pilier 3 2023
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Le Pilier III a pour objectif d’instaurer une discipline de marché par un ensemble d’obligations déclaratives. Ces obligations, aussi bien qualitatives que quantitatives, permettent une amélioration de la transparence financière dans l’évaluation des expositions aux risques, les procédures d’évaluation des risques et l’adéquation des fonds propres.
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Préambule
Le règlement (UE) no 2019/876 (CRR2) prévoit de nouvelles dispositions relatives au calcul des actifs pondérés et de nouvelles exigences de ratio, applicables à compter du 28 juin 2021. Les principaux impacts pour le Groupe BPCE sont les suivants :
•les exigences règlementaires de ratio de levier et de ratio structurel de liquidité à long terme (NSFR) deviennent effectives, avec un minimum de 3 % pour le levier et de 100 % pour le NSFR ;
•une nouvelle approche standard (Standardised Approach (SA-CCR), correspondant à la somme du coût de remplacement et de l’exposition potentielle future calculée, est désormais appliquée au calcul de la valeur exposée au risque des dérivés ; cette exposition était jusqu’à présent modélisée selon la méthode de l’évaluation au prix de marché.
Ce rapport présente l’information relative aux risques du Groupe BPCE ; le format des tableaux du Pilier III a évolué au 30 juin 2021 selon les normes techniques définies par le règlement d’exécution (UE) no 2021/637.
Le Groupe BPCE a mis en œuvre un cadre de contrôle interne afin de vérifier que les informations publiées sont appropriées et conformes.
•les sections suivantes de 10 à 17 fournissent une information détaillée sur les principaux autres risques.
Chaque section décrit les principes d’organisation et de gestion du risque, présente une vision synthétique des informations essentielles et expose dans une partie dédiée les informations quantitatives détaillées.
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1 CHIFFRES CLÉS
31/12/2023
31/12/2022
Coût du risque (en points de base) (1)
20
24
Taux d’encours douteux/Encours bruts
2,4 %
2,3 %
Dépréciations constituées/Encours bruts
39,8 %
41,3 %
VaR consolidée du Groupe BPCE (en millions d’euros)
9,0
10,3
Réserves de liquidité (en milliards d’euros)
302
322
(1)Hors éléments exceptionnels.
en millions d’euros
a
b
c
d
e
31/12/2023
30/09/2023
30/06/2023
31/03/2023
31/12/2022
FONDS PROPRES DISPONIBLES
1
Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1)
71 246
70 459
70 108
69 391
69 665
2
Fonds propres de catégorie 1
71 246
70 459
70 108
69 391
69 665
3
Fonds propres totaux
83 411
83 352
83 381
82 979
82 424
RISQUES PONDÉRÉS
4
Montant total des risques pondérés
457 606
456 987
460 589
462 988
460 858
RATIOS DE FONDS PROPRES (EN POURCENTAGE DES RISQUES PONDÉRÉS)
5
Ratio de fonds propres de base de catégorie 1
15,57 %
15,42 %
15,22 %
14,99 %
15,12 %
6
Ratio de fonds propres de catégorie 1
15,57 %
15,42 %
15,22 %
14,99 %
15,12 %
7
Ratio de fonds propres totaux
18,23 %
18,24 %
18,10 %
17,92 %
17,88 %
EXIGENCES DE FONDS PROPRES SUPPLÉMENTAIRES POUR FAIRE FACE AUX RISQUES AUTRES QUE LE RISQUE DE LEVIER EXCESSIF (EN POURCENTAGE DES RISQUES PONDÉRÉS)
EU 7a
Exigences de fonds propres supplémentaires pour faire face aux risques autres que le risque de levier excessif
2,00 %
2,00 %
2,00 %
2,00 %
2,00 %
EU 7b
dont : à satisfaire avec des fonds propres CET1
1,13 %
1,13 %
1,13 %
1,13 %
1,13 %
EU 7c
dont : à satisfaire avec des fonds propres de catégorie 1
1,50 %
1,50 %
1,50 %
1,50 %
1,50 %
EU 7d
Exigences totales de fonds propres SREP
10,00 %
10,00 %
10,00 %
10,00 %
10,00 %
EXIGENCE GLOBALE DE COUSSIN ET EXIGENCE GLOBALE DE FONDS PROPRES (EN POURCENTAGE DES RISQUES PONDÉRÉS)
8
Coussin de conservation des fonds propres
2,50 %
2,50 %
2,50 %
2,50 %
2,50 %
EU 8a
Coussin de conservation découlant du risque macroprudentiel ou systémique constaté au niveau d’un État membre
0,00 %
0,00 %
0,00 %
0,00 %
0,00 %
9
Coussin de fonds propres contracyclique spécifique à l’établissement
0,47 %
0,47 %
0,46 %
0,04 %
0,03 %
EU 9a
Coussin pour le risque systémique
0,00 %
0,00 %
0,00 %
0,00 %
0,00 %
10
Coussin pour les établissements d’importance systémique mondiale
1,00 %
1,00 %
1,00 %
1,00 %
1,00 %
EU 10a
Coussin pour les autres établissements d’importance systémique
1,00 %
1,00 %
1,00 %
1,00 %
0,00 %
11
Exigence globale de coussin
3,98 %
3,97 %
3,96 %
3,54 %
3,53 %
EU 11a
Exigences globales de fonds propres
13,98 %
13,97 %
13,96 %
13,54 %
13,53 %
12
Fonds propres CET1 disponibles après le respect des exigences totales de fonds propres SREP
8,07 %
7,92 %*
9,22 %
8,99 %
9,12 %
RATIO DE LEVIER
13
Mesure de l’exposition totale
1 413 461
1 414 525
1 392 680
1 388 080
1 388 681
14
Ratio de levier
5,04 %
4,98 %
5,03 %
5,00 %
5,02 %
EXIGENCES DE FONDS PROPRES SUPPLÉMENTAIRES POUR FAIRE FACE AU RISQUE DE LEVIER EXCESSIF (EN POURCENTAGE DE LA MESURE DE L’EXPOSITION TOTALE)
EU 14a
Exigences de fonds propres supplémentaires pour faire face au risque de levier excessif
0,00 %
0,00 %
0,00 %
0,00 %
0,00 %
EU 14b
dont : à satisfaire avec des fonds propres CET1
0,00 %
0,00 %
0,00 %
0,00 %
0,00 %
EU 14c
Exigences de ratio de levier SREP totales
3,00 %
3,00 %
3,00 %
3,00 %
3,00 %
EXIGENCE DE COUSSIN LIÉ AU RATIO DE LEVIER ET EXIGENCE DE RATIO DE LEVIER GLOBALE (EN POURCENTAGE DE LA MESURE DE L’EXPOSITION TOTALE)
EU 14d
Exigence de coussin lié au ratio de levier
0,50 %
0,50 %
0,50 %
0,50 %
0,00 %
EU 14e
Exigence de ratio de levier globale
3,50 %
3,50 %
3,50 %
3,50 %
3,00 %
RATIO DE COUVERTURE DES BESOINS DE LIQUIDITÉ
15
Actifs liquides de qualité élevée (HQLA) totaux (valeur pondérée -moyenne)
211 590
216 001
218 079
220 889
220 931
EU 16a
Sorties de trésorerie (Valeur pondérée - moyenne)
224 243
227 766
230 535
236 193
236 292
EU 16b
Entrées de trésorerie (Valeur pondérée - moyenne)
78 615
77 690
78 049
80 592
80 389
16
Sorties de trésorerie nettes totales (valeur ajustée - moyenne)
145 629
150 076
152 486
155 601
155 903
17
Ratio de couverture des besoins de liquidité (LCR)
145,11 %
144,16 %
143,33 %
142,16 %
141,96 %
RATIO DE FINANCEMENT STABLE NET
18
Financement stable disponible total
856 936
844 608
844 487
843 047
828 977
19
Financement stable requis total
797 016
788 850
783 054
780 036
780 086
20
Ratio NSFR
107,52 %
107,07 %
107,85 %
108,08 %
106,27 %
*À compter du 30 septembre 2023 le surplus est calculé en tenant compte du P2R du groupe BPCE.
1.1 Typologie des risques
Macro-familles de risques
Définitions
Risques de crédit et de contrepartie
•Risques de crédit
Risque de pertes résultants de l’incapacité des clients, d’émetteurs ou d’autres contreparties à faire face à leurs engagements financiers. Il Inclut le risque de contrepartie afférant aux opérations de marché (risque de remplacement) et aux activités de titrisation. Il peut être aggravé par le risque de concentration.
•Risques de titrisation
Opérations pour lesquelles le risque de crédit inhérent à un ensemble d’expositions est logé dans une structure dédiée (en général un fonds commun de créances ou « conduit ») puis divisé en tranches en vue le plus souvent de leur acquisition par des investisseurs.
Risques financiers
•Risque de marché
Risque de perte de valeur d’instruments financiers résultants des variations de paramètres de marché, de la volatilité de ces paramètres et des corrélations entre ces paramètres. Les paramètres concernés sont notamment les taux de change, les taux d’intérêt ainsi que les prix des titres (actions, obligations) et des matières premières, des dérivés et de tout autre actif tels que les actifs immobiliers.
•Risque de liquidité
Risque que le groupe ne puisse faire face à ses besoins de trésorerie ou à ses besoins de collatéral au moment où ils sont dus et à un coût raisonnable.
•Risque structurel de taux d’intérêt
Risques de pertes de marge d’intérêt ou de valeur de la position structurelle à taux fixe en cas de variation sur les taux d’intérêt. Les risques structurels de taux d’intérêt sont liés aux activités commerciales et aux opérations de gestion propre
•Risque de spread de crédit
Risque lié à la dégradation de la qualité de la signature d’un émetteur particulier ou d’une catégorie particulière d’émetteurs.
•Risque de change
Risque de pertes de marge d’intérêt ou de valeur de la position structurelle à taux fixe en cas de variation sur le taux d’intérêt de change. Les risques structurels de taux et de change sont liés aux activités commerciales et aux opérations de gestion propre.
Risques non-financiers
•Risque de non-conformité
Risque de sanction judiciaire, administrative ou disciplinaire, de perte financière significative ou d’atteinte à la réputation, qui naît du non-respect de dispositions propres aux activités bancaires financières, qu’elles soient de nature législative ou règlementaire, nationales ou européennes directement applicables, ou qu’il s’agisse de normes professionnelles et déontologiques, ou d’instructions des dirigeants effectifs prises notamment en application des orientations de l’organe de surveillance.
•Risque opérationnel
Risque de pertes découlant d’une inadéquation ou d’une défaillance des processus, du personnel et des systèmes internes ou d’événements extérieurs, y compris le risque juridique. Le risque opérationnel inclut notamment les risques liés à des événements de faible probabilité d’occurrence mais à fort impact, les risques de fraude interne et externe définis par la réglementation, et les risques liés au modèle.
•Risques de souscription d’assurance
Risque, au-delà de la gestion des risques actifs/passifs (risques de taux, de valorisation, de contrepartie et de change, de tarification des primes du risque de mortalité et des risques structurels liés aux activités d’assurance vie et dommage y compris les pandémies, les accidents et les catastrophes (séismes, ouragans, catastrophes industrielles, actes de terrorismes et conflits militaires).
•Risque de modèle
Risque de modèle est défini comme le risque de conséquences défavorables – perte financière et/ou éventuelle atteinte à la réputation du Groupe – résultant de décisions basées sur des modèles dues à des erreurs dans la conception, la mise en œuvre ou l’utilisation de ces modèles.
•Risque juridique
Risque juridique défini dans la réglementation française comme le risque de tout litige avec une contrepartie, résultant de toute imprécision, lacune ou insuffisance susceptible d’être imputable à l’entreprise au titre de ses opérations.
•Risque de réputation
Risque de réputation est défini comme le risque d’atteinte à la confiance que portent à l’entreprise, ses clients, ses contreparties, ses fournisseurs, ses collaborateurs, ses actionnaires ou tout autre tiers dont la confiance, à quelque titre que ce soit, est une condition nécessaire à la poursuite normale de l’activité.
Risques stratégiques d’activité et d’écosystème
•Risque de solvabilité
Risque d’incapacité de la société à faire face à ses engagements à long terme et/ou à assurer la continuité des activités ordinaires dans le futur.
•Risque climatique et environnemental
Vulnérabilité directe ou indirecte (i.e. via les actifs/passifs détenus) des activités bancaires aux risques liés au climat et à l’environnement, incluant les risques physiques (aléas climatiques, pollution, perte de biodiversité, etc.) et les risques liés à la transition (réglementaire, technologique, attente des clients).
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1.2 Évolutions réglementaires
Le déclenchement d’une guerre aux portes de l’UE, avec son impact sur l’accès à l’énergie et sur l’accélération de l’inflation a encore plus recentré les travaux réglementaires européens et français sur la protection des consommateurs et la souveraineté économique. Les Européens semblent soudés sur différents sujets, ce qui pousse la commission et les parlementaires à maintenir une activité réglementaire soutenue.
