.
La direction des Ressources Humaines groupe s’appuyant sur une notion en nombre de contrats et non en ETP1, il n’est ainsi pas pertinent de rapprocher les ETP des états financiers sur l’année de référence 2025, ces derniers n’étant pas comparables.
- sur le périmètre groupe hors Natixis, se référer à la section 3.1.5.1 Introduction générale - périmètre d’application.
- sur le périmètre Natixis, se référer à la section 3.1.5.14 (S1-7) Caractéristiques des non-salariés assimilés au personnel de l’entreprise - Natixis.
Il s’agit des intérimaires présents au 31/12 de l’année considérée (à la fin de période de référence). Les prestataires de service sont exclus de cette population.
Le nombre de travailleurs non-salariés assimilés au personnel de l’entreprise est de 961 au 31 décembre 2025.
- sur le périmètre France, la réglementation impose que l’ensemble des collaborateurs répondant aux critères de définition de la partie « S1-6 – Caractéristiques des salariés de l’entreprise » soit couvert par une convention collective et par un dialogue social / représentation du personnel.
- sur le périmètre groupe hors Natixis, se référer à la section 3.1.5.1 Introduction générale - périmètre d’application.
- sur le périmètre Natixis, se référer à la section 3.1.5.14 (S1-8) Couverture des négociations collectives et dialogue social - Natixis
- salariés : les salariés couverts par une convention collective sont les CDD, CDI, Alternants.
- le groupe indique dans quels pays de l’Espace économique européen (EEE), il emploie des effectifs importants (à savoir des effectifs d’au moins 50 salariés représentant au moins 10 % du nombre total de ses salariés).
Sont à considérer comme des « conventions collectives », les conventions collectives, les accords d’entreprises ou toute autre forme d’accord négocié entre un employeur, un groupe d’employeurs ou une ou plusieurs organisations d’employeurs, d’une part, et un ou plusieurs syndicats ou, en leur absence, les représentants du personnel élus conformément aux lois et règlements nationaux.
Le pourcentage de salariés couverts par des conventions collectives est calculé à l’aide des formules suivantes :
Pour calculer les informations requises, le groupe indique dans quels pays de l’EEE, il emploie des effectifs importants (à savoir des effectifs d’au moins 50 salariés représentant au moins 10 % du nombre total de ses salariés) et indique le pourcentage par pays de salariés et par établissement, disposant d’une représentation du personnel. La notion d’ « établissement » regroupe tout lieu d’opérations où l’entreprise exerce de façon non transitoire une activité économique avec des moyens humains et des biens.
100 X Nombre de salariés travaillant dans les établissements dans lesquels
les salariés sont représentées par des représentantsNombre de salariés Présentation des informations concernant la couverture des négociations collectives et le dialogue social
31/12/2025 Couverture des négociations collectives Dialogue social Taux de couverture Salariés - EEE (pour les pays > 50
salariés représentant > 10 % du total des
salariés)Salariés - non EEE (estimation pour les
régions avec > 50 salariés représentant >
10 % du total des salariés)Représentation sur le lieu de travail (EEE
uniquement)
(pour les pays avec > 50 salariés
représentant > 10 % du total des salariés)0-19 % 20-39 % 40-59 % 60-79 % 80-100 % France France 31/12/2024 Couverture des négociations collectives Dialogue social Taux de couverture Salariés - EEE (pour les pays > 50 salariés
représentant > 10 % du total des salariés)Salariés - non EEE (estimation pour les
régions avec > 50 salariés représentant >
10 % du total des salariés)Représentation sur le lieu de travail
(EEE uniquement)
(pour les pays avec > 50 salariés
représentant > 10 % du total des salariés)0-19 % 20-39 % 40-59 % 60-79 % 80-100 % France France - Sur le périmètre groupe hors Natixis, se référer à la section 3.1.5.1 Introduction générale.
- Sur le périmètre Natixis, se référer à la section 3.1.5.14 (S1-9) Indicateurs de diversité.
- à qui des responsabilités sont confiées, dont l’importance implique une grande indépendance dans l’organisation de leur emploi du temps ;
- qui sont habilités à prendre des décisions de façon largement autonome ;
- qui perçoivent une rémunération se situant dans les niveaux les plus élevés des systèmes de rémunération pratiqués dans leur entreprise ou établissement.
Pour Natixis, l’indicateur publié reprend les critères énoncés par l’article L.1142 du Code du Travail (Loi Rixain). Ainsi les cadres dirigeants de Natixis sont les collaborateurs de Natixis SA ayant un contrat de travail de droit français et membres du comité de direction générale ou du « Management Committee CIB ».
% de femmes dans l’encadrement supérieur : Nombre de femmes de l’encadrement supérieur Nombre de collaborateurs de l’encadrement supérieur % d’hommes dans l’encadrement supérieur : Nombre des hommes de l’encadrement supérieur Nombre de collaborateurs de l’encadrement supérieur Répartition des salariés par tranche d’âge : Nombre de collaborateurs tranche d’âge Nombre total de salariés (au sens de l’indicateur S1-6) - Sur le périmètre groupe hors Natixis, se référer à la section 3.1.5.1 Introduction générale.
- Sur le périmètre Natixis, se référer à la section 3.1.5.14 (S1-10) Salaires décents - Natixis.
Tous les collaborateurs du groupe perçoivent un salaire décent conformément aux indices de référence applicables. Le salaire décent se réfère aux salaires minimums sociaux fixés par la législation ou par les négociations collectives ou aux indices de référence applicables.
En France, l’ensemble des collaborateurs dispose d’une protection sociale couvrant les cinq événements majeurs de la vie : maladie, chômage, accident du travail et handicap, congé maternité et départ à la retraite.
Pour l’international, selon les dispositifs légaux et les pratiques locales des pays dans lesquels le groupe est implanté, tous les collaborateurs bénéficient d’une couverture sociale en santé et/ou en prévoyance.
Dans les différents pays d’implantation, les dispositifs de protection sociale et d’avantages sociaux ouverts aux collaborateurs tiennent compte, non seulement des législations et règlementations applicables, mais aussi des pratiques de marché. À travers les dispositifs en place, le groupe s’assure que les collaborateurs ou leurs ayants droit, bénéficient d’une couverture en cas, par exemple, de situation de santé pouvant entrainer une perte de revenus, telle que la maladie, la maternité ou l’accident du travail, ou en cas de décès.
Au-delà des dispositifs légaux et conventionnels, selon les règlementations et pratiques des pays dans lesquels le Groupe BPCE est implanté, les collaborateurs peuvent bénéficier d’une couverture sociale complémentaire en prévoyance et/ou en santé.
En France, le Groupe BPCE, en vertu du code de la sécurité sociale, offre à l’ensemble de ses collaborateurs une couverture de protection sociale complémentaire complète au travers de régimes collectifs de remboursement de frais de santé et de prévoyance incapacité, invalidité et décès. La politique en matière de protection sociale est directement pilotée par la direction des Ressources Humaines
Les salariés de la Branche Caisse d’Epargne sont couverts en prévoyance et en santé par des régimes négociés avec les partenaires sociaux au niveau de la Branche Caisse d’Epargne. Concernant les collaborateurs de la Branche Banque Populaire, ils sont couverts en prévoyance par un régime négocié au niveau de la Branche Banque Populaire, leur régime santé étant quant à lui négocié au niveau de chaque Banque Populaire.
S’agissant des avantages sociaux dont bénéficient les collaborateurs, le groupe s’applique à mettre en œuvre un dispositif de pilotage adapté et respectueux de la réglementation, destiné à limiter au maximum les risques notamment URSSAF.
Les salariés du Groupe BPCE peuvent bénéficier de régimes de retraite supplémentaire, dont les caractéristiques sont fixées conformément aux législations locales et selon les pratiques et politiques RH définies localement.
Ces régimes viennent compléter les régimes obligatoires et légaux auxquels cotisent les entités pour les collaborateurs. Ils peuvent être de deux natures différentes (régimes à prestations définies ou régimes à cotisations définies).
Les collaborateurs des Branches BP et CE bénéficient par exemple de régimes de retraite supplémentaire à cotisations définies prises en charge majoritairement par l’employeur, ces régimes étant négociés au niveau de chacune des Branches avec les partenaires sociaux. L’ensemble des dispositifs en matière de protection sociale sont mis à disposition des collaborateurs selon les modalités définies localement (contrat de travail, intranet RH…).
- Sur le périmètre groupe hors Natixis, se référer à la section 3.1.5.1 Introduction générale.
- Sur le périmètre Natixis, se référer à la section 3.1.5.14 (S1-12) Personnes en situation de handicap - Natixis.
- Nombre de collaborateurs en situation de handicap au 31/12 de l’année de référence.
- Afin de conserver une cohérence entre cet indicateur et les autres indicateurs publiés au titre de la CSRD, la donnée “effectif” est à considérer en effectif inscrit (nombre de contrats) et non en ETP. Les types de contrat à prendre en compte sont ceux du S1-6 (CDI, CDD, Alternants, VIE).
• Formule de calcul : Effectif inscrit en situation de handicap au 31/12 de l’année de référence Effectif total (au 31/12 de l’année de référence) Taux de salariés en situation de handicap en 2025 au sens de la CSRD sur le périmètre France et International : 5,3 %. En 2024, ce taux était de 5,4 %.
- Sur le périmètre groupe hors Natixis, se référer à la section 3.1.5.1 Introduction générale.
- Sur le périmètre Natixis, se référer à la section 3.1.5.14 (S1-13) Indicateurs de formation et de développement des compétences - Natixis.
Tous les entretiens relatifs à la performance, au développement de carrière et à l’évaluation professionnelle sont à prendre en compte.
• Formule de calcul : Nombre de collaborateurs ayant participé à des évaluations régulières
de leurs performances et du développement de leur carrièreNombre de collaborateurs total présent au 31/12 de l’année de référence Ventilation par sexe des salariés ayant participé à des évaluations régulières de leurs performances et du développement de leur carrière
- sur le périmètre groupe hors Natixis, se référer à la section 3.1.5.1 Introduction générale.
- sur le périmètre Natixis, se référer à la section 3.1.5.14 (S1-13) Indicateurs de formation et de développement des compétences - Natixis.
Le calcul est effectué sur la base des heures de formations réalisées sur l’année de référence, y compris les formations non achevées.
• Formule de calcul : Nombre d’heures de formations réalisées sur l’année de référence Nombre total de salariés au 31/12 de l’année de référence La variation du nombre moyen d’heures de formation pour les salariés temporaires en 2024 et 2025 est liée à l’exclusion des heures de formation théoriques/académique des alternants pour certaines entités du groupe. Seules les actions de formation complémentaires, qui sont distinctes du contrat d’alternance et que l’entreprise choisirait de proposer volontairement à l’alternant, sont prises en compte.
Pour le périmètre France : la réglementation impose que l’ensemble des collaborateurs, selon les critères définis dans S1-6 soient couverts par un système de gestion de la santé et de la sécurité.
Pour le périmètre international : la collecte des données a été réalisée au regard des obligations et/ou des pratiques locales.
- Sur le périmètre groupe hors Natixis, se référer à la section 3.1.5.1 Introduction générale.
- Sur le périmètre Natixis, se référer à la section 3.1.5.14 (S1-14) Métriques de santé et de sécurité - Natixis.
• Formule de calcul : Nombre de collaborateurs couverts par le système de gestion
de la santé et de la sécuritéNombre total de collaborateurs - pourcentage des effectifs couverts par le système de gestion de la santé et de la sécurité fondé sur des exigences légales et/ou des normes ou lignes directrices reconnues.
En 2024, le taux de couverture des salariés par le système de gestion de la santé et de la sécurité était de 99,9 %.
- sur le périmètre groupe hors Natixis, se référer à la section 3.1.5.1 Introduction générale.
- sur le périmètre Natixis, se référer à la section 3.1.5.14 (S1-14) Métriques de santé et de sécurité - Natixis.
- la notion de « jours perdus » est interprétée comme « jours d’absence » liés aux arrêts de travail pour accident de travail / trajet ;
- le groupe mesure et collecte les données liées aux accidents de travail et de trajet reconnus par la sécurité sociale.
- – les données relatives aux maladies professionnelles (non disponible pour le Groupe BPCE),
- – les absences et accidents des travailleurs non-salariés (conformément au délai de publication accordé par la norme).
- l’indicateur retenu pour le taux d’accident du travail est ainsi le taux de fréquence des accidents du travail survenus auprès des CDI et CDD. La formule de calcul du taux de fréquence, selon l’INSEE est la suivante :
31/12/2025 31/12/2024 Nombre de décès dûs à des accidents du travail ou des maladies professionnelles 2 5 Nombre d’accidents du travail sur la période 1 124 1 166 Taux d’accidents du travail (en %) 6,8 7,1 Nombre de jours perdus en raison d’accidents du travail 56 892 41 510 Nombre de cas de maladies professionnelles 25 C. Nombre de cas de problèmes de santé liés au travail enregistrés (employés) - maladies professionnelles
- sur le périmètre groupe hors Natixis, se référer à la section 3.1.5.1 Introduction générale.
- sur le périmètre Natixis, se référer à la section 3.1.5.14 (S1-14) Métriques de santé et de sécurité - Natixis.
L’indicateur concerne les maladies professionnelles ayant fait l’objet d’une déclaration à la Sécurité Sociale au cours de l’année ou reconnu comme tel en fonction des réglementations locales.
- Sur le périmètre groupe hors Natixis, se référer à la section 3.1.5.1 Introduction générale.
- Sur le périmètre Natixis, se référer à la section 3.1.5.14 (S1-15) indicateurs équilibre entre vie professionnelle et vie privée - Natixis.
- – le congé de maternité ;
- – le congé de paternité ;
- – le congé parental ;
- – le congé d’aidant prévu par la législation ou les conventions collectives.
• Formule de calcul : Nombre de collaborateurs éligibles au congé familial Nombre total de collaborateurs • Formule de calcul : Nombre de collaborateurs ayant pris un congé familial Nombre de collaborateurs éligibles En 2024, le taux global des salariés ayant droit à des congés familiaux était de 100 %. Le taux global des salariés ayant pris des congés familiaux était de 5,8 %.
- sur le périmètre groupe hors Natixis, se référer à 3.1.5.1 Introduction générale.
- sur le périmètre Natixis, se référer à la section 3.1.5.14 (S1-16) Indicateurs de rémunération (écart de rémunération et rémunération totale - Natixis.
- La population intégrée comporte les effectifs en CDI présents et payés à taux plein toute l’année de référence à l’exclusion des :
- – mandataires sociaux,
- – salariés français expatriés,
- – les collaborateurs en affectation longue durée (ALD).
- Le salaire fixe et la rémunération variable sont pris en compte.
- Éléments pris en compte dans le salaire fixe : salaire fixe annuel théorique temps plein + indemnité fixe de fonction annuelle le cas échéant de l’année de référence.
- Éléments pris en compte dans la rémunération variable :
- – BPCE hors Natixis : prime de partage de la valeur payée dans l’année de référence + prime de performance ou toute prime individuelle + variable payé dans l’année de référence,
- – Natixis : variable total attribué au titre de l’année précédente+ prime exceptionnelle attribuée le cas échéant.
Calcul : Niveau moyen de rémunération horaire brute des salariés hommes -
niveau moyen de rémunération horaire brute des salariées femmesX 100 Niveau moyen de rémunération horaire brute des salariés hommes La manière de présenter les données étant différente sur le périmètre Natixis, deux indicateurs distincts sont présentés. Ainsi, l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes sur le périmètre du Groupe BPCE hors Natixis est de 16,7 %. Sur le périmètre Natixis, l’écart est de 34,6 %. En 2024, l’écart pour le Groupe BPCE hors Natixis était de 17 %. Sur le périmètre Natixis, il était de 34,1 %.
- sur le périmètre groupe hors Natixis, se référer à la section 3.1.5.1 Introduction générale.
- sur le périmètre Natixis, se référer à la section 3.1.5.14 (S1-16) Indicateurs de rémunération (écart de rémunération et rémunération totale - Natixis.
- La population intégrée comporte les effectifs en CDI présents et payés à taux plein toute l’année de référence à l’exclusion des :
– mandataires sociaux ;
– salariés français expatriés ;
– les collaborateurs en affectation longue durée (ALD).
- Le salaire fixe et la rémunération variable sont pris en compte.
- Éléments pris en compte dans le salaire fixe : salaire fixe annuel théorique temps plein + indemnité fixe de fonction annuelle le cas échéant de l’année de référence.
- Éléments pris en compte dans la rémunération variable :
– BPCE hors Natixis : prime de partage de la valeur payée dans l’année de référence + prime de performance ou toute prime individuelle + variable payé dans l’année de référence
– Natixis : variable total attribué au titre de l’année précédente + prime exceptionnelle attribuée le cas échéant
• Indicateur ratio de
rémunération annuelle totale :Rémunération annuelle totale pour la personne
la mieux payée de l’entrepriseNiveau médian de rémunération annuelle totale
(à l’exclusion de l’individu le mieux payé)- – si la rémunération annuelle totale maximum est la même pour plusieurs collaborateurs, alors ils sont exclus du dénominateur dans le calcul présenté ci-dessus (niveau médian de rémunération annuelle totale (à l’exclusion de l’individu le mieux payé).
Le ratio de la rémunération annuelle totale entre le salarié le mieux payé et la médiane des autres salariés est de 142,40 en 2025. En 2024, ce ratio était de 124,9.
Le ratio de la rémunération annuelle totale est établi sur le périmètre du Groupe BPCE, sur la base des données brutes de rémunération, sans neutralisation des différences de niveaux de vie entre les pays où le groupe est implanté. En effet, les pratiques salariales reflètent aussi les conditions économiques spécifiques à chaque pays ainsi que les pratiques de marché propres aux différents métiers présents dans le Groupe BPCE. Le ratio de la rémunération annuelle totale intègre donc des réalités locales très diverses en matière de marchés du travail et de niveaux de vie.
Les données concernant les indicateurs ci-dessous ne sont pas consolidées de manière exhaustive dans un outil groupe, mais se retrouvent via de multiples canaux de remontée des alertes (outil de remontée des alertes, référent harcèlement ou diversité, adresse mail dédiée en local, numéro d’urgence, cellule d’écoute, etc.). Elles ont donc été collectées auprès des correspondants locaux de chaque entité à des fin de consolidation. Cette limitation technique ne permet pas de rapprocher les montants des amendes aux états financiers.
A. Nombre total d’incidents de discrimination, y compris de harcèlement, signalés au cours de la période de référence
- sur le périmètre groupe hors Natixis, se référer à la section 3.1.5.1 Introduction générale.
- sur le périmètre Natixis, se référer à la section 3.1.5.14 (S1-17) Incidents, plaintes et incidents graves en matière de droits humains - Natixis.
- Est comptabilisé le nombre de signalements pour des agissements de discrimination/harcèlement ayant donné lieu à une sanction disciplinaire
- Population : CDI, CDD, Alternants, VIE
B. Le nombre de plaintes déposées par l’intermédiaire de canaux permettant aux effectifs du groupe de faire part de leurs préoccupations
- sur le périmètre groupe hors Natixis, se référer à la section 3.1.5.1 Introduction générale.
- sur le périmètre Natixis, se référer à la section 3.1.5.14 (S1-17) Incidents, plaintes et incidents graves en matière de droits humains - Natixis.
- Est comptabilisé le nombre de signalements pour des agissements de discrimination / harcèlement ayant donné lieu à instruction (qu’ils aient donné lieu à une sanction disciplinaire ou non).
- Population : CDI, CDD, Alternants, VIE
C. Le montant total des amendes, sanctions et indemnisations résultant des agissements de harcèlement et discrimination
- sur le périmètre groupe hors Natixis, se référer à la section 3.1.5.1 Introduction générale.
- sur le périmètre Natixis, se référer à la section 3.1.5.14 (S1-17) Incidents, plaintes et incidents graves en matière de droits humains - Natixis.
- Sont considérés les montants des amendes, pénalités, indemnités payées par l’entreprise à la suite d’une décision de justice définitive pour des agissements de harcèlement et discrimination (sur l’année de référence).
- Population : CDI, CDD, Alternants, VIE
Le groupe recense 93 signalements de harcèlement/discrimination qui ont donné lieu à instruction, dont 34 ont engendré une sanction disciplinaire. Le montant total des amendes, pénalités et indemnisations des dommages liés à des agissements de harcèlement ou de discrimination est de 5 011 euros en 2025 (décisions de justice définitives).
Le groupe n’est pas concerné par les indicateurs ci-dessous, aucune plainte n’ayant été comptabilisée sur l’année de référence :
- Nombre de plaintes déposées auprès des Points de contact nationaux pour les entreprises multinationales de l’OCDE ;
- Nombre de problèmes et d’incidents graves en matière de droits de l’homme du personnel ;
- Nombre de problèmes graves en matière de droits de l’homme et d’incidents liés au personnel qui constituent des cas de non-respect des principes directeurs des Nations Unies et des principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales ;
- Montant des amendes matérielles, des pénalités et des indemnisations pour les cas d’atteinte grave aux droits de l’homme et les incidents liés au personnel ;
- Information sur la réconciliation du montant des amendes, sanctions et indemnisations résultant des cas de problèmes graves en matière de droits de l’hommes ou d’incidents liés au personnel, et le montant le plus pertinent présenté dans les états financiers ou d’incidents liés au personnel.
- Périmètre piloté : sociétés faisant partie de l’ensemble de Natixis et ses filiales, détenues directement ou indirectement à au moins 50 % et pour lesquelles les données individuelles sont disponibles dans les Systèmes d’informations (SI) RH globaux.
Pour la publication 2025 : le seuil d’effectifs des entités à inclure dans le périmètre de collecte des données manuelles a été étendu aux entités dont l’effectif est supérieur ou égal à 10 collaborateurs (CDI/CDD/Alternants/VIE). Ces extensions de périmètre correspondent à :
- – CIB : Canada, Corée du Sud, Australie, Chine, Japon, Taïwan, Luxembourg,
- – AWM : une quinzaine d’entités à l’international de NIM, Mirova, AEW localisées dans toutes les plateformes géographiques.
- Autres entités du pôle AWM : sociétés détenues directement ou indirectement à au moins 50 % dans le monde et pour lesquelles les données individuelles ne sont pas disponibles dans les Systèmes d’informations RH globaux. Parmi ces sociétés, deux d’entre elles ont fait l’objet d’une collecte manuelle (DNCA Finance France, Natixis US Advisors). Nous les appellerons « entités AWM avec collecte manuelle » dans le reste de la publication. Le périmètre de collecte des données manuelles a été étendu pour ce périmètre. Ceci sera précisé pour chaque indicateur dans la suite du document.
- Boutiques M&A du pôle CIB : sociétés détenues directement ou indirectement à au moins 50 % dans le monde et pour lesquelles les données individuelles ne sont pas disponibles dans les Systèmes d’informations RH globaux (Solomon Parners / Azure Capital Limited / Vermilion Partners Limited / Fenchurch Advisory Partners / Natixis Partners Espana / Natixis Partners). Le périmètre de collecte des données manuelles a été étendu à toutes ces boutiques M&A sauf Solomon Parners, entité pour laquelle sera reporté uniquement l’effectif global.
- Périmètre de participations financières : Natixis Algérie.
Les périmètres peuvent varier en fonction des indicateurs. Ce tableau vise ainsi à donner une vision synthétique des cinq définitions de périmètres :
- Périmètre 1 : Intégralité des entités pilotées et non pilotées ;
- Périmètre 2 : Intégralité des entités des périmètres pilotés France & International ; Autres entités du pôle AWM France & International ; Boutiques M&A du pôle CIB hors Solomon Partners ; Participations financières : Natixis Algérie ;
- Périmètre 3 : Intégralité des entités des périmètres pilotés France & International ; Entités AWM avec collecte manuelle ; Boutiques M&A du pôle CIB hors Solomon Partners ; Participations financières : Natixis Algérie ;
- Périmètre 4 : Entités du périmètre piloté France ; Entités du périmètre piloté International avec un effectif supérieur à 10 collaborateurs ; Entités AWM avec collecte manuelle ; Boutiques M&A du pôle CIB hors Solomon Partners ; Participations financières : Natixis Algérie ;
- Périmètre 5 : Natixis SA.
Normes Périmètre Commentaires ESRS - Nombre total d’employés et répartition par zone géographique Périmètre 1 S1-6 - Répartition des effectifs par sexe Périmètre 2 Proxy1 utilisé pour le périmètre AWM non piloté et non collecté manuellement (projection de la répartition par sexe en partant de l’année n-1) S1-6 - Répartition des effectifs par pays Périmètre 1 S1-6 - Répartition des salariés par type de contrat et par sexe Périmètre 2 Proxy utilisé pour le périmètre AWM non piloté et non collecté manuellement (projection de la répartition par sexe en partant de l’année n-1) S1-6 - Répartition des salariés par type de contrat et par région Périmètre 2 S1-6 - Nombre total de salariés ayant quitté le groupe au cours de la période de référence et rotation des salariés au cours de la période de référence Périmètre 3 S1-7 Caractéristiques des travailleurs non salariés Périmètre 4 S1-8 - Couverture des négociations collectives et dialogue social Périmètre 4 S1-9 - Répartition par sexe au niveau de l’encadrement supérieur en nombre et en pourcentage Périmètre 5 S1-9 - Répartition des salariés par tranche d’âge Périmètre 2 Proxy utilisé pour le périmètre AWM non piloté et non collecté manuellement (projection de la répartition par tranche d’âge en partant de l’année n-1) S1-10 - Salaires décents Périmètre 4 S1-11 Protection sociale Périmètre 4 S1-12 Personnes en situation de handicap Périmètre 4 S1-13 Indicateurs de formation et de développement des compétences Évaluation de la performance et développement de carrière Périmètre 3 S1-13 Indicateurs de formation et de développement des compétences Heures de formation réalisées Périmètre 4 S1-14 Métriques de santé et de sécurité Système de gestion de la santé et de la sécurité Périmètre 4 S1-14 Métriques de santé et de sécurité Nombre de maladies professionnelles Périmètre 4 S1-15 Indicateurs d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée Périmètre 4 S1-16 Indicateurs de rémunération (écart de rémunération et rémunération totale) Périmètre 4 S1-17 Incidents, plaintes et incidents graves en matière de droits humains Périmètre 4 - 1 Les proxys sont utilisés pour estimer les informations lorsque les données directes ne sont pas disponibles. Un proxy est calculé permettant d’obtenir la répartition en pourcentage des hommes et femmes / des salariés par tranche d’âge / des salariés par type de contrat : à la fin de l’année, les entités communiquent leurs effectifs (CDI,CDD,emplois jeunes). Une quote-part par hommes/femmes est calculée sur la base de ce fichier au regard de la répartition H/F des effectifs sur l’année N-1.
Le Groupe BPCE est composé de marques à l’identité forte qui permettent de répondre à l’ensemble des besoins des clients. Avec ses maisons territoriales de plein exercice et une gouvernance décentralisée la prise de décision en proximité est facilitée. Doté d’expertises différenciantes, le groupe peut adresser de nouveaux marchés, développer des synergies et mutualiser certaines fonctions.
- Banque Populaire, banque engagée localement pour la croissance et la réussite de tous ses clients, est :
- – La Banque affinitaire et de confiance des jeunes qui souhaitent entreprendre, de tous les professionnels et des métiers des fonctions publiques,
- – La Banque des entreprises, copilote du quotidien, banquier de premier cercle pour l’accompagnement aux transitions et banquier d’affaires pour la diversification et la préservation des patrimoines,
- – Banque partenaire des acteurs de la santé et de l’économie bleue, experte des filières d’avenir.
- – La Banque des familles et partenaire référent des territoires, qui anime et fédère les communautés d’acteurs publics et privés,
- – La Banque pionnière des transitions qui accompagne l’enjeu majeur du logement et les mutations de la société et de tous ses acteurs économiques (acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire, entreprises et professionnels),
- – La Banque partenaire de confiance, référente de l’épargne, qui apporte expertise, sécurité et protection au quotidien.
Ancrées au cœur des territoires, situées aux côtés des habitants et des écosystèmes locaux, les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne contribuent à la dynamique économique, mais aussi sociale et culturelle des territoires, et ainsi au bien-être des communautés. Le Groupe BPCE, dans son projet stratégique VISION 2030, oriente ses actions plus particulièrement vers des secteurs ou communautés spécifiques :
- (A) Les entreprises de toutes tailles, des TPE aux PME et ETI, ainsi que les professionnels, artisans, commerçants et professions libérales, en leur apportant des expertises clés. En investissant l’épargne des territoires dans le tissu économique local, en finançant des projets régionaux, les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne soutiennent aussi indirectement le développement de l’emploi local ;
- (B) Les différentes structures de l’économie sociale et solidaire (ESS) et leurs bénéficiaires. Ces structures répondent à des enjeux sociétaux forts : santé, soin, dépendance, vieillissement, lutte contre la précarité, économie collaborative... ;
- (C) Les acteurs du secteur public, dont les collectivités locales. Principal financeur privé du secteur public français1, le groupe accompagne la transformation des territoires, au bénéfice de ceux qui y vivent ;
- (D) Les opérateurs du logement social et leurs bénéficiaires, en qualité de partenaire historique et premier banquier privé du logement social2 ;
- (E et F) Les infrastructures clés des territoires, en finançant les acteurs de la santé (cliniques, hôpitaux...) ou de l’économie du sport (entreprises, associations, installations sportives), améliorant ainsi les conditions de vie de leurs bénéficiaires.
Le Groupe BPCE dialogue en continu avec ses parties prenantes. Les parties prenantes évoquées dans ce chapitre sont regroupées sous l’appellation « Clients » dans la section 1.3.2 (SBM-2) Intérêts et points de vue des parties prenantes.
Le processus de consultation des parties prenantes au sein du Groupe BPCE repose sur des dispositifs qui associent ses parties prenantes à sa dynamique d’identification et d’évaluation des impacts, risques, opportunités et des leviers d’amélioration, à la fois sur les thèmes environnementaux et sociétaux. La synthèse du dialogue par catégories de parties prenantes est exposée dans la section 1.3.2 (SBM-2) Intérêts et points de vue des parties prenantes.
- 1 Observatoire Finance Active de la dette, intitulé « Collectivités locales », publié en mars 2025.
- 2 Observatoire Finance Active de la dette des bailleurs sociaux, publié en 2025.
3.2.2 (SBM-3) Impacts, risques et opportunités matériels et interactions avec la stratégie et le modèle économique
Dans le cadre de l’analyse de double matérialité, le financement de l’économie et des acteurs du territoire a été identifié comme matériel pour le Groupe BPCE.
Les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne ont un impact positif car elles favorisent le développement économique local, en créant des emplois, en accompagnant les entreprises dans leur développement et les professionnels, les collectivités locales et les métiers de la fonction publique, les acteurs et bénéficiaires de l’Économie Sociale et Solidaire ou du logement social, améliorant ainsi les conditions de vie de ceux qui y résident. En accompagnant leurs clients et les différents acteurs du territoire, les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne participent à l’accompagnement des différents acteurs et contribuent à la compétitivité des territoires.
Le Groupe BPCE s’engage également pour la société au travers d’actions de mécénat s’inscrivant dans la durée. Les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne, leurs fédérations et leurs fondations font partie des premières entreprises mécènes de France. Elles soutiennent des projets de proximité en faveur de l’éducation, la santé, l’insertion économique et sociale, la solidarité, la culture, le patrimoine et le sport. Au niveau de BPCE et de ses filiales, différentes actions de solidarité et de mécénat contribuent à cette dynamique.