Malgré les efforts déployés au sein du trilogue, les négociations sur le paquet bancaire CRR3/CRD6 n’ont pu aboutir en 2022.
Le projet de la Commission européenne qui date d’octobre 2021 et qui a vocation à décliner l’accord Bâle III finalisé dit également Bâle IV de décembre 2017) a donné lieu à un compromis entre les États membres après 6 mois de travail sous la présidence française. l. Les intérêts nationaux se sont exprimés sur quelques sujets politiques comme le niveau d’application des exigences prudentielles de fonds propres (individuel ou consolidé) pour satisfaire les pays « host » (mécanisme de l’« output floor »), l’introduction d’une clause de grand-père pour les participations « stratégiques » au bénéfice des IPS « Institution protection schemes » allemands, le calcul forfaitaire du risque opérationnel sans prise en compte des pertes historiques pour les banques espagnoles…Le compromis reste proche du projet initial de la Commission et des amendements techniques du projet du Conseil, à l’exception des sujets de gouvernance propres au texte européen : le traitement des succursales de pays tiers et les modalités d’évaluation de l’aptitude des dirigeants. Ainsi les travaux du Trilogue n’ont pu se conclure sur le 1er semestre 2023 si bien qu’une publication des textes dans leur version définitive au Journal Officiel de l’Union européenne (JOUE) avant la fin de l’année apparaît peu réaliste.
S’agissant du cadre de résolution, l’Eurogroupe en juin 2022 a validé une approche pragmatique et a demandé à la Commission de renforcer le projet de réforme sur un nombre de sujets limités (hiérarchie des créances, notion d’intérêt public…) afin de renforcer le traitement applicable aux banques de taille moyenne. La Commission européenne a publié le 18 avril 2023 ses propositions de textes révisant le cadre de la résolution et la garantie des dépôts dit CMDI « crisis management and deposit insurance framework » ont été publiées le 18 avril 2023. Leur adoption définitive est attendue au plus tôt mi 2024.
L’agenda réglementaire reste soutenu pour les banques et le Groupe BPCE réalise un suivi adapté aux enjeux, qu’ils portent sur le secteur bancaire ou sur l’ensemble de l’environnement économique et à son modèle de banque coopérative.
La directive 2008/48 concernant les contrats de crédit aux consommateurs a fait l’objet d’un réexamen depuis 2020 ayant abouti à sa révision via un compromis au sein du trilogue en décembre 2022. La publication au Journal Officiel de l’Union européenne (JOUE) est attendue pour le second semestre 2023, la mise en application estimée pour la mi 2025. Les évolutions principales portent sur le champ d’application (excluant de fait les GAFAM), l’instauration d’une étude de solvabilité obligatoire, le renforcement des informations précontractuelles ainsi que des modalités d’exercice des activités pour les prestataires ne relevant pas d’une réglementation sectorielle.
Le règlement et la directive sur la résilience opérationnelle numérique (Digital Operational Resilience Act, ou DORA) publiés le 27 décembre 2022 renforcent la maîtrise des risques afférents aux technologies informatiques et visent à atténuer les cyberattaques et les autres risques liés aux systèmes d’information. Il comprend également des dispositions sur la gouvernance des entités financières, la gestion des risques liés aux TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) et sur des tests de résilience tous les trois ans. La publication des textes définitifs l’année dernière a été suivie par le lancement de travaux par l’EBA, l’ESMA et l’EIOPA visant à compléter le cadre européen par des normes techniques de second niveau (RTS et ITS).
La directive 2002/65 concernant la commercialisation à distance de services financiers auprès des consommateurs ou en anglais Distance Marketing in Financial Services directive (DMFSD) a également fait l’objet d’un exercice de révision depuis l’été 2020. La proposition d’évolution de la directive, publiée le 11 mai 2022, a abouti à un accord politique le 6 juin 2023. Les évolutions concernent, en particulier, l’information précontractuelle ainsi que la facilitation du droit de rétractation, par l’introduction d’une « fonction de rétractation » accessible via l’interface du prestataire. Cette fonction présente des similitudes avec la résiliation des contrats par voie électronique dite « résiliation en 3 clics » introduite, en France, depuis le 1er juin 2023 par la loi portant mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat et les décrets du 16 mars 2023 et du 31 mai 2023.
La Commission européenne a publié le 24 mai 2023 un train de mesures, dit « Retail Investment Package » visant à renforcer la protection de la clientèle de détail en matière d’investissement dans des produits financiers. Il se traduira par une révision des textes sectoriels et pourrait introduire une interdiction partielle des rétrocessions (« inducement ») entre le producteur et le distributeur de produits financiers.
La Commission européenne a ouvert le 28 juin une consultation plus spécifique sur sa proposition de révision de la directive sur les services de paiement (DSP3).
La Commission européenne a publié le 28 juin sa proposition de cadre règlementaire pour l’accès aux données financières (Framework for Financial Data Access -FIDA-) jusqu’alors dénommé « open finance ». Le même jour, la Commission a publié une proposition de règlement sur l’euro-digital.
Sur la finance durable, de nombreux textes ont déjà été adoptés et sont en phase d’implémentation et de développement technique : EU taxonomy, CSRD (corporate sustainability disclosure regulation) qui remplace NFRD et intégrera les standards de reporting extra financiers (EFRAG, SFDR -sustainable finance disclosure regulation – Déforestation). La loi du 9 mars 2023 portant diverses adaptations au droit de l’Union européenne dite « DDADUE » habilite le gouvernement à transposer cette directive par voie d’ordonnance dans un délai de 9 mois. D’autres textes sont toujours en cours de négociation au niveau européen : CSDDD (Corporate sustainability due diligence directive) – devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité, et EU green bond standards.
Cette déferlante réglementaire invite le Groupe BPCE à se montrer vigilant sur ses analyses d’impact opérationnel, les modalités de sa prise en charge et allouer ses ressources au regard de l’intérêt de ses clients, la responsabilité sociale et environnementale des entités du groupe et la préservation de son modèle de banque coopérative.
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2 FACTEURS DE RISQUE
L’environnement bancaire et financier, dans lequel le Groupe BPCE évolue, l’expose à une multitude de risques et nécessite la mise en œuvre d’une politique de maîtrise et de gestion de ces risques toujours plus exigeante et rigoureuse.
Certains des risques auxquels est exposé le Groupe BPCE sont décrits ci-dessous. Toutefois, il ne s’agit pas d’une liste exhaustive de l’ensemble des risques du Groupe BPCE pris dans le cadre de son activité ou en considération de son environnement. Les risques présentés ci-dessous, sont ceux identifiés à ce jour comme étant importants et spécifiques au Groupe BPCE, et qui pourraient avoir une incidence défavorable majeure sur son activité, sa situation financière et/ou ses résultats. Au sein de chacune des sous-catégories de risques mentionnées ci-dessous, le facteur de risque que le Groupe BPCE considère, à date, comme le plus important est mentionné en premier lieu.
Les risques présentés ci-dessous sont également ceux identifiés à ce jour comme pouvant avoir une incidence défavorable sur les activités de BPCE SA.
Les facteurs de risque décrits ci-après sont présentés à la date du présent document et la situation décrite peut évoluer, même de manière significative, à tout moment.
Le Groupe BPCE est exposé à des risques de crédit et de contrepartie susceptibles d’avoir un effet défavorable significatif sur l’activité du groupe, sa situation financière et ses résultats.
Le Groupe BPCE est exposé de manière importante au risque de crédit et de contrepartie du fait de ses activités de financement ou de marché. Le groupe pourrait ainsi subir des pertes en cas de défaillance d’une ou plusieurs contreparties, notamment si le groupe rencontrait des difficultés juridiques ou autres pour exercer ses sûretés ou si la valeur des sûretés ne permettait pas de couvrir intégralement l’exposition en cas de défaut. Malgré la vigilance mise en œuvre par le groupe, visant à limiter les effets de concentration de son portefeuille de crédit tant unitaire que sectoriel, il est possible que des défaillances de contreparties soient amplifiées au sein d’un même secteur économique ou d’une région du monde par des effets d’interdépendance de ces contreparties. Ainsi, le défaut d’une ou plusieurs contreparties importantes pourrait avoir un effet défavorable significatif sur le coût du risque, les résultats et la situation financière du groupe.
À titre d’information, au 31 décembre 2023, l’exposition brute du Groupe BPCE au risque de crédit s’élève à 1 486 milliards d’euros, avec la répartition suivante pour les principaux types de contrepartie : 38 % sur la clientèle de détail, 29 % sur les entreprises, 17 % sur les banques centrales et autres expositions souveraines, 6 % sur le secteur public et assimilé. Les risques pondérés au titre du risque de crédit s’élèvent à 399 milliards d’euros (y compris risque de contrepartie).
Les principaux secteurs économiques auxquels le groupe est exposé sur son portefeuille Entreprises non financières sont les secteurs Immobilier (38 % des expositions brutes au 31 décembre 2023), Commerce (11 %), Finance/Assurance (10 %) et Industrie manufacturière (6 %).
Le Groupe BPCE développe principalement ses activités en France. L’exposition brute (valeur comptable brute) du groupe sur la France est de 1 059 milliards d’euros, représentant 84 % de l’exposition brute totale. Les expositions restantes sont principalement concentrées sur les États-Unis 5 %, les autres pays représentent 11 % des expositions brutes totales.
Pour de plus amples informations, se reporter aux chapitres 5 « Risques de crédit » et 6 « Risque de contrepartie » figurant dans le présent document.
Une augmentation substantielle des dépréciations ou des provisions pour pertes de crédit attendues comptabilisées au titre du portefeuille de prêts et de créances du Groupe BPCE pourrait avoir un effet défavorable significatif sur ses résultats et sa situation financière.
Dans le cadre de ses activités de prêt, le Groupe BPCE passe régulièrement des charges pour dépréciations d’actifs pour refléter, si nécessaire, les pertes réelles ou potentielles au titre de son portefeuille de prêts et de créances, qui sont comptabilisées dans son compte de résultat au poste « coût du risque ». Le niveau global des charges pour dépréciations d’actifs du Groupe BPCE repose sur l’évaluation par le groupe de l’historique de pertes sur prêts, les volumes et les types de prêts accordés, les normes du secteur, les crédits en arriérés, la conjoncture économique et d’autres facteurs liés au degré de recouvrement des divers types de prêts. Bien que le Groupe BPCE s’efforce de constituer un niveau suffisant de charges pour dépréciations d’actifs, ses activités de prêt pourraient le conduire à augmenter ses charges pour pertes sur prêts en raison d’une augmentation des actifs non performants ou d’autres raisons, comme la détérioration des conditions de marché ou des facteurs affectant certains pays. Toute augmentation substantielle des charges pour pertes sur prêts, ou évolution significative de l’estimation par le Groupe BPCE du risque de perte inhérent à son portefeuille de prêts, ou toute perte sur prêts supérieure aux charges passées à cet égard pourraient avoir un effet défavorable significatif sur les résultats et la situation financière du Groupe BPCE.
À titre d’information, le coût du risque du Groupe BPCE s’élève à 1 731 millions d’euros au titre de l’année 2023 contre 1 964 millions d’euros sur l’année 2022, les risques de crédit représentent 87 % des risques pondérés du Groupe BPCE. Sur la base des expositions brutes, 38 % concernent la clientèle de détail et 29 % la clientèle d’entreprises (dont 70 % des expositions sont situées en France).
Par conséquent, le risque lié à l’augmentation substantielle des charges pour dépréciations d’actifs comptabilisées au titre du portefeuille de prêts et de créances du Groupe BPCE est significatif en termes d’impact et de probabilité et fait donc l’objet d’un suivi proactif et attentif. En complément, des exigences prudentielles complètent ces dispositifs de provisionnement via le processus de backstop prudentiel qui amène une déduction en fonds propres des dossiers non performants au-delà d’une certaine maturité en lien avec la qualité des garanties et suivant un calendrier réglementaire.
Une dégradation de la solidité financière et de la performance d’autres institutions financières et acteurs du marché pourrait avoir un effet défavorable sur le Groupe BPCE.