Catégorie
IROEnjeu
matérielPolitiques / Ambitions
stratégiquesActions Métriques Cibles Impact positif Financer l’économie et les acteurs du territoire • « L’acteur de référence de la compétitivité des territoires en soutenant les PME et ETI, les infrastructures durables et les secteurs stratégiques » (PME/ ETI - VISION 2030)
• « Le groupe bancaire leader de l’accès au logement pour tous, sur tous les besoins » (Logement social - VISION 2030)
• « Un impact positif global grâce à la force de solutions locales accessibles à tous » (ESS - VISION 2030)
• Accompagnement des entreprises, des TPE aux ETI, ainsi que les professionnels, artisans, commerçants et professions libérales
• Accompagnement des structures de l’ESS
• Accompagnement du secteur public, dont les collectivités locales
• Accompagnement des opérateurs du logement social et leurs bénéficiaires
• Financement des acteurs de la santé
• Développement de l’économie du sport
• Émissions d’obligations vertes ou sociales
• Nombre clients TPE, PME et ETI
• Nombre de résidents / logements / collaborateurs du Groupe Habitat en Région
• Financement de l’ESS, logement social et secteur public : production annuelle et évolution
• Nombre d’entreprises financées via le fonds Sport & performance
• Nombre et montant des émissions d’obligations vertes ou sociales de l’année
• + 15 % de clients professionnels actifs pour BP + 21 % d’entreprises actives pour CE à horizon 2026
• Être la première banque des entreprises et des professionnels à horizon 2030
• +8 % de financement de l’ESS, logement social et acteurs publics à horizon 2026
• 5 émissions green, social, santé émises par an
S’agissant de l’enjeu “Financer l’économie et les acteurs du territoire”, deux impacts positifs ont été identifiés :
- « Impact positif sur le développement économique local et l’attractivité régionale en créant des emplois, soutenant les entreprises du territoire, les collectivités et bailleurs sociaux et en favorisant la croissance économique, y compris amélioration des conditions de vie des parties prenantes impactées par les politiques d’ancrage territorial du groupe » ;
- « Impact positif sur les communautés via les financements/investissements dans des projets répondant aux besoins sociétaux et à l’accessibilité aux équipements (éducation, santé, sport...) ».
Dans le cadre de son projet stratégique VISION 2030, le Groupe BPCE a communiqué ses ambitions 2026, visant à renforcer son impact positif en lien avec des secteurs ou communautés spécifiques. Il n’existe pas à date de politiques formalisées au sens des ESRS.
Politiques / Ambitions stratégiques Contenu Champ d’application Responsable de la
mise en œuvreInteraction avec les
parties prenantes et
diffusionL’acteur de référence de la compétitivité des territoires en soutenant les PME et ETI, les infrastructures durables et les secteurs stratégiques • Compétitivité des entreprises, en particulier PME et ETI
• Contribuer à la compétitivité des territoires par le financement d’infrastructures clés, notamment santé, (cliniques, hôpitaux …) et sport (rénovation et nouveaux équipements)
• Soutenir le maintien et la relocalisation sur les territoires des secteurs clés de souveraineté (dont santé)
• Groupe BPCE
• Comité de direction générale
• Site internet BPCE – VISION 20301
Le groupe bancaire leader de l’accès au logement pour tous, sur tous les besoins • Proposer plus de logement (en stimulant la production de logements et en accroissant les investissements dans le logement social et le logement intermédiaire)
• Favoriser l’accès au logement et accompagner la rénovation énergétique et l’adaptation du logement au vieillissement et à la perte d’autonomie
• Groupe BPCE
• Comité de direction générale
• Site internet BPCE – VISION 2030
Un impact positif global grâce à la force de solutions locales accessibles à tous • Cette ambition porte sur toutes les typologies de clients (notamment les collectivités locales) et se déploie sur tous les territoires et toute la société
• Groupe BPCE
• Comité de direction générale
• Site internet BPCE – VISION 2030
Les plans d’action liés à ces ambitions stratégiques sont précisés dans la partie dédiée (se référer à la section 3.2.3.4 (S3-4) Actions concernant les impacts matériels sur les communautés affectées, approches visant à gérer les risques matériels et à saisir les opportunités matérielles concernant les communautés affectées, et efficacité de ces actions).
Dans le cadre de l’analyse de double matérialité, aucun impact négatif matériel sur les droits humains n’a été identifié en lien avec les communautés affectées. L’approche générale du Groupe BPCE en matière de droits humains est présentée au sein de la charte des droits humains du groupe2.
Les processus d’interaction des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne avec les acteurs des territoires s’opèrent de façon continue, dans le cadre de leurs activités courantes :
- (A) Avec les entreprises, notamment les PME et ETI ainsi que les professionnels, artisans, commerçants et professions libérales : pour recueillir les attentes des écosystèmes locaux, les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne sont notamment en interaction avec les Chambres de commerce et d’industrie (CCI), les Chambres des Métiers et de l’artisanat, les délégations régionales des organisations patronales (telles que le MEDEF, la CPME, l’U2P…), les réseaux entrepreneuriaux ;
- (B) Avec les différentes structures de l’Économie Sociale et Solidaire : les Banques Populaires, notamment le Crédit Coopératif, et les Caisses d’Epargne accompagnent les acteurs de l’ESS, animent des partenariats et mènent un dialogue continu avec les réseaux représentatifs et leurs membres, les réseaux d’accompagnement et l’ensemble des acteurs de l’ESS, associations, fondations, mutuelles et coopératives, notamment au niveau local au sein des chambres régionales de l’économie sociale et solidaire (CRESS). Ces échanges permettent une veille sur les enjeux, les besoins et les actualités, conduisant à intégrer ces éléments dans les stratégies nationale et locale et de coconstruire des événements, tables rondes ou publications communes. Les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne sont également aux côtés des têtes de réseau et instances généralistes ou de représentation de l’ESS ;
- (C) Avec les acteurs du secteur public, dont les collectivités locales : les Banques Populaires, notamment le Crédit Coopératif et la CASDEN, et les Caisses d’Epargne qui accompagnent historiquement tous les acteurs publics, sont en lien direct avec les écosystèmes de leur territoire et les acteurs de la sphère publique. Les Caisses d’Epargne sont en contact permanent avec les différents acteurs publics (collectivités locales et territoriales, SEM, etc.) et nouent des partenariats tant au niveau national que local (Associations de collectivités et d’élus, EPL…) ;
- (D) Avec les opérateurs du logement social et leurs bénéficiaires : les Caisses d’Epargne poursuivent leur implication historique au service de l’intérêt général en étant premier partenaire bancaire privé du logement social et très fréquemment présentes au capital des bailleurs sociaux comme dans leurs conseils d’administration ;
- (E et F) Avec les infrastructures clés des territoires : les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne accompagnent des acteurs engagés avec de nombreux partenaires du secteur de la santé et des institutions de l’économie du sport, tels que le GIE France Sport Expertise, Territoire d’Évènements Sportifs, ou encore l’Union Sport & Cycle. Elles représentent le secteur bancaire dans la Filière Sport.
Compte tenu de l’organisation décentralisée du groupe, chaque établissement organise, à l’échelle locale, le dialogue avec ses parties prenantes.
3.2.3.3 (S3-3) Processus visant à remédier aux impacts négatifs et canaux permettant aux communautés affectées de faire part de leurs préoccupations
L’approche générale du Groupe BPCE en matière de droits humains est présentée au sein de la charte des droits humains du groupe.
Les entreprises du Groupe BPCE disposent d’une plateforme destinée à recueillir les signalements relatifs à un manquement sérieux au Code de conduite, à une loi, à la sécurité, en cas d’impact environnemental, ou tout comportement inapproprié sur le lieu de travail. Ce dispositif d’alerte est ouvert à tous les collaborateurs ainsi qu’aux tiers de l’entreprise, qui peuvent ainsi s’exprimer via un outil accessible par lien URL, quel que soit le pays d’implantation (Europe, États-Unis…) et quel que soit le métier (Banque de détail, Banque de grande clientèle…). Pour plus de détails sur le dispositif de lanceurs d’alerte, se référer à la section 4.1.2.2.2 Dispositif « Lanceurs d’alertes ».
Le modèle coopératif du groupe place le dialogue avec les parties prenantes au cœur de ses actions. Ce dialogue en continu avec ses clients et partenaires, lui permet d’identifier, comprendre et répondre aux besoins spécifiques des acteurs des territoires qu’il accompagne, avec le souci permanent d’amplifier son impact social à l’échelle locale. Parmi les canaux mobilisés pour recueillir les attentes des communautés affectées, le groupe compte notamment :
- Les rencontres avec ses parties prenantes (se référer aux sections 1.3.2 (SBM-2) Intérêts et points de vue des parties prenantes et 3.2.3.2 (S3-2) Processus de dialogue avec les communautés affectées au sujet des impacts) ;
- Des écoutes de satisfaction régulières, à chaud après un contact et à froid, pour identifier les attentes des clients ;
- Les rencontres avec ses clients : les dialogues ESG, destinés notamment à approfondir la connaissance et la maturité des enjeux ESG dans les modèles d’affaires des clients Entreprises, professionnels et institutionnels sont des canaux privilégiés pour remonter les besoins, ainsi que les éventuels risques et impacts rencontrés par ces derniers. Ces dialogues stratégiques, couvrant les volets environnementaux et sociaux permettent également d’affiner leurs besoins en termes d’accompagnement ;
- Les études de BPCE L’Observatoire, qui permettent de capter les tendances sociales et économiques sur des sujets variés, liés à l’épargne et au placement, à l’immobilier, aux entreprises, à l’économie du sport, aux comportements d’achat et aux changements de vie.
3.2.3.4 (S3-4) Actions concernant les impacts matériels sur les communautés affectées, approches visant à gérer les risques matériels et à saisir les opportunités matérielles concernant les communautés affectées, et efficacité de ces actions
Le projet stratégique VISION 2030 et les ambitions 2026 du Groupe BPCE, visant à générer des impacts positifs sur les communautés susmentionnées, sont déclinés en plans d’action, pilotés dans le cadre de programmes.
Ces programmes, sous la responsabilité directe d’un membre du comité de direction générale ou du comité exécutif, font l’objet d’une présentation au comité de direction générale chaque trimestre.
Pour chaque programme une fiche synthétise les objectifs, les réalisations, les risques, les indicateurs clefs, le planning, le budget ainsi que les éventuels points d’attention et actions de remédiation associées.
Les paragraphes qui suivent détaillent pour chacune des communautés identifiées les plans d’action déployés au niveau des réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne.
A. Les entreprises, des TPE aux PME et ETI, ainsi que les professionnels, artisans, commerçants et professions libérales
Assurer la dynamique économique des territoires est une priorité pour les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne. Partenaires incontournables des entreprises, elles mettent l’épargne locale et les résultats au service du territoire, soutiennent une économie de proximité et financent des projets régionaux qui prennent en compte les besoins économiques, environnementaux et sociaux spécifiques des territoires, de leur développement, ainsi que de leurs habitants.
Les Banques Populaires, premières banques des entreprises, sont un acteur central du financement de l’économie locale. Créées par et pour des entrepreneurs, elles entretiennent une relation privilégiée avec les entreprises, en particulier les PME et ETI :
- Le réseau Banque Populaire est la première banque des entreprises pour la seizième année consécutive (Enquête PME PMI KANTAR 2025)1. Les Banques Populaires interviennent en proximité dans tous les territoires et sont les partenaires bancaires de référence de près d’une entreprise sur deux en France. Parmi celles-ci, deux entreprises sur trois sont clientes depuis plus de 10 ans (Enquête PME PMI KANTAR 2025). Elles comptent aujourd’hui quasiment 160 000 entreprises clientes qui sont suivies par un effectif spécialisé de collaborateurs répartis dans tous les territoires ;
- Positionnée comme le banquier de long terme de toutes les entreprises, Banque Populaire accompagne ses clients autour des grands enjeux de transitions écologiques et sociétales, du développement de l’activité, des enjeux de croissance et de l’emploi local et les conseille dans la gestion de leur passif et actif financier, via des dispositifs adaptés aux besoins de leurs territoires.
Pour soutenir toutes les transitions, aussi bien environnementales que sociétales, des produits innovants ont été lancés comme le Prêt à Impact2 et le premier contrat d’intéressement responsable conçu pour les PME. Les Banques Populaires souhaitent également inciter le plus grand nombre de clients dirigeants à intégrer une politique ESG dans leur stratégie. Pour les accompagner, quelle que soit la taille de leur entreprise, elles s’appuient sur une équipe de chargés d’affaires entreprises formés aux enjeux du développement durable. Avec la mise en place d’un dispositif consacré au dialogue stratégique centré sur cinq axes, dont l’ESG, les Banques Populaires développent des mesures pour accompagner les entreprises dans leurs enjeux de croissance et de transitions. En complément, en déployant des enveloppes de ressources européennes bonifiées avec l’aide de la BEI, les Banques Populaires permettent aux entreprises de financer des projets verts.
Les Banques Populaires contribuent ainsi à l’essor de l’économie des territoires, en soutenant la croissance des TPE/PME, le développement des ETI, et la cession de transmission des entreprises. La réindustrialisation, la transition et la décarbonation des entreprises sont également des sujets d’expertise, cruciaux pour contribuer au dynamisme économique local.
Caisse d’Epargne, banque coopérative de proximité, accompagne les entreprises dans leurs projets de croissance et de transitions.
C’est ainsi que plus de 40 000 entreprises (PME, start-up, ETI et grands comptes) sont accompagnées par des experts locaux, quels que soient leur taille et leur secteur d’activité. Des équipes commerciales dédiées, composées de plus de 400 chargés d’affaires, sont présentes au sein des écosystèmes régionaux pour permettre à leurs clients de bénéficier de la réactivité et de l’expertise dans leurs projets d’investissements. Le dispositif de proximité est notamment renforcé par des experts en cash management, international, ou innovation, par exemple.
« Vous être utile » tel que visé dans le contrat d’utilité des Caisses d’Epargne3, c’est aussi accompagner les entreprises dans leurs trajectoires de transformation et bien comprendre les enjeux en matière de transition qu’elle soit environnementale, sociale et/ou de gouvernance. C’est pour cette raison que Caisse d’Epargne déploie dans ses actions un dialogue ESG approfondi autour de banquiers conseil green et en profitant de l’expertise du Green Sustainable Hub. Caisse d’Epargne accompagne également les entreprises innovantes dans leur croissance et dans l’alignement de leur stratégie financière avec les enjeux ESG. Ce sont 37 experts mobilisés sur l’ensemble du territoire et sur tous les secteurs d’activité : Biotech & Medtech, Industrie, Numérique, Énergies, Green.
Caisse d’Epargne a développé des solutions concrètes pour répondre aux besoins et aux projets de développement :
- Gestion au quotidien des flux et solutions de paiement en ligne, financement des investissements et du cycle d’exploitation ;
- Financement du foncier et de l’immobilier au sens large (implantation, relocalisation, capacités, sièges sociaux...) ;
- Financement des investissements dans l’outil de production (machines, équipements, informatique...) et les mobilités ;
- Couverture des risques stratégiques pour l’exploitation (énergie, matières premières...) ;
- Accompagnement des opérations transformantes (croissance externe, IPO...) ;
- Mise en place de solutions d’assurance, d’épargne salariale et retraite pour les salariés ;
- Placement des excédents de trésorerie ;
- Optimisation du patrimoine ;
- Accompagnement des opérations d’import-export et projets d’implantation à l’international.
Caisse d’Epargne réinvestit l’épargne de ses clients dans des projets locaux et communique aux bornes de chaque établissement le montant des financements accordés pour accompagner les transitions de ses clients.
- 1 https://newsroom.groupebpce.fr/actualites/16-ans-de-confiance-renouvelee-banque-populaire-confirmee-1ere-banque-des-entreprises-par-kantar-en-2025-5e802-7b707.html
- 2 Le taux d’intérêt des prêts à impact est bonifié en fonction de l’atteinte d’indicateurs sociaux ou environnementaux (performance énergétique, emploi des personnes fragilisées, installations de systèmes de production d’énergies renouvelables).
- 3 https://www.caisse-epargne.fr/votre-banque/nos-engagements/plus-proche-plus-utile
L’Économie Sociale et Solidaire a un impact social et environnemental positif sur l’économie française et régionale en répondant à des enjeux sociétaux forts : santé, soin, dépendance, vieillissement, lutte contre la précarité, économie collaborative, bien-être et sport. Le Groupe BPCE, acteur de premier plan de la finance solidaire et de l’entrepreneuriat social, joue un rôle important auprès des structures de l’ESS.
Les Banques Populaires accompagnent les acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire, quels que soient leur taille et statut : associations, coopératives, fondations, mutuelles et entreprises ESUS (Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale). Le maillage régional des Banques Populaires et l’implantation nationale du Crédit Coopératif permettent d’apporter aux acteurs de l’ESS des solutions contribuant au développement de projets ayant un impact direct dans les territoires.
À cet effet, les Banques Populaires soutiennent des opérations régionales et accompagnent les structures de l’ESS dans les grands enjeux de transition qu’elles rencontrent, renforçant par leur action la cohérence du modèle coopératif régional de proximité. Elles ont ainsi accentué la diffusion de services répondant :
- Aux besoins de financements vertueux, avec notamment le Prêt à Impact ;
- À la prise en compte de questions liées aux ressources humaines avec plusieurs dispositifs d’ingénierie sociale contribuant, par exemple, à maintenir en poste des effectifs éprouvés ces dernières années ;
- Aux problématiques qui s’accentuent en matière de fraude avec le déploiement d’outils répondant aux enjeux de digitalisation sécurisée, de dons sécurisés dématérialisés ou de cybersécurité ;
- À la pérennisation et l’optimisation de leur trésorerie en privilégiant, plus particulièrement, les supports répondant aux critères ISR (investissement socialement responsable).
Partenaire bancaire de premier plan des entreprises à impact social et/ou environnemental dans l’Économie Sociale et Solidaire, les Caisses d’Epargne comptent des associations, fondations, mutuelles et coopératives parmi leurs clients relevant du statut de l’ESS. Ils sont accompagnés par des chargés d’affaires dédiés –experts des spécificités de ces acteurs – qui interviennent en proximité dans tous les territoires.
En leur donnant accès à l’ensemble des produits et solutions bancaires utilisés par les entreprises et en apportant un conseil à valeur ajoutée, les Caisses d’Epargne proposent une gamme complète sur tous les univers de besoins (dialogue stratégique, financement de la transition écologique, outils de motivation et fidélisation des salariés, Prêt à Impact, etc.). Les Caisses d’Epargne, qui œuvrent en faveur de l’innovation sociale avec l’engagement d’être utiles au développement et aux enjeux de transitions, garantissent un accompagnement cohérent au sein de chaque territoire et créent des synergies qui s’inscrivent dans la durée :
- En accompagnant les associations gestionnaires dans le secteur médico-social : ces structures, véritables forces d’emploi pour les territoires, sont un maillon fondamental de la solidarité vis-à-vis de toutes les personnes fragiles (personnes malades, âgées, en situation de handicap, enfants...) ;
- En s’impliquant auprès de l’enseignement privé ;
- En appuyant les entreprises sociales innovantes pour favoriser l’impact social et environnemental de l’économie (par exemple, développement de services de collecte de biodéchets, de recyclage de déchets électriques et électroniques) ou en soutenant l’insertion sociale par le travail.
Les Banques Populaires, en particulier Crédit Coopératif, accompagnent les acteurs publics. Elles déploient leur action dans une logique de services dédiés au développement des territoires, au bénéfice de ceux qui y vivent. Des solutions de financement court terme et moyen long terme spécifiques aux collectivités locales sont ainsi proposées par les Banques Populaires et le Crédit Coopératif.
Les Banques Populaires et le Crédit Coopératif financent également la mise en œuvre des politiques publiques ainsi que les projets d’intérêt général qui s’appuient sur l’action des satellites des collectivités que sont les EPL (Entreprises Publiques Locales). Elles contribuent ainsi directement à des initiatives publiques dans les domaines de l’aménagement, du logement, des transports, de l’énergie, du tourisme.
Les Caisses d’Epargne, principal financeur privé du secteur public français1, offrent aux collectivités locales une gamme complète de solutions de financement et de services pour les accompagner dans la transformation de leurs territoires.
- L’aide à la recherche de financements extra-bancaires avec une filiale du Groupe BPCE ;
- La commercialisation d’enveloppes bonifiées BEI (Banque européenne d’investissement) axées sur l’Eau et Assainissement III, l’efficacité énergétique et la mobilité durable, la rénovation ou extension d’infrastructures sportives existantes ;
- Des propositions de financements dédiés afin de valoriser leur engagement environnemental ou social (ex. Prêt à Impact) ;
- Des solutions d’encaissement et de paiement dédié au secteur public.
Concernant les EPL (Entreprises Publiques Locales), l’accompagnement est réalisé auprès de ces structures publiques/privées, entités de plus en plus plébiscitées par les territoires, via la mise en œuvre de projets structurants avec :
- Des partenariats : fédération des EPL et des directeurs des EPL ;
- La mise en place d’une animation “propre” à ce marché ;
- La définition d’une feuille de route.
Premier partenaire bancaire privé du logement social1 et très fréquemment présent au capital des bailleurs sociaux comme dans leurs conseils d’administration, le réseau Caisse d’Epargne poursuit son implication historique au service de l’intérêt général.
Troisième acteur du logement social en France, le Groupe Habitat2 en Région, filiale du Groupe BPCE, gère un parc de 252 000 logements dans lesquels résident 548 000 personnes et compte 3 400 collaborateurs. Le Groupe Habitat en Région cultive un modèle d’affaires décentralisé, lui permettant de couvrir une large partie de la France métropolitaine dans toute sa diversité.
Les sociétés du Groupe Habitat en Région logent les personnes les plus modestes qui n’ont pas accès au marché privé, tout en inscrivant leur activité dans un cadre d’action permettant de respecter l’environnement et les écosystèmes, et de s’adapter aux changements en cours :
- Décarboner les logements, la production et le stock, les adapter aux changements climatiques ;
- Préserver les ressources sur lesquelles elles ont un impact ; diminuer l’artificialisation.
Chaque société joue un rôle majeur dans l’attractivité et le dynamisme du territoire sur lequel elle opère en mettant à disposition de publics diversifiés des logements financièrement accessibles et en apportant des réponses adaptées à la réalité locale.
Pour toujours mieux accompagner les acteurs du logement social dans leurs besoins, les Caisses d’Epargne ont notamment soutenu :
- Le renouvellement de l’enveloppe du Prêt Logement Intermédiaire ;
- La création de structures foncières pour le développement du logement intermédiaire ;
- La promotion de la démarche “Green et ESG” au travers de partenariats emblématiques, comme Delphis (Pôle d’innovation dédié à l’habitat social) et l’organisation de la 2e édition des trophées de la Sobriété avec la Fédération des ESH (Entreprises Sociales pour l’Habitat).
Le Groupe BPCE, dans le cadre de son projet stratégique, poursuit son ambition de devenir le partenaire de référence de la filière santé. Premier financeur privé du secteur hospitalier3, il est aussi partenaire des acteurs de la santé (étudiants, professionnels et entreprises) et de l’écosystème innovant (e-santé, biotech, medtech…).
En ce qui concerne les infrastructures de santé, le Groupe BPCE accompagne les hôpitaux publics, les hôpitaux privés, les Ehpad, les maisons de santé pluriprofessionnelles et l’hébergement social.
Il agit auprès des régions et de leurs habitants en se mobilisant en faveur de l’accès aux soins dans tous les territoires, en contribuant au développement du tissu d’entreprises qui innovent dans le secteur de la santé et en accompagnant les professionnels de santé.
Le Groupe BPCE assure ainsi un rôle de premier plan en soutenant les étudiants, les professionnels de santé et de la dépendance (fonction publique hospitalière, professions libérales, futurs professionnels de santé) dans leur exercice, leur installation et leur transformation. Pour durablement les accompagner :
- Un espace, développé dans le portail commercial des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne permet depuis 2024 aux professionnels de santé d’avoir accès à des outils et conseils utiles, de consulter des offres mais aussi d’entrer en contact avec les experts santé des réseaux commerciaux ;
- Afin d’accompagner les étudiants en médecine et en sciences infirmières, les Banques Populaires et la CASDEN Banque Populaire, banque coopérative de la fonction publique, ont signé un partenariat avec la Fédération nationale des étudiant.es en sciences infirmières (FNESI), et Caisse d’Epargne a animé pour la 3e année consécutive son partenariat avec l’InterSyndicale Nationale des Internes (ISNI). Les Caisses d’Epargne proposent également le Pass Future Installation qui permet d’assurer une continuité d’accompagnement entre la vie étudiante et le passage dans l’exercice libéral des jeunes diplômés ;
- Pour faciliter le financement de l’installation ou le développement des professionnels de santé, notamment dans les zones les moins dotées et dans les déserts médicaux :
- – Les Banques Populaires et Caisses d’Epargne proposent depuis 2024 un prêt BEI Santé, un financement adossé à de la ressource de la Banque européenne d’investissement permettant de bénéficier d’un taux préférentiel,
- – Les Banques Populaires ont généralisé le Prêt Zéro Désert Médical, un prêt à taux 0 % et d’un montant allant jusqu’à 20 000 euros, pour favoriser l’installation de nouveaux praticiens et aider au développement de l’activité ou la réalisation de travaux,
- – Pour contribuer à la lutte contre les déserts médicaux, les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne ont signé un partenariat avec l’association Médecins Solidaires qui ouvre des centres de santé dans les territoires et permet à des médecins généralistes volontaires de se relayer chaque semaine dans les zones rurales sous-dotées en médecins ;
- Caisse d’Epargne poursuit également son engagement auprès de l’ensemble des acteurs de la Silver économie4 en renouvelant pour la 8e année son partenariat avec France Silver économie.
Le Groupe BPCE soutient les entreprises de santé, les marchés de l’industrie pharmaceutique, de l’innovation santé dans leur installation et leur croissance. Il améliore l’accès aux soins en renforçant le développement de start-up issues de la Health Tech (Biotech, Medtech et acteurs de la e-santé) et en s’appuyant sur les dispositifs d’accompagnement et de financement des entreprises innovantes (NextInnov pour le réseau Banque Populaire et Néo Business pour le réseau Caisse d’Epargne).
Banque Populaire reconduit en ce sens son partenariat exclusif avec France Biotech – l’association des entrepreneurs de l’innovation dans la santé, afin d’encourager le développement et la pérennisation du tissu d’entreprises, start-ups et PME qui innovent quotidiennement en France. Banque Populaire a dans ce cadre notamment été impliquée lors de l’événement « CHU Healthtech Days » de Lille.
Banque Populaire a également organisé pour ses référents nationaux Next Innov (filière innovation) une learning expedition sur le thème de l’innovation en santé à Vivatech, le salon de rang international de l’innovation.
Caisse d’Epargne de son côté a renouvelé pour la 4ème année son partenariat avec BPI France pour BIG Inno et a notamment organisé lors de cet évènement une table ronde sur la Médecine de demain.
- 1 Repères 136 USH “Les HLM en chiffres”, publié en août 2024.
- 2 Classement défini sur base des rapports d’activité et rapports annuels publiés par les différents groupes de bailleurs sociaux en fonction de leur parc de logements.
- 3 Observatoire Finance Active, intitulé « Établissements publics de santé », publié en mars 2025.
- 4 Ensemble des activités économiques et industrielles qui bénéficient aux séniors (60 ans et plus).
Acteur bancaire de référence dans le sport, le Groupe BPCE est engagé auprès des collectivités, des professionnels et des entreprises du sport, des fédérations et des clubs (voile, surf, basket-ball, handball, rugby), apportant ainsi son soutien au mouvement sportif et favorisant la promotion du sport professionnel et amateur. Les Banques Populaires et Caisses d’Epargne, investies sur leurs territoires, s’appuient sur le programme Sport et Santé pour conforter leur positionnement de Banque du Sport et Banque de la Santé.
Fortes de la dynamique des Jeux de Paris 2024, les entreprises du Groupe BPCE continuent à s’engager en faveur du sport, pour un héritage de long terme, porteur de sens et d’impact positif, tangible pour les clients, les sociétaires, les collaborateurs et tous les territoires :
- En contribuant activement à la structuration de l’économie du sport, en soutenant les entreprises du secteur et en finançant les infrastructures sportives ;
- En contribuant à un sport durable et inclusif, notamment à travers la préservation des milieux aquatiques et le soutien à l’inclusion ;
- En poursuivant et développant le soutien des athlètes, en les accompagnant dans leur formation, de leur carrière et de leur reconversion ;
- En mobilisant les collaborateurs autour des valeurs du sport et en luttant contre la sédentarité.
Le Groupe BPCE poursuit l’ambition de rester le 1er financeur privé des infrastructures sportives en France1. Au-delà des financements classiques, une enveloppe BEI est proposée pour financer la rénovation des infrastructures sportives (jusqu’en août 2026), et différents partenariats ont été développés pour les Caisses d’Epargne :
- Avec l’Andes (l’Association des élus en charge du sport) qui a donné lieu par exemple à la publication du guide « Sources de financement des équipements sportifs » ;
- Avec Piscine de Demain qui accompagne les collectivités et entreprises du secteur aquatique, en intervenant lors de leurs colloques ;
- Avec le Pacte Utile, qui a permis le financement de construction/rénovation de plus de 120 terrains, de nouvelles rénovations étant programmées.
S’agissant des professionnels et entreprises du sport, le Groupe BPCE a l’ambition d’augmenter son taux de pénétration, et de capitaliser sur l’expertise développée pendant les JOP de Paris 2024 (accompagnant global avec des offres de flux, de monétique, gestion de la billetterie, financement, mise à jour de l’Observatoire de l’économie du sport en décembre 2025).
Au service de l’économie du sport et des habitants dans les régions, un premier fonds dédié aux start-ups du sport, Sport & Performance Capital, a été créé. Il est géré par Seventure Partners (affilié de Natixis Investment Managers), avec l’appui des Caisses d’Epargne et complété par des investisseurs externes. Le fonds sélectionne des sociétés innovantes dans le domaine du sport et du bien-être, entre à leur capital de manière minoritaire, participe aux comités stratégiques de ces sociétés et les accompagne dans leur développement. Les cessions de ces entreprises ont débuté en 2025 et devraient s’échelonner jusqu’en 2029. Son portefeuille est actuellement composé de 14 sociétés bien réparties géographiquement (Annecy, Brest, Bordeaux, Paris, Douai, Lille, etc.). Seventure prévoit de lancer un fonds successeur au premier semestre 2026.
Depuis 1992, la Fondation Nationale Banque Populaire, instrument de mécénat des 14 Banques Populaires et de leurs sociétaires, favorise l’initiative individuelle et accompagne dans la durée des projets de vie de personnes talentueuses, créatives, ayant l’esprit d’entreprendre et le goût pour l’innovation dans trois domaines : la musique classique, le handicap et l’artisanat d’art.
En 2025, le Fonds de dotation de la Fédération nationale des Banques Populaires a poursuivi son soutien de l’Adie, association nationale et régionale, qui finance et accompagne des micro-entrepreneurs. Complété par l’action de chacune des Banques Populaires en région, Banque Populaire (hors Casden) est une nouvelle fois le 1er partenaire financier de l’Adie en 2025 avec 51 millions d’euros qui ont permis de financer plus de 8 331 microcrédits et contribué à la création ou au maintien de 10 000 emplois indépendants et salariés ; à cela s’ajoutent les mécénats de compétence, des prêts d’honneur, et autres soutiens aux formations ou Prix Créadie.
En complément du mécénat, elles s’engagent dans des actions en faveur de la société civile. Elles sont particulièrement impliquées dans le soutien à la création d’entreprises, l’insertion (notamment via la microfinance), et la solidarité et soutiennent activement le monde de l’éducation et de la recherche. S’ajoutent à cela, les actions du Crédit Coopératif et de sa fondation qui sont principalement orientées vers le soutien et la promotion de l’économie sociale et solidaire. Enfin, la CASDEN Banque Populaire privilégie naturellement la thématique de l’éducation et de la recherche.
L’impact du mécénat des 14 Banques Populaires est un des composants mesuré chaque année via l’Empreinte Coopérative et Sociétale Banque Populaire (ECS). Fondée sur l’ISO 26 000 (norme internationale de référence en matière de RSE), cette empreinte identifie et valorise en euros les actions RSE et coopératives mises en place au sein de chaque banque en faveur de la société, des salariés, des clients, des sociétaires et des fournisseurs. Ces actions vont au-delà de la réglementation, hors commercial, et de l’activité bancaire classique.
Face aux enjeux climatiques, économiques, sociétaux, politiques ou de santé publique, les Banques Populaires se sont engagées en 2024 à faire de l’eau une priorité stratégique et ont initié une démarche “Agir pour l’eau” pour accompagner tous les acteurs dans une gestion durable et responsable de l’eau.
Les Banques Populaires, 1ère banque des entreprises depuis 16 années consécutives1, sont aussi les banques de la voile depuis plus de 35 ans (comme armateur de bateaux à la pointe de l’innovation, partenaire des fédérations de voile et de surf et partenaire de la fondation Tabarly). Le Crédit Maritime spécialisé dans le soutien et l’accompagnement du monde économique maritime fait partie du réseau Banque Populaire ; leur connaissance fine des territoires leur permet de répondre aux besoins spécifiques de chaque région, en tenant compte des enjeux locaux liés à la gestion de l’eau.
Un comité « L’eau, une priorité BP », créé en 2024 au sein de la Fédération nationale des Banques Populaires, réunit les dirigeants exécutifs et non exécutifs des Banques Populaires pour définir et suivre les orientations communes autour de cet enjeu national.
Créées par des philanthropes, les Caisses d’Epargne œuvrent depuis leur origine en faveur de la cohésion sociale et de la lutte contre les exclusions.
Les Caisses d’Epargne ont adopté en octobre 2025 un plan stratégique à horizon 2030. Son objectif est de développer le modèle coopératif des Caisses d’Epargne. Ce plan repose sur trois piliers : garantir et renforcer la compétence et l’efficacité de la gouvernance, accompagner les Caisses d’Epargne dans la promotion de leur sociétariat, fédérer la vision du groupe et renforcer l’influence des Caisses d’Epargne dans leur écosystème. Conscientes que l’habitat constitue un domaine d’impact majeur, les Caisses d’Epargne ont décidé d’inscrire ce sujet dans leur plan stratégique. A titre d’exemple, 10 % des projets de mécénat seront consacrés à des structures d’intérêt général œuvrant pour l’habitat.
En 2025, les Caisses d’Epargne soutiennent l’Institut du Microcrédit – Parcours Confiance qui vise à favoriser l’inclusion et à faciliter la réinsertion sociale et professionnelle des personnes en difficulté économique, souvent exclues des circuits bancaires traditionnels. Ce soutient s’inscrit dans l’ADN des Caisses d’Epargne, engagées depuis plus de 20 ans en faveur de l’inclusion financière, qui ont ainsi pu octroyer 1 283 microcrédits en 2025.
Les Caisses d’Epargne soutiennent des actions d’intérêt général visant à lutter contre l’exclusion et la précarité, notamment bancaire et financière, et des actions et des programmes d’aide à vocation solidaire. Elles soutiennent par exemple l’association Finances & Pédagogie, qui réalise des actions de sensibilisation et de formation, sur le thème de l’argent dans la vie, auprès de tout public, jeunes et adultes à la demande d’acteurs de l’économie sociale et solidaire. Elles soutiennent également la Fondation Belem Caisse d’Epargne, reconnue d’utilité publique, dont le projet est de promouvoir le passé maritime de la France et de conserver dans le patrimoine national le dernier grand voilier français du XIXe siècle, classé monument historique depuis 1984.
Les 15 Caisses d’Epargne élaborent chacune leur propre stratégie de mécénat sur leur territoire. Cette notion d’ancrage territorial se traduit en 2025 par, 23,3 millions d’euros versés à 1 259 projets de proximité principalement dans le domaine de la jeunesse, de la solidarité et de la biodiversité. Les Caisses d’Epargne s’engagent pour une durée de trois ans, à soutenir la protection et la restauration de la biodiversité dans le cadre de l’appel à projets “Pour la biodiversité, chaque projet compte”.
Le modèle coopératif des Caisses d’Epargne s’incarne également par l’implication des administrateurs, représentants des sociétaires, dans les activités de solidarité des Caisses d’Epargne. Ils sont, à ce titre, mobilisés dans la détection et l’instruction des projets de mécénat. Afin de mener à bien cette mission, 271 administrateurs ont bénéficié d’une sensibilisation à la biodiversité. Enfin, ils sont également impliqués dans l’évaluation des projets de mécénat, étape phare dans le process de mécénat des Caisses d’Epargne. Cette rencontre entre l’administrateur et l’association, permet au travers d’un questionnaire, de suivre le projet et d’en mesurer son impact. Depuis 2023, 423 projets ont été évalués permettant ainsi aux Caisses d’Epargne de renforcer le lien avec les associations.
Le Groupe BPCE soutient de nombreux projets, en lien avec la culture, le patrimoine, le sport, la solidarité (notamment au travers d’actions d’insertion professionnelle ou d’aide alimentaire orientées vers les jeunes).
- Le Groupe BPCE, grand mécène de Paris Musées et mécène principal du Petit Palais depuis 2023, s’est engagé sur trois initiatives majeures : financer la restauration du péristyle et de sa fresque, contribuer à la mise en valeur des collections permanentes et expositions temporaires et accompagner les travaux du Plan climat du Petit Palais. Les travaux de restauration du péristyle et de sa fresque ont été lancés en juillet 2025, avec une fin prévue au printemps 2026. En soutenant ce projet, et dans la continuité de la restauration de Notre Dame, le Groupe BPCE montre son attachement profond au patrimoine et à sa sauvegarde ;
- En 2025, le Groupe BPCE a apporté son soutien au Muséum national d’Histoire naturelle dont la mission est de développer la recherche, la conservation et la mise à disposition de savoirs à l’intention de tous les publics. Ce mécénat s’inscrit dans le cadre de la démarche du groupe d’encourager la science et sa diffusion au plus grand nombre pour éclairer notre compréhension et nourrir notre capacité à trouver des solutions nouvelles face aux changements climatiques ;
- Le Groupe BPCE a lancé en 2025 une initiative territoriale visant à contribuer à la préservation du patrimoine naturel, prévoyant de protéger plus de 30 écosystèmes avant fin 20262. Les Banques Populaires, les Caisses d’Epargne, Natixis et la Banque Palatine soutiennent ces projets de préservation et restauration des écosystèmes locaux, liés à l’eau et à la forêt, situés au cœur des territoires où le groupe est présent, en France et à l’international. Chaque projet s’inscrit dans un cadre d’impact fondé sur la méthode des services écosystémiques, défini avec un comité scientifique. Composé d’experts et d’institutions nationales spécialistes des enjeux liés à la biodiversité, à l’eau et à la forêt, le comité vérifie la conformité de chaque projet proposé. La gestion de chaque projet s’effectue selon les exigences du cadre d’impact et est confiée à des structures techniques et scientifiques locales. Le comité scientifique revoit chaque année les projets entrés dans l’initiative. Au 31 décembre 2025, 38 projets ont d’ores et déjà été validés par le comité scientifique, partout en France, à Madagascar et à Londres ;
- Natixis Foundation intervient dans trois domaines : insertion professionnelle des jeunes et sensibilisation à l’environnement, économie circulaire, protection de la biodiversité et du patrimoine naturel. Plus de 50 projets ont été lancés dans le monde depuis sa création en 2020 ; les actions des partenaires soutenus par la fondation ont permis :
- – d’accompagner près de 160 000 bénéficiaires dont de nombreux jeunes et étudiants,
- – de sensibiliser près de 120 000 personnes à la protection de l’environnement,
- – de sauver du gaspillage et distribuer 800 tonnes de nourriture,
- – de collecter et recycler près de 130 tonnes de matériels,
- – de cultiver 65 km de végétations et planter près de 50 000 arbres.
Dès 2015, BPCE SA a fait son entrée sur le marché des obligations durables en émettant une première obligation verte liée aux Énergies Renouvelables en marge de l’Accord de Paris. Depuis lors, le Groupe BPCE émet régulièrement des obligations et ne cesse d’étendre le périmètre des émissions d’obligations durables aux catégories de projets éligibles verts et sociaux, s’imposant ainsi comme l’un des principaux émetteurs d’obligations vertes et sociales parmi les institutions financières dans le monde.
Dans le cadre de son projet stratégique VISION 2030, le groupe intensifie son programme d’émissions en s’engageant à réaliser au moins cinq émissions vertes ou sociales par an, pour contribuer pleinement au développement d’une finance plus durable, qu’il s’agisse d’émissions publiques ou de campagnes d’émissions réalisées dans les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne.
En 2025, le Groupe BPCE a réalisé quatre émissions publiques vertes et sociales pour 2 683 millions d’équivalent euros :
- 500 millions de dollars australiens contre-valorisés à 283,3 millions d’euros 15NC10 Tier 2 LED social (Local Economic Development) ;
- Green Building covered bond émis par BPCE SFH pour 1 000 millions d’euros à 10 ans ;
- 1 000 millions d’euros Senior Non Préféré Social Bond Santé à 8 ans (8NC7) ; c’était la première obligation du groupe permettant de refinancer ou financer des actifs du secteur de la santé publique mais également du secteur privé en France ;
- 400 millions d’euros émis par BPCE Assurance Green Building Use of Proceeds à 10 ans. Il s’agit de la première émission green RT1/T2 réalisée par BPCE Assurances.
À cela s’ajoutent quatre campagnes d’émissions green dans les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne pour un total de 1 484 millions d’euros, destinés au refinancement d’actifs immobiliers résidentiels verts.
Le nombre d’émissions vertes ou sociales du groupe dans l’année 2025 s’élève donc à huit pour un total de 4 167 millions d’euros (contre cinq en 2024 pour 3 650 millions d’euros).
Les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne ont pour ambition d’être la première banque des professionnels et des entreprises à horizon 2030 (+15 % de clients professionnels actifs pour BP et +21 % d’entreprises actives pour CE à horizon 2026).
Les différentes structures de l’économie sociale et solidaire (ESS), les collectivités locales, les opérateurs du logement social et leurs bénéficiaires
Dans le cadre du projet stratégique VISION 2030, l’ambition à 2026 est d’augmenter le financement de l’ESS, du logement social et des acteurs publics de 8 %. Au 31 décembre 2025, la production a augmenté de 8,5 % par rapport à l’année de référence 2023.
Plus particulièrement, concernant les collectivités locales et le logement social, face aux enjeux majeurs qui attendent ces secteurs (transition environnementale, financement, etc.), Caisse d’Epargne a défini trois ambitions majeures à horizon 2030 :
- Favoriser le lien public/privé pour s’affirmer comme le partenaire référent des territoires ;
- Devenir le partenaire de confiance qui apporte conseil, expertise et innovation aux acteurs du territoire en réponse à l’évolution de leurs besoins ;
- Assurer leur rôle de banque pionnière des transitions sociales et environnementales pour contribuer au mieux loger et au bien vivre ensemble.
- Les Banques Populaires souhaitent continuer à se développer sur l’ensemble des acteurs de la filière Santé, quels que soient leur moment de vie ou leur mode d’exercice (étudiants en santé, agents de la fonction publique, salariés, libérales ou entrepreneurs innovants) pour leurs projets privés ou professionnels ;
- Les Caisses d’Epargne accélèrent leur développement auprès de l’ensemble des acteurs du secteur de la santé (futurs professionnels de santé, professionnels de santé, hôpitaux, établissements sanitaires et médico-sociaux, entreprises innovantes de santé) avec le lancement d’une filière affinitaire commune, SantExpert. Le réseau Caisse d’Epargne a ainsi pour objectif de maintenir son positionnement de banquier expert des établissements publics de santé et des acteurs du médico-social et de banquier de référence des professionnels de santé pour leurs projets privés et professionnels, en accompagnant la mutation de leurs modes d’exercice, dans tous les moments de leurs vies.
- En B-to-B : les infrastructures sportives, et en particulier leur rénovation (enveloppe BEI, plan piscine), ainsi que les professionnels et les entreprises du sport, dont la SporTech ;
- En B-to-C : l’accompagnement des athlètes de haut niveau, des sportifs amateurs, des associations et des clubs sportifs.
Suite aux Jeux de Paris 2024, une nouvelle feuille de route est en cours d’instruction. Les indicateurs seront définis en lien avec les parties prenantes. Les ambitions sportives du groupe font partie du projet stratégique VISION 2030. Au-delà des actions nationales, les établissements en région sont également amenés à mettre en place des actions et à continuer à soutenir des athlètes sur leurs territoires.
Le Groupe BPCE, banquier, assureur, gestionnaire d’actifs exerce ses métiers au plus près des besoins de ses clients, y compris des plus fragiles. Son modèle de banque relationnelle et territoriale lui permet d’accompagner tous ses clients, particuliers, professionnels, commerçants et artisans, acteurs du secteur public et entreprises, quelle que soit leur taille. En France, le Groupe BPCE offre un service de proximité essentiel à ses 35 millions de clients et à l’économie française. À l’international, Natixis CIB et Natixis IM développent des expertises reconnues et se positionnent comme des partenaires privilégiés de leurs clients, grâce à une offre de produits et de conseils adaptés.
Le Groupe BPCE dialogue en continu avec ses parties prenantes. Le processus de consultation des parties prenantes au sein du Groupe BPCE repose sur des dispositifs qui associent ses parties prenantes à sa dynamique d’identification et d’évaluation des impacts, risques, opportunités et des leviers d’amélioration, à la fois sur les thèmes environnementaux et sociétaux. La synthèse du dialogue par catégories de parties prenantes est exposée dans la section 1.3.2 (SBM-2) Intérêts et points de vue des parties prenantes.
3.3.2 (SBM-3) Impacts, risques et opportunités matériels et leur interaction avec la stratégie et le modèle économique
Parmi les deux thèmes liés aux clients et utilisateurs finaux, « Informations des consommateurs et utilisateurs finaux » et « Inclusion financière et accessibilité de l’offre », quatre enjeux ont été identifiés comme étant matériels : un premier relatif à la protection de la vie privée, deux sur l’accès aux produits et services et pratiques de commercialisation responsable et un dernier sur la non-discrimination.
Le risque matériel suivant, lié à l’enjeu relatif à la protection de la vie privée, a été identifié : « Risque de pertes financières découlant d’un risque juridique et/ou de réputation en cas de défaillance dans la mise en œuvre des mesures de protection des données personnelles des clients ».
Le groupe est soumis à des règlementations strictes telles que le Règlement général sur la protection des données (RGPD). Il est crucial de mettre en place des mesures de confidentialité et de cybersécurité solides pour protéger les données des clients et se conformer à la règlementation en vigueur. Le groupe accorde une attention toute particulière à un usage responsable des données. Des risques de sanctions ou de pertes financières peuvent advenir en cas de non-respect des règlementations ou de mesures insuffisantes de prévention ou de lutte contre la cybercriminalité, pouvant entraîner des fuites, vols ou utilisation inappropriée des données personnelles des clients. Ces risques, résultant du non-respect de dispositions législatives et réglementaires peuvent être qualifiés de systémiques.
S’agissant de l’inclusion financière et de l’accessibilité de l’offre, l’enjeu « accès aux produits et services et pratiques de commercialisation responsables » porte une opportunité financière liée au développement de nouveaux produits et services innovants et un impact positif sur les clients, en proposant des produits et services adaptés aux besoins de l’ensemble des clients et acteurs économiques (y compris ceux en situation de fragilité financière) et en assurant une couverture géographique globale et des solutions numériques adaptées
Pour répondre aux attentes des clients, le développement de nouveaux produits et services innovants ouvre des opportunités pour le groupe, en termes notamment de nouveaux marchés, segments de clientèle, partenariats, stimulant la créativité et l’innovation et de nature à renforcer l’intérêt des clients pour ces nouveaux produits et services. Le maillage territorial du groupe, ses implantations géographiques internationales et le déploiement de solutions numériques adaptées constituent un impact positif pour les clients, en termes de proximité et d’accessibilité. L’exemple des jeunes et des familles est présenté ici, notamment dans la section 3.3.3.1.3 Inclusion financière et accessibilité de l’offre.
Pour garantir l’intérêt client et collaborer à l’utilité dans les territoires, les collaborateurs ont la responsabilité de transmettre au client les offres de manière transparente et correcte dans le cadre d’une relation de confiance ; le Code de conduite et d’éthique1 pose les principes suivants :
- Protéger les intérêts du client et du sociétaire (Principe 3) : notamment, en privilégiant en permanence l’intérêt du client et en s’assurant que le client comprend bien les caractéristiques et particularités de la solution qui lui est proposée, mais aussi en protégeant ses données personnelles ;
- Communiquer en toute transparence (Principe 4) : les clients du groupe sont assurés que les services et les produits que le groupe leur propose constituent le choix qui convient le mieux à leurs besoins et à leurs intérêts à long terme. Pour y parvenir, toutes les entités du groupe s’attachent à communiquer avec eux de manière transparente et intègre.
Concernant l’offre de produits et de services adaptés aux besoins des clients, l’ensemble des mesures mises en place concourt à un impact positif pour les clients :
- Dans le cadre de la distribution des produits et services aux particuliers, un ensemble de règles relatives à la validation des produits commercialisés ainsi que des processus commerciaux (quel que soit le canal utilisé) s’applique ;
- La stratégie de Natixis s’attache à améliorer la transparence de ses offres qui permet une bonne compréhension des produits et de leur impact environnemental, sociétal, et en termes de gouvernance (ESG). Cette transparence accrue représente un impact positif de Natixis sur ses clients, leur permettant de prendre des décisions éclairées.
En termes d’inclusion financière, des dispositifs spécifiques sont déployés pour couvrir les différents besoins et problématiques des clients : accompagnement des clients en fragilité financière, publics en besoin d’insertion économique et sociale, personnes protégées.
L’enjeu de « non-discrimination » comporte un impact négatif potentiel sur les clients en cas de défaillance du Groupe BPCE dans l’application des mesures visant à lutter contre la discrimination (choix des clients, accès au financement ou services essentiels).
Dans son Code de conduite et d’éthique, le groupe considère qu’il est de sa responsabilité sociétale de :
- Garantir un traitement équitable des clients (Principe 2) : il propose un dispositif d’écoute et d’accueil des clients en situation de fragilité, notamment en raison de difficultés financières, qui permet d’adapter ses services à leurs besoins spécifiques et de maintenir en toute situation une écoute attentive et des solutions personnalisées ;
- Contribuer à une économie de marché humainement responsable (Principe 9) : il vise à financer l’ensemble des acteurs régionaux avec une offre personnalisée, allant du microcrédit au financement de grands projets ;
- Être un groupe bancaire inclusif et ouvert à tous (Principe 10) : il agit préventivement auprès des clients particuliers pour leur éviter une procédure de surendettement, et est attentif à les contacter, écouter et à leur proposer des solutions simples et adaptées (gestion du compte, Offre Client Fragile, restructuration de prêts...) et les orienter si nécessaire vers des correspondants dédiés. Par le biais de ses managers et conseillers de clientèle, il porte une attention particulière à l’accompagnement des clients en difficulté. Le groupe met tout en œuvre pour accueillir tous les clients, en adaptant et en personnalisant ses services et relations. Il est aussi le premier banquier des personnes protégées.
Un manque de transparence des offres, des pratiques de ventes abusives ou des pratiques discriminatoires portant atteinte l’égalité et à l’inclusion de certains groupes de clients, en particulier ceux déjà identifiés en fragilité financière ou étant en situation de handicap, peuvent avoir des impacts négatifs sur ces clients. Notre analyse s’appuie sur des dispositifs spécifiques déployés pour couvrir les différents besoins et problématiques de ces clients (en fragilité financière, en besoin d’insertion économique et sociale et personnes protégées), conformément à la réglementation.
Ces impacts potentiels négatifs concerneraient des incidents isolés et sont considérés comme n’étant ni généralisés ni systémiques.
Dans le contexte spécifique des activités de la gestion d’actifs, cette thématique concerne les consommateurs et les utilisateurs finaux des sociétés investies et ne font pas référence aux investisseurs des produits financiers proposés par les sociétés de gestion elles-mêmes.
Pour Natixis IM et ses sociétés de gestion européennes, l’intégration de ces enjeux dans les activités des sociétés de gestion, se fait au travers du processus d’investissement, la proposition de produits financiers et les activités d’engagement. Chaque société de gestion de Natixis IM est responsable de son processus d’investissement et de l’intégration des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance dans le respect de leur devoir fiduciaire. Des approches diversifiées sont ainsi observées au sein des sociétés de gestion européennes de Natixis IM.
Dans son projet stratégique VISION 2030, le Groupe BPCE entend développer des modèles relationnels simplifiés, grâce au meilleur de l’humain (des clients choisissant le moyen d’interagir avec leur banque de 100 % digital à 100 % physique, des offres transparentes, simples et innovantes) et du digital (grâce aux applications de ses banques, parmi les mieux notées du marché, grâce à des parcours 100 % selfcare pour tous ses clients et des espaces transactionnels performants pour les clients professionnels et entreprises), augmentés de l’IA (pour enrichir l’expérience client, faciliter la vie des conseillers et simplifier le quotidien des clients et collaborateurs).
La gestion des impacts, risques et opportunités matériels est décrite dans les paragraphes suivants, incluant des développements spécifiques à certaines clientèles (clients en situation de fragilité économique, publics en besoin d’insertion économique et sociale, personnes protégées – i.e. majeurs bénéficiant d’une mesure de protection juridique ou sociale décidée par un juge des tutelles, personnes en situation de handicap, jeunes).
Catégorie
IROEnjeu matériel Politiques Actions Métriques Cibles Risques Protection de la vie privée • Politique de protection des données personnelles
• Politique Générale de gestion des risques Cyber et Informatiques
• Travaux Privacy Center
• Délégué à la protection des données (DPO)
• Formations et sensibilisation
• Audit et contrôle interne
• Gestion des violations de données
• Charte d’Utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication
• N/A • Plan stratégique décliné sur les prochaines années pour la cybersécurité Opportunité,
Impact Positif
Accès aux produits et services et pratiques de commercialisation responsable • Code de conduite et d’éthique
• Schéma pluriannuel accessibilité 2025-2027
• Offre clientèle fragile
• Développement de l’éducation financière
• Soutien du microcrédit
• Sécurisation de l’offre bancaire des personnes protégées
• Nombre de projets locaux soutenus
• Taux de pénétration du marché personnes protégées
• Taux d’équipement OCF
• Soutenir 11 000 projets locaux en matière d’entrepreneuriat social1 Impact négatif Non-discrimination • Code de conduite et d’éthique • Accompagnement des jeunes et des familles
• Offre d’assurance inclusive
• Sensibilisation, formation, conduite du changement, diagnostics et audits pour l’accessibilité numérique
• N/A • N/A - 1 Périmètre : réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne ; Nombre de projets professionnels financés en microcrédits.
Politiques Contenu Champ d’application Responsable de la
mise en œuvreInteraction avec les parties
prenantes et diffusionPolitique de protection des données personnelles • Décrit les normes liées au traitement des données à caractère personnel ; elle pose les principes d’usage et d’éthique de l’exploitation des données personnelles et décrit notamment :
– L’organisation et la gouvernance du Groupe BPCE pour assurer la protection des données personnelles au travers des rôles,
– Responsabilités et relations hiérarchiques,
– Les principes et pratiques de protection des données à respecter par l’ensemble de la filière Privacy,
– Les outils proposés par le Groupe BPCE à disposition des acteurs de la filière.
• Groupe BPCE • Protection des Données Personnelles Groupe (Sécurité Groupe/Secrétariat Général Groupe (SGG)) • Intranet (parties prenantes internes)
• Format électronique ou physique (prestataires, sur demande)
• Cette politique est diffusée à l’ensemble du personnel du groupe, potentiellement utilisateur de données personnelles
• Sa déclinaison au profit des clients est faite au moyen des politiques de protection des données personnelles présentes sur chaque site du Groupe BPCE
Politique Générale de gestion des risques Cyber et Informatique (PGTRM pour Politique Générale Technology Risk Management) • Définit un corpus de règles dont l’objectif est de réduire les risques Cyber et informatiques, et fixer les principes de l’organisation mise en place pour gérer ces risques. En particulier, elle précise les rôles des différentes lignes de défense, la responsabilité des principaux acteurs et la comitologie qui doit permettre la bonne gouvernance de ces risques.
• Cette politique encadre les nouvelles politiques de gestion des risques technologiques (TRM pour Technology Risk Management) :
– Cyber,
– Projets et Développements Informatiques,
– Production Informatique,
– Gouvernance et Stratégie Informatique,
– Continuité des Systèmes d’Information.
• Groupe BPCE • Responsable de la filière risques cyber et informatiques (Sécurité Groupe/ Secrétariat Général Groupe (SGG)) • Cette politique est en lien avec les politiques Continuité d’activité (CA), Externalisation et Sécurité des data centers Code de conduite et d’éthique • Le Code de conduite met en lumière les règles de conduite et les bonnes pratiques à adopter en respectant les meilleurs standards comportementaux de transparence et de confidentialité, avec pour objectif de nouer des relations durables de confiance et d’agir avec intégrité en tant que banquiers et assureurs responsables
• Il repose sur des principes de conduite qui sont considérés comme fondamentaux par le conseil de surveillance, le directoire et le comité de direction générale de BPCE, ainsi que tous les dirigeants du groupe
• Le Code de conduite et d’éthique de BPCE est basé sur une démarche du groupe afin d’établir un document pratique et clair à destination des collaborateurs, des fournisseurs et des partenaires dans leurs relations avec le groupe • Direction de la Conformité
• Direction des Ressources Humaines
• Intranet et site internet du Groupe BPCE
• Formation réglementaire obligatoire (e-learning Code de conduite et éthique)
• Décliné opérationnellement dans les codes de conduite et chartes des entités du groupe
Schéma pluriannuel d’accessibilité 2025 2027 • Décline les ambitions en matière d’accessibilité numérique dans la stratégie numérique des entités du groupe ainsi que dans leur politique en faveur de l’intégration des personnes en situation de handicap • Groupe BPCE • Filière accessibilité • Intranet (parties prenantes internes)
• Accessible sur l’ensemble des sites institutionnels et des applications mobiles et web du groupe (parties prenantes externes)
Dans le cadre de l’analyse de double matérialité, aucun impact négatif matériel sur les droits humains n’a été identifié en lien avec les clients et utilisateurs finaux. L’approche générale du Groupe BPCE en matière de droits humains est présentée au sein de la charte des droits humains du groupe1.
La politique est applicable à chaque entité du groupe ; elle doit être présentée aux dirigeants ou à un comité faitier traitant des risques. S’agissant de l’intégration d’une nouvelle entité, l’application de la politique pourra être subordonnée à la détermination d’un plan de mise en conformité dont le délai de mise en œuvre est défini conjointement entre l’organe central et l’entité.
La législation sur la protection des données personnelles applicable localement peut exiger des critères plus rigoureux ou imposer des règles moins strictes que celles contenues dans la présente politique. Ainsi, toute politique nationale divergente à la politique groupe devra être soumise à l’approbation préalable du DPO-G (Data Protection Officer Groupe).
Les contrats avec les prestataires traitant de données personnelles sont conclus conformément à la législation sur la protection des données personnelles et aux normes et instructions du groupe. Ils garantissent ainsi une stricte utilisation des données personnelles aux seules fins d’exécuter leurs prestations.
Tout partage de données au sein ou à l’extérieur du groupe se limite strictement à des obligations légales telles que celles relatives à la Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme (LCB-FT).
Le Groupe BPCE renforce son dispositif de gestion des risques cyber et informatiques dans un contexte d’accroissement continu de la menace et de renforcement des exigences réglementaires. Une Politique Générale de gestion des risques Cyber et Informatiques a ainsi été adoptée en 2025.
Cette politique générale fait le lien avec les Politiques de Continuité d’Activité pour la Continuité des Systèmes d’Information (PCA-CSI) et les Politiques d’Externalisation.
La politique de gestion des risques technologiques « volet Cyber » s’inscrit dans la continuité de la précédente politique générale. Cette politique Cyber se base et répond notamment aux directives de l’Autorité bancaire européenne émises en avril 2019, du pilier 1 du Règlement européen UE 2022/2554 pour la Résilience Opérationnelle Numérique (DORA – Digital Operational Resilience Act) et ses normes techniques réglementaires (RTS – Regulatory Technical Standard). Cette politique définit des exigences communes, qui peuvent être enrichies par chaque entité, en vue de se conformer à des exigences locales.
La Politique Cyber groupe porte sur l’ensemble des ressources nécessaires au traitement automatisé de l’information : les données sous toutes leurs formes (Actifs Informationnels), les applications et composants d’infrastructures (Actifs de TIC) et les personnes. Elle se veut indépendante des technologies afin de garantir son applicabilité dans les différents contextes techniques.
Ainsi, en cas d’incident de sécurité avéré, chaque direction générale ou directoire d’entreprise organise la réponse selon le niveau de sévérité de l’incident et le périmètre touché.
Cependant, le processus d’escalade doit prévoir une information systématique de BPCE, en s’appuyant sur les dispositifs de gestion des incidents cyber et de gestion des alertes et des crises mis en place au sein du groupe.
Par ailleurs, les entités du Groupe BPCE situées à l’étranger doivent respecter les exigences réglementaires locales en matière de gestion des risques liés aux TIC (Technologies de l’Information et de la Communication).
Le CTRM-G (Cyber & Technology Risk Manager – Group) assure la cohérence de la gestion du risque cyber et informatique entre les différentes typologies de risques. Le titulaire du rôle favorise également la cohérence entre les métiers et les fonctions de support. Il est indépendant des équipes opérationnelles.
Chaque entité désigne un responsable des risques cyber et informatiques au sein de son organisation, garant de la mise en œuvre des politiques régies par la présente politique générale de gestion des risques cyber et informatiques établies par le Groupe BPCE, de leur enrichissement par les exigences réglementaires locales, de la mise en œuvre de contrôles de niveau 2, de l’évaluation des risques cyber et informatiques, de leur suivi et de leur escalade si nécessaire, ainsi que de la promotion d’une forte culture locale en matière de gestion des risques cyber et informatiques.
La protection des intérêts de la clientèle est une préoccupation majeure du groupe qui se traduit dans les politiques de chacune de ses entités en France et à l’international. En toutes circonstances, les collaborateurs doivent servir les clients avec diligence, loyauté, honnêteté et professionnalisme, et proposer des produits et des services adaptés à leurs compétences et leurs besoins. Dans ce cadre, et afin de maintenir un haut niveau de protection de la clientèle, le groupe établit et maintient un corpus de procédures et réalise des contrôles portant sur cette thématique. Ceci se traduit par la mise en œuvre de différents dispositifs dédiés à l’information et la connaissance client et par la mise en place d’une gouvernance des produits qui leur sont proposés.
Différentes directions sont attachées à veiller et à garantir des offres transparentes et adaptées au besoin des clients. Les offres de produits et services, lorsqu’elles sont destinées à un consommateur, doivent respecter les dispositions des articles L. 121-1 à L. 121-24 du Code de la consommation relatives aux pratiques commerciales interdites, à l’exception du refus de vente. C’est dans cette série de dispositions que l’on retrouve les pratiques commerciales trompeuses (art. L. 121-2 à L. 121-5) ou agressives (art. L. 121-6 à L. 121-7). La politique est mise à disposition des entreprises du groupe à travers un guide pratique réalisé par la direction juridique.
Lors de la rédaction de documents commerciaux, quelle que soit leur nature, les rédacteurs sont invités à être tout particulièrement vigilants à l’adéquation entre les conditions de commercialisation, le mode/processus de mise à disposition de l’information et la cible de clientèle visée. Le rédacteur d’une documentation promotionnelle se doit donc de prêter une grande attention aux canaux de commercialisation envisagés et au caractère approprié de la stratégie de distribution. Toutes les informations, y compris publicitaires, se doivent d’être correctes, claires et non trompeuses. Une information claire est une information qui est suffisante pour permettre au client d’appréhender les principales caractéristiques du produit qu’il s’apprête à souscrire ainsi que les avantages et risques y afférents.