La capacité du Groupe BPCE à effectuer ses opérations pourrait être affectée par une dégradation de la solidité financière d’autres institutions financières et acteurs du marché. Les établissements financiers sont étroitement interconnectés, en raison notamment de leurs activités de trading, de compensation, de contrepartie et de financement. La défaillance d’un acteur significatif du secteur (risque systémique), voire de simples rumeurs ou interrogations concernant un ou plusieurs établissements financiers ou l’industrie financière de manière plus générale, peuvent conduire à une contraction généralisée de la liquidité sur le marché et entraîner par la suite des pertes ou défaillances supplémentaires. Le Groupe BPCE est exposé à diverses contreparties financières, de manière directe ou indirecte, telles que des prestataires de services d’investissement, des banques commerciales ou d’investissement, des chambres de compensation et des contreparties centrales, des fonds communs de placement, des fonds spéculatifs (hedge funds), ainsi que d’autres clients institutionnels, avec lesquelles il conclut de manière habituelle des transactions, dont la défaillance ou le manquement à l’un quelconque de ses engagements auraient un effet défavorable sur la situation financière du Groupe BPCE. De plus, le Groupe BPCE pourrait être exposé au risque lié à l’implication croissante dans son secteur d’activité d’acteurs peu ou non réglementés et à l’apparition de nouveaux produits peu ou non réglementés (notamment, les plateformes de financement participatif ou de négociation). Ce risque serait exacerbé si les actifs détenus en garantie par le Groupe BPCE ne pouvaient pas être cédés, ou si leur prix ne permettait pas de couvrir l’intégralité de l’exposition du Groupe BPCE au titre des prêts ou produits dérivés en défaut, ou dans le cadre d’une fraude, détournement de fonds ou autre malversation commise par des acteurs du secteur financier en général auxquels le Groupe BPCE est exposé, ou d’une défaillance d’un acteur de marché significatif telle une contrepartie centrale.
Les expositions de la classe d’actifs « établissements financiers » représentent 4 % du total des expositions brutes totales du Groupe BPCE, qui s’élèvent à 1 486 milliards d’euros au 31 décembre 2023. En terme géographique, les expositions brutes de la catégorie « établissements » sont situées en France à hauteur de 69 %.
D’importantes variations de taux d’intérêt pourraient avoir un effet défavorable significatif sur le produit net bancaire et nuire à la rentabilité du Groupe BPCE.
La marge nette d’intérêts perçue par le Groupe BPCE au cours d’une période donnée représente une part importante de ses revenus. L’évolution de celle-ci, en lien avec l’évolution des taux d’intérêt, peut influer de manière significative sur le produit net bancaire du Groupe BPCE et sa rentabilité. Les coûts de la ressource ainsi que les conditions de rendement de l’actif et en particulier celles attachées à la production nouvelle de crédits sont des éléments très sensibles à l’environnement de taux mais également à des facteurs pouvant échapper au contrôle du Groupe BPCE.
Dans un environnement récent marqué par la forte hausse des taux de la Banque centrale européenne, l’exposition au risque de taux et plus généralement au risque de prix a ainsi été renforcée par la conjonction d’éléments défavorables à savoir la hausse de l’inflation avec un impact majeur sur les taux réglementés, la réallocation d’une partie de l’épargne suite à la sortie rapide de l’environnement de taux bas, la hausse des spreads interbancaires, alors qu’à l’inverse le taux des nouveaux crédits a été contraint par le taux d’usure et l’environnement concurrentiel.
Alors même que les banques centrales mondiales dont la Banque centrale européenne (BCE) semblent avoir achevé leur cycle de durcissement de politique monétaire au terme de l’année 2023, les taux d’intérêt à court terme comme à long terme s’établissent, à la fin de l’année 2023 à des niveaux élevés qui n’avaient plus été constatés depuis les années 2000. En effet, La BCE a augmenté 6 fois ses taux directeurs sur 2023, passant de la fourchette de 2,5 %- 3 % à la fourchette de 4 %- 4,5 %. La Réserve Fédérale Américaine (FED) a pour sa part augmenté 4 fois ses taux directeurs passant de la fourchette de 4,25 %- 4,5 % à 5,25-5,5 % sur l’année 2023.
Cependant, depuis le troisième trimestre 2023, il est à noter une inversion sensible des taux de marché avec un différentiel de - 90 points de base entre le taux du 10 ans et celui du 3 mois. En parallèle, le taux du Livret A connait une trajectoire similaire puis est stable depuis février 2023 à 3 % (taux annoncé stable jusqu’au début 2025).
Le corollaire de cette situation atypique dans son intensité et dans son impact économique a été une réduction massive de la production des crédits bancaires du Groupe BPCE après un pic d’activité dans les premiers mois de la période inflationniste. Cette situation a eu pour conséquences les éléments suivants sur la période :
•la production de crédits a diminué de 30 % avec un effet plus marqué sur les crédits immobiliers aux ménages avec - 44 % entre 2022 et 2023 ;
•une forte remontée des taux client entre le début de l’année 2022 et la fin de l’année 2023 sur l’ensemble des crédits ;
•une croissance de la production des crédits à taux variables particulièrement sur le marché aux entreprises avec 17 % de la production totale sur 2023.
De ce fait, le coût moyen de la ressource du bilan clientèle a augmenté de 93 à 100 points de base sur l’année 2023 sur les deux principaux réseaux de banques régionales (Banques Populaires et Caisses d’Epargne). Le Groupe BPCE a répercuté progressivement la hausse des taux observés fin 2022 et en 2023 sur les taux des nouveaux prêts immobiliers et autres crédits à la consommation et aux entreprises à taux fixe, entraînant une évolution des taux clients tous crédits confondus d’environ 170 points de base sur l’année 2023, après une hausse de près de 140 points de base sur l’année 2022. À titre illustratif, le taux des crédits habitat à taux fixe et de maturité 20 ans ont augmenté de 205 points de base sur l’année 2023 ; tandis que les taux swaps de même maturité ont augmenté de 31 points de base sur 2023, après une hausse 170 points de base sur les trois derniers trimestres 2022 (période de référence lié à l’effet retard).
D’autre part, les clients ont opéré des arbitrages progressifs de leurs comptes faiblement rémunérés vers des produits mieux rémunérés (livrets réglementés et comptes à terme), accentuant la diminution de la valeur de tout portefeuille de créances ou actifs à taux fixe comportant des taux moins élevés. Dans ce contexte de pincement des marges et la vitesse de répercussion de la hausses rapide des taux, le Groupe BPCE a ajusté sa politique de couvertures de taux en augmentant le volume de ses opérations de swaps de taux (macrocouverture) d’environ 35 % sur 2022, puis de nouveau d’environ 30 % sur 2023, afin de prémunir la valeur de son bilan et sa marge d’intérêt future.
Ainsi, même si la hausse des taux s’avère globalement favorable à moyen long terme, ces changements significatifs peuvent entraîner des répercussions importantes, et ce de façon temporaire ou durable. Les indicateurs de mesure du risque de taux du Groupe BPCE traduisent cette exposition.
La sensibilité de la valeur actuelle nette du bilan du groupe à la baisse et à la hausse des taux de 200 points de base demeure en dessous de la limite Tier 1 de 15 %. Au 31/12/2023, le Groupe BPCE est sensible à la hausse des taux avec un indicateur à - 10,80 % par rapport au Tier 1 contre - 13,94 % au 31/12/2022. La mesure de la variation de la marge nette d’intérêt prévisionnelle du Groupe BPCE à un an selon quatre scénarios (« hausse des taux », « baisse des taux », « pentification de la courbe », « aplatissement de la courbe ») par rapport au scénario central indique la « baisse des taux » (choc à - 25 bp) comme le scénario le plus défavorable avec un impact négatif, au 31 décembre 2023, de - 2,1 % sur une année glissante (perte de 127 millions d’euros envisagée) tandis que le scénario à la hausse de faible amplitude (+ 25 points de base) aurait un impact positif de 2,0 % (gain de 125 millions d’euros envisagé).
D’un point de vue réglementaire, l’Autorité bancaire européenne (ABE) a introduit le SOT MNI, défini comme le ratio de la sensibilité de la Marge Nette d’Intérêt rapporté aux fonds propres Tier 1. Ce nouveau SOT (Supervisory Outlier Test) mesure l’impact d’un choc de taux (+/- 200 points de base) sur la MNI à un an avec un bilan constant et l’exprime en pourcentage des fonds propres Tier 1. La Commission a adopté la contre-proposition de l’ABE de monter la limite réglementaire sur le SOT MNI, initialement de 2,5 %, à 5 % des fonds propres Tier 1. Le texte réglementaire doit désormais subir un processus de validation formel avec notamment une validation par le Conseil et le Parlement Européen, pour une entrée en vigueur au plus tard le 31 mars 2024.
L’introduction du SOT MNI complètera les informations communiquées dans le cadre du dispositif d’encadrement du risque de taux par une vision de marge sur un horizon d’un an, et doit faire l’objet d’une publication dans les états financiers, même s’il ne génèrera pas directement de charge en pilier 1.
Les fluctuations et la volatilité du marché pourraient exposer le Groupe BPCE, en particulier ses métiers de grandes clientèles (GFS) à des fluctuations favorables ou défavorables sur ses activités de trading et d’investissement, ce qui pourrait avoir un effet défavorable sur les résultats des opérations et la situation financière du Groupe BPCE.
Dans le cadre de ses activités de trading pour le compte de ses clients ou d’investissement, le Groupe BPCE peut porter des positions sur les marchés obligataires, de devises, de matières premières et d’actions, ainsi que sur des titres non cotés, des actifs immobiliers et d’autres classes d’actifs. Ces positions peuvent être affectées par la volatilité des marchés, notamment financiers, c’est-à-dire le degré de fluctuations des prix sur une période spécifique sur un marché donné, quels que soient les niveaux du marché concerné. Certaines configurations et évolutions des marchés peuvent aussi entraîner des pertes sur un vaste éventail d’autres produits de trading et de couverture utilisés par, y compris les swaps, les futures, les options et les produits structurés ce qui pourrait avoir un effet défavorable sur les résultats des opérations et la situation financière du Groupe BPCE. De même, les baisses prolongées des marchés et/ou les crises violentes peuvent réduire la liquidité de certaines catégories d’actifs et rendre difficile la vente de certains actifs et, ainsi, entraîner des pertes importantes.
Les risques pondérés relatifs au risque de marché s’élèvent à 13,4 milliards d’euros au 31 décembre 2023, soit environ 3 % du total des risques pondérés du Groupe BPCE. À titre d’information, le poids des activités de la Banque de Grande Clientèle dans le produit net bancaire du groupe est de 18 % pour l’année 2023. Pour de plus amples informations et à titre d’illustration, se reporter à la note 10.1.2 « Analyse des actifs et passifs financiers classés en niveau 3 de la hiérarchie de juste valeur », des comptes consolidés du Groupe BPCE figurant dans le document d’enregistrement universel 2023.
Le Groupe BPCE est dépendant de son accès au financement et à d’autres sources de liquidité, lesquels peuvent être limités pour des raisons indépendantes de sa volonté, ce qui pourrait avoir un effet défavorable significatif sur ses résultats.
La capacité à accéder à des financements à court et à long terme est essentielle pour les activités du Groupe BPCE. Le financement non collatéralisé du Groupe BPCE inclut la collecte de dépôts, l’émission de dette à long terme et de titres de créances négociables à court et moyen terme ainsi que l’obtention de prêts bancaires et de lignes de crédit. Le Groupe BPCE recourt également à des financements garantis, notamment par la conclusion d’accords de mise en pension et par l’émission de covered bonds. Si le Groupe BPCE ne pouvait accéder au marché de la dette garantie et/ou non garantie à des conditions jugées acceptables, ou s’il subissait une sortie imprévue de trésorerie ou de collatéral, y compris une baisse significative des dépôts clients, sa liquidité pourrait être négativement affectée. En outre, si le Groupe BPCE ne parvenait pas à maintenir un niveau satisfaisant de collecte de dépôts auprès de ses clients (notamment, par exemple, en raison de taux de rémunération des dépôts plus élevés pratiqués par les concurrents du Groupe BPCE), le Groupe BPCE pourrait être contraint de recourir à des financements plus coûteux, ce qui réduirait sa marge nette d’intérêts et ses résultats.
La liquidité du Groupe BPCE, et par conséquent ses résultats, pourraient, en outre, être affectés par des événements que le Groupe BPCE ne peut ni contrôler ni prévoir, tels que des perturbations générales du marché, pouvant notamment être liées aux crises géopolitiques, sanitaires, financières, des difficultés opérationnelles affectant des tiers, des opinions négatives sur les services financiers en général ou les perspectives financières à court ou long terme du Groupe BPCE, des modifications de la notation de crédit du Groupe BPCE ou même la perception parmi les acteurs du marché de la situation du Groupe ou d’autres institutions financières.
Par ailleurs, la capacité du Groupe BPCE à accéder aux marchés de capitaux, ainsi que le coût auquel il obtient un financement à long terme non garanti sont directement liés à l’évolution, que le Groupe BPCE ne peut ni contrôler ni prévoir, de ses spreads de crédit tant sur le marché obligataire que sur celui des dérivés de crédit. Les contraintes de liquidité peuvent avoir un effet défavorable significatif sur l’activité du Groupe BPCE, sa situation financière, ses résultats et sa capacité à honorer ses obligations vis-à-vis de ses contreparties. De la même manière, le changement d’orientation de la politique monétaire notamment de la Banque centrale européenne peut impacter la situation financière du Groupe BPCE.