Comprendre les besoins des clients du groupe pour leur offrir des produits et services les plus adaptés est ainsi au cœur des principes du Code de conduite et d’éthique du groupe. Les collaborateurs s’emploient à servir au mieux les intérêts des clients en :
- Identifiant leurs besoins ;
- Proposant la solution la plus adaptée, en tenant compte du profil du client ;
- Traitant équitablement tous les clients.
En étant à l’écoute des besoins de ses clients au sein des territoires, le Groupe BPCE veille à développer l’inclusion financière et l’accessibilité de son offre avec la conception de produits et services pour l’ensemble de sa clientèle. Le Groupe BPCE souhaite, par exemple, protéger et accompagner les clients fragiles en facilitant l’accès de ces derniers aux services bancaires, en prévenant le surendettement et en proposant des microcrédits. Il propose également une offre bancaire spécifique pour les personnes protégées. En parallèle, le groupe met en place des offres ciblées notamment pour les jeunes et les familles, en accompagnant ces derniers dans leur éducation financière et leur première bancarisation. Cette stratégie vise à faire du Groupe BPCE la banque de référence pour ces segments de clientèle, tout en incluant des outils numériques pour améliorer l’expérience client.
Pour le Groupe BPCE, le traitement équitable de ses clients est un principe fondamental. Il agit en ce sens en faveur de la non-discrimination dans ses relations avec les clients et personnes physiques. L’éthique professionnelle fait partie intégrante des grands principes du Code de conduite et d’éthique fixés par le groupe, puis déclinés par chaque entité en fonction de ses spécificités locales.
En matière d’accompagnement des clients fragiles, le Groupe BPCE souhaite permettre au plus grand nombre, et notamment aux personnes en difficulté, d’accéder aux services bancaires. Pour maîtriser les risques d’exclusion, il met en place, sur le territoire français, des dispositifs qui permettent aux clients modestes d’accéder à des financements, et aux clients en situation de fragilité économique de gérer leur compte bancaire plus sereinement.
En complément, la charte AFECEI1 d’inclusion bancaire et de prévention du surrendettement s’applique à tous les établissements de crédit. Elle vise à :
- Mettre en place des mesures permettant de renforcer l’accès des personnes physiques n’agissant pas pour des besoins professionnels aux services bancaires et d’en faciliter l’usage ;
- Développer des mécanismes de détection et de traitement précoces des difficultés de leurs clients afin de mieux prévenir le surendettement.
Les Banques Populaires et Caisses d’Epargne identifient la clientèle fragile sur la base de critères règlementaires :
- Les incidents ou irrégularités de fonctionnement du compte ;
- S’il est constaté pendant trois mois consécutifs au moins quinze incidents de paiement et que le montant maximum du solde moyen créditeur du compte du client particulier sur la période est équivalent à trois fois le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) net mensuel ;
- S’il est constaté sur un mois au moins cinq irrégularités ou incidents de paiement et que le montant maximum du solde moyen créditeur du compte du client sur la période est équivalent au SMIC net mensuel ;
- L’inscription au Fichier Central des Chèques (FCC) ;
- Le surendettement, avec un dossier déclaré recevable par une commission de la Banque de France, avec effet sur toute la durée du plan d’apurement (art. L. 722 du Code de la consommation), ou un dossier en cours de traitement.
La question de la fragilité financière au sens de la charte AFECEI, concerne également les établissements non-teneurs de compte de dépôt. Pour le Groupe BPCE, il s’agit de ses filiales BPCE Financement, BPCE Lease, ONEY Banque, Crédit Foncier, la CASDEN et Capitole Finance.
Le Groupe BPCE agit également en prévention du surendettement. En application de la charte AFECEI, l’ensemble des comptes de dépôts font l’objet d’un score prédictif destiné à détecter de façon préventive (six mois avant la survenance du risque) une éventuelle dégradation de leur situation financière. Ce score s’appuie sur une technique de modélisation basée sur des variables sociodémographiques, d’équipement, de flux, d’encours et d’incidents bancaires. Il fait l’objet d’un contrôle régulier afin de monitorer sa performance.
Depuis 2021, le Groupe BPCE a élargi sa méthode d’identification au risque de surendettement aux clients particuliers et entrepreneurs individuels des deux réseaux. L’objectif étant de ne plus se limiter aux seuls détenteurs de crédits, mais de viser un public plus large pour être plus efficace en matière de prévention.
Cette offre, dédiée à la clientèle fragile, est appuyée par une gouvernance gérée par BPCE SA au niveau de Banque de proximité et Assurance (BPA). Elle est portée par le comité clients fragiles et tarifications réglementées, qui se réunit de façon bimestrielle en présence des services juridiques et de la conformité, ainsi que de la Direction du développement et des services informatiques.
Conformément à la charte AFECEI et face aux difficultés financières rencontrées par certains clients, l’acculturation des conseillers financiers aux thématiques relatives à l’inclusion bancaire est cruciale.
Le Groupe BPCE et ses établissements ont mis en place un dispositif de formation spécifique à destination des collaborateurs, avec un module dédié à la prévention du surendettement et aux clients en situation de fragilité, ainsi qu’un second consacré au droit au compte. Ces formations doivent être réalisées obligatoirement tous les cinq ans par les conseillers particuliers en agence et sur les plateformes téléphoniques.
Début 2025, le Groupe BPCE a actualisé la formation à la prévention du surendettement et aux clients en situation de fragilité, et a mis à disposition de ses établissements Banque Populaire et Caisse d’Epargne, une version en ligne de ce module (e-learning) dans le but de faciliter son déploiement. Ce module permet de mieux cerner les enjeux de l’inclusion bancaire, et d’accompagner au mieux les clients visés par la prévention du surendettement ou la fragilité financière.
Les microcrédits sont des prêts spécifiques dédiés à des publics en besoin d’insertion économique et sociale et qui sont exclus du crédit classique en raison de faibles revenus ou à la suite d’un aléa de la vie. Le microcrédit permet de financer un projet d’accès à l’emploi ou à la mobilité, de création d’entreprise, ou de couvrir des dépenses liées au logement, à la santé et à d’autres événements imprévus. La mise en œuvre du microcrédit est adossée à une garantie publique et à un accompagnement par un organisme d’intérêt général.
- 1 Association française des établissements de crédit, des sociétés de financement et des entreprises d’investissement, intitulée charte d’inclusion bancaire et de prévention du surendettement.
Le Groupe BPCE soutient le microcrédit sur le territoire français en s’appuyant sur ses banques locales :
- Les Banques Populaires, en cohérence avec leur positionnement entrepreneurial, orientent de façon privilégiée leurs actions vers le microcrédit professionnel avec le soutien de l’Adie (Association pour le Droit à l’Initiative Économique) ;
- L’Adie défend l’idée que chacun, même sans capital ou sans diplôme, peut devenir entrepreneur ou avoir accès à un emploi s’il obtient un microcrédit et un accompagnement professionnel personnalisé et fondé sur la confiance, la solidarité et la responsabilité. L’Adie agit en :
– finançant en « microcrédit » tout type d’activité professionnelle jusqu’à 12 000 euros (15 000 euros en outre-mer),
– apportant un suivi personnalisé et gratuit pour chaque projet grâce à l’accompagnement de spécialistes,
– et en luttant contre les freins et les stéréotypes, pour que toute personne qui le souhaite puisse devenir entrepreneur.
- Les Caisses d’Epargne, avec les associations Parcours confiance et l’institut de Microcrédit, proposent différentes offres de microcrédit personnel, permettant aux personnes exclues du système bancaire d’être accompagnées dans leurs projets et dans la gestion de leur budget.
En matière de gouvernance, pour les Banques Populaires, la relation avec l’Adie sur le microcrédit est encadrée par le fonds de dotation au niveau des mécénats. La FNBP (Fédération nationale des Banques Populaires) participe aux clubs des financeurs, aux rencontres des partenaires et aux conseils d’administration. Pour le réseau Banque Populaire, le lien entre banque et Adie est mené à plusieurs échelles : la première est située au niveau régional ; la seconde prend racine au niveau national, entre la FNBP et l’Adie – siège national – à différents grades stratégiques et/ou plus opérationnels. Des réunions de partage et de mise en cohésion sont également organisées au niveau de la FNBP et via le réseau social interne.
Ce partenariat, qui s’incarne sur tout le territoire, prend vie dans chacune des banques en impliquant en interne les collaborateurs, les dirigeants et même les retraités qui sont nombreux à devenir bénévoles de l’Adie.
La mission de l’Adie avec les Banques Populaires permet chaque année à plus de 26 000 hommes et femmes de rebondir ou de se lancer dans la vie, et aussi de contribuer à la dynamique économique dans tous les territoires, y compris les plus fragiles comme les communes rurales, les outre-mer ou les Quartiers Prioritaires de la Politique de la Ville.
Pour les Caisses d’Epargne, la gouvernance est située au niveau de la Fédération nationale des Caisses d’Epargne (FNCE) via ses instances internes. Les indicateurs et orientations sont fixés et étudiés au sein d’un groupe de travail composé de trois présidents de directoire et de trois présidents de comité d’orientation et de surveillance (COS). Ils sont ensuite validés en bureau (composé de six présidents) puis en conseil d’administration avec l’ensemble des dirigeants (exécutifs et non-exécutifs). Le suivi des indicateurs se fait annuellement lors du reporting. Chaque Caisse d’Epargne suit ensuite les indicateurs et orientations à son niveau.
Les orientations de l’offre sont définies en fonction notamment de la tendance du marché et des études réalisées par les opérateurs du microcrédit (Banque de France, BPI France et acteurs associatifs). Les partenaires sont consultés lors de la construction d’une nouvelle offre afin de valider le besoin à l’instar de l’offre Caremakers pour la location avec option d’achat.
- Les responsables inclusion financière et conseillers se réunissent annuellement lors d’un séminaire en présentiel pour le suivi de l’activité ;
- Des réunions de présentation de nouvelles offres ou suivi des partenariats sont réalisées en visioconférence.
En France, plus de 820 000 majeurs bénéficient d’une mesure de protection juridique ou sociale décidée par un juge des tutelles. Ces mesures, graduées en fonction du degré d’autonomie de la personne, impliquent les banques à travers la gestion des comptes et du patrimoine de ces clients, en liaison avec leur représentant légal.
Le réseau Caisse d’Epargne est leader sur ce segment de clientèle. Il est la première banque des personnes protégées, sous tutelle, curatelle et en habitation familiale en France1.
Le marché des personnes protégées est réglementé par la loi de programmation et de réforme pour la Justice du 23 mars 2019, qui a permis de renforcer l’autonomie des majeurs protégés. Une circulaire, document interne, recense l’ensemble des obligations réglementaires afférentes sur ce marché.
En matière de gouvernance, un responsable du marché des personnes protégées et clientèle fragile pour la Banque de proximité et Assurance au sein du Groupe BPCE assure l’animation (avec des réunions mensuelles et des plénières à raison d’une à deux fois par an) auprès des responsables locaux.
La Direction du Développement Groupe BPCE délivre des préconisations aux Caisses d’Epargne pour déterminer des objectifs et des orientations. Chaque Caisse d’Epargne décide ensuite de ses propres orientations et objectifs pour le marché des personnes protégées.
En complément, sont organisées des groupes de réflexion entre les Caisses d’Epargne, le Groupe BPCE et les professionnels du secteur afin d’adapter les offres et service aux réalités du marché. Ce dynamisme s’illustre en termes d’animation et de présence sur le marché, avec au niveau :
- National : une présence lors des réunions des bureaux régionaux de la Fédération Nationale des Mandataires Judiciaires Individuels, avec notamment la tenue d’un stand ;
- Régional : une participation aux manifestations organisées par les associations tutélaires et les partenaires.
En novembre 2024, le Groupe BPCE a enrichi son offre avec un nouvel outil de banque à distance – WEBPROTEXION2, pour les tuteurs ou curateurs professionnels. Les évolutions sont le fruit des retours d’expérience, aussi bien de la part des professionnels de la protection que des clients majeurs en mesure de protection.
Le Groupe BPCE a la volonté de devenir la banque de référence pour les jeunes et les familles, en les soutenant, les orientant et les accompagnant à chaque étape de leur parcours de vie. Le groupe souhaite, via ses deux réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne, se positionner ainsi comme un tiers de confiance et un accélérateur de vie pour les jeunes et les familles.
Banque Populaire aspire à devenir la banque de référence pour les jeunes qui entreprennent leur vie, au sens large. Pour y parvenir, elle réaffirme son rôle de tiers de confiance vis-à-vis de ces nouvelles générations en les accompagnant tout au long de leur parcours, de l’enfance à l’entrée dans la vie adulte.
Une nouvelle stratégie globale a été ainsi élaborée afin de répondre aux attentes et besoins des jeunes en matière d’offres et de services, tout en contribuant à l’ambition du Groupe BPCE de devenir la banque d’un Français sur quatre. Cette stratégie met particulièrement l’accent sur les familles et les jeunes clients, de leur naissance jusqu’à 28 ans, à travers le développement de produits et un accompagnement adapté.
- 1 Population des majeurs sous mandat professionnel estimée à plus de 820 000 (source : ministère de la Justice) - Réseau Caisse d’Epargne : près de 356 000 clients protégés en 09/2025.
- 2 https://www.caisse-epargne.fr/accompagner-personne-protegee/webprotexion/
Les Banques Populaires confirment leur positionnement de banque familiale en mettant en avant le Pack Famille1, qui facilite la gestion quotidienne des foyers avec une seule cotisation pour tous les membres. Ce pack inclut également une carte et un compte gratuits pour les jeunes jusqu’à 29 ans.
Pour les enfants de moins de 10 ans, la démarche vise à les initier à l’épargne avec des offres attractives et accessibles via des parcours de souscription digitaux comme celui pour les produits d’épargne (Livret A) en selfcare. Une attention particulière est portée sur l’accompagnement des enfants dans leurs premières dépenses et leur éducation financière grâce à une offre de pré-bancarisation différenciante et clé en main via le partenariat groupe avec Money Walkie2.
Pour les adolescents de 11 à 17 ans, les Banques Populaires s’efforcent de les accompagner dans leur première bancarisation et dans leur autonomie financière. Cela passe par des offres familiales adaptées, notamment via le Pack Famille et des solutions digitales adéquates. Dès 2026, un parcours de souscription en selfcare permettra aux parents d’ouvrir directement un compte bancaire pour leurs jeunes.
L’application ados3, lancée en septembre 2025, avec un design moderne et attractif, intègre des fonctionnalités adaptées, des conseils et du contenu pédagogique, permettant aux jeunes de mieux gérer leur budget tout en offrant aux parents un contrôle approprié. Ce lancement représente une étape majeure dans la transformation digitale des services bancaires, alliant innovation, éducation et sécurité en les préparant à une gestion financière responsable.
Pour les jeunes adultes âgés de 18 à 28 ans, en quête d’indépendance et de réussite, les Banques Populaires proposent des offres attractives et des programmes relationnels enrichis pour les accompagner lors des moments clés de leur vie (passage à 18 ans, entrée dans la vie active...). Avec le lancement d’une nouvelle offre bancaire dédiée aux jeunes, à partir de novembre 2025, les Banques Populaires réaffirment leur volonté de répondre concrètement aux attentes des jeunes tout en se repositionnant sur le marché. Cette nouvelle offre groupée de services permet d’accompagner les jeunes dans la préparation de leur avenir en proposant une carte Visa Premier à partir de 2 € par mois et sa gamme de services élargie4.
Par ailleurs, les Banques Populaires encouragent l’esprit d’entreprendre auprès de tous leurs clients et particulièrement auprès des jeunes générations, de leur parcours scolaire à l’entrepreneuriat. Ainsi, elles s’engagent à accompagner les jeunes dans leur quotidien d’étudiants mais aussi de jeunes actifs en lançant notamment des dispositifs à forte valeur comme une offre tout-en-un qui accompagne les jeunes entrepreneurs5 dans la réussite de leurs projets professionnels et personnels (disponible depuis avril 2024 et reconduite sur toute l’année 2025).
Pour les micro-entrepreneurs, une offre de certification est proposée ainsi que de webinaires réalisés en collaboration avec le Cnam6 (Conservatoire national des arts et métiers) depuis janvier 2025. Ce programme exclusif, spécialement conçu pour soutenir les jeunes entrepreneurs dans la création et le développement de leur entreprise, allie l’expertise académique du Cnam à l’engagement de Banque Populaire envers l’innovation et le succès des nouvelles générations d’entrepreneurs.
Enfin, les Banques Populaires visent à améliorer leur modèle relationnel et de distribution pour la jeune génération en intégrant l’IA dans leurs outils, tout en maintenant un conseiller proactif comme acteur clé de la relation client.
Les Caisses d’Epargne s’accordent à être la banque de toutes les générations, en adaptant leurs produits et leurs services aux besoins variés de leurs clients. Une stratégie spécifique est ainsi mise en œuvre pour porter une attention particulière aux familles et aux jeunes clients, de la naissance jusqu’à l’âge de 28 ans.
Pour les enfants jusqu’à 10 ans, l’accent est mis sur le renforcement de l’approche familiale, facilitant l’épargne par l’optimisation des souscriptions via les parcours digitaux pour les enfants de nos clients dès la naissance.
L’accélération de la pré-bancarisation à partir de 7 ans, à l’aide de partenariats innovants comme Money Walkie7, vise à encourager l’éducation budgétaire et accompagner les familles au fil des évolutions sociétales et des nouveaux besoins.
Pour les adolescents de 11 à 17 ans, les Caisses d’Epargne mettent en place des initiatives stratégiques pour faciliter la primo-bancarisation, l’accès au premier moyen de paiement. L’application ados8 joue un rôle clé en établissant un lien entre parents et adolescents, tout en intégrant des contenus éducatifs sur la gestion financière afin de préparer les jeunes aux réalités économiques.
Enfin, pour les jeunes adultes de 18 à 28 ans, les Caisses d’Epargne proposent des offres adaptées et des programmes relationnels enrichis, incluant des événements marquants pour célébrer des jalons importants (passage à 18 ans, entrée dans la vie active...).
BPCE Assurances s’implique pour permettre aux différents types de populations de pouvoir bénéficier d’une couverture d’assurance pour faire face aux risques pouvant générer des dommages aux biens ou aux personnes. Ce qui correspond à la définition de l’inclusion pour BPCE Assurances.
En s’appuyant sur le principe de mutualisation des risques, BPCE Assurances propose une large gamme de produits et de tarifs s’adaptant aux divers types de besoins et de clients : notamment face aux événements climatiques, avec des offres d’assurances habitation et automobile couvrant tout le territoire sans exclusion. Elle complète son offre avec des services d’assistance adaptés aux besoins des clients, et des garanties personnalisées, afin de leur offrir une couverture adaptée.
BPCE Assurances a également choisi d’orienter ses offres d’épargne et de prévoyance autour de l’amélioration de l’accessibilité et de l’inclusivité, incluant la proposition de produits accessibles à partir de montants modestes, l’intégration d’options spécifiques pour les personnes en situation de handicap, et l’évaluation des situations financières des clients vulnérables avant souscription. De plus, le contrat groupe assurance des emprunteurs est inclusif par définition : toutes les professions sont acceptées en adhésion, y compris les plus risquées.
- 1 https://www.banquepopulaire.fr/comptes-cartes/pack-famille/
- 2 https://www.banquepopulaire.fr/comptes-cartes/money-walkie/
- 3 https://www.banquepopulaire.fr/jeunes/application-mobile/
- 4 https://newsroom.groupebpce.fr/actualites/banque-populaire-a-la-conquete-des-18-25-ans-avec-une-nouvelle-offre-a-2eur-par-mois-36167-7b707.html
- 5 https://www.banquepopulaire.fr/jeunes/projets-jeunes-entrepreneurs/
- 6 https://microentrepreneur.cnam.fr/le-programme/
- 7 https://www.caisse-epargne.fr/jeunes/money-walkie/
- 8 https://www.caisse-epargne.fr/jeunes/application-mobile-banxo/
L’accessibilité numérique est essentielle pour répondre à l’objectif d’universalité des services numériques, puisqu’elle vise à ce que les informations et fonctionnalités d’un service ou contenu numérique soient accessibles à tous, quel que soit la situation de handicap de la personne ou sa manière d’accéder à l’information.
- Percevoir et comprendre les informations et fonctionnalités d’un service numérique ;
- Naviguer et interagir avec ;
- Et ainsi contribuer sur le web.
L’accessibilité numérique conditionne ainsi la possibilité pour tout service ou contenu numérique d’être vecteur d’inclusion et d’autonomie pour tous. En cela, elle s’inscrit dans la même démarche que l’inclusion pour un plein accès de chaque individu au numérique.
Le Groupe BPCE présente ses objectifs en la matière via son schéma pluriannuel de mise en accessibilité 2025-2027. Son lancement traduit la volonté du groupe d’inscrire l’inclusion des personnes en situation de handicap ou en difficulté face au numérique comme l’une de ses priorités stratégiques sur le long terme.
Ce schéma pluriannuel est commun à l’ensemble des entités du Groupe BPCE. Chacune d’elles reste toutefois responsable à titre individuel de la mise en accessibilité de ses propres services numériques, en accord avec les ambitions du groupe.
La gouvernance de la mise en accessibilité du Groupe BPCE repose sur une Filière accessibilité créée afin de :
- Veiller à la conformité réglementaire ;
- Définir les ambitions du groupe et les actions prioritaires à mener, suivre et piloter l’application des normes d’accessibilité par toutes les entités du groupe ;
- Améliorer l’expérience utilisateur des clients et collaborateurs du groupe ;
- Permettre une efficacité opérationnelle.
La Filière accessibilité est organisée de manière structurée pour assurer une coordination optimale et une mise en œuvre efficace des initiatives d’accessibilité numérique. Elle est composée :
- Du référent accessibilité groupe, accompagnant les entités du groupe, promouvant la sensibilisation et la formation, et garantissant le suivi et le pilotage de la mise en accessibilité ;
- D’une équipe cœur, composée de représentants de différentes fonctions clés au sein du groupe, endossant le rôle de relais auprès des différentes entités et de régulateurs internes et externes, pilotant la mise en œuvre des ambitions du groupe, centralisant les bonnes pratiques ;
- De référents accessibilité locaux, chacun point d’entrée de son entité garantissant la conformité et l’amélioration continue de l’accessibilité numérique. Il veille au respect des normes d’accessibilité, pilote la mise en accessibilité (relais entre l’équipe cœur et son entité…) et sensibilise les différents publics ;
- Et des relais IT des différentes entités concernées.
En complément, un dispositif de contrôle sera déployé dans les entités du groupe, afin de piloter le respect de la réglementation et la mise en accessibilité des services numériques. Le dispositif s’appuiera sur un set d’indicateurs produit par les référents accessibilité locaux, (contrôle de premier niveau), et supervisé par l’équipe cœur (contrôle de second niveau).
L’accessibilité numérique s’inscrit dans un cadre réglementaire plus large. Elle est un droit fondamental, reconnu par :
- L’Organisation des Nations Unies dans la Convention relative aux droits des personnes handicapées notamment ;
- L’application de la Loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. C’est plus particulièrement l’article 47 de cette loi qui fait de l’accessibilité une exigence pour tous les services de communication au public en ligne des organismes publics, ainsi que pour certains organismes privés ;
- Pour compléter ce cadre réglementaire et définir les exigences techniques qui en découlent, un référentiel dédié a été rédigé : le RGAA (Référentiel Général d’Amélioration de l’Accessibilité) ;
- À noter que conformément aux dernières évolutions de la réglementation européenne, les obligations françaises en matière d’accessibilité ont par ailleurs été étendues à certaines catégories de produits et services.
C’est dans ce cadre que les entités du Groupe BPCE doivent s’inscrire pour garantir que leurs contenus et services numériques soient accessibles à tous leurs clients et collaborateurs, ainsi qu’au grand public.
Cette approche, construite avec l’appui de deux cabinets spécialisés en accessibilité, a impliqué une collaboration avec différents partenaires au sein du groupe, comme la direction juridique, la direction de communication, BPCE -SI, etc. Dans un même temps, la mise en œuvre de l’approche du groupe, notamment dans le cadre des activités de Banque de proximité et Assurance (BPA), également membre de l’équipe de cœur, implique un dialogue avec les associations spécialistes dans ces sujets, afin d’éprouver l’efficacité de ces politiques.
Un comité de coordination auquel assiste un correspondant métier et IT de chaque entité et direction du groupe (environ 70 personnes), a lieu de manière mensuelle. Des ateliers spécifiques sont également montés afin de coconstruire les ambitions, les méthodes et les outils avec l’ensemble des entités du groupe.
Les sociétés de gestion européennes de Natixis IM mettent en place des politiques qui intègrent les enjeux, en lien avec les consommateurs et utilisateurs finaux, dans le cadre des activités d’investissement et d’engagement.
Les politiques d’investissement responsable de toutes les sociétés européennes de Natixis IM de gestion directe1 intègrent la thématique des consommateurs et utilisateurs finaux dans leur démarche d’investissement. Cette intégration se traduit dans les méthodologies de notation ou les processus de due diligences réalisés sur les sociétés investies, via la prise en compte et l’intégration des facteurs environnementaux, sociaux e« t de gouvernance dans le respect de leur devoir fiduciaire. Ces considérations peuvent également être intégrées aux dispositifs d’identification et de suivi des controverses ainsi qu’aux politiques d’exclusion. L’ensemble de ces politiques décrivent la façon dont les sociétés de gestion intègrent des critères sociaux en lien avec la sécurité des produits, la confidentialité et la sécurité des données, ou encore la protection des consommateurs vis-à-vis de produits tels le tabac, les produits chimiques, les boissons alcoolisées ou sucrées, les jeux d’argent ou/et les divertissements pour adultes ou encore les armes interdites. Ces politiques contribuent également à la protection des clients des sociétés de gestion en réduisant le risque de réputation.
Dans ce cadre, les sociétés de gestion européennes disposent de standards minimaux visant à ne pas investir dans des entreprises pouvant avoir des impacts négatifs sur les consommateurs dans des industries tels que le tabac, les produits chimiques, les armes interdites, les divertissements pour adultes ou les boissons alcoolisées ou sucrées.
Enfin, toutes les sociétés européennes en gestion directe d’actifs cotés2 ont défini des standards minimaux sur les enjeux sociaux auxquels sont soumis leurs investissements. Elles s’appuient sur des exclusions normatives liées aux standards internationaux :
- Le Pacte mondial des Nations Unies ;
- Les Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits humains ; ou/et
- Les Principes de conduite responsable des entreprises de l’OCDE.
Les sociétés de gestion d’actifs privés ont également adopté ces standards internationaux3 ou ont adopté des approches spécifiques4 à leurs univers d’investissement en intégrant, par exemple, des clauses dans les contrats des gestionnaires immobiliers.
Natixis IM considère l’engagement actionnarial, via le dialogue avec les entreprises et l’exercice des droits de vote, comme un levier pour influencer positivement la gouvernance des entreprises.
En termes d’engagement, les intérêts des consommateurs et utilisateurs finaux sont explicitement inclus dans le dialogue entre sociétés de gestion et entreprises. En effet, ces intérêts sont pris en compte par différentes sociétés de gestion européennes de Natixis IM5. Ces politiques incorporent notamment des actions relatives à la transparence ou la sécurité des produits, et se traduisent par un dialogue avec les entreprises.
Par exemple, au titre des principes d’engagements sociaux de Mirova, les actions attendues de la part des entreprises investies sont :
- Améliorer la transparence des produits, notamment en ce qui concerne les substances chimiques dangereuses ou les ingrédients dangereux, et inclure l’impact sur la santé des consommateurs dans la stratégie d’éco-conception ;
- Fournir des informations sur les preuves utilisées pour démontrer la sécurité du produit, y compris les tests effectués par des tiers objectifs, les rappels et les mesures correctives à la suite de controverses.
Par ailleurs, l’engagement peut également être collaboratif. Ainsi plusieurs sociétés de gestion de Natixis IM6 ont rejoint les initiatives suivantes :
- Access to Nutrition Initiative (ATNi) est une initiative des PRI qui vise à améliorer l’accès à une alimentation nutritive et durable, en particulier dans les pays en développement. L’initiative se concentre sur l’impact de l’industrie alimentaire sur la nutrition et la santé publique. L’un de ses objectifs principaux consiste à analyser et évaluer les pratiques des entreprises alimentaires en matière de nutrition, en examinant comment leurs produits et leurs stratégies de marketing influencent les choix alimentaires des consommateurs ;
- Tobacco Free Finance Pledge cherche à réduire les impacts néfastes de l’industrie du tabac sur la santé publique des consommateurs ainsi que sur l’environnement. Dans le cadre de cette initiative de place, les sociétés de gestion signataires s’engagent à adopter des politiques de financement sans tabac et à encourager le secteur financier dans cette même direction ;
- Collective Impact Coalition for Digital Inclusion for Ethical AI” est une campagne d’engagement collaboratif visant à inciter les entreprises technologiques à faire progresser les politiques et pratiques en matière d’Intelligence Artificielle (IA) et notamment à s’assurer que l’IA est développée et utilisée de manière éthique et responsable par les entreprises.
Natixis IM a défini une politique relative aux risques réputationnels qui exige la mise en place d’une surveillance des risques ESG et des controverses par Natixis IM et ses sociétés de gestion. Ce suivi des controverses permet d’identifier, pour les sociétés européennes, des éventuelles violations sociales, dont des manquements affectant les consommateurs et utilisateurs finaux.
- 1 Excluant Ossiam pour les produits sans critère ESG.
- 2 Ostrum AM, Ecofi, DNCA Finance, Dorval AM, Mirova, Thematics AM, Vega IS. Ossiam, société de gestion quantitative et indicielle, intègre des critères d’exclusions dans les fonds ESG.
- 3 Flexstone Partners et Vauban IP.
- 4 Pour Naxicap Partners, ces principes sont intégrés dans les processus d’analyse ESG plutôt que d’exclusions du fait de la typologie d’entreprises investies. Seventure inclut ces standards dans les Due Diligence et dans son questionnaire annuel de collecte de données ESG. AEW a inclus des dispositions contractuelles pour certains de ses produits avec ses gestionnaires de biens immobiliers.
- 5 Mirova, Ostrum AM, DNCA Finance, AEW et Thematics AM.
- 6 ATNi : Mirova ; Tobacco Free Finance Pledge : Ostrum AM, DNCA Finance et Mirova ; Collective Impact Coalition for Digital Inclusion for Ethical AI : Thematics AM et Mirova.
3.3.3.2 (S4-2) Processus de dialogue avec les consommateurs et utilisateurs finaux au sujet des impacts
Le Groupe BPCE mène une démarche de mesure de la satisfaction clients, en déployant auprès de chacun de ses établissements un programme d’actions visant à améliorer l’expérience du client.
Des dispositifs d’écoute performants mesurent en temps réel la qualité perçue par chacun des clients du groupe sur l’ensemble des marchés, et aident à détecter des leviers d’amélioration. Ils interrogent chaque année plus de 12 millions de clients au travers d’enquêtes à chaud (après une interaction du client avec sa banque) ou à froid (à des moments réguliers au cours de l’année). Les résultats, restitués à chaque établissement, permettent à ce dernier de :
- Piloter ses indicateurs de satisfaction et de recommandation (NPS) jusqu’au niveau le plus fin de son réseau commercial (agences et centres d’affaires) ;
- D’identifier les points forts et les axes activables pour rendre l’expérience des clients plus optimale.
Dans un contexte global de hausse des standards en matière d’expérience client, le Groupe BPCE mise sur la force de son collectif pour recueillir et partager les meilleures pratiques au sein de ses réseaux, par exemple en matière d’accessibilité téléphonique ou de réactivité aux demandes des clients.
Le projet stratégique VISION 2030 donne une impulsion forte aux ambitions et moyens déployés par le Groupe BPCE sur le sujet de la satisfaction client. Deux axes majeurs issus de ce nouveau programme ont guidé la définition des priorités :
- Valoriser la nature coopérative du groupe et la force de son sociétariat ;
- Rendre un service irréprochable aux clients et simplifier leur quotidien.