Toutefois pour faire face à ces facteurs de risques, Le Groupe BPCE dispose de réserves de liquidité constituées des dépôts cash auprès des banques centrales et de titres et créances disponibles éligibles aux mécanismes de refinancement des banques centrales. La réserve de liquidité du Groupe BPCE s’élève à 302 milliards d’euros au 31 décembre 2023 et permet de couvrir 161 % d’encours de refinancement court terme et des tombées court terme du refinancement MLT. La moyenne sur 12 mois du ratio de liquidité à un mois LCR (Liquidity Coverage Ratio) s’élevait à 145 % au 31 décembre 2023, contre 142 % au 31 décembre 2022. Ainsi, au regard de l’importance de ces risques pour le Groupe BPCE en termes d’impact et de probabilité, ces risques font l’objet d’un suivi proactif et attentif, le Groupe BPCE menant également une politique très active de diversification de sa base d’investisseurs.
L’évolution à la baisse des notations de crédit pourrait avoir un impact négatif sur le coût de refinancement, la rentabilité et la poursuite des activités de BPCE.
Les notations long terme du Groupe BPCE au 31 décembre 2023 sont A pour Standard & Poor’s, A1 pour Moody’s, A pour Fitch ratings et A+ pour R&I. L’évolution à la baisse de ces notations de crédit pourrait avoir un impact négatif sur le refinancement de BPCE et de ses sociétés affiliées qui interviennent sur les marchés financiers. Un abaissement des notations pourrait affecter la liquidité et la position concurrentielle du Groupe BPCE, augmenter leurs coûts d’emprunt, limiter l’accès aux marchés financiers et déclencher des obligations dans certains contrats bilatéraux sur des opérations de trading, de dérivés et de contrats de financement collatéralisés, et par conséquent avoir un impact négatif sur sa rentabilité et la poursuite de ses activités.
En outre, le coût de refinancement non sécurisé à long terme de BPCE est directement lié à son spread de crédit (l’écart de taux au-delà du taux des titres d’État de même maturité qui est payé aux investisseurs obligataires), qui dépend lui -même en grande partie de sa notation. L’augmentation du spread de crédit peut renchérir le coût de refinancement de BPCE. L’évolution du spread de crédit dépend du marché et subit parfois des fluctuations imprévisibles et très volatiles. Ainsi, un changement de la perception de la solvabilité de l’émetteur dû à l’abaissement de sa notation de crédit, pourrait avoir un impact négatif sur sa rentabilité et la poursuite de ses activités.
Les revenus tirés par le Groupe BPCE du courtage et autres activités liées à des commissions pourraient diminuer en cas de repli des marchés.
Un repli des marchés est susceptible de se traduire par une baisse du volume de transactions, notamment des prestations de services financiers et d’opérations sur titres, que les entités du Groupe BPCE exécutent pour leurs clients et en tant qu’opérateur de marché, et par conséquent, par une diminution du produit net bancaire de ces activités. Notamment, en cas de dégradation de la situation des marchés, le Groupe BPCE pourrait subir un déclin du volume des transactions réalisées pour le compte de ses clients et des commissions correspondantes, conduisant à une diminution des revenus générés par cette activité. Par ailleurs, les commissions de gestion que les entités du Groupe BPCE facturent à leurs clients étant généralement calculées sur la valeur ou la performance des portefeuilles, toute baisse des marchés qui aurait pour conséquence de diminuer la valeur de ces portefeuilles ou d’augmenter le montant des retraits réduirait les revenus que ces entités reçoivent via la distribution de fonds communs de placement ou d’autres produits (pour les Caisses d’Epargne et Banques Populaires) ou l’activité de gestion d’actifs. En outre, toute dégradation de l’environnement économique pourrait avoir un impact défavorable sur la seed money apportée aux structures de gestion d’actifs avec un risque de perte partielle ou totale de celle-ci.
Même en l’absence de baisse des marchés, si des fonds gérés pour compte de tiers au sein du Groupe BPCE et les autres produits du Groupe BPCE enregistrent des performances inférieures à celles de la concurrence, les retraits pourraient augmenter et/ou la collecte diminuer, ce qui affecterait les revenus de l’activité de gestion d’actifs.
Au titre de l’année 2023, le montant total net des commissions perçues est de 10 318 millions d’euros, représentant 46 % du produit net bancaire du Groupe BPCE. Les revenus tirés des commissions sur les opérations avec la clientèle pour prestation de services financiers représentent 51 millions d’euros et les revenus tirés des commissions sur les opérations sur titres représentent 25 millions d’euros. Pour de plus amples informations sur les montants des commissions perçues par le Groupe BPCE, se reporter à la note 4.2 « Produits et charges de commissions », des comptes consolidés du Groupe BPCE, figurant dans le document d’enregistrement universel 2023.
Les variations de la juste valeur des portefeuilles de titres et de produits dérivés du Groupe BPCE et de sa dette propre sont susceptibles d’avoir une incidence négative sur la valeur nette comptable de ces actifs et passifs et par conséquent sur le résultat net et sur les capitaux propres du Groupe BPCE.
La valeur nette comptable des portefeuilles de titres, de produits dérivés et d’autres types d’actifs du Groupe BPCE en juste valeur, ainsi que de sa dette propre, est ajustée – au niveau de son bilan – à la date de chaque nouvel état financier. Les ajustements sont apportés essentiellement sur la base des variations de la juste valeur des actifs et des passifs pendant une période comptable, variations qui sont comptabilisées dans le compte de résultat ou directement dans les capitaux propres. Les variations comptabilisées dans le compte de résultat, si elles ne sont pas compensées par des variations opposées de la juste valeur d’autres actifs, ont un impact sur le produit net bancaire et, par conséquent, sur le résultat net. Tous les ajustements de juste valeur ont une incidence sur les capitaux propres et, par conséquent, sur les ratios prudentiels du Groupe BPCE. Ces ajustements sont susceptibles d’avoir aussi une incidence négative sur la valeur nette comptable des actifs et passifs du Groupe BPCE et par conséquent sur le résultat net et sur les capitaux propres du Groupe BPCE. Le fait que les ajustements de juste valeur soient enregistrés sur une période comptable ne signifie pas que des ajustements supplémentaires ne seront pas nécessaires lors des périodes suivantes.
Au 31 décembre 2023, le total des actif/passifs financiers à la juste valeur par résultat est respectivement de 215 milliards d’euros (avec 203 milliards d’euros d’actifs financiers à la juste valeur détenus à des fins de transaction) et de 204 milliards d’euros (avec 170 milliards d’euros de passifs financiers à la juste valeur détenus à des fins de transaction). Pour plus d’information se reporter également aux notes 4.3 « Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat », 4.4 « Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par capitaux propres », 5.2 « Actifs et passifs à la juste valeur par résultat » et 5.4 « Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres », des comptes consolidés du Groupe BPCE, figurant dans le document d’enregistrement universel 2023.
En cas de non-conformité avec les lois et règlements applicables, le Groupe BPCE pourrait être exposé à des amendes significatives et d’autres sanctions administratives et pénales susceptibles d’avoir un impact significatif défavorable sur sa situation financière, ses activités et sa réputation.
Le risque de non-conformité est défini comme le risque de sanction – judiciaire, administrative ou disciplinaire – mais aussi de perte financière, ou d’atteinte à la réputation, résultant du non-respect des dispositions législatives et réglementaires, des normes et usages professionnels et déontologiques, propres aux activités de banque et d’assurance, qu’elles soient de nature nationales ou internationales.
Les secteurs bancaire et assurantiel font l’objet d’une surveillance réglementaire accrue, tant en France qu’à l’international. Les dernières années ont vu une augmentation particulièrement substantielle du volume de nouvelles réglementations ayant introduit des changements significatifs affectant aussi bien les marchés financiers que les relations entre prestataires de services d’investissement et clients ou investisseurs (par exemple MIFID II, PRIIPS, directive sur la Distribution d’Assurances, règlement Abus de Marché, règlement sur la Protection des Données Personnelles, règlement sur les Indices de Référence, etc.). Ces nouvelles réglementations ont des incidences majeures sur les processus opérationnels de la société.
En matière de sécurité financière, le dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme s’inscrit dans une trajectoire européenne. Le Paquet Anti-Money Laundering (AML), actuellement en phase de trilogue, va significativement harmoniser et rehausser le niveau des exigences pesant sur les professions assujetties, et en particulier les professions financières. Ce paquet comprend une évolution systémique de la fonction de supervision en raison de la mise en place, en 2024, d’une nouvelle autorité européenne, l’AMLA (« AML Authority »). Celle-ci aura une double compétence : (i) en matière de supervision. Elle aura, à compter de 2027, environ 40 entités, en supervision directe et supervisera, de façon indirecte, via les autorités nationales, le reste du secteur financier –et (ii) en matière de coordination des cellules de renseignement financier (CRF) de l’UE. Également, la montée en puissance progressive de l’EBA sur les domaines LCB-FT confirme la tendance au rapprochement de ces règlementations avec les règles prudentielles, en matière d’exigences de supervision consolidée des groupes bancaires.
La réalisation du risque de non-conformité pourrait se traduire, par exemple, par l’utilisation de moyens inadaptés pour promouvoir et commercialiser les produits et services de la banque, une gestion inadéquate des conflits d’intérêts potentiels, la divulgation d’informations confidentielles ou privilégiées, le non-respect des diligences d’entrée en relation avec les fournisseurs, des manquements aux obligations légales et règlementaires dans la détection des opérations financières susceptibles de provenir d’infractions pénales (exemple : corruption, fraude fiscale, trafics de stupéfiants, travail dissimulé, financement de la prolifération des armes de destruction massive, …) commises par les clients et d’être liées à des faits de terrorisme. Le risque de non-conformité pouvant également conduire à des défaillances dans la mise en œuvre de sanctions internationales (embargos, gels d’avoirs de personnes visées par des mesures nationales applicables dans les juridictions dans lesquelles le Groupe BPCE est présent, par des mesures restrictives européennes, ainsi que par de mesures de sanctions à portée extraterritoriale prises par certaines autorités étrangères).
Au sein de BPCE, la filière Conformité est chargée de la supervision du dispositif de prévention et de maîtrise des risques de non-conformité. Malgré ce dispositif, le Groupe BPCE reste exposé à des risques d’amendes ou autres sanctions significatives de la part des autorités de régulation et de supervision, ainsi qu’à des procédures judiciaires civiles ou pénales qui seraient susceptibles d’avoir un impact significatif défavorable sur sa situation financière, ses activités et sa réputation.
Toute interruption ou défaillance des systèmes informatiques du Groupe BPCE ou de tiers pourrait entraîner des pertes, notamment commerciales et pourrait avoir un effet défavorable significatif sur les résultats du Groupe BPCE.
Comme la plupart de ses concurrents, le Groupe BPCE dépend fortement de ses systèmes de communication et d’information, ses activités exigeant de traiter un grand nombre d’opérations de plus en plus complexes. Toute panne, interruption ou défaillance dans ces systèmes pourrait entraîner des erreurs ou des interruptions au niveau des systèmes de gestion de la clientèle, de comptabilité générale, de dépôts, de transactions et/ou de traitement des prêts. Si, par exemple, le Groupe BPCE connaissait une défaillance de ses systèmes d’information, même sur une courte période, les entités affectées seraient incapables de répondre aux besoins de leurs clients dans les délais et pourraient ainsi perdre des opportunités de transactions. De même, une panne temporaire des systèmes d’information du Groupe BPCE, en dépit des systèmes de secours et des plans d’urgence, pourrait avoir comme conséquence des coûts considérables en termes de récupération et de vérification d’informations, voire une baisse de ses activités pour compte propre si, par exemple, une telle panne intervenait lors de la mise en place d’opérations de couverture. L’incapacité des systèmes du Groupe BPCE à s’adapter à un volume croissant d’opérations pourrait aussi limiter sa capacité à développer ses activités et entraîner des pertes, notamment commerciales, et pourrait par conséquent, avoir un effet défavorable significatif sur les résultats du Groupe BPCE.
Le Groupe BPCE est aussi exposé au risque d’une défaillance ou d’une interruption opérationnelle de l’un de ses agents de compensation, marchés des changes, chambres de compensation, dépositaires ou autres intermédiaires financiers ou prestataires extérieurs qu’il utilise pour réaliser ou faciliter ses transactions sur des titres financiers. Dans la mesure où l’interconnectivité avec ses clients augmente, le Groupe BPCE peut aussi être de plus en plus exposé au risque d’une défaillance opérationnelle des systèmes d’information de ses clients. Les systèmes de communication et d’information du Groupe BPCE et ceux de ses clients, prestataires de services et contreparties peuvent également faire l’objet de dysfonctionnements ou d’interruptions résultant d’actes cybercriminels ou cyberterroristes. À titre d’illustration, avec la transformation digitale, l’ouverture des systèmes d’information du Groupe BPCE sur l’extérieur se développe continûment (cloud, big data, etc.). Plusieurs de ces processus sont progressivement dématérialisés. L’évolution des usages des collaborateurs et des clients engendre également une utilisation plus importante d’internet et d’outils technologiques interconnectés (tablettes, smartphones, applications fonctionnant sur tablettes et mobiles, etc.), multipliant les canaux par lesquels les attaques ou dysfonctionnements peuvent survenir ainsi qu’en augmentant le nombre d’appareils et d’outils pouvant subir ces attaques ou dysfonctionnements. De ce fait, le patrimoine immatériel ainsi que les outils de travail des différents collaborateurs et agents extérieurs du Groupe BPCE est sans cesse plus exposé aux cybermenaces. Du fait de telles attaques, le Groupe BPCE pourrait connaître des dysfonctionnements ou interruptions dans ses systèmes ou dans ceux de parties tierces, qui pourraient ne pas être résolus de manière adéquate. Toute interruption ou défaillance des systèmes informatiques du Groupe BPCE ou de tiers pourrait entraîner des pertes, notamment commerciales, du fait de la discontinuité des activités et du possible repli des clients affectés vers d’autres établissements financiers durant toute la période d’interruption ou de défaillance, mais aussi au-delà.
Le risque lié à toute interruption ou défaillance des systèmes informatiques du Groupe BPCE ou de tiers est significatif pour le Groupe BPCE en termes d’impact et de probabilité et fait donc l’objet d’un suivi proactif et attentif.
Les risques de réputation et juridique pourraient avoir un effet défavorable sur la rentabilité et les perspectives d’activité du Groupe BPCE.
La réputation du Groupe BPCE est capitale pour fidéliser ses clients et en acquérir de nouveaux. L’utilisation de moyens inadaptés pour promouvoir et commercialiser ses produits et services, une gestion inadéquate des conflits d’intérêts potentiels, des exigences légales et réglementaires, des problèmes éthiques, des lois en matière de blanchiment d’argent, des exigences de sanctions économiques, des politiques en matière de sécurité de l’information et des pratiques liées aux ventes et aux transactions, pourraient entacher la réputation du Groupe BPCE. Pourraient également nuire à sa réputation tout comportement inapproprié d’un salarié du Groupe BPCE, tout acte cybercriminel ou cyberterroriste dont pourraient faire l’objet les systèmes de communication et d’information du Groupe BPCE ou toute fraude, détournement de fonds ou autre malversation commise par des acteurs du secteur financier en général auxquels le Groupe BPCE est exposé ou toute décision de justice ou action réglementaire à l’issue potentiellement défavorable. Tout préjudice porté à la réputation du Groupe BPCE pourrait avoir un effet défavorable sur sa rentabilité et ses perspectives d’activité.
Une gestion inadéquate de ces aspects pourrait également accroître le risque juridique du Groupe BPCE, le nombre d’actions judiciaires et le montant des dommages réclamés au Groupe BPCE, ou encore l’exposer à des sanctions des autorités réglementaires. Pour de plus amples informations, se reporter au chapitre 10 « Risques juridiques » du présent document. Les conséquences financières de ces litiges pourraient avoir un impact sur la situation financière du Groupe, et dès lors, avoir un effet défavorable sur la rentabilité et les perspectives d’activités du Groupe BPCE.
Au 31 décembre 2023, le montant total des provisions pour risques légaux et fiscaux s’élève à 934 millions d’euros.
Des événements imprévus pourraient provoquer une interruption des activités du Groupe BPCE et entraîner des pertes ainsi que des coûts supplémentaires.
Des événements imprévus tels qu’une catastrophe naturelle grave, des évènements liés au risque climatique (risque physique lié directement au changement climatique), une pandémie, des attentats ou toute autre situation d’urgence, pourraient provoquer une brusque interruption des activités des entités du Groupe BPCE et notamment affecter les principales lignes métiers critiques du Groupe BPCE (en particulier la liquidité, les moyens de paiement, les titres, les crédits aux particuliers et aux entreprises, ainsi que le fiduciaire) et entraîner des pertes substantielles dans la mesure où elles ne seraient pas, ou insuffisamment, couvertes par une police d’assurance. Ces pertes résultant d’une telle interruption pourraient concerner des biens matériels, des actifs financiers, des positions de marché ou des collaborateurs clés, et avoir un impact direct et qui pourrait être significatif sur le résultat net du Groupe BPCE. En outre, de tels événements pourraient perturber l’infrastructure du Groupe BPCE ou celle de tiers avec lesquels il conduit ses activités, et également engendrer des coûts supplémentaires (liés notamment aux coûts de réinstallation du personnel concerné) et alourdir ses charges (telles que les primes d’assurance). De tels événements pourraient exclure la couverture d’assurance de certains risques et donc augmenter le niveau de risque global du Groupe BPCE.
Au 31 décembre 2023, les risques opérationnels représentent 9 % des risques pondérés du Groupe BPCE. Au 31 décembre 2023, les pertes du Groupe BPCE au titre du risque opérationnel portent majoritairement sur la ligne de métier « Éléments d’entreprise » à hauteur de 41 %. Elles se concentrent sur la catégorie bâloise « Clients, produits et pratiques commerciales » pour 43 %.
L’échec ou l’inadéquation des politiques, procédures et stratégies de gestion et de couverture des risques du Groupe BPCE est susceptible d’exposer ce dernier à des risques non identifiés ou non anticipés et d’entraîner des pertes imprévues.
Les politiques, procédures et stratégies de gestion et de couverture des risques du Groupe BPCE pourraient ne pas réussir à limiter efficacement son exposition à tout type d’environnement de marché ou à tout type de risques, voire être inopérantes pour certains risques que le Groupe BPCE n’aurait pas su identifier ou anticiper. Les techniques et les stratégies de gestion des risques utilisées par le Groupe BPCE peuvent ne pas non plus limiter efficacement son exposition au risque et ne garantissent pas un abaissement effectif du niveau de risque global. Ces techniques et ces stratégies peuvent se révéler inefficaces contre certains risques, en particulier ceux que le Groupe BPCE n’a pas précédemment identifiés ou anticipés, étant donné que les outils utilisés par le Groupe BPCE pour développer les procédures de gestion du risque sont basés sur des évaluations, analyses et hypothèses qui peuvent se révéler inexactes ou incomplètes. Certains des indicateurs et des outils qualitatifs que le Groupe BPCE utilise pour gérer le risque s’appuient sur des observations du comportement passé du marché. Pour quantifier les expositions au risque, la filière gestion des risques procède à une analyse, notamment statistique, de ces observations.
Ces outils et ces indicateurs pourraient ne pas être en mesure de prévoir les futures expositions au risque amenant un risque lié aux modèles. Par exemple, ces expositions au risque pourraient découler de facteurs que le Groupe BPCE n’aurait pas anticipés ou correctement évalués dans ses modèles statistiques ou en raison de mouvements de marché inattendus et sans précédent. Ceci limiterait la capacité du Groupe BPCE à gérer ses risques. En conséquence, les pertes subies par le Groupe BPCE pourraient s’avérer supérieures à celles anticipées au vu des mesures historiques. Par ailleurs, ses modèles quantitatifs ne peuvent intégrer l’ensemble des risques. Ainsi, quand bien même aucun fait important n’a à ce jour été identifié à cet égard, les systèmes de gestion du risque sont soumis au risque de défaut opérationnel, y compris la fraude. Certains risques font l’objet d’une analyse, qualitative et cette approche pourrait s’avérer inadéquate et exposer ainsi le Groupe BPCE à des pertes imprévues.
Les valeurs finalement constatées pourraient être différentes des estimations comptables retenues pour établir les états financiers du Groupe BPCE, ce qui pourrait l’exposer à des pertes non anticipées.
Conformément aux normes et interprétations IFRS en vigueur à ce jour, le Groupe BPCE doit utiliser certaines estimations lors de l’établissement de ses états financiers, notamment des estimations comptables relatives à la détermination des provisions sur les prêts et créances non performants, des provisions relatives à des litiges potentiels, et de la juste valeur de certains actifs et passifs, etc. Si les valeurs retenues pour ces estimations par le Groupe BPCE s’avéraient significativement inexactes, notamment en cas de tendances de marché, importantes et/ou imprévues, ou si les méthodes relatives à leur détermination venaient à être modifiées dans le cadre de normes ou interprétations IFRS à venir, le Groupe BPCE pourrait s’exposer, le cas échéant, à des pertes non anticipées.
Des informations relatives au recours à des estimations et jugements figurent à la note 2.3 « Recours à des estimations et jugements », figurant dans les états financiers consolidés du groupe au 31 décembre 2023.
Les risques climatiques et environnementaux dans leur composante physique et de transition et leurs conséquences sur les acteurs économiques pourraient affecter négativement les activités, les résultats et la situation financière du Groupe BPCE.
Les risques associés au changement climatique et à l’environnement constituent des facteurs aggravant des risques existants, notamment du risque de crédit, du risque opérationnel et du risque de marché. BPCE est notamment exposé au risque climatique physique et au risque climatique de transition. Ils sont potentiellement porteurs de risque d’image et/ou de réputation.
Le risque physique a pour conséquence une augmentation des coûts économiques et des pertes financières résultant de la gravité et de la fréquence accrue des phénomènes météorologiques extrêmes liés au changement climatique (comme les canicules, les glissements de terrain, les inondations, les gelées tardives, les incendies et les tempêtes) ainsi que des modifications progressives à long terme du climat ou de l’environnement (comme les modifications des précipitations, la variabilité météorologique extrême, la hausse du niveau des mers et des températures moyennes ou encore la perte de biodiversité, la pollution des sols et des eaux, les situations de stress hydrique). Il peut avoir un impact d’une étendue et d’une ampleur considérables, susceptibles d’affecter une grande variété de zones géographiques et de secteurs économiques concernant le Groupe BPCE. Ainsi, les épisodes cévenols touchant chaque année le sud-est de la France peuvent provoquer l’inondation de bâtiments, usines ou bureaux ralentissant voire rendant impossible l’activité de nos clients. De plus, le risque climatique physique peut se propager le long de la chaîne de valeur des entreprises clientes du Groupe BPCE, pouvant entraîner leur défaillance et donc générer des pertes financières pour le Groupe BPCE. Ces risques climatiques physiques pourraient s’accroître et entrainer des pertes importantes pour le Groupe BPCE tant dans ses composantes bancaires qu’assurantielles.
Le risque de transition est lié au processus d’ajustement vers une économie à faible émission de carbone ou à moindre impact environnemental qui peut notamment se traduire par des évolutions réglementaires, technologiques, ou socio-démographiques. Ces processus de réduction des impacts environnementaux sont susceptibles d’avoir un impact significatif sur tous les secteurs de l’économie en affectant la valeur des actifs financiers et la profitabilité des entreprises. L’augmentation des coûts liés à cette transition pour les acteurs économiques, entreprises comme particuliers, pourraient entraîner un accroissement des défaillances et ainsi accroître les pertes du Groupe BPCE de façon significative. Par exemple, la loi Énergie-Climat du 8 novembre 2019 limite partiellement à partir de 2023 et plus complètement en 2028 la vente et la location de biens immobiliers aux performances énergétiques les plus faibles. Les clients du Groupe BPCE devront prévoir des travaux de rénovation pour une vente ou une location éventuelle. Le risque réside dans l’impossibilité pour les clients du Groupe BPCE d’effectuer ces coûteux travaux et par conséquent de ne pouvoir réaliser l’opération financière nécessaire à l’équilibre de leur budget ou par l’absence de transition qui pourrait amener un risque de réputation. Ces clients du Groupe BPCE pourraient par conséquent devenir insolvables, ce qui entrainerait des pertes financières pour le Groupe BPCE.
Le Groupe BPCE pourrait être vulnérable aux environnements politiques, macroéconomiques et financiers ou aux situations particulières des pays où il conduit ses activités.
Certaines entités du Groupe BPCE sont exposées au risque pays, qui est le risque que les conditions économiques, financières, politiques ou sociales d’un pays, notamment dans lequel il peut exercer une activité, affectent leurs intérêts financiers. Le Groupe BPCE développe principalement ses activités en France (78 % du produit net bancaire pour l’exercice clos le 31 décembre 2023) et en Amérique du Nord (12 % du produit net bancaire pour l’exercice clos le 31 décembre 2023), les autres pays européens et le reste du monde représentant respectivement 3 % et 7 % du produit net bancaire pour l’exercice clos le 31 décembre 2023. La note annexe aux comptes consolidés du Groupe BPCE 12.6 « Implantations par pays », figurant dans le document d’enregistrement universel 2023, liste les entités présentes dans chaque pays et indique notamment la ventilation du produit net bancaire et du résultat avant impôt par pays d’implantation.