Afin de piloter les ambitions de VISION 2030 et de mesurer les progrès réalisés dans ces domaines, les outils d’écoute ont évolué et intégré les indicateurs suivants :
- Suivi du taux de promoteurs parmi les sociétaires avec un objectif de deux sociétaires sur trois promoteurs à 2030 ;
- Taux d’effort client (CES) avec un objectif de 20 points pour chacun de nos marchés1.
Dans le cadre de la démarche d’évaluation de la satisfaction client, Natixis IM mène une enquête annuelle utilisant le Net Promoter Score pour recueillir les perceptions des clients concernant leur collaboration avec Natixis IM et ses filiales. Cette initiative vise à identifier les points forts à valoriser ainsi que les axes d’amélioration à traiter. Les rapports détaillés par région sont ensuite partagés avec les différentes business units, et un appel spécifique est organisé pour approfondir les résultats avec ces dernières.
Enfin, des plans d’action sont élaborés sur la base des informations recueillies auprès des clients et sont communiqués aux équipes concernées.
De plus, il existe un dispositif de gestion des réclamations couvrant les activités de distribution2, visant à traiter de manière efficace, transparente et harmonisée les réclamations des clients ou de toute personne ayant un intérêt à agir, y compris en l’absence de relation contractualisée, conformément à la règlementation applicable. Une politique précisant ce dispositif est disponible sur le site internet de Natixis IM.
Adoptant une démarche d’amélioration continue, BPCE Assurances mesure la satisfaction de ses clients pour assurer l’atteinte de ses objectifs relatifs à la qualité des parcours des clients dans un contexte de croissance de ses activités.
Deux types d’indicateurs de mesure sont suivis avec attention : les taux de satisfaction globale exprimés par les clients et le NPS (Net Promoter Score) qui permet d’apprécier l’intention de recommandation.
En cohérence avec le dispositif d’écoute clients mis en place au niveau du groupe, BPCE Assurances interroge ses assurés et les bénéficiaires de ses clients défunts, soit à l’issue d’un contact téléphonique entrant de leur part, auprès de l’un des services de relation client de la compagnie, soit au moment de la consultation du contrat par le client sur l’espace digital (page Assurances de son espace bancaire).
Le suivi des indicateurs de satisfaction ainsi que l’analyse des verbatims sont effectués mensuellement et partagés avec les équipes responsables des parcours. Des analyses spécifiques sont également réalisées en fonction des besoins sur des thématiques particulières, avec pour finalité l’amélioration continue des parcours.
Dès la mise en place du RGPD, le Groupe BPCE a rédigé une notice d’information destinée aux clients des banques de réseau et des filiales (principalement Banques Populaires et Caisses d’Epargne, BPCE Lease, BPCE Financement...) et ayant pour objectif de décrire les principaux traitements réalisés dans le respect des règles fixées par le RGPD. En effet, la réglementation indique notamment que tout traitement doit être fondé et justifié par une base légale. Dans les activités bancaires, ces traitements résultent dans la plupart des cas, soit d’une obligation légale soit d’un contrat. Cette notice a été déclinée par Natixis, elle est destinée à ses clients et aux personnes physiques liées à ses clients.
Cette notice précise également les différents droits que toute personne physique peut exercer et les points de contact en établissements, pour pouvoir les activer.
Elle répond à un devoir de transparence envers les clients et prospect et démontre l’ambition du groupe en matière de protection de données personnelles.
Cette notice est largement diffusée et accessible à toute partie prenante (client ou prospect) sur les sites internet et les applications.
- 1 Le score d’effort client ou Customer Effort Score (CES) est une notation qui permet d’évaluer la facilité ou la difficulté avec laquelle les clients estiment pouvoir interagir avec une entreprise, en prenant en compte leur expérience la plus récente.
- 2 Activités de distribution pour les régions EMEA, APAC, Amérique Latine.
BPCE, en tant qu’organe central du groupe, veille à ce que les mesures prises par l’ensemble des entreprises du groupe soient suffisantes pour assurer le suivi des objectifs vis-à-vis des clients, du personnel, des partenaires, des régulateurs, et des sociétaires. Pour ce faire, le groupe met en place une organisation afin :
- d’animer l’élaboration et l’évolution de la PGTRM et d’en contrôler le déploiement selon le dispositif de pilotage décrit ci-dessous ;
- de s’assurer de la sécurité des SI du groupe.
BPCE met également en place des actions préventives pour sensibiliser, les consommateurs et utilisateurs finaux, aux menaces auxquelles ils peuvent être exposés. Des pages « sécurité » sont publiées sur les sites institutionnels des établissements du groupe : une page dédiée à la sécurité des comptes et des opérations informe sur les types de menaces (phishing, faux service bancaire, logiciels malveillants...), les moyens de sécurité mis en œuvre par le groupe ou supplémentaires disponibles pour les clients et décrivent les bonnes pratiques à mettre à œuvre au niveau individuel.
Les clients reçoivent également des communications par mail pour les informer sur les différentes attaques possibles et les manières de s’en prémunir. Ce dispositif est complété par la banque à distance. Des préconisations d’usage sont en effet disponibles à travers des alertes sur de potentielles fraudes à chaque connexion.
Le Groupe BPCE, à travers la sécurité groupe, organise des conférences où l’objectif est de sensibiliser ses clients professionnels à la cybersécurité. Enfin, il propose une offre intitulée Cybersecur+, visant à protéger l’activité des entreprises, améliorer leur sécurité et anticiper les attaques. Cybersecur+ est à destination des TPE, PME, ETI, entités du secteur public et associations.
3.3.3.3 (S4-3) Processus visant à remédier aux impacts négatifs et canaux permettant aux consommateurs et utilisateurs finaux de faire part de leurs préoccupations
Les entreprises du Groupe BPCE disposent d’une plateforme destinée à recueillir les signalements relatifs à un manquement sérieux au Code de conduite, à une loi, à la sécurité, en cas d’impact environnemental, ou tout comportement inapproprié sur le lieu de travail. Ce dispositif d’alerte est ouvert à tous les collaborateurs ainsi qu’aux tiers de l’entreprise, qui peuvent ainsi s’exprimer via un outil accessible par lien URL, quel que soit le pays d’implantation (Europe, États-Unis…) et quel que soit le métier (banque de détail, Banque de grande clientèle…).
Pour plus de détail sur le dispositif de lanceurs d’alerte, se référer à la section 4.1.2.2.2 Dispositif « Lanceurs d’alertes ».
Le Groupe BPCE n’a connaissance d’aucun cas de non-respect des principes directeurs des Nations Unies ou de la déclaration de l’OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail à l’égard de ses clients.
Les sociétés de gestion européennes de Natixis IM ont mis en place un dispositif de traitement des réclamations clients dans le respect de la règlementation qui leur est applicable. Une politique ou procédure décrit le processus opérationnel interne et notamment les canaux d’identification des réclamations, la répartition des rôles et responsabilités, les délais de traitement, le processus d’escalade ainsi que les outils utilisés.
Les établissements du groupe analysent les réclamations afin de détecter d’éventuels dysfonctionnements, manquements et mauvaises pratiques. L’exploitation des réclamations permet de définir les actions correctrices à mener avec les directions concernées. La recherche des causes à l’origine des réclamations est une démarche d’amélioration continue qui se nourrit également des commentaires formulés par les clients dans les enquêtes de satisfaction et de la veille pratiquée sur internet, les réseaux sociaux ou les avis clients.
- l’agence ou le centre d’affaires en charge de la relation commerciale de proximité est l’interlocuteur privilégié du client ;
- le service relation clientèle de la banque ou de la filiale peut être sollicité, y compris si la réponse ou solution apportée par l’interlocuteur privilégié du client ne lui convient pas ;
- le médiateur, personnalité indépendante, peut être saisi lorsque aucune solution n’a été trouvée auprès de la banque, ou en l’absence de réponse. Le médiateur dispose de son propre site internet, où le client peut déposer sa demande de médiation via un formulaire en ligne.
Les échanges ou transferts de réclamations entre les services relation clientèle des banques du groupe et ceux des filiales sont organisés afin que toute réclamation puisse recevoir une réponse dans les meilleurs délais.
- sur les sites internet des établissements du groupe1 ;
- sur les plaquettes tarifaires ;
- dans les conditions générales.
Ce pilotage concerne en particulier les motifs de plainte, les produits et services concernés par ces plaintes et les délais de traitement. Des tableaux de bord sont communiqués périodiquement aux dirigeants des banques du groupe, aux directions chargées du contrôle interne ainsi qu’à toutes les structures commerciales.
Parmi les motifs de réclamation, sont notamment suivis des indicateurs qui peuvent être révélateurs de décalages sur l’adéquation entre le service attendu par le client et le service fourni.
En 2025, 61 % des réclamations ont été traitées dans les 10 jours ouvrables, le délai moyen de traitement était de 13,2 jours ouvrables.
Les sociétés de gestion européennes de Natixis IM ont mis en place un dispositif de traitement des réclamations clients dans le respect de la règlementation qui leur est applicable. Une politique ou procédure décrit le processus opérationnel interne et notamment les canaux d’identification des réclamations, la répartition des rôles et responsabilités, les délais de traitement, le processus d’escalade ainsi que les outils utilisés.
Le groupe poursuit la diffusion de la culture protection de données en encadrant strictement la prospection commerciale. Ainsi le recueil du consentement à des fins de prospections commerciales s’est développé :
- Par la mise en conformité en avril 2021, de la politique Cookie au regard des nouvelles lignes directrices publiées par la CNIL en octobre 2020. Ainsi les internautes disposent d’une information complète au moyen d’une politique rendue accessible via les sites internet et les applications. Les internautes sont par ailleurs sollicités pour donner leur consentement au traitement de leurs données selon les finalités poursuivies ;
- Par la mise en œuvre de consentement des clients pour des sollicitations commerciales s’appuyant sur des données de paiement et sur l’exploitation d’informations issues du diagnostic de performance énergétique et de certaines données issues de l’avis d’imposition ;
- Par le développement d’un centre de consentement qui regroupe toutes les autorisations données par les clients sur les cookies, la prospection commerciale et les traitements spécifiques nécessitant un accord préalable.
Le Groupe BPCE s’est doté d’un circuit de traitement des droits des titulaires de données et s’attache à répondre dans les délais aux sollicitations de ses clients.
Afin de pouvoir être à l’écoute des incidents concernant les utilisateurs finaux, le Groupe BPCE a mis à leur disposition différents canaux de communication afin de leur permettre de déclarer leurs incidents et de faire part de leurs préoccupations :
- Le lien public suivant pointe vers le document décrivant la mission du CERT (Computer Emergency Response Team) et contenant toutes les informations nécessaires à la déclaration des incidents concernant les utilisateurs finaux3. Ce document décrit comment interagir avec le CERT pour effectuer une déclaration d’incident en ligne ;
- Un service client accessible par téléphone, courriel ou chat en ligne permet aux utilisateurs de poser des questions et de signaler des problèmes ;
- Les utilisateurs peuvent se rendre dans les agences pour discuter de leurs préoccupations avec un conseiller ;
- Le groupe utilise des plateformes de réseaux sociaux pour interagir avec les clients et recueillir leurs retours.
Après une réclamation ou une déclaration d’incident, le Groupe BPCE procède à une analyse approfondie des incidents pour identifier les causes profondes et mettre en œuvre des actions correctives.
Par ailleurs, des indicateurs de performance sont utilisés pour évaluer l’efficacité des mesures de remédiation et apporter des améliorations continues.
En cas d’insatisfaction persistante, les clients peuvent avoir recours à un médiateur bancaire qui intervient pour résoudre les litiges.
Des enquêtes régulières permettent de recueillir les avis des clients sur les services et d’identifier les domaines à améliorer.
Ces procédures et canaux sont essentiels pour garantir que les préoccupations des consommateurs sont prises en compte et traitées de manière efficace, contribuant ainsi à améliorer la satisfaction client et la confiance dans les services du groupe.
Le Groupe BPCE met également en place des actions préventives pour sensibiliser les consommateurs et utilisateurs finaux aux menaces auxquelles ils peuvent être exposés. Des pages « sécurité » sont publiées sur les sites institutionnels des établissements du groupe4.
- 1 https://www.banquepopulaire.fr/votre-banque/reclamation-et-mediation/ et https://www.caisse-epargne.fr/votre-banque/reclamation-et-mediation
- 2 Périmètre : réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne ; Indicateurs calculés à partir des outils de gestion des réclamations, complétés par des remontés spécifiques d’établissements (CERA, CEHDF, BRED, CASDEN et BPSud) et cela à partir des données trimestrielles.
- 3 https://www.groupebpce.com/app/uploads/2024/04/20190418-rfc2350-fr-v2-1.pdf
- 4 https://www.banquepopulaire.fr/votre-banque/securite/ ; https://www.caisse-epargne.fr/votre-banque/securite/ ; https://www.bred.fr/securite ; https://www.casden.fr/securite/
3.3.3.4 (S4-4) Actions concernant les impacts matériels sur les consommateurs et utilisateurs finaux, approches visant à gérer les risques matériels et à saisir les opportunités matérielles concernant les consommateurs et utilisateurs finaux, et efficacité de ces actions
Les travaux sur le Privacy Center se sont poursuivis en 2025 pour ouvrir les consentements à la prospection commerciale sur la base d’exploitation de certaines informations de l’avis d’imposition et du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). La notice d’information va également faire l’objet d’une mise à jour afin d’intégrer les nouveaux traitements. Enfin, les travaux de gouvernance vont se poursuivre sur les cookies d’une part et d’autre part, sur l’intelligence artificielle compte tenu des développements et récentes recommandations en la matière.
Le Groupe BPCE met en œuvre plusieurs mesures pour gérer les incidents et risques opérationnels liés à la non-conformité réglementaire, notamment en matière de protection des données personnelles et de communication des attaques de cybersécurité. Ces mesures concernent aussi bien les employés du groupe que les utilisateurs finaux.
En matière de gestion des risques liés à la protection des données personnelles, les principales actions sont les suivantes :
- Conformité réglementaire : le Groupe BPCE veille à se conformer aux réglementations en vigueur, comme le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD), en mettant en place des politiques et des procédures appropriées ;
- Délégué à la protection des données (DPO) : désignation d’un DPO pour superviser les activités de traitement des données, assurer la conformité et servir de point de contact pour les autorités de régulation et les clients ;
- Formations et sensibilisation : organisation de formations régulières pour le personnel sur la protection des données, afin de sensibiliser les employés aux bonnes pratiques et aux obligations légales ;
- Audit et contrôle interne : réalisation d’audits internes pour évaluer la conformité aux réglementations et identifier les faiblesses dans la gestion des données ;
- Gestion des violations de données : mise en place de procédures pour détecter, signaler et remédier aux violations de données, y compris la notification des autorités compétentes et des personnes concernées si nécessaire.
Conformément à la réglementation DORA, le Groupe BPCE a mis à jour et diffusé à l’ensemble de ses collaborateurs une Charte d’Utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication. Cette charte précise notamment les règles à suivre pour réduire les impacts matériels de l’utilisation des ressources mises à disposition pour accéder au SI des entités du groupe.
La gestion des risques cyber et informatiques s’inscrit dans le cadre défini par la Charte des Risques, de la Conformité et des Contrôles Permanents (RCCP) du Groupe BPCE et s’intègre dans le dispositif de gestion des risques opérationnels du Groupe BPCE. En particulier, la cartographie des risques cyber et informatiques est consolidée dans la cartographie des risques opérationnels. De même, le dispositif d’appétit aux risques (Risk Appetite Framework « RAF »), défini au niveau de la direction des Risques du Groupe BPCE comprend des indicateurs de risques cyber et informatiques en fonction de la matérialité.
Une comitologie dédiée à la remontée d’informations relatives aux événements de cybersécurité, au niveau opérationnel et au niveau stratégique, permet la mise à jour des documentations et la diffusion des leçons à en tirer aux acteurs de la chaîne de valeur de la filière SSI-G.
Pour gérer efficacement ces risques, le Groupe BPCE réalise des audits réguliers pour évaluer la conformité et l’efficacité des processus de gestion des risques et des opportunités. Il recueille et analyse les retours des clients et des employés pour identifier les domaines d’amélioration et ajuster les stratégies en conséquence.
En matière de communication des attaques de cybersécurité, des procédures sont mises en place pour informer rapidement les clients et les autorités de régulation en cas d’attaque significative, conformément aux obligations légales. Par ailleurs, un partenariat a été mis en place avec des experts en cybersécurité et des institutions financières pour partager des informations sur les menaces et les bonnes pratiques.
L’offre clientèle fragile (OCF) a pour ambition de permettre aux clients identifiés clientèle fragile (3,2 %1 en 2025) d’accéder à des services bancaires adaptés (banque au quotidien, financement, assurance...). Cette offre coïncide pleinement avec les valeurs d’inclusion du groupe. L’ensemble des actions concernant le marché de la clientèle est mené avec la conviction qui anime le Groupe BPCE, aussi bien pour se conformer aux exigences réglementaires, que pour donner vie à son image de groupe coopératif.
Les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne proposent une offre spécifique destinée à la clientèle fragile, facturée à un tarif maximal d’1 €/mois et garantissant l’accès à des services bancaires essentiels à la gestion du compte – l’Offre dédiée à la Clientèle en situation de Fragilité financière (OCF). 23,7 % des détectés fragiles en sont équipés2. Cette offre comprend (liste non exhaustive) :
- Une carte de paiement à autorisation systématique (CPAS) ;
- Le plafonnement spécifique des commissions d’intervention à 4 € par opération et 20 € par mois. (art R. 312-4-2 du Code monétaire et financier) ;
- Le plafonnement des frais liés aux incidents de paiement et irrégularités de fonctionnement du compte à 16,50 €/mois ;
- Un abonnement à des produits offrant des alertes sur la situation du compte par SMS sur le niveau du solde du compte.
Les établissements concernés mettent à disposition sur leur site internet les détails de l’offre spécifique à la clientèle fragile.
Les Caisses d’Epargne proposent également, sur leur site internet, un espace pour les clients rencontrant des difficultés financières présentant l’ensemble du dispositif d’accompagnement dédié3.
- Solutions dédiées : offres bancaires (OCF, microcrédit) et extra bancaires en partenariat avec Orange et Renault (LOA véhicules)4 ;
- Conseils : pour accompagner les clients à gérer leur compte et leurs finances au quotidien (astuces application Caisse d’Epargne, fiches pratiques, liens vers les Points Conseil Budget…)5 ;
- Partenaires : avec Finance & Pédagogie, Parcours Confiance, Créa-Sol6.
En complément, un programme relationnel est mis en place pour l’ensemble des clients en inclusion bancaire (clients fragiles, en risque de surendettement et droits au compte), mettant à disposition des conseils, des bonnes pratiques, de l’information sur la gestion budgétaire via une e-newsletter « Les Clés de votre Budget » et des bannières digitales dans leurs espaces connectés.
Les clients « fragiles » ne souhaitant pas souscrire à l’OCF bénéficient néanmoins d’un plafonnement des frais liés aux incidents de paiement et irrégularités de fonctionnement du compte, fixé à 25 €/mois conformément aux engagements de la Fédération Bancaire Française.
Pour les filiales BPCE Financement, BPCE Lease, ONEY Banque, Crédit Foncier, la CASDEN et Capitole Finance, les établissements ont mis en place des outils internes de détection des clients en difficulté de remboursement, assortis d’un parcours facilitant l’apurement des situations. En complément, des campagnes de sensibilisation de leurs conseillers via des formations dédiées ont été réalisées.
En matière d’accompagnement pour ses clients en risque potentiel de surendettement ou en situation de fragilité financière avérée, le traitement de cette clientèle constitue une thématique incontournable de la protection de la clientèle.
Les établissements du Groupe BPCE ont été les premiers à utiliser un outil permettant de prédire un risque de surendettement ou de fragilité financière (initié en 2015).
Dans la procédure déployée au sein du groupe, si un client est identifié comme en risque de surendettement, il reçoit un courrier l’invitant à prendre rendez-vous avec son conseiller afin de faire le point sur sa situation et réadapter éventuellement ses produits et services bancaires. Les conseillers peuvent également orienter le client vers des solutions extra bancaires telles que :
- Les Points Conseils Budget ;
- Les Centres Communaux d’Action Sociale ;
- Les Associations locales ;
- L’outil Application Budget Grande Vitesse, qui permet au client de mieux gérer son budget, mais aussi d’identifier des aides financières.
Le Groupe BPCE poursuit également son engagement pour le renforcement de l’accueil et de l’écoute des clients en difficulté. La création d’entités (agence spécialisée, service dédié au sein d’un centre de relation clientèle, plateforme téléphonique...) consacrées à l’accueil, au traitement et au suivi de situations bancaires difficiles est une bonne pratique préconisée au niveau du groupe. Ces entités permettent un accompagnement plus personnalisé du client vers un retour une situation financière régulière.
Les Banques Populaires mènent également des actions pédagogiques de sensibilisation bancaire, plusieurs établissements participant à l’opération « J’invite un banquier dans ma classe » qui permet de sensibiliser les élèves à la gestion budgétaire.
En matière d’éducation financière, les Caisses d’Epargne ont eu, dès 1957, l’intuition qu’il fallait aller plus loin dans l’accompagnement des Français sur les questions d’argent, et ont ainsi donné naissance à l’association Finances & Pédagogie. Elle déploie sur tout le territoire des programmes éducatifs sur les questions d’argent.
En réponse aux mutations sociétales, l’association s’appuie sur un réseau de 6 000 partenaires publics, privés et associatifs avec une forte capacité à adapter ses contenus aux différents besoins. Les publics cibles sont composés de jeunes et d’acteurs des milieux scolaires et universitaires, de personnes en situation de fragilité économique et financière, et de professionnels de l’action sociale, associatifs (bénévoles ou salariés). Plus largement, les formations de l’association, en présentiel ou à distance, s’adressent à l’ensemble de la population pour les aider à maîtriser leur budget au quotidien et accompagner les projets de vie ou des moments cruciaux en matière de gestion financière comme une reconversion ou un passage à la retraite. L’association apporte ainsi des réponses sur les transformations du rapport à l’argent liées aux nouveaux modes de vie sociétaux (digitale, aidants, consommation durable…). Des formateurs répartis dans quinze antennes sur tout le territoire national réalisent des actions de sensibilisation et de formation, en présentiel et à distance. L’association est labellisée Qualiopi et ESUS (Entreprise solidaire d’utilité sociale).
La qualité et le nombre des interventions de Finances et Pédagogie visent à diminuer les risques d’exclusion bancaire.
- 1 Périmètre : réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne ; Pourcentage de clients fragiles calculés à partir de données collectées pour le compte de l’OIB (Observatoire de l’Inclusion Bancaire) à une fréquence annuelle.
- 2 Déclarations OIB trimestre 4 2025.
- 3 https://www.caisse-epargne.fr/clientele-fragile/
- 4 https://www.caisse-epargne.fr/clientele-fragile/services-mieux-gerer-comptes-ocf/
- 5 https://www.caisse-epargne.fr/clientele-fragile/conseils-reprendre-budget-en-main/
- 6 https://www.caisse-epargne.fr/clientele-fragile/partenaires-engages/
Avec près de 51 millions d’euros de lignes de refinancement mis à disposition de l’association en 2025, représentant 25 % de l’activité de microcrédits de l’Adie, le réseau des Banques Populaires est un partenaire stratégique de l’Adie et contribue ainsi au maintien de 10 000 emplois indépendants et salariés dans les territoires.
En 2025, les lignes de crédit ont été décaissées pour financer 8 331 microcrédits professionnels et mobilités de l’Adie.
Le réseau des Banques Populaires est également un mécène engagé aux côtés des jeunes entrepreneurs accompagnés par l’Adie en soutenant l’ensemble de l’offre d’accompagnement dédiée aux moins de 30 ans (programme de formation Je Deviens Entrepreneur, fonds de prêts d’honneur dédié aux jeunes et prix Créadie Jeune Banque Populaire).
Enfin, les Banques Populaires sont un partenaire de longue date de France Active avec laquelle elles ont décaissé en 2025, 742 microcrédits en s’appuyant sur la garantie France Active. Elles accordent également des prêts complémentaires aux Fonds de prêts d’honneur d’Initiative France.
Les Caisses d’Epargne proposent différentes offres de microcrédit personnel avec les associations Parcours confiance et l’institut de microfinance Créa-Sol. Le microcrédit Parcours Confiance a vocation à financer des personnes qui rencontrent des difficultés financières dans la concrétisation de leur projet. Le réseau Parcours Confiance mobilise des conseillers en capacité d’intervenir dans tous les départements de France Métropolitaine. Ces derniers accompagnent des personnes en recherche d’emploi ou bien confrontées à un accident de la vie, et dont les ressources ne leur permettent pas d’accéder au crédit bancaire classique.
Pionnières dans les transitions, les Caisses d’Epargne innovent avec pour ambition de développer une offre de produits et de services inclusifs en direction de leurs clients fragilisés. À titre illustratif, des véhicules neufs ont été financés via le Club Mobilité, créé en 2018 par Renault Group, l’Action Tank Entreprise & Pauvreté, la Fédération Nationale des Caisses d’Epargne et l’Adie. Des ménages à faibles revenus ont ainsi pu accéder à un véhicule neuf et fiable grâce à une location avec option d’achat financée par un microcrédit.
Pour les Caisses d’Epargne, en 2025, 1 283 microcrédits professionnels ont été octroyés grâce aux conseillers consacrés à cette activité et aux partenaires sociaux mobilisés sur l’ensemble du territoire.
En globalité, au sein des réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne, ce sont 10 356 projets locaux1 qui ont été soutenus en 2025 (contre 10 589 projets en 2024).
Dans le cadre du projet stratégique VISION 2030, les Caisses d’Epargne souhaitent devenir la Banque des familles. En ce sens, l’accent est mis sur les mesures familiales, en mettant en avant l’écoute, le conseil et l’expertise. Caisse d’Epargne ambitionne ainsi de conserver sa place de leader sur le marché des personnes protégées, tant sur les mesures professionnelles que familiales. Dans ce cadre un appui est adressé au réseau pour accueillir et gérer les mesures familiales.
De manière continue, les Caisses d’Epargne proposent ainsi des offres répondant aux besoins spécifiques des personnes protégées. Pour favoriser leur autonomie, ces dernières peuvent avoir accès aux cartes bancaires de paiement équipées du dispositif « sans contact », ainsi qu’à la consultation de compte via une Banque à distance adaptée. Le représentant légal du client, qu’il soit un professionnel ou un membre de la famille, dispose également d’une gamme de services aidant à la gestion de ses comptes.
Engagé dans une relation de tiers de confiance avec les mandataires tutélaires et leurs fédérations, le Crédit Coopératif a renforcé ses dispositifs assurant une séparation claire des services proposés aux organismes tutélaires de ceux apportés aux personnes protégées. Par ailleurs, une charte spécifique d’accueil a été définie pour les personnes protégées.
Les Caisses d’Epargne ont un taux de pénétration de marché de 43 %2 (contre 40 % en 2024). Elles comptent des experts répartis sur l’ensemble des banques régionales et dédiés à cette clientèle.
Le Crédit Coopératif compte, quant à lui, plus de 100 000 personnes protégées parmi sa clientèle en France avec des offres et des outils de gestion adaptés à leur situation.
BPCE Assurances, à travers ses deux métiers assurances non-vie et assurances de personnes, se mobilise pour offrir des solutions d’assurances et d’épargne adaptées aux différents profils et budgets, incluant des tarifs préférentiels, notamment sur les produits d’assurance pour les jeunes, des garanties pour les personnes à mobilité réduite, et un contrat d’assurance emprunteur accessible sans exclusion pour les professions à risque.
BPCE Assurances propose une gamme IARD et Santé dont la structure offre plusieurs formules et options permettant d’adapter la couverture aux divers profils et budget (notamment populations fragiles). Quelques exemples :
- Des tarifs préférentiels sont par exemple proposés pour les jeunes, ainsi que des avantages complémentaires pour les jeunes à petits budgets ;
- Une gamme de garanties pour les personnes à mobilité réduite incluses directement aux contrats, et ce, sans surcoût (par exemple extension RC (Responsabilité Civile) en MRH (Multirisques Habitation), dommages aux fauteuils roulants y compris électriques ;
- En assurance Santé, la gamme de produits intègre une complémentaire santé “responsable” qui répond aux exigences de la réglementation : pas de sélection médicale lors de la souscription et les cotisations ne sont pas fixées et n’évoluent pas en fonction de l’état de santé de la personne couverte ;
- Pour la Garantie des Accidents de la Vie, en cas d’invalidité à la suite d’un accident garanti, l’assuré bénéficie de services d’assistance “Faire face au handicap” avec un bilan de situation personnelle et professionnelle spécifique à la situation de handicap.
- 1 Périmètre : réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne ; Nombre de projets professionnels financés en microcrédits.
- 2 Population des majeurs sous mandat professionnel estimée à plus de 820 000 (source : ministère de la Justice) - Réseau Caisse d’Epargne : près de 356 000 clients protégés au 30/09/2025.
Les produits d’épargne de BPCE Assurances permettent de couvrir le plus grand nombre de clients notamment avec les contrats grand public accessibles. Certains contrats (assurance vie, hors capitalisation, et contrats prévoyance obsèques) sont éligibles auprès de la cible des personnes protégées et peuvent être souscrits, selon la mesure de protection (sauvegarde, tutelle, curatelle…), soit directement par le majeur protégé, soit par son représentant légal. Une option Epargne handicap (réglementaire) est proposée sur les contrats Assurance Vie au moment de l’adhésion, offrant une fiscalité spécifique et avantageuse.
Afin d’inclure le plus grand nombre dans la couverture d’assurance, BPCE Assurances propose un Contrat Groupe Assurance des Emprunteurs en couverture d’un crédit immobilier, personnel ou professionnel, sans aucune exclusion portant sur les métiers ou les sports à risque.
Ce contrat facilite également l’accès à l’assurance pour les personnes atteintes d’un cancer du sein ou d’un cancer masculin. Dès la fin de leur protocole thérapeutique, ces personnes peuvent désormais être acceptées aux conditions générales du contrat, c’est-à-dire sans surprime ou restriction de garantie, sans attendre le délai légal de 5 ans fixé par le droit à l’oubli.
Le Groupe BPCE met en place des mesures pour renforcer l’accessibilité numérique. Cela inclut un dispositif de contrôle avec des indicateurs pour suivre les progrès, ainsi qu’une norme interne pour standardiser l’accessibilité des services numériques. Le groupe a défini des objectifs ambitieux jusqu’en 2030 et a estimé les ressources nécessaires pour les atteindre d’ici 2025. À fin 2025, 76 % des services numériques prioritaires du groupe étaient partiellement conformes, les 24 % restants étant en cours d’audit et/ou de finalisation de leurs remédiations. Des outils, des modèles et des méthodologies ont été développés pour garantir l’accessibilité « by design ». Des échanges sont en cours pour évaluer la maturité des éditeurs clés, et des exigences d’accessibilité ont été intégrées dans la politique d’achats (se référer à la section 4.2.1 Politique de paiement des fournisseurs). Enfin, le Groupe BPCE propose des formations sur l’accessibilité numérique et déploie un plan de conduite du changement pour faciliter l’adoption de ces mesures.
Dans le cadre du programme Accessibilité, le Groupe BPCE avait inscrit dans ses ambitions pour 2025 un double objectif :
- Remédier aux problèmes d’accessibilité des services numériques pour assurer a minima une accessibilité partielle (soit un taux de conformité au RGAA supérieur à 50 %). Pour ce faire, les entités ont mené des audits de conformité au RGAA (Référentiel Général d’Amélioration de l’Accessibilité) et effectué les remédiations nécessaires pour atteindre cet objectif, en tenant compte par ailleurs des éventuelles réclamations utilisateurs ;
- Faire évoluer, pour les nouveaux services numériques, des méthodologies projet pour la prise en compte de l’accessibilité numérique dès leur conception afin d’assurer un niveau optimal lors de leur mise en production.