Un changement significatif dans l’environnement politique ou macroéconomique de ces pays ou régions pourrait entraîner des charges supplémentaires ou réduire les bénéfices réalisés par le Groupe BPCE.
Les perspectives économiques demeurent toujours fragilisées par les incertitudes et les aléas qui les entourent, surtout quand celles-ci s’accroissent sur fond de tensions géopolitiques, comme c’est le cas depuis ces derniers mois. En effet, l’ampleur des déséquilibres à résorber (dettes publiques et privées ; mécanique inflationniste; hétérogénéité des situations géographiques et sectorielles, combinée à de nombreux risques mondiaux superposés) peut aussi toujours faire basculer les économies développées dans une spirale dépressive. S’y ajoutent le retour du risque d’instabilité financière (à l’instar des récentes inquiétudes en Chine liées au niveau de l’endettement privé et à la crise immobilière), la survenue éventuelle de catastrophes naturelles ou encore celui du risque sanitaire. Ces menaces conjointes portent principalement sur les incertitudes géopolitiques et économiques : le contexte de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine et du conflit au Moyen-Orient ; la disponibilité d’armes nucléaires en Iran ; les tensions géostratégiques sino-américaine et le développement de tendances protectionnistes; la vitesse de transmission du resserrement monétaire à l’économie réelle ; voire les comportements des consommateurs européens et français, dont le taux d’épargne reste bien au-dessus de son niveau d’avant la crise sanitaire.
En 2024, les incertitudes liées au résultat de l’élection à la présidence des États-Unis en novembre pourraient relancer une politique de guerre commerciale contre l’Europe, néfaste à la zone euro et au reste du monde. Cela pourrait aussi renforcer un scénario d’abandon de l’Ukraine face à la Russie, susceptible de créer les conditions d’un climat d’inquiétude pour l’Europe.
Plus précisément, plusieurs risques spécifiques peuvent être décrits. Les pays avancés ont échappé aux risques superposés qui pouvaient être anticipés fin 2022, allant de l’amplification de la crise énergétique dans la zone euro à la pression sur les cours mondiaux de nombreuses matières premières avec l’intensification éventuelle de la guerre en Ukraine ou dernièrement au Moyen-Orient, ou de la perturbation des chaînes d’approvisionnement dans l’industrie. Jusqu’à présent, l’incidence du conflit au Moyen-Orient sur les cours de l’énergie a été réduite, mais des perturbations des approvisionnements énergétiques pourraient toujours surgir, ce qui aurait une incidence significative sur les prix de l’énergie, la production mondiale et le niveau global des prix. À l’exemple de l’invasion de l’Irak en 2003 ou du conflit entre Israël et le Hezbollah en 2006, le récent conflit entre Israël et le Hamas n’a pas eu d’effet macro-économique au-delà d’une légère hausse sur les prix du pétrole et du gaz, en raison de l’absence de mise en jeu durable d’un producteur énergétique majeur, à l’inverse de la guerre du Kippour (1973), de la révolution iranienne (1978-79) ou de la guerre du Golfe (1990-91). De plus, l’OPEP conserve une capacité de production inutilisée importante (4 millions de barils/jour) pouvant se substituer à la production officielle de l’Iran (3 millions de barils/jour). Cependant, il existe un risque latent en cas d’extension du conflit avec l’Iran ou les pays du Golfe, car 20 % du trafic mondial de pétrole et de GNL passe par le détroit d’Ormuz. Cela pourrait se matérialiser en cas d’extension du conflit à l’Iran ou de volonté des pays du Golfe de faire pression sur les occidentaux en restreignant leurs exportations d’hydrocarbures. De plus, le développement de la guerre en Ukraine (situation militaire russo-ukrainienne et évolution des sanctions contre la Russie), outre le risque d’approvisionnement énergétique, par sa proximité géographique, entretient parmi les agents privés européens tant l’incertitude et la crainte que la lassitude face à la permanence des crises à répétition rapide, surtout après la pandémie.
Concernant spécifiquement l’Europe, la perte de compétitivité de la zone euro (énergie plus chère, singulièrement en Allemagne, appréciation du taux de change effectif de l’euro, déficits publics), que peuvent accentuer pour certains pays comme l’Italie, voire la France, les interrogations induites sur la soutenabilité des finances publiques, compte tenu de la remontée des taux d’intérêt, a intensifié le ralentissement économique. L’attractivité du site européen et français de production est remise en cause par l’activisme des États-Unis en matière de réindustrialisation. Le développement de tendances protectionnistes s’est notamment accentué aux États-Unis, à l’exemple du Chips Act – 270 Mds $ – et de l’Inflation Reduction Act (IRA) – 370 Mds $ –, promulgués en août 2022, tous deux subventionnant massivement l’industrie des microprocesseurs (semi-conducteurs) et des énergies renouvelables (transition énergétique). Les crédits d’impôts et autres subventions publiques pourraient davantage augmenter le coût budgétaire global, estimé ex ante à 470 Mds $ sur dix ans, du fait de l’ampleur et du nombre des projets industriels concernés. L’attractivité de la zone euro est encore plus mise à mal par la forte dégradation des coûts relatifs en Europe, conséquence notamment d’un choc énergétique qui lui a été spécifique. Cette situation est susceptible d’installer l’Europe dans la stagflation, c’est-à-dire un régime conjoint d’inflation relativement forte, de croissance durablement faible et de hausse des taux d’intérêt et du chômage, à l’exemple des années 1970. En outre, la nécessité de rétablir une certaine discipline budgétaire des États-membres de la zone euro, après la dérive, justifiée par la pandémie, des finances publiques, pourrait conduire certains pays, comme l’Italie ou la France, à présenter des plans de réduction de leur dette et de leur déficit public. Cela induirait alors progressivement une restriction en matière de dépenses publiques, susceptible de provoquer une chute de la demande. L’évolution économique des principaux partenaires commerciaux de l’Europe, en particulier la Chine, pourrait aussi présenter des risques.
L’effet croisé du krach obligataire (pertes latentes), de la hausse des taux d’intérêt et des restrictions d’accès à la liquidité fragilise les banques, notamment américaines, avec des conséquences à effet plutôt récessif sur le crédit, également en Europe et en France, plus spécifiquement sur l’immobilier. En particulier, le niveau très élevé du levier d’endettement de certains types de fonds d’investissement, comme ceux investis dans l’immobilier commercial ou résidentiel, constitue probablement un risque important pour la stabilité financière en 2024. Ces fonds pourraient subir des pertes élevées sur les actifs risqués qu’ils détiennent en cas de nécessité de les vendre pour se désendetter. De même, la valorisation des actions ou les multiples d’Ebitda dans les opérations de private equity pourraient nettement reculer face à la forte hausse des taux d’intérêt réels à long terme. Plus généralement, en mars 2023, le risque d’instabilité financière a brutalement réapparu, sans provoquer une crise équivalente à celle des Subprime de 2007-2008 et sans révéler pour l’instant d’autres zones de fragilité, à l’exemple des questions, redevenues majeures, de liquidité. Deux des trois plus grosses faillites bancaires des cinquante dernières années aux États-Unis ont propagé cette panique bancaire à l’une des banques européennes qui fait partie des trente banques globales systémiques au niveau international. Ces défaillances (SVB, Signature et Crédit Suisse entre autres) sont liées à des erreurs de gestion et à des circonstances particulières comme l’importante base de dépôts non-garantis et volatils, une couverture défaillante du risque de taux, une surexposition à la tech et aux cryptos ou encore une réputation détériorée. Elles proviennent plus fondamentalement du déséquilibre des maturités entre actif et passif du bilan des banques. Elles ont fondamentalement été provoquées par la plus rapide remontée des taux directeurs depuis celle conduite par Paul Volcker en 1980, entraînant alors l’ensemble de la courbe des taux d’intérêt à la hausse. Celle-ci a entraîné une baisse de 15 à 20 % de la valeur de la plupart des titres obligataires, engendrant des moins-values latentes, singulièrement dangereuses pour les banques confrontées à un processus de fuite des dépôts devant mobiliser leur réserve de liquidité dont la valeur avait brutalement et fortement chutée. Ces secousses financières, qui sont venues percuter une conjoncture mondiale déjà en net ralentissement économique, risquent de freiner davantage la distribution de crédits aux agents privés, sans pour autant forcément déboucher sur l’émergence d’un véritable processus de « credit crunch ». Cependant, la situation du système bancaire apparaît meilleure que celle de 2008, avec des ratios de capitalisation et de liquidité largement renforcés, ainsi que des crédits représentant un levier plus faible par rapport aux dépôts, surtout en Europe. En outre, les banques centrales ont développé des filets de sécurité pour assurer la liquidité. De plus, les banques de la zone euro sont plus étroitement supervisées.
Concernant plus spécifiquement la France, la transmission du resserrement de la politique monétaire pourrait peser sur l’activité économique plus longtemps et plus lourdement que prévu, l’ajustement des entreprises, des ménages et des finances publiques au nouvel environnement de taux d’intérêt pouvant alors s’avérer beaucoup plus difficile. En particulier, même si la consommation devait davantage stimuler l’activité en 2024 plus que l’année précédente, tout en restant en progression relativement modérée, le taux d’épargne pourrait être renforcé par le maintien des incertitudes, notamment les risques internes de réapparition de troubles sociaux et politiques. Ne retrouvant évidemment pas le niveau de 15 % d’avant-Covid, il diminuerait d’autant moins en dessous de 17,5 % qu’il existe une volonté prolongée d’épargne de précaution et de reconstitution du patrimoine réel, face à la flambée antérieure de l’inflation.
Le marché du logement neuf a subi plus rapidement et plus durement les effets conjugués d’une situation déjà dégradée, bien antérieure à la crise Covid-19, et de la détérioration de son environnement. L’affaiblissement progressif des soutiens administrés par la politique du logement à la construction de logements pendant des décennies, en France, pénalise désormais des professionnels confrontés, à la fois, à une hausse des coûts et à une baisse du pouvoir d’achat immobilier des accédants et investisseurs. Le secteur est aussi enlisé dans des problématiques structurelles lourdes (rareté et cherté du foncier, ZAN (zéro artificialisation nette), coût et rareté de la main d’œuvre, coûts élevés de revient des promoteurs), avec une sortie de crise qui s’annonce lente et plus difficile. Conformément aux enjeux nationaux de transition écologique, les pouvoirs publics réorientent leurs efforts vers la rénovation des logements, fléchant les aides moins vers le neuf (fin du dispositif Pinel en 2024 déjà plus restrictif en 2023, recentrage du PTZ…) et davantage vers l’accompagnement des ménages à la rénovation de leur logement (engagements budgétaires accrus pour MaPrimeRénov, Eco-PTZ…). Les opérateurs immobiliers devront parallèlement faire face à un fort recul de l’activité et chercher de nouveaux modèles économiques plus efficients en ligne avec ces enjeux environnementaux, impliquant d’engager des ressources conséquentes en recherche et développement dans un contexte économique plus contraignant. Cette mutation, qui s’inscrirait dans un temps long, concernerait notamment les constructeurs de maisons individuelles et les promoteurs privés. En complément, l’immobilier commercial souffre dans les grands centres urbains notamment compte tenu de mouvements sociétaux liés au développement du travail à distance nécessitant moins de m2 en termes de bureaux.
L’atteinte des objectifs très ambitieux de rénovation des logements paraît encore difficile à se concrétiser au rythme actuel observé, renforçant la probabilité que la contribution de la rénovation à l’activité dans le secteur du bâtiment ne compensera pas, dans un avenir proche, le déficit d’activité lié au recul de la construction.
En 2024, le contexte de crédit apparaît à peine plus favorable qu’en 2023, avec des taux toujours élevés dont la baisse apparaît plus probable à partir de la mi-année, et des mesures d’assouplissement du HCSF peu impactantes à un instant de l’histoire immobilière où les ménages visés par ces mesures essentiellement techniques (investisseurs locatifs…) se détournent de marchés devenus moins attractifs pour eux. Malgré les motivations prégnantes des ménages (désir d’accession à la propriété, préparation à la retraite, placement patrimonial, perspective de transmission, …), le ralentissement de l’activité immobilière dans l’ancien devrait se poursuivre en 2024 et être accompagné d’une baisse des prix qui s’approfondirait et se diffuserait géographiquement. Un recul des taux d’intérêt, plus limité ou différé par rapport aux attentes, voire la formation d’anticipations croisées de baisse des prix et des taux d’intérêt seraient de nature à accentuer et à prolonger cette baisse des prix. La forte baisse des volumes de transactions immobilières accompagnant ce processus pèserait aussi bien sur l’activité des agences immobilières que sur les ressources des collectivités locales.
La contraction conjointe des marchés résidentiels du neuf et de l’ancien, la concomitance du calendrier de transition énergétique qui pèse sur l’ensemble du parc de logements et particulièrement sur le parc locatif privé (plus du tiers des résidences principales est occupé par des locataires du secteur privé) dont la rentabilité locative s’affaiblit tendanciellement (facteurs cumulatifs de désengagement croissant des investisseurs privés), pourraient assécher l’offre globale de logements face à une demande forte et insatisfaite.
Enfin, les phénomènes météorologiques extrêmes (vagues de chaleur, incendies, sécheresses, inondations, gelée tardive, grêle, rétrécissement des sols schisto-argileux,…) ont frappé de plus en plus souvent et toujours plus fortement l’ensemble du continent. Ce changement climatique s’accompagne d’une montée des risques physiques et de transition énergétique susceptibles d’entraîner des conséquences très sévères pour l’environnement et les personnes touchées dans leur logement. Au-delà des impacts sociaux dévastateurs (précarité énergétique, perte de valeur patrimoniale potentielle, instabilité sociale), l’économie française continuera à en subir également les effets négatifs.
Pour de plus amples informations, se reporter aux chapitres 4.2 « Environnement économique et financier » et 4.8 « Perspectives économiques de 2024 » figurant dans le document d’enregistrement universel 2023.
Le risque de pandémie (exemple de coronavirus – Covid-19) et ses conséquences économiques pourraient continuer à affecter négativement les activités, les résultats et la situation financière du Groupe.
L’apparition fin 2019 de la Covid-19 et la propagation rapide de la pandémie à l’ensemble de la planète a entrainé une dégradation de la situation économique de nombreux secteurs d’activité, une dégradation financière des agents économiques, une forte perturbation des marchés financiers, les pays touchés ayant été par ailleurs conduits à prendre des mesures sanitaires pour y répondre (fermetures de frontières, mesures de confinement, restrictions concernant l’exercice de certaines activités économiques…). Des dispositifs gouvernementaux (prêts garantis, aides fiscales et sociales...) et bancaires (moratoires) ont été mis en place. Certaines contreparties sortent fragiliser de cette période sans précédent.
Des mesures massives de politique budgétaire et de politique monétaire de soutien à l’activité ont été mises en place entre 2020 et 2022, notamment par le gouvernement français (dispositif de Prêts Garantis par l’État à destination des entreprises et des professionnels d’une part, pour les particuliers d’autre part, mesures de chômage partiel ainsi que de nombreuses autres mesures d’ordre fiscal, social et paiement de factures) et par la Banque centrale européenne (accès plus abondant et moins cher à des enveloppes de refinancement très importantes) avant une politique monétaire restrictive sur les taux ces derniers trimestres. Dans ce cadre, le Groupe BPCE a participé activement au programme de Prêts Garantis par l’État français et a pris des dispositions particulières pour accompagner financièrement ses clients et les aider à surmonter les effets de cette crise sur leurs activités et leurs revenus (par exemple, report automatique d’échéances de prêt de 6 mois pour certains professionnels et micro-entreprises/PME). Rien ne permet toutefois de garantir que de telles mesures suffiront à compenser, à terme, les effets négatifs de la pandémie sur l’économie ou à stabiliser les marchés financiers, pleinement et durablement. Notamment, le remboursement des Prêts Garantis par l’État peut entrainer des défaillances chez les emprunteurs et des pertes financières pour le Groupe BPCE à hauteur de la part non garantie par l’État.
Le 8 juillet 2021, le Groupe BPCE a annoncé son plan stratégique BPCE 2024. Il s’articule autour des trois priorités stratégiques suivantes : (i) être conquérant avec 1,5 milliard d’euros de revenus additionnels dans cinq domaines prioritaires, (ii) les clients, en leur proposant la plus haute qualité de service avec un modèle relationnel adapté, et (iii) le climat, grâce à des engagements concrets et mesurables. Le plan stratégique BPCE 2024 s’appuie sur les trois lignes de force suivantes : (i) être simple : parce que le Groupe BPCE recherche l’efficacité et la satisfaction de ses clients, il vise davantage de simplicité ; (ii) être innovant : parce que le Groupe BPCE est animé d’un esprit entrepreneurial et est conscient de la réalité des mutations en cours, il renforce sa capacité d’innovation ; et (iii) être sûr, parce que le Groupe BPCE s’inscrit sur un temps long, il privilégie au regard de ses ambitions la sécurité de son modèle de développement. Ces objectifs stratégiques ont été établis dans le contexte de la crise de la Covid-19, qui a agi comme un révélateur et un accélérateur de tendances profondes (notamment digitalisation, travail hybride, transition énergétique) et dans un cadre .économique qui ne prenait pas en compte un développement de l’inflation et une hausse des taux d’intérets de l’ampleur constatée.
Le succès du plan stratégique BPCE 2024 repose sur un très grand nombre d’initiatives devant être déployées au sein des différents métiers du Groupe BPCE. Bien que la plupart des objectifs du plan stratégique devraient être atteints, certains pourraient ne pas l’être, du fait de ce changement majeur et brutal de contexte économique. Si le Groupe BPCE ne réalisait pas l’ensemble des objectifs définis dans son plan stratégique BPCE 2024, sa situation financière et ses résultats pourraient en être affectés plus ou moins significativement.
Le Groupe BPCE pourrait rencontrer des difficultés pour adapter, mettre en œuvre et intégrer sa politique dans le cadre d’acquisitions ou de joint-ventures.
Même si les acquisitions ne constituent pas la composante majeure de sa stratégie actuelle, le Groupe BPCE pourrait néanmoins réfléchir à l’avenir à des opportunités de croissance externe ou de partenariat. Bien que le Groupe BPCE procède à une analyse approfondie des sociétés qu’il envisage d’acquérir ou des joint-ventures auxquelles il compte participer, il n’est généralement pas possible de conduire un examen exhaustif à tous égards. Par conséquent, le Groupe BPCE peut avoir à gérer des passifs non prévus initialement. De même, les résultats de la société acquise ou de la joint-venture peuvent s’avérer décevants et les synergies attendues peuvent ne pas être réalisées en totalité ou en partie, ou l’opération peut engendrer des coûts plus élevés que prévu. Le Groupe BPCE peut également rencontrer des difficultés lors de l’intégration d’une nouvelle entité. L’échec d’une opération de croissance externe annoncée ou l’échec de l’intégration d’une nouvelle entité ou d’une joint-venture est susceptible d’obérer la rentabilité du Groupe BPCE. Cette situation peut également provoquer le départ de collaborateurs clés. Dans la mesure où, pour conserver ses collaborateurs, le Groupe BPCE se verrait contraint de leur proposer des avantages financiers, cette situation peut également se traduire par une augmentation des coûts et une érosion de la rentabilité. Dans le cas de joint-ventures, le Groupe BPCE est aussi exposé à des risques supplémentaires et des incertitudes, comme de dépendre de systèmes, contrôles et personnes qui ne seraient pas sous son contrôle et pourraient, à ce titre, engager sa responsabilité, lui faire subir des pertes ou des atteintes à sa réputation. De plus, des conflits ou désaccords entre le Groupe BPCE et ses associés pourraient avoir un impact négatif sur les avantages recherchés par la joint-venture. Au 31 décembre 2023, le total des participations dans les entreprises mises en équivalence s’élève à 1,6 milliard d’euros. Pour de plus amples informations se référer à la note 12.4.1 « Participation dans les entreprises mises en équivalence », des comptes consolidés du Groupe BPCE, figurant dans le document d’enregistrement universel 2023.
La concurrence intense, tant en France, son principal marché, qu’à l’international, est susceptible de peser sur les revenus nets et la rentabilité du Groupe BPCE.
Les principaux métiers du Groupe BPCE sont tous confrontés à une vive concurrence, que ce soit en France ou dans d’autres parties du monde où il exerce des activités importantes. La consolidation, que ce soit sous la forme de fusions et d’acquisitions ou d’alliances et de coopération, renforce cette concurrence. La consolidation a créé un certain nombre d’entreprises, qui, à l’image du Groupe BPCE, ont la capacité d’offrir une large gamme de produits et de services, qui vont de l’assurance, aux prêts et aux dépôts en passant par le courtage, la banque d’investissement et la gestion d’actifs. Le Groupe BPCE est en concurrence avec d’autres entités sur la base d’un certain nombre de facteurs, incluant l’exécution des produits et services offerts, l’innovation, la réputation et le prix. Si le Groupe BPCE ne parvenait pas à maintenir sa compétitivité en France ou sur ses autres principaux marchés en proposant une gamme de produits et de services à la fois attractifs et rentables, il pourrait perdre des parts de marché dans certains métiers importants ou subir des pertes dans tout ou partie de ses activités.
À titre d’exemple, au 31 décembre 2023, le Groupe BPCE est, en France, la première banque des PME (1), la deuxième banque des particuliers, des professionnels et entrepreneurs individuels (2). Il détient 26,2 % de part de marché en crédit à l’habitat (x). Pour la Banque de proximité et Assurance, les encours de crédit s’élèvent à 719 milliards d’euros au 31 décembre 2023 contre 701 milliards d’euros au 31 décembre 2022 et les encours d’épargne (3) à 918 milliards d’euros au 31 décembre 2023 contre 888 milliards au 31 décembre 2022 (pour de plus amples informations sur la contribution de chaque métier, et de chaque réseau, se référer au chapitre 4.4.2 « Métiers du groupe » du document d’enregistrement universel 2023).
Par ailleurs, tout ralentissement de l’économie mondiale ou des économies dans lesquelles se situent les principaux marchés du Groupe BPCE est susceptible d’accroître la pression concurrentielle, notamment à travers une intensification de la pression sur les prix et une contraction du volume d’activité du Groupe BPCE et de ses concurrents. Pourraient également faire leur entrée sur le marché de nouveaux concurrents plus compétitifs, soumis à une réglementation distincte ou plus souple, ou à d’autres exigences en matière de ratios prudentiels. Ces nouveaux entrants seraient ainsi en mesure de proposer une offre de produits et services plus compétitive. Les avancées technologiques et la croissance du commerce électronique ont permis aux établissements autres que des institutions dépositaires d’offrir des produits et services qui étaient traditionnellement des produits bancaires, et aux institutions financières et à d’autres sociétés de fournir des solutions financières électroniques et fondées sur internet, incluant le commerce électronique de titres. Ces nouveaux entrants pourraient exercer des pressions à la baisse sur les prix des produits et services du Groupe BPCE ou affecter la part de marché du Groupe BPCE. Les avancées technologiques pourraient entraîner des changements rapides et imprévus sur les marchés sur lesquels le Groupe BPCE est présent. La position concurrentielle, le résultat net et la rentabilité du Groupe BPCE pourraient en pâtir s’il ne parvenait pas à adapter ses activités ou sa stratégie de manière adéquate pour répondre à ces évolutions.
La capacité du Groupe BPCE à attirer et retenir des salariés qualifiés est cruciale pour le succès de son activité et tout échec à ce titre pourrait affecter sa performance.
Les salariés des entités du Groupe BPCE constituent la ressource la plus importante du groupe. La concurrence pour attirer du personnel qualifié est réelle dans de nombreux domaines du secteur des services financiers. Les résultats et la performance du Groupe BPCE dépendent de sa capacité à attirer de nouveaux salariés et à fidéliser ses collaborateurs. Les bouleversements en cours (technologiques, économiques et exigences clients) notamment dans le secteur bancaire nécessitent un effort important d’accompagnement et de formation des collaborateurs. À défaut d’accompagnement suffisant, cela pourrait notamment empêcher le Groupe BPCE de tirer profit d’opportunités commerciales, ce qui par conséquent pourrait affecter sa performance.
(2)
Parts de marché : 21,9 % en épargne des ménages et 26,3 % en crédit immobilier aux ménages (Banque de France T3-2023. Taux de pénétration global de 29,7 % (rang 2) auprès des particuliers (étude SOFIA Kantar, mars 2021).
Au 31 décembre 2023, les effectifs inscrits du Groupe BPCE s’élèvent à 100 670 collaborateurs. 8 738 collaborateurs CDI ont été recrutés dans l’année (pour de plus amples informations, se référer au chapitre 2.4. « Une stratégie sociale, active et responsable » du document d’enregistrement universel 2023).
Le Groupe BPCE pourrait être exposé à des risques non identifiés ou non anticipés pouvant impacter négativement ses résultats et sa situation financière en cas de défaillance de son système de mesure des risques, basé notamment sur l’utilisation de modèles.
Le système de mesure des risques du Groupe BPCE s’appuie notamment sur l’utilisation de modèles. Le portefeuille de modèles du Groupe BPCE comprend principalement les modèles de marché de la Banque de Grande Clientèle et les modèles de crédit du Groupe BPCE et de ses entités. Les modèles utilisés dans le cadre de la prise de décisions stratégiques et dans le suivi de gestion des risques (crédits, financiers (ALM et marchés), opérationnels y compris conformité et climatiques) pourraient connaitre des défaillances et exposer le Groupe BPCE à des risques non identifiés ou non anticipés pouvant entrainer des pertes importantes.