À cette fin, les entités du groupe disposent depuis fin 2025 de processus cibles, accompagnés d’une boîte à outils pour les assister au fil des étapes de cadrage, conception, développement et déploiement d’un projet numérique.
La Filière accessibilité étudie l’opportunité d’inclure des tests utilisateurs avec des personnes handicapées pour les services numériques du périmètre prioritaire ou étendu. Pour en tirer tous les bénéfices, ceux-ci ne seront envisagés qu’à partir d’un niveau d’accessibilité et de maturité des équipes suffisant.
Le Groupe BPCE souhaite intégrer les compétences techniques en lien avec l’accessibilité numérique dans les fiches de postes éligibles, ainsi que dans le processus de recrutement des profils correspondants (notamment via des critères dédiés).
Dans le cours de l’année 2025, le Groupe BPCE a mis à disposition de ses entités une offre de formation interne pour diffuser les compétences nécessaires à la mise en accessibilité des produits et services numériques. Celle-ci est composée, entre autres :
- des sessions de sensibilisation à l’accessibilité destinées à l’ensemble des collaborateurs ;
- des formations techniques pour un public plus spécialisé (développeurs, UI/UX designers, créateurs de contenu...).
En complément, la Filière accessibilité a mis en place différentes mesures et animé des évènements destinés à porter les enjeux du handicap et de l’inclusion auprès des collaborateurs du groupe.
Pour réaliser leurs audits de conformité, depuis début 2026, les entités et établissements du groupe doivent s’adresser au centre de compétences Accessibilité mis en place à Porto. Ce centre s’appuie sur trois experts internes de l’Accessibilité et sur trois cabinets d’audit externes avec qui le groupe a signé des contrats cadres début 2025.
Le schéma pluriannuel d’accessibilité 2025 2027 du groupe et ces actions, couvrent l’échelon français.
3.3.4.1 (S4-5) Cibles liées à la gestion des impacts négatifs matériels, à la promotion des impacts positifs et à la gestion des risques et opportunités matériels
Le Groupe BPCE a établi un plan stratégique qu’il doit décliner sur les prochaines années et dont les ambitions et les objectifs sont les suivants :
- Consolider les fondations pour garantir confiance, résilience et conformité ;
- Faire évoluer les pratiques pour être plus efficient ;
- S’adapter face aux nouvelles menaces, aux évolutions technologiques notamment en matière d’IA et de quantique, et aux changements sociétaux.
Dans le cadre du projet stratégique VISION 2030, le Groupe BPCE ambitionne de soutenir 11 000 projets locaux par an en matière d’entrepreneuriat social. Cet indicateur recense le nombre de projets professionnels financés en microcrédits.
Au 31 décembre 2025, 10 356 projets locaux ont été financés par les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne (contre 10 589 projets en 2024).
Les priorités stratégiques du Groupe BPCE décrites dans son projet stratégique VISION 2030 intègrent notamment « l’amélioration de l’accessibilité des produits et services numériques ». Le schéma pluriannuel de mise en accessibilité 2025-2027 et VISION 2030 portent la volonté d’une approche éthique du numérique, en cohérence avec les valeurs coopératives du groupe.
En complément, toute entité juridique du Groupe BPCE a l’obligation de publier une déclaration d’accessibilité d’une durée légale maximale de trois ans. Ces dernières arrivent à échéance et de nouveaux audits sont en réalisation, pilotés par le pôle digital. Les résultats de ces audits permettront d’identifier les évolutions techniques en matière d’accessibilité que le groupe pourra ainsi mener.
BPCE Assurances se mobilise dans le développement de produits et services numériques inclusifs qui répondent aux besoins de divers segments de clients.
Conformément à l’obligation d’accessibilité des sites numériques, les entreprises doivent réaliser un audit d’accessibilité de leurs sites internet afin de vérifier et communiquer la conformité par rapport au RGAA, et le cas échéant mener les actions de mise en conformité.
BPCE Assurances se donne pour objectif le déploiement des parcours de souscription en ligne des contrats épargne (retraite individuelle, déployé en 2025, assurance vie, qui sera disponible en 2026). L’objectif est d’adapter les fonctionnalités des offres pour ce nouveau canal en ligne : proposer des fonctionnalités essentielles/standard uniquement, diminuer les options complexes à expliquer, plafonner les versements, etc. Cette cible est alignée avec l’objectif de la politique interne de gouvernance et de surveillance des produits. Il s’agit ici d’apporter des éléments de pédagogie dans les parcours, avec une possibilité de redirection du client vers son conseiller pour bénéficier d’un accompagnement humain à tout moment.
Le fonctionnement et le rôle des organes d’administration, de direction et de surveillance sont détaillés au chapitre 4 Rapport sur le gouvernement d’entreprise du DEU ainsi que dans la section 1.4.1 (GOV-1) Rôle des organes d’administration, de direction et de surveillance.
Plus spécifiquement, les politiques liées à la conduite des affaires sont validées soit directement par le directoire, soit par un des comités opérationnels auxquels participent les membres du comité de direction générale. Ces politiques sont ensuite présentées selon le cas, pour information, aux comités spécialisés du conseil de surveillance concernés puis au conseil de surveillance au travers des comptes-rendus des comités spécialisés. Seule la politique en matière d’appétit aux risques de sécurité financière est soumise par le directoire à l’approbation du conseil de surveillance, en application de la règlementation propre à la gestion des risques.
4.1.2.1 (IRO-1) Description des processus d’identification et d’analyse des impacts, risques et opportunités matériels
Dans le cade de l’identification des impacts, risques et opportunités matériels se rapportant aux questions relatives à la conduite des affaires, le Groupe BPCE s’est appuyé sur :
- la liste des sous (sous) thèmes indiqués dans l’AR 16, de la norme ESRS 1, notamment en matière de culture d’entreprise, de protection des lanceurs d’alertes, de gestion des relations avec les fournisseurs ou encore de corruption ;
- la cartographie des risques de non-conformité du groupe, qui tient compte à la fois des activités du groupe et de son secteur d’activité, notamment en matière de règlementations relatives au blanchiment d’argent, au financement de terrorisme ou encore aux mesures de sanctions, des embargos et de gel des avoirs.
Au travers de l’analyse de double matérialité réalisée par le groupe, deux risques matériels ont été identifiés en lien avec la conduite des affaires :
- – Risque de pertes financières découlant d’un risque de réputation ou d’un risque juridique, de sanction lié à une défaillance dans la mise en œuvre des obligations en matière de lutte contre la corruption,
- – Risque de pertes financières découlant d’un risque juridique, de sanction lié à une défaillance dans la mise en œuvre des obligations en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et financement du terrorisme et plus largement de prévention et de détection des comportements financiers délictueux des clients, et en matière de mise en œuvre des sanctions (embargos, sanctions sectorielles, gels d’avoirs).
Catégorie
IROEnjeu matériel Politiques Actions Métriques Risque Lutte contre la corruption et les versements de pots-de-vin - Code de conduite et d’éthique
- Dispositif « Lanceurs d’alertes »
- Politique « Cadeaux, avantages et invitations »
- Politique d’évaluation des tiers au regard du risque de corruption dans le cadre de l’activité commerciale
- Cartographie des risques de corruption
- Règles de conduite anticorruption
- Formations obligatoires sous forme de e-learning
- Dispositif « Lanceurs d’alertes » avec un outil groupe dédié
- Déclaration des cadeaux, avantages et invitations reçus et offerts centralisée dans un outil groupe
- Évaluation des fournisseurs
- Encadrement des relations avec les intermédiaires et les partenaires groupe
- Référentiel de contrôle comptable « fraude et corruption »
- Nombre de condamnations pour infraction à la législation sur la lutte contre la corruption et les actes de corruption
- Montant des amendes pour infraction à la législation sur la lutte contre la corruption et les actes de corruption
- Pourcentage, au sein du personnel, des fonctions à risque couvertes par les programmes de formation
Risques Lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (LCB-FT) - Politique en matière d’appétit aux risques de sécurité financière dont dispositif LCB-FT
- Evaluation des risques
- Know Your Customer
- Surveillance de l’activité
- Traitement des alertes
- Déclarations de soupçons
- Obligations connexes (reporting, contrôle interne, formation...)
- N/A
Mise en œuvre des sanctions nationales et internationales - Politique en matière d’appétit aux risques de sécurité financière dont dispositif Sanctions-embargos
- Criblage des bases clients
- Filtrage des transactions
Ces mesures permettent d’identifier les personnes visées par les mesures de gels, ainsi que d’interdire les transactions financières prohibées au titre des sanctions sectorielles et des embargos
- N/A
- 1 Dans le cadre de la sous-thématique « Conduite des affaires » (G1-1), la définition de cibles chiffrées n’a pas été retenue à ce stade, le pilotage reposant principalement sur un cadre comprenant des politiques, un dispositif de maîtrise des risques de non-conformité associés (prévention, détection, remédiation) et un suivi via des métriques et des actions.
4.1.2.2 (G1-1) Politiques en matière de culture d’entreprise et conduite des affaires et plans d’action associés
Tableau de synthèse des politiques du groupe relatives à la culture d’entreprise et conduite des affaires :
Politiques Contenu Champ d’application Responsable de la
mise en œuvreInteraction avec les
parties prenantes et
diffusionCode de conduite et d’éthique - Le Code de conduite et d’éthique met en lumière les règles de conduite et les bonnes pratiques à adopter en respectant les meilleurs standards comportementaux de transparence et de confidentialité, avec pour objectif de nouer des relations durables de confiance et d’agir avec intégrité en tant que banquiers et assureurs responsables
- Il repose sur des principes de conduite qui sont considérés comme fondamentaux par le conseil de surveillance, le directoire et le comité de direction générale de BPCE, ainsi que tous les dirigeants du groupe
- Le Code de conduite et d’éthique de BPCE est basé sur une démarche du groupe afin d’établir un document pratique et clair à destination des collaborateurs, des fournisseurs et des partenaires dans leurs relations avec le groupe
- Direction de la Conformité groupe / Direction des Ressources humaines groupe
- Les principes de conduite éthique et professionnelle rassemblés dans le code sont considérés comme fondamentaux par le conseil de surveillance, le directoire et le comité de direction générale, ainsi que tous les dirigeants du groupe
- Intranet du Groupe BPCE et site internet du Groupe BPCE1
- Formation réglementaire obligatoire (e-learning Code de conduite et d’éthique)
- Décliné opérationnellement dans les codes de conduite et chartes des entités du groupe
Dispositif « Lanceurs d’alertes » - Sont précisés le type d’alerte qui peut être fait, le processus de signalement et de traitement de l’alerte, la confidentialité des informations, le statut protecteur de lanceur d’alerte et les sanctions encourues en cas de non-respect ainsi que les personnes qui peuvent lancer une alerte
- Toutes les entités personnes morales du Groupe BPCE, en France et à l’étranger, en tenant compte des spécificités réglementaires selon les pays d’implantation, quel que soit le nombre de salariés de l’entité (y compris succursales ou filiales étrangères)
- Direction de la Conformité groupe
- Formation réglementaire obligatoire (e-learning Lanceur d’alerte)
- Outil groupe lanceurs d’alertes
- La procédure est applicable et déclinée par toutes les entités du groupe. Pour les prestataires et fournisseurs, une clause figurant dans les contrats indique cette possibilité
Politique « cadeaux, avantages et invitations » - La politique détaille le dispositif d’encadrement des cadeaux, avantages et invitations reçus ou offerts par les collaborateurs afin de respecter l’indépendance d’exercice de leurs fonctions et d’éviter toute influence inappropriée dans les relations professionnelles. Le Groupe BPCE a défini des modalités et des seuils de déclaration, d’autorisation et/ou d’interdiction pour les cadeaux, avantages et invitations
- Les règles définies dans la présente politique s’appliquent à tous les dirigeants effectifs et les collaborateurs des entités du Groupe BPCE
- Direction de la Conformité groupe
- La direction de la Conformité des entités s’assure que la présente politique (ou toute autre procédure/politique déclinant cette politique Groupe) est mise à disposition et bien comprise des collaborateurs
Politique d’évaluation des tiers au regard du risque de corruption dans le cadre de l’activité commerciale - La politique s’applique aux clients, plus particulièrement les clients Corporate présentant une activité à risque lors de l’octroi de crédit, aux intermédiaires et aux partenaires commerciaux
- Toutes les entités du groupe
- Direction de la Conformité groupe
La politique, validée en comité Risques et Conformité groupe, a été diffusée à l’ensemble des entités Politique en matière d’appétit aux risques de sécurité financière - La Politique définit l’appétence au risque vis-à-vis de certaines activités et/ou types d’opérations, et notamment des interdictions et restrictions
- La politique groupe constitue le socle minimal des exigences. Elle est d’application directe et immédiate
- Elle peut éventuellement être complétée par des interdictions, restrictions et situations considérées systématiquement comme présentant un risque BC-FT, décidées localement par les affiliés et des filiales
- Les règles définies dans la présente politique s’appliquent à l’ensemble des affiliés du groupe (établissements, filiales et succursales en France et à l’étranger), indépendamment de leur rattachement direct ou indirect à BPCE SA
- Direction de la Conformité groupe
Chaque entité assujettie aux obligations LCB-FT doit disposer de sa propre politique en matière d’appétence aux risques BC-FT, examinée par son conseil d’administration ou conseil d’orientation et de surveillance (CA/COS) Le Code de conduite et d’éthique de BPCE est basé sur une démarche du groupe afin d’établir un document pratique et clair à destination des collaborateurs, des fournisseurs et des partenaires dans leurs relations avec le groupe. Il met en lumière les règles de conduite et les bonnes pratiques à adopter en respectant les meilleurs standards comportementaux de transparence et de confidentialité, avec pour objectif de nouer des relations de confiance durables et d’agir avec intégrité en tant que banquiers et assureurs responsables. Il repose sur des principes de conduite articulés en trois parties :
- Intérêt du client et du sociétaire, dont les principes sont les suivants : favoriser un esprit d’ouverture et de confiance ; garantir un traitement équitable des clients ; protéger les intérêts du client et du sociétaire ; communiquer en toute transparence ;
- Responsabilité employeur et salariés, dont les principes sont les suivants : promouvoir l’exemplarité, l’exigence et la bienveillance ; promouvoir le respect des collaborateurs et leur développement professionnel ; agir avec éthique professionnelle en toutes circonstances ; assurer la pérennité du Groupe BPCE ; promouvoir une concurrence libre et loyale ;
- Responsabilité sociétale, dont les principes sont les suivants : contribuer à une économie de marché humainement responsable ; être un groupe bancaire inclusif et ouvert à tous ; agir efficacement pour la protection de l’environnement et la mutation énergétique vers une économie peu carbonée ; promouvoir le respect des droits de l’Homme dans toutes les activités.
Une formation réglementaire obligatoire de type e-learning a été élaborée pour acter de la prise de connaissance des principes du Code de conduite et d’éthique dans le groupe. Cette formation est obligatoire pour tous les collaborateurs du groupe ainsi que pour tous les nouveaux entrants.
Tous les collaborateurs et co-contractants du Groupe BPCE peuvent signaler des enfreintes au Code de conduite via le dispositif d’alerte applicable dans toutes les entités du groupe, et décrit dans la procédure relative au dispositif « Lanceurs d’alertes ». Sont précisés, le type d’alerte qui peut être fait, le processus de signalement et de traitement de l’alerte, la confidentialité des informations, le statut protecteur de lanceur d’alerte et les sanctions encourues en cas de non-respect, ainsi que les personnes qui peuvent lancer une alerte.
La procédure groupe est applicable et déclinée par toutes les entités du groupe (toutes les entités personnes morales du Groupe BPCE, en France et à l’étranger, en tenant compte des spécificités réglementaires selon les pays d’implantation, quel que soit le nombre de salariés de l’entité, y compris succursales ou filiales étrangères). Elles en assurent la diffusion par tout moyen permettant une publicité suffisante, notamment par voie de notification, affichage ou publication, le cas échéant sur leur site internet ou par voie électronique, dans des conditions la rendant accessible de manière permanente aux personnes concernées.
Pour les prestataires et fournisseurs, une clause figurant dans les contrats indique cette possibilité. Ainsi les collaborateurs et les co-contractants du Groupe BPCE ont accès à l’outil mis à disposition par le Groupe BPCE pour exercer leur droit d’alerte.
Une stricte confidentialité des informations recueillies lors d’un signalement est garantie, notamment l’identité de l’auteur du signalement, des personnes visées par celui-ci et de tout tiers qui y est mentionné à toutes les étapes du traitement de l’alerte.
La procédure précise les catégories de personnes qui font l’objet d’une protection : le lanceur d’alerte, les facilitateurs, les personnes en lien avec le lanceur d’alerte et les entités juridiques contrôlées par un lanceur d’alerte dans lesquelles il travaille ou avec lesquelles il est lié dans un contexte professionnel. Elles ne peuvent en aucun cas être sujets à une quelconque sanction disciplinaire ou poursuite judiciaire, dès lors qu’elles agissent sans contrepartie financière directe et de bonne foi. Elles ne peuvent faire l’objet de mesures de représailles, ni de menaces ou de tentatives de recourir à ces mesures.
Une formation réglementaire obligatoire de type e-learning accompagne le déploiement de l’outil et précise notamment les droits et devoirs d’un lanceur d’alerte ainsi que la protection qui lui est attachée.
Lors de l’analyse de double matérialité sur le domaine de la conduite des affaires, le Groupe BPCE a identifié un risque matériel en lien avec la prévention et la détection de la corruption et des pots-de-vin.
Les règles et dispositifs ci-dessous permettent de se conformer aux exigences introduites par l’article 17 de la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016, relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique (loi dite « Sapin 2 »). Les règles, les procédures et leur mise en œuvre par les entités du Groupe BPCE contribuent à prévenir et détecter les comportements susceptibles de caractériser des faits de corruption, y compris les paiements de facilitation (« pots-de-vin »), ou de trafic d’influence.
- Cartographie des risques de corruption : elle est établie et mise à jour au minimum tous les deux ans par les entités du groupe, selon une méthodologie conforme aux recommandations de l’Agence française anticorruption (AFA) ; elle est basée sur des échanges avec les métiers qui permettent d’identifier et d’évaluer les risques de corruption, active comme passive, directe ou indirecte (complicité, recel), et d’aboutir à une vision partagée des enjeux de la lutte contre la corruption ; les éléments du dispositif de contrôle interne, dont le contrôle comptable, sont explicitement fléchés vers les risques de corruption identifiés ; le résultat de la cartographie des risques, y compris les plans d’action nécessaires le cas échéant, est présenté pour validation aux organes de direction de chaque entité du groupe ; une consolidation des cartographies est présentée au comité des Risques et de la Conformité groupe, ainsi qu’à l’organe de surveillance de BPCE ;
- Règles de conduite anticorruption : également consultables sur le site Internet du groupe (page « Éthique et conformité : les actions et engagements du Groupe BPCE »1), elles complètent le Code de conduite, avec notamment des illustrations ; elles ont vocation à être déclinées par chaque entité et annexées à son règlement intérieur ; des sanctions disciplinaires, pouvant aller jusqu’au licenciement, sont prévues en cas de manquement à ces règles ;
- Actions de formation : des formations anticorruption sous forme de e-learning sont déployées dans les entités du groupe ; qualifiées de « formations réglementaires obligatoires » (FRO), elles concernent l’ensemble du personnel, y compris les dirigeants ; elles sont complétées par des e-learnings sur le Code de conduite et d’éthique (se référer à la section 4.1.2.2.1 Code de conduite et d’éthique) et le dispositif « Lanceurs d’alertes » (se référer à la section 4.1.2.2.2 Dispositif « Lanceurs d’alertes ») ;
- Dispositif « Lanceurs d’alertes » avec un outil groupe dédié, détaillé dans la section 4.1.2.2.2 ;
- Dispositif de déclaration des cadeaux, avantages et invitations reçus et offerts centralisé dans un outil groupe ;
- Évaluation des fournisseurs : elle concerne a minima les fournisseurs dont le montant total d’achats au niveau du groupe est au moins de 50 000 euros ; elle prend en compte un certain nombre de critères (catégorie d’achat, critère géographique, informations négatives sur le fournisseur…) ; cette évaluation conduit si nécessaire à des diligences complémentaires visant à apprécier le risque in fine au regard notamment des mesures anticorruption mises en place par le fournisseur ;
- Encadrement des relations avec les intermédiaires (dont les apporteurs d’affaires) et partenaires groupe : les contrats et les conventions comportent des clauses anticorruption ; l’intégrité des nouveaux partenaires du groupe est évaluée dans le cadre du « Comité Nouveaux Produits Nouvelles Activités Groupe » ;
- Référentiel groupe de contrôles comptables participant à la prévention et à la détection de fraude et de faits de corruption ou de trafic d’influence : il est formalisé et son déploiement dans les entités est suivi par le Contrôle financier groupe ;
- Dispositif de traitement des allégations de corruption en cours de formalisation en cohérence avec celui appliqué dans le cadre du dispositif « Lanceurs d’alertes ».
Lors de l’analyse de double matérialité, le Groupe BPCE a identifié un risque matériel en lien avec la sécurité financière.
Le cadre normatif fait l’objet d’une déclinaison par les entités du groupe, en fonction de leurs spécificités en termes d’implantations géographiques, d’organisation interne ou de systèmes d’information. Il fait l’objet de communication en interne à tous les acteurs concernés via l’outil de diffusion intranet, ainsi qu’à l’occasion des conférences audio organisées régulièrement à l’attention de l’ensemble des collaborateurs de la filière en charge du dispositif LCB-FT au sein du groupe. Il est repris lors des formations concernant les collaborateurs et les dirigeants.
La lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT) s’inscrit dans un double objectif :
- Prévenir les activités criminelles en les privant de fonds, d’un part ;
- Assurer la solidité, l’intégrité et la stabilité du système économique et financier, d’autre part.
En tant qu’entité assujettie aux obligations LCB-FT, le Groupe BPCE est pleinement mobilisé pour contribuer à lutter contre les circuits financiers clandestins, en complément de l’action des autorités publiques : Cellules de Renseignement Financier, services répressifs, autorités judiciaires.
Le système d’évaluation et de gestion des risques BC-FT du Groupe BPCE comprend des mesures de prévention, d’atténuation et de remédiation face à des opérations financières susceptibles d’être liées à des activités criminelles. Il repose sur une culture d’entreprise diffusée à tous les niveaux hiérarchiques et toutes les « lignes de défense » (LoD), ainsi qu’une organisation interne et des moyens (humains, IT, data) adaptés.
Le dispositif LCB-FT s’applique à toutes les entités du Groupe BPCE (établissements des réseaux Banques Populaires et Caisses d’Epargne et leurs filiales et succursales, ainsi que BPCE SA, ses filiales et succursales en France et à l’étranger), assujettis aux obligations LCB-FT.
- L’évaluation des risques BC-FT. Chaque établissement, filiale ou succursale du groupe, assujetti aux obligations LCB-FT, analyse son exposition aux risques décrits par les autorités publiques selon des facteurs prévus par la législation, inhérents à leurs clients, à leurs services, à leurs transactions et canaux de distribution ainsi que selon des facteurs géographiques. Par ailleurs, pour chaque client, un profil de risques est établi, en fonction d’un certain nombre de critères qui permettent de lui attribuer un score de vigilance LCB-FT, qui permet, notamment, d’adapter la fréquence d’actualisation des dossiers client et les modalités d’exercice des vigilances sur les opérations réalisées par ces clients ;
- La connaissance de la clientèle. Outre les éléments d’identification, le « Know Your Customer » (KYC) comprend, notamment, des informations sur l’activité, la surface financière et patrimoniale, des éléments de notoriété disponibles dans des médias fiables, afin que les établissements soient en mesure de comprendre l’économie générale des opérations financières réalisées par le client (connaissance de l’origine, de la destination des fonds et de la justification du mouvement). La connaissance de la clientèle intègre, en particulier, la détection des Personnes Politiquement Exposées (PPE) et l’identification des bénéficiaires effectifs pour les personnes morales ;
- L’exercice d’une vigilance constante sur les opérations, tout au long de la relation d’affaires. Ces vigilances sont fonction du niveau de risque LCB-FT et basées sur la vigilance humaine des collaborateurs et sur des moyens, largement automatisés, de détection des opérations inhabituelles, dans le strict respect des règles prévues par le Règlement Général de Protection des Données (RGPD). Les alertes sont principalement traitées par les réseaux, au plus près de la connaissance client. Les plus sensibles ou celles pour lesquelles subsiste un doute sont transmises au département de la sécurité financière locale ; des moyens de traitement des alertes, dont les délais sont suivis localement et au niveau de l’organe central et de réalisation des examens renforcés afin de lever le doute sur la licéité des sommes ou des opérations atypiques/inhabituelles, dès lors que l’une des trois conditions alternative suivante est satisfaite : (i) opération particulièrement complexe, (ii) montant inhabituellement élevé ou (iii) pas de justification économique ou objet licite. Cette analyse conduit les entités à réaliser un certain nombre de diligences : analyse du fonctionnement du compte, demande de justificatifs... ;
- Les signalements - également appelés « Déclarations de soupçons » - à la Cellule de Renseignement Financier (CRF ; TRACFIN en France) des sommes ou opérations douteuses/ suspectes, dès lors que persiste un doute sur leur licéité. Les entités ont, en effet, l’obligation de déclarer à la CRF les sommes ou des opérations portant sur les sommes dont ils savent, soupçonnent ou ont de bonnes raisons de soupçonner qu’elles proviennent d’une infraction passible de plus d’un an d’emprisonnement (criminalité organisée, trafics de diverse nature, corruption, abus de biens sociaux, blanchiment de tous crimes et délits, fraudes fiscales, sociales ou douanières, etc.) ou qu’elles sont liées au financement du terrorisme. Au contraire, dans le cas où les diligences permettent de lever le doute sur le caractère régulier des sommes ou des opérations, l’alerte est « classée sans suite » et assortie d’une piste d’audit sur les vérifications effectuées. Les délais des signalements sont suivis dans le cadre de la politique d’appétit aux risques.
D’autres éléments complètent ce dispositif tels que, notamment, un système de contrôle permanent et périodique, des actions de formation et d’information régulière des collaborateurs et des dirigeants du groupe et des affiliés, des suivis réguliers d’indicateurs dédiés par les instances de gouvernance, des reporting périodiques aux superviseurs nationaux et aux dirigeants ainsi que des sanctions nationales et internationales (embargos et gels d’avoirs).
Le respect des sanctions financières nationales et internationales constitue un élément clef du dispositif de conformité du Groupe BPCE, qui, en tant qu’entité française et européenne, se conforme strictement aux lois et réglementations françaises et de l’Union européenne et applique les Résolutions du conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU).
Par ailleurs, l’ensemble des entités appartenant au périmètre du Groupe BPCE se conforme au régime des sanctions financières américaines en raison de la présence du Groupe BPCE aux États-Unis et du large volume d’opérations libellées en dollars américains et du fait d’autres critères fondant la compétence américaine. Notamment de la portée extraterritoriale de certaines réglementations américaines en matière de sanctions financières, dont les sanctions secondaires qui étendent l’extraterritorialité des sanctions américaines aux transactions sans lien d’américanité.
Les réglementations française, européenne, « onusienne » et américaine constituent donc un « socle commun » en matière de sanctions financières s’appliquant au Groupe BPCE. Les autres réglementations des juridictions dans lesquelles le Groupe BPCE est présent s’appliquent localement, et concurremment au socle commun. Les dispositions les plus strictes prévalent.
Le Groupe BPCE et ses entités déploient des formations réglementaires obligatoires permettant aux collaborateurs d’acquérir les compétences nécessaires à l’exercice de leurs activités :
- Pour les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne et pour les métiers hors métiers mondiaux, sont déployées les formations sur les sujets du « Code de conduite et éthique », « Lanceur d’alerte », « les incontournables de l’éthique professionnelle et lutte contre la corruption » et « LCB-FT - Les Fondamentaux » ;
- Pour les métiers mondiaux, sont déployées les formations sur « Code of conduct », « Whistleblowing », « Professional ethics and awareness », « Fight against corruption » et « AML/CTF ».
Les FRO (Formations Réglementaires Obligatoires) du Groupe BPCE sont recensées dans une cartographie tenant compte de l’activité et du périmètre de chaque pôle. Cette cartographie détaille la cible des collaborateurs à former, la durée de la formation, sa fréquence, le délai pour réaliser la formation et le type de contrats concernés.
Formation Cible Durée Fréquence Délai pour réaliser
la formation à partir
de l’entrée dans
l’entreprise ou
dans l’emploiType de contrat Suivi : effectif
inscrit à une date
ou inscrit sur
une périodeEmplois types cible Code de conduite et éthique Tous les collaborateurs 20 min Tous les 5 ans 6 mois Tous CDI et CDD y compris alternants Effectif inscrit à date Tous les collaborateurs Lanceurs d’alertes Tous les collaborateurs 30 min Tous les collaborateurs du groupe en 2023 Nouveaux entrants les années suivantes 6 mois Tous sauf auxiliaires de vacances Effectif inscrit à date Tous les collaborateurs Les incontournables de l’éthique professionnelle et lutte contre la corruption Tous les collaborateurs 1h Tous les 5 ans 6 mois Tous CDI et CDD, y compris alternants Effectif inscrit à date Tous les collaborateurs LCB-FT Tous les collaborateurs 1 h 30 à 1 h 50 Module initial à réaliser à la prise de poste puis, alternance entre module(s) de rappel et module initial Tous les 2 ans 6 mois Tous CDI et CDD, y compris alternants Effectif inscrit à date et répondant aux critères de l’éligibilité Formation dont le contenu est adapté aux différentes populations de contributeurs1 :
– Fonction siège et support
– Fonctions commerciales
– Dirigeants
Sanctions et embargos Tous les collaborateurs de la conformité et ceux dont le métier est en lien avec les flux, les garanties, l’international 30 min Tous les 2 ans 6 mois Tous CDI et CDD, y compris alternants Effectif inscrit à date et répondant aux critères de l’éligibilité Les collaborateurs en charge de la proposition commerciale jusqu’au débouclement comptable (y compris garantie, flux, spécialiste…) - 1 Pour les fonctions Commerciales et les Dirigeants, le contenu de la formation « Les fondamentaux LCB-FT » est adapté aux différentes populations, cibles métiers (fonctions commerciales, dirigeants).
Tous les collaborateurs, y compris les personnels qui occupent des fonctions exposées, notamment les dirigeants exécutifs, sont tenus de suivre une formation aux règles de l’éthique professionnelle et de la lutte contre la corruption. S’agissant des organes d’administration et de surveillance, des séances de sensibilisation à la corruption ont été organisées par la Fédération nationale des Caisses d’Epargne (en 2024) et la Fédération nationale des Banques Populaires (en 2025). Une sensibilisation à la corruption du conseil de surveillance de BPCE a été également effectuée en 2025.
Dans ce contexte, le pourcentage, au sein du personnel, des fonctions à risque couvertes par les programmes de formation est de 100 % pour Natixis (comme en 2024) et de 100 % pour les autres entités « matérielles »1 du groupe (contre 99,1 % en 2024).
Cet indicateur est calculé sur le périmètre des entités consolidées par Natixis et sur les autres entités dites « matérielles » du groupe (à l’exception des entités sans effectifs propres). Il est défini de la façon suivante :
- Les « fonctions à risque » sont définies, au sein du personnel (conformément à la loi « Sapin 2 »), comme :
- – les Material Risk Takers (MRT), qui comprennent notamment les dirigeants exécutifs, ou des fonctions équivalentes pour les entités qui ne sont pas soumises à la réglementation relative aux MRT,
- – les fonctions exposées au regard de la cartographie consolidée des risques de corruption et qui ne seraient pas MRT ;
- Si une entité a déployé à l’ensemble de son personnel une « formation réglementaire obligatoire » (FRO) aux règles de l’éthique professionnelle et de la lutte contre la corruption, les fonctions à risque sont considérées comme couvertes.
Sur l’année de référence 2025, aucune condamnation pour infraction à la législation sur la lutte contre la corruption et les actes de corruption n’a été prononcée.
Le montant des amendes pour infraction à la législation sur la lutte contre la corruption et les actes de corruption est de 0 euro.
Ces deux indicateurs sont calculés sur le périmètre des entités consolidées par Natixis et sur les autres entités dites « matérielles » du groupe (à l’exception des entités sans effectif).
- Les sanctions administratives à l’encontre de l’entreprise pour des manquements à la législation anticorruption, qui auraient été infligées par l’Agence française anticorruption (Commission des sanctions) ou par un superviseur étranger compétent pour contrôler l’application des lois et réglementations équivalentes à l’étranger ;
- Les condamnations pénales de l’entreprise pour des délits de corruption, trafic d’influence, complicité de corruption, recel de corruption, complicité de trafic d’influence, recel de trafic d’influence, quelle que soit la juridiction ; les conventions judiciaires d’intérêt public homologuées ou autres transactions de même nature sont incluses ;
- Les condamnations pénales d’un dirigeant ou salarié (y compris s’il a quitté l’entreprise) pour des délits de corruption, trafic d’influence, complicité de corruption, recel de corruption, complicité de trafic d’influence, recel de trafic d’influence commis dans le cadre de ses fonctions dans l’entreprise, quelle que soit la juridiction.
Pour chaque entité du périmètre, les amendes prises en compte sont celles correspondant aux sanctions prononcées en 2025 à l’encontre de l’entreprise :
- Les sanctions administratives pour des manquements à la législation anticorruption, qui auraient été infligées par l’AFA (Commission des sanctions) ou par un superviseur étranger compétent pour contrôler l’application des lois et réglementations équivalentes à l’étranger ;
- Les condamnations pénales de l’entreprise pour des délits de corruption, trafic d’influence, complicité de corruption, recel de corruption, complicité de trafic d’influence, recel de trafic d’influence, quelle que soit la juridiction ; les conventions judiciaires d’intérêt public homologuées ou autres transactions de même nature sont incluses.
Les données sur les condamnations et amendes portant sur le périmètre des entités consolidées de Natixis sont issues d’un reporting présenté à un comité trimestriel interne de Natixis. Celles portant sur les autres entités du groupe ont fait l’objet d’un reporting dédié annuel assuré par le « Responsable de la Fonction de Vérification de la Conformité » (RFVC) de chaque entité concernée.
- 1 Ces entités sont identifiées sur la base du périmètre consolidé du Groupe BPCE au 31 décembre de chaque année et après application des critères de matérialité définis par le groupe. Le principal critère pour évaluer la matérialité d’une entité repose sur sa contribution à des indicateurs de référence.
La mise en œuvre des principes de la politique d’achats responsables du Groupe BPCE a été identifiée comme ayant un impact positif, contribuant ainsi à soutenir les fournisseurs non seulement à travers la gestion des délais de paiement, mais également dans la priorisation de relations locales, durables et constructives, et la prise en compte de critères environnementaux et sociétaux dans les décisions.
Catégorie
d’IROEnjeu matériel Politiques Actions Métriques Cibles Impact positif Conditions de travail et autres droits liés au travail des sous-traitants, prestataires et fournisseurs • Politique achats responsables
• Livre blanc des délais de paiement fournisseurs
• Dispositif de suivi des délais de paiement des entités du Groupe BPCE
• Mise à jour du tableau de bord trimestriel (Livre blanc)
• Enquête « voix des fournisseurs »
• Labellisation Relation Fournisseurs et Achats Responsables (RFAR)
• Promotion/ Animation d’une démarche d’achats responsables au sein de la filière achats BPCE
• Critères sociaux et environnementaux pour sélectionner les fournisseurs
• Délai moyen de paiement des fournisseurs par les entités du groupe
• Régler ses fournisseurs dans un délai optimal de 28 jours après l’émission des factures
Tableau de synthèse des politiques du groupe relatives à la gestion des relations avec les fournisseurs :
Politique Contenu Champ d’application Responsable de la
mise en œuvreInteraction avec les
parties prenantes et
diffusionPolitique achats responsables groupe • Le document présente la cadre de référence, l’organisation, le cadre réglementaire, les engagements RSE, ainsi que les outils et méthodes mobilisés pour piloter les achats et la relation fournisseurs
• Groupe BPCE
• Direction des achats de BPCE Achats & Services
• Animation de la filière
• Sharepoint de la filière permettant la mise à disposition de la politique, des outils et pratiques de références
• Site internet du Groupe BPCE
Pour assurer le règlement des fournisseurs dans le délai moyen atteint en 2025, soit 22 jours, BPCE Achats & Services s’est doté depuis 2020 d’un dispositif de suivi des délais de paiement, qui permet de vérifier l’alignement des entités du Groupe BPCE à l’objectif maximum des 28 jours de délais de paiements et d’alerter en cas de dépassement de ce seuil.
La procédure de suivi des délais de paiement est régulièrement mise à jour et améliorée au vu des objectifs à atteindre.
Un Livre Blanc a été rédigé et diffusé, exposant les enjeux réglementaires, les objectifs à atteindre, les bonnes pratiques à adopter, ainsi que la méthodologie de calcul pour garantir des données fiables et homogènes. Ce Livre Blanc et un tableau de bord trimestriel sont accessibles à toutes les entités du groupe et à leurs dirigeants.
BPCE Achats & Services est chargé de piloter cet indicateur à l’échelle du groupe. Une enquête trimestrielle est menée auprès des entités pour recueillir ces données.
BPCE Achats & Services rencontre régulièrement les fournisseurs stratégiques et « d’importance » du groupe (définis notamment en fonction du volume d’achats, de la criticité des prestations délivrées pour la continuité des activités bancaires et/ou essentielles au développement du groupe). Ils sont rencontrés tous les 12 à 18 mois.
En parallèle, chaque direction métier rencontre ses fournisseurs dans le cadre du suivi de la prestation.
Ces rencontres permettent d’avoir un échange privilégié sur l’ensemble des aspects de la prestation et de partager sur les enjeux stratégiques concernant les deux parties.
Dans le cadre de notre volonté d’établir une relation de qualité avec nos partenaires, BPCE Achats & Services recueille « la voix des fournisseurs ». Une enquête, déployée en 2025, permet d’évaluer le niveau de satisfaction des fournisseurs dans le cadre de leur collaboration avec les entités du Groupe BPCE.
Cette initiative a permis d’analyser les relations entre nos fournisseurs et seize entreprises du Groupe BPCE. Plus d’une centaine de fournisseurs ont été interrogés, et nous avons enregistré un taux de réponse proche de 80 %. Les résultats de l’enquête ont montré un niveau de satisfaction très élevé, avec plus de 90 % des fournisseurs se déclarant « satisfaits » ou « très satisfaits » des relations entretenues avec les entités du groupe, ce qui se reflète dans un Net Promoter Score de 44.
A l’occasion de cette enquête, les fournisseurs ont exprimé un désir marqué de renforcer leur collaboration, d’innover ensemble, et d’être plus étroitement associés à des projets à impact en matière de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE).
Le label Relations Fournisseurs et Achats Responsables (RFAR) est attribué par la Médiation des entreprises, qui relève du ministère de l’Économie et des Finances, ainsi que par le Conseil National des Achats (CNA). Ce label a pour objectif de récompenser les entreprises françaises qui établissent des relations durables et équilibrées avec leurs fournisseurs.
Ce label vient valider l’adéquation de la démarche avec la norme ISO 20400 qui fournit des lignes directrices sur l’intégration des principes de développement durable dans le processus d’approvisionnement.
Actuellement, quatorze entités du Groupe BPCE sont labellisées « RFAR » notamment CERA, CEAPC, BPGO, CEBPL, CEGEE, BPALC, BP Sud, BPMED, CECAZ, BPRI, CEIDF, CEHDF, BPAURA et BPCE SA et ses filiales (via BPCE Achats & Services).
Du fait de son rôle de pilotage et d’exécution des achats pour le périmètre BPCE, la labellisation de BPCE Achats & Services couvre automatiquement toutes les entreprises de BPCE SA dont les achats sont gérés par ses équipes. Cela permet à ces entités d’être reconnues comme labellisées RFAR, en s’appuyant sur les processus, outils, méthodologies et engagements portés par BPCE Achats & Services.
BPCE Achats & Services, est engagée depuis de nombreuses années dans une démarche d’amélioration continue en matière d’Achats Responsables, prévoit d’étendre progressivement ce label à l’ensemble des autres entités du Groupe BPCE.
En novembre 2025, le président de BPCE Achats & Services a accepté de prendre la présidence du Club des labellisés. Cela témoigne de l’engagement fort du Groupe BPCE dans cette démarche depuis plus de 10 ans. Cette nomination souligne la volonté du Groupe de maintenir et de renforcer une dynamique collective axée sur l’exemplarité, la responsabilité et l’amélioration des pratiques.
Le Groupe BPCE est attaché à la promotion d’une relation pérenne dans le temps et équilibrée avec les fournisseurs, figurant parmi les engagements pris dans le cadre de sa politique Achats Responsables.
Au travers de son modèle coopératif et de son ancrage local, les entités du Groupe BPCE recourent, lorsque cela est pertinent, à des fournisseurs locaux. Cette pratique participe au maintien de relations économiques avec les acteurs des territoires.
La part de ces fournisseurs locaux (TPE/PME) au sein des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne est en moyenne de 75 %1.
Selon une estimation fondée sur le model d’impact économique Local Footprint ® réalisée en 2025, la contribution économique du Groupe BPCE aux territoires est évaluée à plus de 6 milliards d’euros pour l’économie française en 2024. Les dépenses d’achats du groupe sont associées au soutien d’environ 86 600 emplois (ETP) en France. Cette estimation repose sur un modèle d’impact économique intégrant les effets indirects et induits. Ces emplois se répartissent entre plusieurs secteurs d’activité, dont les principaux sont les suivants :
- Santé, éducation, social : 18 672
- Services spécialisés, scientifiques et techniques : 15 604
- Service support aux entreprises :11 496
- Commerce, négoce : 5 879
Le Groupe BPCE est par ailleurs engagé dans l’initiative gouvernementale « Je choisis la French Tech » qui rassemble plus de 300 entreprises signataires et 80 acteurs institutionnels. Cette initiative vise à orienter les entreprises à recourir plus fréquemment à des fournisseurs, startups locales, d’ici 2027, ce qui est dans la continuité de notre Politique Achat Responsable.
BPCE Achats & Services anime ce dispositif au sein du groupe pour faciliter la collaboration avec les startups françaises. Ce dispositif s’est traduit en 2025 par la mise en place d’une plénière interne « Je choisis la French Tech » visant à valoriser la démarche, la mise en place d’outils et de conseils pour les acheteurs de la filière et la création d’un « Référent Startups » dont le rôle est de faciliter la relation entre les métiers internes et les startups. Les coordonnées du référent startup sont accessibles sur le site internet du Groupe BPCE.
- 1 Méthodologie : ce taux est calculé en rapportant le montant de dépenses réalisées par les Caisses d’Epargne et les Banques Populaires avec les TPE/PME sur le montant des dépenses fournisseurs totales de ces deux réseaux sur un an.
Les engagements en matière de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) du groupe sont intégrés dans la politique d’achats responsables du groupe, dans la Charte des Achats Responsables et dans le processus de consultation de BPCE Achats & Services. La politique Achats Responsables et la Charte des Achats Responsables de la filière banque sont disponibles sur le site Internet du Groupe BPCE.
Le processus de consultation prévoit plusieurs éléments permettant de prendre en compte les critères sociaux et environnementaux lors des consultations pour la sélection des fournisseurs :
- Le niveau de risque RSE propre à la prestation est déterminé (outil AFNOR) afin d’identifier les mesures prioritaires à traiter pour mitiger ces risques, notamment l’envoi d’un questionnaire lié au devoir de vigilance. Une pondération liée au niveau de risque est également proposée pour l’évaluation de la réponse du fournisseur ;
- Des spécifications RSE sont proposées pour intégration au cahier des charges par les métiers prescripteurs en lien avec les risques préalablement identifiés ;
- Un questionnaire RSE spécifique à la catégorie d’achat visée est utilisé lors des consultations pour mesurer la performance RSE des fournisseurs et identifier des plans de progrès à mettre en place dans le cadre de la prestation. Ces questionnaires visent également à sensibiliser les fournisseurs aux enjeux RSE et à intégrer la problématique carbone dans les solutions proposées ;
- La phase de contractualisation intègre dès que possible les plans de progrès préalablement définis grâce à l’analyse des réponses au questionnaire RSE.
La Charte Achats Responsables, jointe aux dossiers de consultation, précise les engagements réciproques. Le dossier de consultation et le cahier des charges, préparés par les directions Métiers, exposent clairement les attentes en matière de RSE et sont communiqués de manière explicite aux fournisseurs. Le dossier de consultation intègre notamment une proposition de réponse sous forme de co-traitance avec des fournisseurs issus du marché de l’inclusion.
En 2025, BPCE Achats & Services a développé un questionnaire RSE fournisseur digitalisé, adapté à la taille de l’entreprise (TPE/ETI/ Grand groupe). Ce nouvel outil permet de simplifier les réponses des fournisseurs, notamment pour les petites et moyennes entreprises. Ces évaluations sont valables pour 18 mois.
Le Groupe BPCE, concerné par la santé financière de ses fournisseurs, s’attache à payer ses fournisseurs dans un délai de 28 jours après réception des factures.
Cet objectif va bien au-delà des exigences légales, qui fixent un délai maximum de 60 jours à compter de la date d’émission de la facture ou 45 jours fin de mois par dérogation contractuelle (article L441-10 et suivants du Code de commerce). Sur l’année 2025, 95,3 % des paiements (en montant) respectent cet engagement (contre 95,5 % en 2024). Cette initiative témoigne de notre préoccupation pour la situation financière de nos fournisseurs, en particulier les PME, qui représentent 33 % de nos dépenses totales de prestations.
En 2025, le délai moyen de paiement des fournisseurs par les entités du groupe a atteint 22 jours (contre 24,89 jours en 2024). Ce résultat témoigne d’une gestion efficace des flux de trésorerie et de notre capacité à honorer nos objectifs envers nos fournisseurs dans des délais plus courts que prévus. Enfin, il n’y a aucune procédure judiciaire en cours concernant les retours de paiement.
Le délai de paiement moyen des factures réglées est mesuré en prenant en compte toutes les factures payées entre le 1er janvier et le 31 décembre de l’année, indépendamment de leur date d’émission. Les notes de frais ne sont pas prises en compte dans cette analyse.
Le délai de paiement est calculé comme la différence entre la date d’émission de la facture et la date de règlement (et non à partir de la date de réception ou de comptabilisation).
L’indicateur « description des délais de paiement standard de l’entreprise (en nombre de jours) par grande catégorie de fournisseurs et le pourcentage de paiements effectués dans ces délais », correspondant à l’exigence de publication du paragraphe 33b du DR G1-6 de la norme CSRD, n’est pas publié. En effet, le groupe n’est pas en mesure de publier cet indicateur sur l’année de référence 2025, compte tenu de l’indisponibilité de la donnée.
5.1 (IRO-2) Exigences de publication au titre des ESRS couvertes par le rapport de durabilité de l’entreprise
Après avoir identifié les ESRS thématiques matériels (qui font l’objet d’une publication dans le présent rapport de durabilité), le Groupe BPCE a identifié les points de données matériels à publier au regard des exigences de publication et en s’appuyant sur l’adéquation de l’information requise par la réglementation européenne CSRD avec les activités du Groupe BPCE. Les mesures transitoires de l’annexe C de l’ESRS 1 ont été prises en compte.
Tous les points de données obligatoires et matériels sont publiés à l’exception des points de données inadaptés aux activités du groupe. Le groupe a choisi de publier certains points de données de manière volontaire. Si un point de données ne peut être relié à un IRO matériel, ce point de données ne donne pas lieu à une publication.
Exigence de publication et
point de donnéesRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportMixité au sein des organes de gouvernance paragraphe 21, point d) Indicateur no 13, tableau 1, annexe I Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 de la Commission (5) 1.4.1.1 Pourcentage d’administrateurs indépendants paragraphe 21, point e) Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 de la Commission 1.4.1.1 Exigence de publication
et point de donnéesRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportDéclaration sur la vigilance raisonnable paragraphe 30 Indicateur no 10, tableau 3, annexe I 1.4.5 Exigence de publication
et point de donnéesRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportParticipation à des activités liées aux combustibles fossiles paragraphe 40, point d) i) Indicateur no 4, tableau 1, annexe I Article 449 bis du règlement (UE) no 575/2013 ; Règlement d’exécution (UE) 2022/2453 de la Commission (6), tableau 1 : Informations qualitatives sur le risque environnemental et tableau 2 : Informations qualitatives sur le risque social Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 de la Commission Non applicable Participation à des activités liées à la fabrication de produits chimiques paragraphe 40, point d) ii) Indicateur no 9, tableau 2, annexe I Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 de la Commission Non applicable Participation à des activités liées à des armes controversées paragraphe 40, point d) iii) Indicateur no 14, tableau 1, annexe I Article 12, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2020/1818 (7), annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 Non applicable Participation à des activités liées à la culture et à la production de tabac paragraphe 40, point d) iv) Règlement délégué (UE) 2020/1818, article 12, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2020/1816, annexe II. Non applicable Exigence de publication
et point de donnéesRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportPlan de transition pour atteindre la neutralité climatique d’ici à 2050 paragraphe 14 Article 2, paragraphe 1, du règlement (UE) 2021/1119 2.2.1.2 Entreprises exclues des indices de référence « Accord de Paris » paragraphe 16, point g) Article 449 bis
Règlement (UE)
no 575/2013, règlement d’exécution (UE) 2022/2453 de la Commission,
modèle 1 : Portefeuille bancaire — Risque de transition lié au changement climatique : Qualité de crédit des expositions par secteur, émissions et échéance résiduelle
Article 12, paragraphe 1, points d) à g), et article 12, paragraphe 2, du règlement délégué (UE) 2020/1818 Non applicable Exigence de publication
et point de donnéesRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportCibles de réduction des émissions de GES paragraphe 34 Indicateur no 4, tableau 2, annexe I Article 449 bis
Règlement (UE)
no 575/2013, règlement d’exécution (UE) 2022/2453 de la Commission,
modèle 3 : Portefeuille bancaire — Risque de transition lié au changement climatique : indicateurs d’alignement
Article 6 du règlement délégué (UE) 2020/1818 2.2.4.2 Exigence de publication
et point de donnéesRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportConsommation d’énergie produite à partir de combustibles fossiles ventilée par source d’énergie (uniquement les secteurs ayant un fort impact sur le climat) paragraphe 38 Indicateur no 5, tableau 1, et indicateur no 5, tableau 2, annexe I Non matériel Consommation d’énergie et mix énergétique paragraphe 37 Indicateur no 5, tableau 1, annexe I Non matériel Intensité énergétique des activités dans les secteurs à fort impact climatique paragraphes 40 à 43 Indicateur no 6, tableau 1, annexe I Non matériel Exigence de publication
et point de donnéesRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportÉmissions brutes de GES des scopes 1, 2 ou 3 et émissions totales de GES
paragraphe 44
Indicateurs no 1 et no 2, tableau 1, annexe I Article 449 bis du règlement (UE)
no 575/2013, règlement d’exécution (UE) 2022/2453 de la Commission,
modèle 1 : Portefeuille bancaire — Risque de transition lié au changement climatique : Qualité de crédit des expositions par secteur, émissions et échéance résiduelle
Article 5, paragraphe 1, article 6 et
article 8, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2020/1818
2.2.7.1 Intensité des émissions de GES brutes paragraphes 53 à 55 Indicateur no 3, tableau 1, annexe I Article 449 bis du règlement (UE)
no 575/2013, règlement d’exécution (UE) 2022/2453 de la Commission,
modèle 3 : Portefeuille bancaire — Risque de transition lié au changement climatique : indicateurs d’alignement
Article 8, paragraphe 1, du
règlement délégué (UE) 2020/1818
Non applicable Exigence de publication
et point de donnéesRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportAbsorptions de GES et crédits carbone paragraphe 56 Article 2, paragraphe 1, du règlement (UE) 2021/1119 Non applicable Exigence de publication
et point de donnéesRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportExposition du portefeuille de l’indice de référence à des risques physiques liés au climat paragraphe 66 Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1818,
Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816
Phase-in Désagrégation des montants monétaires par risque physique aigu et chronique paragraphe 66, point a)
Localisation des actifs importants exposés à un risque physique matériel paragraphe 66, point c)
Article 449 bis du règlement (UE)
no 575/2013, règlement d’exécution (UE) 2022/2453 de la Commission, paragraphes 46 et 47,
modèle 5 : Portefeuille bancaire — Risque physique lié au changement climatique : expositions soumises à un risque physique.
Phase-in Ventilation de la valeur comptable des actifs immobiliers de l’entreprise par classe d’efficacité énergétique paragraphe 67, point c) Article 449 bis du règlement (UE)
no 575/2013, règlement d’exécution (UE) 2022/2453 de la Commission, paragraphe 34, modèle 2 : Portefeuille bancaire
— Risque de transition lié au changement climatique : Prêts garantis par des biens immobiliers
— Efficacité énergétique des sûretés
Phase-in Degré d’exposition du portefeuille aux opportunités liées au climat paragraphe 69 Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1818 de la Commission Phase-in Exigence de publication
et point de donnéesRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportQuantité de chaque polluant énuméré dans l’annexe II du règlement E-PRTR (registre européen des rejets et des transferts de polluants) rejetés dans l’air, l’eau et le sol, paragraphe 28 Indicateur no 8,
tableau 1, annexe I ;
indicateur no 2,
tableau 2, annexe I,
indicateur no 1,
tableau 2, annexe I ;
indicateur no 3, tableau 2, annexe INon matériel Exigence de publication
et point de donnéesRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportRessources hydriques et marines, paragraphe 9 Indicateur no 7, tableau 2, annexe I Non matériel ESRS E3-1
Politique en la matière paragraphe 13
Indicateur no 8, tableau 2, annexe I ESRS E3-1
Pratiques durables en ce qui concerne les océans et les mers paragraphe 14
Indicateur no 12, tableau 2, annexe I Non matériel Exigence de publication
et point de donnéesRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportPourcentage total d’eau recyclée et réutilisée paragraphe 28, point c) Indicateur no 6.2, tableau 2, annexe I Non matériel Consommation d’eau totale en m3 par rapport au chiffre d’affaires généré par les propres activités de l’entreprise paragraphe 29 Indicateur no 6.1, tableau 2, annexe I Non matériel Exigence de publication
et point de donnéRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportParagraphe 16, point a) i Indicateur no 7, tableau 1, annexe I Non matériel Paragraphe 16, point b) Indicateur no 10, tableau 2, annexe I Non matériel Paragraphe 16, point c) Indicateur no 14, tableau 2, annexe I Non matériel Exigence de publication
et point de donnéesRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportPratiques ou politiques foncières/agricoles durables paragraphe 24, point b) Indicateur no 11, tableau 2, annexe I Non matériel Pratiques ou politiques durables en ce qui concerne les océans/mers paragraphe 24, point c) Indicateur no 12, tableau 2, annexe I Non matériel Politiques de lutte contre la déforestation paragraphe 24, point d) Indicateur no 15, tableau 2, annexe I Non matériel Exigence de publication
et point de donnéesRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportDéchets non recyclés paragraphe 37, point d) Indicateur no 13, tableau 2, annexe I Non matériel Déchets dangereux et déchets radioactifs paragraphe 39 Indicateur no 9, tableau 1, annexe I Non matériel Exigence de publication
et point de donnéesRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportRisque de travail forcé paragraphe 14, point f) Indicateur no 13, tableau 3, annexe I Non matériel Risque d’exploitation d’enfants par le travail paragraphe 14, point g) Indicateur no 12, tableau 3, annexe I Non matériel Exigence de publication
et point de donnéeRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportEngagements à mener une politique en matière des droits de l’homme paragraphe 20 Indicateur no 9, tableau 3, et indicateur no 11, tableau 1, annexe I 3.1.3.1.1
3.1.3.4.1Politiques de vigilance raisonnable sur les questions visées par les conventions fondamentales 1 à 8 de l’Organisation internationale du travail, paragraphe 21 Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 de la Commission 3.1.3.1.1
3.1.3.4.1Processus et mesures de prévention de la traite des êtres humains paragraphe 22 Indicateur no 11, tableau 3, annexe I 3.1.3.1.1
3.1.3.4.1Politique de prévention ou système de gestion des accidents du travail paragraphe 23 Indicateur no 1, tableau 3, annexe I 3.1.3.1.3 Exigence de publication
et point de donnéesRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportMécanismes de traitement des différends ou des plaintes paragraphe 32, point c) Indicateur no 5, tableau 3, annexe I 3.1.3.3 Exigence de publication
et point de donnéesRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportNombre de décès et nombre et taux d’accidents liés au travail paragraphe 88, points b) et c) Indicateur no 2, tableau 3, annexe I Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 de la Commission 3.1.5.10 Nombre de jours perdus pour cause de blessures, d’accidents, de décès ou de maladies paragraphe 88, point e) Indicateur no 3, tableau 3, annexe I 3.1.5.10 Exigence de publication
et point de donnéesRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportÉcart de rémunération entre hommes et femmes non corrigé paragraphe 97, point a) Indicateur no 12, tableau 1, annexe I Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 3.1.5.12 Ratio de rémunération excessif du directeur général paragraphe 97, point b) Indicateur no 8, tableau 3, annexe I 3.1.5.12 Exigence de publication
et point de donnéesRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportCas de discrimination paragraphe 103, point a) Indicateur no 7, tableau 3, annexe I 3.1.5.13 Non-respect des principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et des principes directeurs de l’OCDE paragraphe 104, point a) Indicateur no 10, tableau 1, et indicateur no 14, tableau 3, annexe I Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816, article 12, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2020/ 1818 3.1.5.13 Exigence de publication
et point de donnéesRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportEngagements à mener une politique en matière de droits de l’homme paragraphe 16 Indicateur no 9, tableau 3, annexe I, et indicateur no 11, tableau 1, annexe I Non matériel Non-respect des principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, des principes de l’OIT ou des principes directeurs de l’OCDE paragraphe 17 Indicateur no 10, tableau 1, annexe I Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816, article 12, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2020/1818 Non matériel Exigence de publication
et point de donnéesRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportProblèmes et incidents en matière Indicateur no 14, de droits de l’homme paragraphe 36 tableau 3, annexe I Non matériel Exigence de publication
et point de donnéesRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportPolitiques relatives aux consommateurs et aux utilisateurs finaux paragraphe 16 Indicateur no 9, tableau 3, et indicateur no 11, tableau 1, annexe I 3.3.3.1 Non-respect des principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et des principes directeurs de l’OCDE paragraphe 17 Indicateur no 10, tableau 1, annexe I Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816, article 12, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2020/1818 Non matériel Exigence de publication
et point de données y relatifRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportProblèmes et incidents en matière de droits de l’homme paragraphe 35 Indicateur no 14, tableau 3, annexe I Non matériel Exigence de publication
et point de données y relatifRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportConvention des Nations unies contre la corruption paragraphe 10, point b) Indicateur no 15, tableau 3, annexe I 4.1.2.2.1 Protection des lanceurs d’alerte paragraphe 10, point d) Indicateur no 6, tableau 3, annexe I 4.1.2.2.2 Exigence de publication
et point de données y relatifRéférence SFDR (1) Référence Pilier III (2) Référence règlements
sur les indices de référence (3)UE
Loi européenne
sur le climat (4)Section
du rapportAmendes pour infraction à la législation sur la lutte contre la corruption et les actes de corruption paragraphe 24, point a) Indicateur no 17, tableau 3, annexe I Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 4.1.3.2 Normes de lutte contre la corruption et les actes de corruption paragraphe 24, point b) Indicateur no 16, tableau 3, annexe I 4.1.3.2 - (1) Règlement (UE) 2019/2088 du Parlement européen et du Conseil du 27 novembre 2019 sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (JO L 317 du 9.12.2019, p. 1).
- (2) Règlement (UE) no 575/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 concernant les exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit et aux entreprises d’investissement et modifiant le règlement (UE) no 648/2012 (règlement sur les exigences de fonds propres ou règlement « CRR ») (JO L 176 du 27.6.2013, p. 1).
- (3) Règlement (UE) 2016/1011 du Parlement européen et du Conseil du 8 juin 2016 concernant les indices utilisés comme indices de référence dans le cadre d’instruments et de contrats financiers ou pour mesurer la performance de fonds d’investissement et modifiant les directives 2008/48/CE et 2014/17/UE et le règlement (UE) no 596/2014 (JO L 171 du 29.6.2016, p. 1).
ESRS Exigences de publication Référence dans la déclaration de durabilité ESRS 2 BP-1 — Base générale pour la préparation des états de durabilité 1.1.1 (BP-1) Base générale pour la préparation des états de durabilité BP-2 — Publication d’informations relatives à des circonstances particulières 1.1.2 (BP-2) Publication d’informations relatives à des circonstances particulières GOV-1 — Le rôle des organes d’administration, de direction et de surveillance 1.4.1 (GOV-1) Le rôle des organes d’administration, de direction et de surveillance GOV-2 — Informations transmises aux organes d’administration, de direction et de surveillance de l’entreprise et enjeux de durabilité traités par ces organes 1.4.2 (GOV-2) Informations transmises aux organes d’administration, de direction et de surveillance de l’entreprise et enjeux de durabilité traités par ces organes GOV-3 — Intégration des performances en matière de durabilité dans les mécanismes d’incitation 1.4.3 (GOV-3) Intégration des performances en matière de durabilité dans les mécanismes d’incitation GOV-4 — Déclaration sur la vigilance raisonnable 1.4.5 (GOV-4) Déclaration sur la vigilance raisonnable GOV-5 — Gestion des risques et contrôles internes de l’information en matière de durabilité 1.4.4 (GOV-5) Gestion des risques et contrôles internes de l’information en matière de durabilité SBM-1 — Stratégie, modèle économique et chaîne de valeur 1.3.1 (SBM-1) Stratégie, modèle économique et chaîne de valeur SBM-2 — Intérêts et points de vue des parties prenantes 1.3.2 (SBM-2) Intérêts et points de vue des parties prenantes SBM-3 — Impacts, risques et opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique 1.5.3 (SBM-3) Impacts, risques et opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique IRO-1 — Description des processus d’identification et d’évaluation des impacts, risques et opportunités matériels 1.5 (IRO-1) Gestion des impacts, risques et opportunité IRO-2 — Exigences de publication au titre des ESRS couvertes par le rapport de durabilité de l’entreprise 5.1 (IRO-2) Exigences de publication au titre des ESRS couvertes par le rapport de durabilité de l’entreprise ESRS E1 ESRS 2 GOV-3 — Intégration des performances en matière de durabilité dans les mécanismes d’incitation 1.4.3 (GOV-3) Intégration des performances en matière de durabilité dans les mécanismes d’incitation E1-1 — Plan de transition pour l’atténuation du changement climatique 2.2.1.1 (E1-1) Plan de transition pour l’atténuation du changement climatique
2.2.4.1 (E1-1-16 b.) Description des leviers de décarbonation et des actions clés
ESRS 2 SBM-3 — Impacts, risques et opportunités matériels et leur interaction avec la stratégie et le modèle économique 2.2.5 (E1-1 16 h. et ESRS 2 SBM-3) Un plan de transition intégré au sein de la stratégie commerciale
2.2.6.2 (ESRS 2 SBM-3) Résilience de la stratégie et du modèle économique
ESRS 2 IRO-1 — Description des processus permettant d’identifier et d’évaluer les impacts, risques et opportunités matériels liés au climat 1.5 (IRO-1) Gestion des impacts, risques et opportunités E1-2 — Politiques liées à l’atténuation du changement climatique et à l’adaptation à celui-ci 2.2.3 (E1-2) Politiques liées à l’atténuation du changement climatique et à l’adaptation à celui-ci E1-3 — Actions et ressources en rapport avec les politiques en matière de changement climatique 2.2.4.2 (E1-3 et E1-4) Cibles et progrès réalisés E1-4 — Cibles liées à l’atténuation du changement climatique et à l’adaptation à celui-ci 2.2.4.2 (E1-3 et E1-4) Cibles et progrès réalisés E1-6 — Émissions brutes de GES des scopes 1, 2, 3 et émissions totales de GES 2.2.7.1 (E1-6) Émissions brutes de GES des scopes 1, 2, 3 et émissions totales de GES ESRS S1 ESRS 2 SBM-2 — Intérêts et points de vue des parties prenantes 3.1.1 (SBM-2) Intérêts et points de vue des parties prenantes ESRS 2 SBM-3 — Impacts, risques et opportunités matériels et leur interaction avec la stratégie et le modèle économique 3.1.2 (SBM-3) Impacts, risques et opportunités matériels et leur interaction avec la stratégie et le modèle économique S1-1 — Politiques concernant le personnel de l’entreprise 3.1.3.1 (S1-1) Politiques concernant le personnel de l’entreprise S1-2 — Processus de dialogue avec le personnel de l’entreprise et ses représentants au sujet des impacts 3.1.3.2 (S1-2) Processus de dialogue avec le personnel de l’entreprise et ses représentants au sujet des impacts S1-3 — Processus de réparation des impacts négatifs et canaux permettant au personnel de l’entreprise de faire part de ses préoccupations 3.1.3.3 (S1-3) Processus de réparation des impacts négatifs et canaux permettant au personnel de l’entreprise de faire part de ses préoccupations S1-4 — Actions concernant les impacts matériels sur le personnel de l’entreprise, approches visant à gérer les risques matériels et à saisir les opportunités matérielles concernant le personnel de l’entreprise, et efficacité de ces actions 3.1.3.4 (S1-4) Actions concernant les impacts matériels sur le personnel de l’entreprise, approches visant à gérer les risques matériels et à saisir les opportunités matérielles concernant le personnel de l’entreprise, et efficacité de ces actions S1-5 — Cibles liées à la gestion des impacts négatifs matériels, à la promotion des impacts positifs et à la gestion des risques et opportunités matériels 3.1.4.1 (S1- 5) Cibles liées à la gestion des impacts négatifs matériels, à la promotion des impacts positifs et à la gestion des risques et opportunités matériels S1-6 — Caractéristiques des salariés de l’entreprise 3.1.5.2 (S1-6) Caractéristiques des salariés de l’entreprise S1-7 — Caractéristiques des non-salariés assimilés au personnel de l’entreprise 3.1.5.3 (S1-7) Caractéristiques des non-salariés assimilés au personnel de l’entreprise S1-8 — Couverture des négociations collectives et dialogue social 3.1.5.4 (S1-8) Couverture des négociations collectives et dialogue social S1-9 — Indicateurs de diversité 3.1.5.5 (S1-9) Indicateurs de diversité S1-10 — Salaires décents 3.1.5.6 (S1-10) Salaires décents S1-11 — Protection sociale 3.1.5.7 (S1-11) Protection sociale S1-12 — Personnes handicapées 3.1.5.8 (S1-12) Personnes en situation de handicap S1-13 — Indicateurs de formation et de développement des compétences 3.1.5.9 (S1-13) Indicateurs de formation et de développement des compétences S1-14 — Indicateurs de santé et de sécurité 3.1.5.10 (S1-14) Indicateurs de santé et de sécurité S1-15 — Indicateurs d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée 3.1.5.11 (S1-15) Indicateurs d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée S1-16 — Indicateurs de rémunération (écart de rémunération et rémunération totale) 3.1.5.12 (S1-16) Indicateurs de rémunération (écart de rémunération et rémunération totale) S1-17 — Cas, plaintes et impacts graves sur les droits de l’homme 3.1.5.13 (S1-17) Cas, plaintes et impacts graves en matière de droits humains ESRS S3 ESRS 2 SBM-2 — Intérêts et points de vue des parties prenantes 3.2.1 (SBM-2) Intérêts et points de vue des parties prenantes ESRS 2 SBM-3 — Impacts, risques et opportunités matériels et interactions avec la stratégie et le modèle économique 3.2.2 (SBM-3) Impacts, risques et opportunités matériels et interactions avec la stratégie et le modèle économique S3-1 — Politiques relatives aux communautés affectées 3.2.3.1 (S3-1) Politiques relatives aux communautés affectées S3-2 — Processus de dialogue avec les communautés affectées au sujet des impacts 3.2.3.2 (S3-2) Processus de dialogue avec les communautés affectées au sujet des impacts S3-3 — Processus visant à remédier aux impacts négatifs et canaux permettant aux communautés affectées de faire part de leurs préoccupations 3.2.3.3 (S3-3) Processus visant à remédier aux impacts négatifs et canaux permettant aux communautés affectées de faire part de leurs préoccupations S3-4 — Actions concernant les impacts matériels sur les communautés affectées, approches visant à gérer les risques matériels et à saisir les opportunités matérielles concernant les communautés affectées, et efficacité de ces actions 3.2.3.4 (S3-4) Actions concernant les impacts matériels sur les communautés affectées, approches visant à gérer les risques matériels et à saisir les opportunités matérielles concernant les communautés affectées, et efficacité de ces actions S3-5 — Cibles liées à la gestion des impacts négatifs matériels, au développement des impacts positifs et à la gestion des risques et opportunités matériels 3.2.4 (S3-5) Métriques et cibles ESRS S4 ESRS 2 SBM-2 — Intérêts et points de vue des parties prenantes 3.3.1 (SBM-2) Intérêts et points de vue des parties prenantes ESRS 2 SBM-3 — Impacts, risques et opportunités matériels et leur interaction avec la stratégie et le modèle économique 3.3.2 (SBM-3) Impacts, risques et opportunités matériels et leur interaction avec la stratégie et le modèle économique S4-1 — Politiques relatives aux consommateurs et aux utilisateurs finaux 3.3.3.1 (S4-1) Politiques relatives aux consommateurs et aux utilisateurs finaux S4-2 — Processus de dialogue avec les consommateurs et utilisateurs finaux au sujet des impacts 3.3.3.2 (S4-2) Processus de dialogue avec les consommateurs et utilisateurs finaux au sujet des impacts S4-3 — Processus visant à remédier aux impacts négatifs et canaux permettant aux consommateurs et utilisateurs finaux de faire part de leurs préoccupations 3.3.3.3 (S4-3) Processus visant à remédier aux impacts négatifs et canaux permettant aux consommateurs et utilisateurs finaux de faire part de leurs préoccupations S4-4 — Actions concernant les impacts matériels sur les consommateurs et utilisateurs finaux, approches visant à gérer les risques matériels et à saisir les opportunités matérielles concernant les consommateurs et utilisateurs finaux, et efficacité de ces actions 3.3.3.4 (S4-4) Actions concernant les impacts matériels sur les consommateurs et utilisateurs finaux, approches visant à gérer les risques matériels et à saisir les opportunités matérielles concernant les consommateurs et utilisateurs finaux, et efficacité de ces actions S4-5 — Cibles liées à la gestion des impacts négatifs matériels, à la promotion des impacts positifs et à la gestion des risques et opportunités matériels 3.3.4.1 (S4-5) Cibles liées à la gestion des impacts négatifs matériels, à la promotion des impacts positifs et à la gestion des risques et opportunités matériels ESRS G1 ESRS 2 GOV-1 — Le rôle des organes d’administration, de direction et de surveillance 4.1.1 (GOV-1) Rôle des organes d’administration, de direction et de surveillance ESRS 2 IRO-1 — Description des processus d’identification et d’analyse des impacts, risques et opportunités matériels 4.1.2.1 (IRO-1) Description des processus d’identification et d’analyse des impacts, risques et opportunités matériels G1-1 — Politiques en matière de conduite des affaires et culture d’entreprise 4.1.2.2 (G1-1) Politiques en matière de culture d’entreprise et conduite des affaires et plans d’action associés G1-2 — Gestion des relations avec les fournisseurs 4.2 (G1-2) Gestion des relations avec les fournisseurs G1-3 — Prévention et détection de la corruption et des pots-de-vin 4.1.2.2.3 (G1-3) Prévention et détection de la corruption et des pots-de-vin 4.1.3.1 (G1-3) Formation du personnel exposé G1-4 — Cas de corruption ou de versement de pots-de-vin 4.1.3.2 (G1-4) Cas de corruption ou de versement de pots-de-vin G1-6 — Pratiques en matière de paiement 4.2.4.1 (G1-6) Pratiques en matière de paiement Les informations relatives au GAR sont présentées ci-après conformément aux modèles de tableaux applicables aux établissements de crédit tels que présentés dans l’annexe VI du règlement délégué 2023/2486.
a b c d e f g h i j k l m n 31/12/2025 Atténuation du changement climatique (CCM) Adaptation au changement climatique (CCA) Ressources aquatiques et marines (RAM) Dont vers des secteurs pertinents pour la taxinomie
(éligibles à la taxinomie)Dont vers des secteurs pertinents pour la
taxinomie (éligibles à la taxinomie)Dont vers des secteurs pertinents pour la
taxinomie (éligibles à la taxinomie)Valeur
comp-Dont durable sur le plan environnemental
(aligné sur la taxinomie)Dont durable sur le plan
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habilitantGAR – Actifs couverts par le numérateur et le dénominateur 1 Prêts et avances, titres de créance et instruments de capitaux propres détenus à des fins autres que la vente et éligibles pour le calcul du GAR 601 144 378 413 37 988 2 Entreprises financières 48 602 129 88 3 Établissements de crédit 16 907 4 0 4 Prêts et avances 7 399 - - 5 Titres de créance, y compris dont l’utilisation du produit de l’émission est spécifique (UoP) 8 732 4 0 6 Instruments de capitaux propres 777 7 Autres entreprises financières 31 695 124 88 8 dont entreprises d’investissement 9 Prêts et avances 10 Titres de créance, y compris dont l’utilisation du produit de l’émission est spécifique (UoP) 11 Instruments de capitaux propres 12 dont sociétés de gestion 13 Prêts et avances 14 Titres de créance, y compris dont l’utilisation du produit de l’émission est spécifique (UoP) 15 Instruments de capitaux propres 16 dont entreprises d’assurance 10 157 - - 17 Prêts et avances 3 923 - - 18 Titres de créance, y compris dont l’utilisation du produit de l’émission est spécifique (UoP) 111 - - 19 Instruments de capitaux propres 6 123 - - 20 Entreprises non financières 37 893 5 585 1 857 21 Prêts et avances 29 163 4 360 1 408 22 Titres de créance, y compris dont l’utilisation du produit de l’émission est spécifique (UoP) 5 058 1 225 449 23 Instruments de capitaux propres 3 672 24 Ménages 459 608 369 339 36 043 25 dont prêts garantis par des biens immobiliers résidentiels 362 176 362 176 36 043 26 dont prêts à la rénovation de bâtiments 1 526 1 526 - 27 dont prêts pour véhicules à moteur 6 134 5 636 - 28 Financement d’administrations locales 55 042 3 359 - 29 Financement de logements 3 359 3 359 - 30 Autres financements d’administrations locales 51 682 - - 31 Sûretés obtenues par saisie : biens immobiliers résidentiels et commerciaux 4 - - 32 Actifs exclus du numérateur pour le calcul du GAR (mais inclus dans le dénominateur) 415 096 33 Entreprises financières et non financières 353 602 34 PME et entreprises non financières (autres que des PME) non soumises aux obligations de publication de la CSRD 291 393 35 Prêts et avances 290 186 36 dont prêts garantis par des biens immobiliers commerciaux 54 222 37 dont prêts à la rénovation de bâtiments 114 38 Titres de créance 1 206 39 Instruments de capitaux propres - 40 Contreparties de pays tiers non soumises aux obligations de publication de la CSRD 62 209 41 Prêts et avances 54 697 42 Titres de créance 5 929 43 Instruments de capitaux propres 1 583 44 Dérivés 6 398 45 Prêts interbancaires à vue 6 427 46 Trésorerie et équivalents de trésorerie 2 832 47 Autres catégories d’actifs (goodwill, matières premières, etc.) 45 836 48 TOTAL DES ACTIFS DU GAR 1 016 244 378 413 37 988 49 Actifs n’entrant pas dans le calcul du GAR 523 377 50 Administrations centrales et émetteurs supranationaux 160 005 51 Expositions sur des banques centrales 135 759 52 Portefeuille de négociation 227 613 53 TOTAL DES ACTIFS 1 539 621 378 413 37 988 Expositions de hors bilan – Entreprises soumises aux obligations de publication de la CSRD 54 Garanties financières 56 383 9 125 2 953 - - - - - - - - - - - 55 Actifs sous gestion 1 100 992 62 193 17 922 - - - - - - - - - - - 56 Dont titres de créance 110 987 32 306 11 232 - - - - - - - - - - - 57 Dont instruments de capitaux propres 67 245 29 887 6 690 - - - - - - - - - - - - 1. Ce modèle comprend des informations sur les prêts et avances, les titres de créance et les instruments de capitaux propres du portefeuille bancaire qui concernent des entreprises financières, des entreprises non financières (NFC), PME incluses, des ménages (immobilier résidentiel, prêts à la rénovation de logements et prêts automobiles uniquement) et des administrations locales/municipalités (financement de logements).
- 2. Les catégories comptables d’actifs financiers suivantes sont à prendre en considération : Actifs financiers au coût amorti, actifs financiers évalués à la juste valeur par le biais des autres éléments du résultat global, investissements dans des filiales, coentreprises et entreprises associées, actifs financiers désignés comme évalués à la juste valeur par le biais du compte de résultat, actifs financiers obligatoirement évalués à la juste valeur par le biais du compte de résultat, et sûretés immobilières saisies par les établissements de crédit en échange de l’annulation de dettes.
- 3. Les banques qui ont des filiales en dehors de l’UE doivent fournir ces informations séparément pour les expositions sur des contreparties hors UE. Pour les expositions hors UE, si l’absence d’exigences et de méthodes communes en matière de publication d’informations pose des difficultés supplémentaires, puisque la taxinomie de l’UE et la CSRD ne s’appliquent qu’au niveau de l’Union, les établissements de crédit ayant des filiales dans des pays tiers devraient, compte tenu de l’importance de ces expositions pour eux, publier dans toute la mesure du possible un GAR distinct pour leurs expositions hors UE, sous forme d’estimations et de fourchettes, en s’aidant d’approximations et en en expliquant les hypothèses, les réserves et les limitations.
- 4. Pour les prêts automobiles, les établissements n’incluent que les expositions créées après la date d’entrée en application de l’obligation de publication.
o p q r s t u v w x z aa 31/12/2025 Économie circulaire (EC) Pollution (PRP) Biodiversité et Écosystèmes (BIO) Dont vers des secteurs pertinents pour la
taxinomie (éligibles à la taxinomie)Dont vers des secteurs pertinents pour la
taxinomie (éligibles à la taxinomie)Dont vers des secteurs pertinents pour la
taxinomie (éligibles à la taxinomie)Dont durable sur le plan
environnemental
(aligné sur la taxinomie)Dont durable sur le plan
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environnemental
(aligné sur la taxinomie)En millions d’euros Dont
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habilitantGAR – Actifs couverts par le numérateur et le dénominateur 1 Prêts et avances, titres de créance et instruments de capitaux propres détenus à des fins autres que la vente et éligibles pour le calcul du GAR 2 Entreprises financières 3 Établissements de crédit 4 Prêts et avances 5 Titres de créance, y compris dont l’utilisation du produit de l’émission est spécifique (UoP) 6 Instruments de capitaux propres 7 Autres entreprises financières 8 dont entreprises d’investissement 9 Prêts et avances 10 Titres de créance, y compris dont l’utilisation du produit de l’émission est spécifique (UoP) 11 Instruments de capitaux propres 12 dont sociétés de gestion 13 Prêts et avances 14 Titres de créance, y compris dont l’utilisation du produit de l’émission est spécifique (UoP) 15 Instruments de capitaux propres 16 dont entreprises d’assurance 17 Prêts et avances 18 Titres de créance, y compris dont l’utilisation du produit de l’émission est spécifique (UoP) 19 Instruments de capitaux propres 20 Entreprises non financières 21 Prêts et avances 22 Titres de créance, y compris dont l’utilisation du produit de l’émission est spécifique (UoP) 23 Instruments de capitaux propres 24 Ménages 25 dont prêts garantis par des biens immobiliers résidentiels 26 dont prêts à la rénovation de bâtiments 27 dont prêts pour véhicules à moteur 28 Financement d’administrations locales 29 Financement de logements 30 Autres financements d’administrations locales 31 Sûretés obtenues par saisie : biens immobiliers résidentiels et commerciaux 32 Actifs exclus du numérateur pour le calcul du GAR (mais inclus dans le dénominateur) 33 Entreprises financières et non financières 34 PME et entreprises non financières (autres que des PME) non soumises aux obligations de publication de la CSRD 35 Prêts et avances 36 dont prêts garantis par des biens immobiliers commerciaux 37 dont prêts à la rénovation de bâtiments 38 Titres de créance 39 Instruments de capitaux propres 40 Contreparties de pays tiers non soumises aux obligations de publication de la CSRD 41 Prêts et avances 42 Titres de créance 43 Instruments de capitaux propres 44 Dérivés 45 Prêts interbancaires à vue 46 Trésorerie et équivalents de trésorerie 47 Autres catégories d’actifs (goodwill, matières premières, etc.) 48 TOTAL DES ACTIFS DU GAR 49 Actifs n’entrant pas dans le calcul du GAR 50 Administrations centrales et émetteurs supranationaux 51 Expositions sur des banques centrales 52 Portefeuille de négociation 53 TOTAL DES ACTIFS Expositions de hors bilan – Entreprises soumises aux obligations de publication de la CSRD 54 Garanties financières - - - - - - - - - - - - 55 Actifs sous gestion - - - - - - - - - - - - 56 Dont titres de créance - - - - - - - - - - - - 57 Dont instruments de capitaux propres - - - - - - - - - - - - - 1. Ce modèle comprend des informations sur les prêts et avances, les titres de créance et les instruments de capitaux propres du portefeuille bancaire qui concernent des entreprises financières, des entreprises non financières (NFC), PME incluses, des ménages (immobilier résidentiel, prêts à la rénovation de logements et prêts automobiles uniquement) et des administrations locales/municipalités (financement de logements).
- 2. Les catégories comptables d’actifs financiers suivantes sont à prendre en considération : Actifs financiers au coût amorti, actifs financiers évalués à la juste valeur par le biais des autres éléments du résultat global, investissements dans des filiales, coentreprises et entreprises associées, actifs financiers désignés comme évalués à la juste valeur par le biais du compte de résultat, actifs financiers obligatoirement évalués à la juste valeur par le biais du compte de résultat, et sûretés immobilières saisies par les établissements de crédit en échange de l’annulation de dettes.
- 3. Les banques qui ont des filiales en dehors de l’UE doivent fournir ces informations séparément pour les expositions sur des contreparties hors UE. Pour les expositions hors UE, si l’absence d’exigences et de méthodes communes en matière de publication d’informations pose des difficultés supplémentaires, puisque la taxinomie de l’UE et la CSRD ne s’appliquent qu’au niveau de l’Union, les établissements de crédit ayant des filiales dans des pays tiers devraient, compte tenu de l’importance de ces expositions pour eux, publier dans toute la mesure du possible un GAR distinct pour leurs expositions hors UE, sous forme d’estimations et de fourchettes, en s’aidant d’approximations et en en expliquant les hypothèses, les réserves et les limitations.
- 4. Pour les prêts automobiles, les établissements n’incluent que les expositions créées après la date d’entrée en application de l’obligation de publication.
ab ac ad ae af 31/12/2025 TOTAL (CCM + CCA + RAM + EC + PRP + BIO) Dont durable sur le plan environnemental
(aligné sur la taxinomie)En millions d’euros Dont
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transitoireDont
habilitantGAR – Actifs couverts par le numérateur et le dénominateur 1 Prêts et avances, titres de créance et instruments de capitaux propres détenus à des fins autres que la vente et éligibles pour le calcul du GAR 378 413 37 988 2 Entreprises financières 129 88 3 Établissements de crédit 4 0 4 Prêts et avances - - 5 Titres de créance, y compris dont l’utilisation du produit de l’émission est spécifique (UoP) 4 0 6 Instruments de capitaux propres 7 Autres entreprises financières 124 88 8 dont entreprises d’investissement 9 Prêts et avances 10 Titres de créance, y compris dont l’utilisation du produit de l’émission est spécifique (UoP) 11 Instruments de capitaux propres 12 dont sociétés de gestion 13 Prêts et avances 14 Titres de créance, y compris dont l’utilisation du produit de l’émission est spécifique (UoP) 15 Instruments de capitaux propres 16 dont entreprises d’assurance - - 17 Prêts et avances - - 18 Titres de créance, y compris dont l’utilisation du produit de l’émission est spécifique (UoP) - - 19 Instruments de capitaux propres - - 20 Entreprises non financières 5 585 1 857 21 Prêts et avances 4 360 1 408 22 Titres de créance, y compris dont l’utilisation du produit de l’émission est spécifique (UoP) 1 225 449 23 Instruments de capitaux propres 24 Ménages 369 339 36 043 25 dont prêts garantis par des biens immobiliers résidentiels 362 176 36 043 26 dont prêts à la rénovation de bâtiments 1 526 - 27 dont prêts pour véhicules à moteur 5 636 - 28 Financement d’administrations locales 3 359 - 29 Financement de logements 3 359 - 30 Autres financements d’administrations locales - - 31 Sûretés obtenues par saisie : biens immobiliers résidentiels et commerciaux - - 32 Actifs exclus du numérateur pour le calcul du GAR (mais inclus dans le dénominateur) 33 Entreprises financières et non financières 34 PME et entreprises non financières (autres que des PME) non soumises aux obligations de publication de la CSRD 35 Prêts et avances 36 dont prêts garantis par des biens immobiliers commerciaux 37 dont prêts à la rénovation de bâtiments 38 Titres de créance 39 Instruments de capitaux propres 40 Contreparties de pays tiers non soumises aux obligations de publication de la CSRD 41 Prêts et avances 42 Titres de créance 43 Instruments de capitaux propres 44 Dérivés 45 Prêts interbancaires à vue 46 Trésorerie et équivalents de trésorerie 47 Autres catégories d’actifs (goodwill, matières premières, etc.) 48 TOTAL DES ACTIFS DU GAR 378 413 37 988 49 Actifs n’entrant pas dans le calcul du GAR 50 Administrations centrales et émetteurs supranationaux 51 Expositions sur des banques centrales 52 Portefeuille de négociation 53 TOTAL DES ACTIFS 378 413 37 988 Expositions de hors bilan – Entreprises soumises aux obligations de publication de la CSRD 54 Garanties financières 9 125 2 953 55 Actifs sous gestion 62 193 17 922 56 Dont titres de créance 32 306 11 232 - - - 57 Dont instruments de capitaux propres 29 887 6 690 - - - - 1. Ce modèle comprend des informations sur les prêts et avances, les titres de créance et les instruments de capitaux propres du portefeuille bancaire qui concernent des entreprises financières, des entreprises non financières (NFC), PME incluses, des ménages (immobilier résidentiel, prêts à la rénovation de logements et prêts automobiles uniquement) et des administrations locales/municipalités (financement de logements).
- 2. Les catégories comptables d’actifs financiers suivantes sont à prendre en considération : Actifs financiers au coût amorti, actifs financiers évalués à la juste valeur par le biais des autres éléments du résultat global, investissements dans des filiales, coentreprises et entreprises associées, actifs financiers désignés comme évalués à la juste valeur par le biais du compte de résultat, actifs financiers obligatoirement évalués à la juste valeur par le biais du compte de résultat, et sûretés immobilières saisies par les établissements de crédit en échange de l’annulation de dettes.
- 3. Les banques qui ont des filiales en dehors de l’UE doivent fournir ces informations séparément pour les expositions sur des contreparties hors UE. Pour les expositions hors UE, si l’absence d’exigences et de méthodes communes en matière de publication d’informations pose des difficultés supplémentaires, puisque la taxinomie de l’UE et la CSRD ne s’appliquent qu’au niveau de l’Union, les établissements de crédit ayant des filiales dans des pays tiers devraient, compte tenu de l’importance de ces expositions pour eux, publier dans toute la mesure du possible un GAR distinct pour leurs expositions hors UE, sous forme d’estimations et de fourchettes, en s’aidant d’approximations et en en expliquant les hypothèses, les réserves et les limitations.
- 4. Pour les prêts automobiles, les établissements n’incluent que les expositions créées après la date d’entrée en application de l’obligation de publication.
ag ah ai aj ak al am an ao ap aq ar as at 31/12/2024 Valeur
comp-
table
[brute] totaleAtténuation du changement climatique (CCM) Adaptation au changement climatique (CCA) Ressources aquatiques et marines (RAM) Dont vers des secteurs pertinents pour la taxinomie
(éligibles à la taxinomie)Dont vers des secteurs pertinents pour la
taxinomie (éligibles à la taxinomie)Dont vers des secteurs pertinents pour la
taxinomie (éligibles à la taxinomie)Dont durable sur le plan environnemental
(aligné sur la taxinomie)Dont durable sur le plan
environnemental
(aligné sur la taxinomie)Dont durable sur le plan
environnemental
(aligné sur la taxinomie)En millions d’euros Dont
utilisation
du produitDont
transitoireDont
habilitantDont
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du produitDont
habilitantDont
utilisation
du produitDont
habilitantGAR – Actifs couverts par le numérateur et le dénominateur 1 Prêts et avances, titres de créance et instruments de capitaux propres détenus à des fins autres que la vente et éligibles pour le calcul du GAR 579 323 371 631 40 324 2 Entreprises financières 39 436 170 89 3 Établissements de crédit 10 997 6 1 4 Prêts et avances 2 682 0 - 0 5 Titres de créance, y compris dont l’utilisation du produit de l’émission est spécifique (UoP) 7 285 6 1 6 Instruments de capitaux propres 1 029 7 Autres entreprises financières 28 439 164 88 8 dont entreprises d’investissement 9 Prêts et avances 10 Titres de créance, y compris dont l’utilisation du produit de l’émission est spécifique (UoP) 11 Instruments de capitaux propres 12 dont sociétés de gestion 13 Prêts et avances 14 Titres de créance, y compris dont l’utilisation du produit de l’émission est spécifique (UoP) 15 Instruments de capitaux propres 16 dont entreprises d’assurance 9 103 - - 17 Prêts et avances 3 049 - - 18 Titres de créance, y compris dont l’utilisation du produit de l’émission est spécifique (UoP) 119 - - 19 Instruments de capitaux propres 5 935 - - 20 Entreprises non financières 35 983 6 416 2 113 21 Prêts et avances 27 523 5 291 1 707 22 Titres de créance, y compris dont l’utilisation du produit de l’émission est spécifique (UoP) 5 090 1 126 406 23 Instruments de capitaux propres 3 371 24 Ménages 448 909 361 709 38 122 25 dont prêts garantis par des biens immobiliers résidentiels 355 211 355 211 38 122 26 dont prêts à la rénovation de bâtiments 1 189 1 189 - 27 dont prêts pour véhicules à moteur 6 365 5 309 - 28 Financement d’administrations locales 54 994 3 336 - 29 Financement de logements 3 336 3 336 - 30 Autres financements d’administrations locales 51 658 - - 31 Sûretés obtenues par saisie : biens immobiliers résidentiels et commerciaux 5 - - 32 Actifs exclus du numérateur pour le calcul du GAR (mais inclus dans le dénominateur) 406 655 33 Entreprises financières et non financières 34 PME et entreprises non financières (autres que des PME) non soumises aux obligations de publication de la CSRD 35 Prêts et avances 36 dont prêts garantis par des biens immobiliers commerciaux 37 dont prêts à la rénovation de bâtiments 38 Titres de créance 39 Instruments de capitaux propres 40 Contreparties de pays tiers non soumises aux obligations de publication de la CSRD 41 Prêts et avances 42 Titres de créance 43 Instruments de capitaux propres 44 Dérivés 45 Prêts interbancaires à vue 46 Trésorerie et équivalents de trésorerie 47 Autres catégories d’actifs (goodwill, matières premières, etc.) 48 TOTAL DES ACTIFS DU GAR 985 983 371 631 40 324 49 Actifs n’entrant pas dans le calcul du GAR 50 Administrations centrales et émetteurs supranationaux 51 Expositions sur des banques centrales 52 Portefeuille de négociation 53 TOTAL DES ACTIFS 1 489 889 371 631 40 324 Expositions de hors bilan – Entreprises soumises aux obligations de publication de la CSRD 54 Garanties financières 56 205 8 447 2 752 - - - - - - - - - - - 55 Actifs sous gestion 1 132 162 94 004 9 934 - - - - - - - - - - - 56 Dont titres de créance 451 561 32 868 4 717 - - - - - - - - - - - 57 Dont instruments de capitaux propres 102 648 61 136 5 216 - - - - - - - - - - - 1. Ce modèle comprend des informations sur les prêts et avances, les titres de créance et les instruments de capitaux propres du portefeuille bancaire qui concernent des entreprises financières, des entreprises non financières (NFC), PME incluses, des ménages (immobilier résidentiel, prêts à la rénovation de logements et prêts automobiles uniquement) et des administrations locales/municipalités (financement de logements).
2. Les catégories comptables d’actifs financiers suivantes sont à prendre en considération : Actifs financiers au coût amorti, actifs financiers évalués à la juste valeur par le biais des autres éléments du résultat global, investissements dans des filiales, coentreprises et entreprises associées, actifs financiers désignés comme évalués à la juste valeur par le biais du compte de résultat, actifs financiers obligatoirement évalués à la juste valeur par le biais du compte de résultat, et sûretés immobilières saisies par les établissements de crédit en échange de l’annulation de dettes.
3. Les banques qui ont des filiales en dehors de l’UE doivent fournir ces informations séparément pour les expositions sur des contreparties hors UE. Pour les expositions hors UE, si l’absence d’exigences et de méthodes communes en matière de publication d’informations pose des difficultés supplémentaires, puisque la taxinomie de l’UE et la CSRD ne s’appliquent qu’au niveau de l’Union, les établissements de crédit ayant des filiales dans des pays tiers devraient, compte tenu de l’importance de ces expositions pour eux, publier dans toute la mesure du possible un GAR distinct pour leurs expositions hors UE, sous for me d’estimations et de fourchettes, en s’aidant d’approximations et en en expliquant les hypothèses, les réserves et les limitations.
4. Pour les prêts automobiles, les établissements n’incluent que les expositions créées après la date d’entrée en application de l’obligation de publication.
au av aw ax ay az ba bb bc bd be bf 31/12/2024 Économie circulaire (EC) Pollution (PRP) Biodiversité et Écosystèmes (BIO) Dont vers des secteurs pertinents pour la
taxinomie (éligibles à la taxinomie)Dont vers des secteurs pertinents pour la
taxinomie (éligibles à la taxinomie)Dont vers des secteurs pertinents pour la
taxinomie (éligibles à la taxinomie)Dont durable sur le plan
environnemental
(aligné sur la taxinomie)Dont durable sur le plan
environnemental
(aligné sur la taxinomie)Dont durable sur le plan
environnemental
(aligné sur la taxinomie)En millions d’euros Dont
utilisation
du produitDont
habilitantDont
utilisation
du produitDont
habilitantDont
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du produitDont
habilitantGAR – Actifs couverts par le numérateur et le dénominateur 1 Prêts et avances, titres de créance et instruments de capitaux propres détenus à des fins autres que la vente et éligibles pour le calcul du GAR 2 Entreprises financières 3 Établissements de crédit 4 Prêts et avances 5 Titres de créance, y compris dont l’utilisation du produit de l’émission est spécifique (UoP) 6 Instruments de capitaux propres





































