Au 31 décembre 2023, le produit net bancaire des activités d’assurance est de 1 311 millions d’euros au titre de l’année 2023 contre 991 millions d’euros au titre de l’année 2022 (données 2022 retraitées des impacts de la première application des normes IFRS 9 et IFRS 17 afférents aux activités d’assurance).
Une détérioration de la situation de marché, notamment une fluctuation trop importante des taux (à la hausse comme à la baisse) et/ou une dégradation des spreads ou des marchés actions, pourraient avoir un impact défavorable significatif sur la situation financière et la solvabilité des compagnies d’Assurance Vie et Non Vie.
Le principal risque auquel les filiales d’assurances du Groupe BPCE sont exposées est le risque financier. L’exposition à ce risque est principalement liée à la garantie en capital sur le périmètre des fonds en euros sur les produits d’épargne, ainsi qu’aux plus- ou moins-values latentes sur les investissements en portefeuille.
Au sein des risques financiers, le risque de taux est structurellement important du fait de la composition majoritairement obligataire des actifs en représentation des engagements. Les fluctuations importantes du niveau des taux peuvent avoir les conséquences suivantes :
•en cas de hausse des taux : dégrader la compétitivité de l’offre en euros (en rendant plus attractifs de nouveaux investissements) et provoquer des vagues de rachats et des arbitrages importants dans un contexte défavorable de moins-values latentes du stock obligataire ;
•en cas de baisse des taux : rendre insuffisant à terme le rendement des fonds généraux pour leur permettre de faire face aux garanties en capital.
Du fait de l’allocation des actifs, l’écartement des spreads et la baisse des marchés actions pourraient également avoir un impact défavorable significatif sur les résultats des activités d’assurances du Groupe BPCE, au travers notamment de la constitution de provision pour dépréciation du fait de la baisse des valorisations des investissements en juste valeur par résultat.
Une inadéquation entre le niveau et le coût de la sinistralité anticipée par les assureurs d’une part, et les primes et provisions d’autre part, pourrait avoir un impact défavorable significatif sur les résultats et la situation financière des activités d’assurance dommages, prévoyance et caution.
Le principal risque auquel les filiales d’assurances du Groupe BPCE sont exposées dans le cadre de ces dernières activités est le risque de souscription. Ce risque résulte de l’inadéquation entre, d’une part, les sinistres effectivement survenus et les sommes effectivement versées dans le cadre de leur indemnisation et, d’autre part, les hypothèses que les filiales utilisent pour fixer les tarifs de leurs produits et établir les provisions techniques en vue d’une éventuelle indemnisation.
Les compagnies utilisent à la fois leur propre expérience et les données sectorielles pour établir des estimations de taux de sinistralité et actuarielles, y compris pour déterminer le prix des produits d’assurance et établir les provisions techniques afférentes. Cependant, la réalité peut différer de ces estimations et des risques imprévus tels que des pandémies ou des catastrophes naturelles pourraient entraîner le versement aux assurés de sommes supérieures à celles anticipées. À ce titre, l’évolution des phénomènes climatiques (dits risques climatiques « physiques ») fait l’objet d’une vigilance particulière.
Dans le cas où les montants d’indemnisation des sinistres seraient supérieures aux hypothèses sous-jacentes utilisées initialement lors de la constitution des provisions, ou si des événements ou tendances conduisaient à modifier les hypothèses sous-jacentes, les compagnies pourraient être exposées à des passifs plus importants que prévu, ce qui pourrait avoir une incidence défavorable sur leurs résultats et leurs situations financières. Cela pourrait être le cas en lien avec les aléas climatiques décrits précédemment.
Les diverses actions mises en œuvre ces dernières années, en particulier en termes de couvertures financières, de réassurance, de diversification des activités ou encore de gestion des investissements, contribuent à la résilience de la solvabilité des filiales d’assurance du Groupe BPCE.
Le Groupe BPCE est soumis à une importante réglementation en France et dans plusieurs autres pays où il opère ; les mesures réglementaires et leur évolution sont susceptibles d’avoir un effet défavorable significatif sur l’activité et sur les résultats du Groupe BPCE.
L’activité et les résultats des entités du Groupe BPCE pourraient être sensiblement touchés par les politiques et les mesures prises par les autorités de réglementation françaises, d’autres États de l’Union européenne, des États-Unis, de gouvernements étrangers et des organisations internationales. Ces contraintes pourraient limiter la capacité des entités du Groupe BPCE à développer leurs activités ou à exercer certaines d’entre elles. La nature et l’impact de l’évolution future de ces politiques et de ces mesures réglementaires sont imprévisibles et hors du contrôle du Groupe BPCE. Par ailleurs, l’environnement politique général a évolué de manière défavorable pour les banques et le secteur financier, ce qui s’est traduit par des pressions supplémentaires contraignant les organes législatifs et réglementaires à adopter des mesures réglementaires renforcées, bien que celles-ci puissent pénaliser le crédit et d’autres activités financières, ainsi que l’économie. Étant donné l’incertitude persistante liée aux nouvelles mesures législatives et réglementaires, il est impossible de prédire leur impact sur le Groupe BPCE, mais celui-ci pourrait être significativement défavorable.
Le Groupe BPCE peut être amené à réduire la taille de certaines de ses activités pour être en conformité avec de nouvelles exigences. De nouvelles mesures sont également susceptibles d’accroître les coûts de mise en conformité des activités avec la nouvelle réglementation. Cela pourrait se traduire par une baisse des revenus et des bénéfices consolidés dans les activités concernées, la réduction ou la vente de certaines activités et de certains portefeuilles d’actifs et des charges pour dépréciations d’actifs.
L’adoption en 2019 des textes finaux du « paquet bancaire » a pour objectif de mettre en conformité les exigences prudentielles bancaires avec les standards de la réglementation Bâle III. La mise en œuvre de ces réformes pourrait se traduire par un renforcement des exigences de capital et de liquidité, et serait susceptible d’impacter les coûts de financement du Groupe BPCE.
Le 11 novembre 2020, le Conseil de stabilité financière (« FSB »), en consultation avec le comité de Bâle sur le contrôle bancaire et les autorités nationales, a publié la liste 2020 des banques d’importance systémique mondiale (« BISm »). Le Groupe BPCE est classifié en tant que BISm selon le cadre d’évaluation du FSB. Le Groupe BPCE figure également sur la liste des établissements d’importance systémique mondiale (« EISm »).
Ces mesures réglementaires, qui pourraient s’appliquer aux différentes entités du Groupe BPCE, et leur évolution sont susceptibles d’avoir un effet défavorable significatif sur l’activité du Groupe BPCE et ses résultats.
Des textes législatifs et réglementaires ont été promulgués ces dernières années ou proposés récemment en réponse à la crise financière en vue d’introduire plusieurs changements, certains permanents, dans le cadre financier mondial. Ces nouvelles mesures, qui ont pour objet d’éviter la survenance d’une nouvelle crise financière mondiale, ont modifié de manière significative, et sont susceptibles de modifier à l’avenir, l’environnement dans lequel le Groupe BPCE et les autres institutions financières opèrent. Le Groupe BPCE est exposé au risque lié à ces changements législatifs et réglementaires. Parmi ceux-ci, on peut citer les nouvelles règles de backstop prudentiel qui viennent mesurer l’écart entre les niveaux de provisionnement effectif des encours en défaut et des guidelines incluant des taux cibles, en fonction de l’ancienneté du défaut et de la présence de garanties.
Dans cet environnement législatif et réglementaire évolutif, il est impossible de prévoir l’impact de ces nouvelles mesures sur le Groupe BPCE. La mise à jour ou le développement de programmes de mise en conformité avec ces nouvelles mesures législatives et réglementaires et de ses systèmes d’information en réponse ou par anticipation aux nouvelles mesures engendre, et pourrait à l’avenir engendrer, des coûts significatifs pour le groupe. Malgré ses efforts, le Groupe BPCE pourrait également ne pas être en mesure d’être en conformité totale avec toutes les législations et réglementations applicables et faire l’objet, de ce fait de sanctions pécuniaires ou administratives. En outre, les nouvelles mesures législatives et réglementaires pourraient contraindre le groupe à adapter ses activités et/ou affecter de ce fait ses résultats et sa situation financière. Les nouvelles réglementations pourraient enfin contraindre le Groupe BPCE à renforcer ses fonds propres ou augmenter ses coûts de financement totaux.
La publication tardive de standards réglementaires pourraient amener quelques retards dans leur implémentation dans les outils du Groupe BPCE.
Le risque lié aux mesures réglementaires et leur évolution est significatif pour le Groupe BPCE en termes d’impact et de probabilité et fait donc l’objet d’un suivi proactif et attentif.
BPCE est susceptible de devoir aider les entités qui font partie du mécanisme de solidarité financière si elles rencontrent des difficultés financières, y compris celles dans lesquelles BPCE ne détient aucun intérêt économique.
En tant qu’organe central du Groupe BPCE, BPCE garantit la liquidité et la solvabilité de chaque banque régionale (les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne), ainsi que des autres membres du groupe de sociétés affiliées. Le groupe de sociétés affiliées inclut les filiales de BPCE telles que Natixis, Crédit Foncier de France, Oney et Banque Palatine. Dans le cas du Groupe BPCE, l’ensemble des établissements affiliés à l’organe central du Groupe BPCE bénéficie d’un système de garantie et de solidarité qui a pour objet, conformément aux articles L. 511-31, L.512-107-5 et L. 512-107-6 du Code monétaire et financier, de garantir la liquidité et la solvabilité de l’ensemble des établissements affiliés et d’organiser la solidarité financière au sein du groupe.
Cette solidarité financière repose sur des dispositions législatives instituant un principe légal de solidarité contraignant avec une obligation de résultat de l’organe central à restaurer la liquidité ou la solvabilité d’affiliés en difficulté, et/ou de l’ensemble des affiliés du groupe. En vertu du caractère illimité du principe de solidarité, BPCE est fondé à tout moment à demander à l’un quelconque ou plusieurs, ou tous les affiliés, de participer aux efforts financiers qui seraient nécessaires pour rétablir la situation, et pourra si besoin mobiliser jusqu’à l’ensemble des disponibilités et des fonds propres des affiliés en cas de difficulté de l’un ou plusieurs d’entre eux.
Les trois fonds de garantie créés pour couvrir les risques de liquidité et d’insolvabilité du Groupe BPCE sont décrits dans la note 1.2 « Mécanisme de garantie » des comptes consolidés du Groupe BPCE figurant dans le présent amendement au document d’enregistrement universel 2023. Au 31 décembre 2023, les fonds réseau Banque Populaire et réseau Caisse d’Epargne sont constitués chacun de 450 millions d’euros. Le fonds de garantie mutuel est constitué de dépôts de 174 millions d’euros par réseau. Les banques régionales sont dans l’obligation d’effectuer des contributions supplémentaires aux fonds de garantie sur leurs bénéfices futurs. Alors que les fonds de garantie représentent une source importante de ressources pour financer le mécanisme de solidarité, rien ne garantit qu’ils seront suffisants. Si les fonds de garantie se révèlent insuffisants, BPCE, en raison de ses missions d’organe central, devra faire tout le nécessaire pour rétablir la situation et aura l’obligation de combler le déficit en mettant en œuvre le mécanisme de solidarité interne qu’il a mis en place, en mobilisant ses propres ressources et pourra également recourir de façon illimitée aux ressources de plusieurs ou de tous ses affiliés.
En raison de cette obligation, si un membre du groupe venait à rencontrer des difficultés financières majeures, l’évènement sous-jacent à ces difficultés financières pourrait alors impacter de façon négative la situation financière de BPCE et celle des autres affiliés ainsi appelés en soutien au titre du principe de solidarité financière.
Les détenteurs de titres BPCE pourraient subir des pertes si BPCE et l’ensemble de ses affiliés devaient faire l’objet de procédures de liquidation ou de résolution.
Le règlement de l’UE sur le mécanisme de résolution unique no 806/214 et la directive de l’UE pour le redressement et la résolution des établissements de crédit no 2014/59 modifiée par la directive de l’UE no 2019/879 (la « BRRD »), telles que transposées dans le droit français au Livre VI du Code monétaire et financier, confèrent aux autorités de résolution le pouvoir de déprécier les titres de BPCE ou, dans le cas des titres de créance, de les convertir en fonds propres.
Les autorités de résolution peuvent déprécier ou convertir des instruments de fonds propres, tels que les créances subordonnées de catégorie 2 de BPCE, si l’établissement émetteur ou le groupe auquel il appartient fait défaut ou est susceptible de faire défaut (et qu’il n’existe aucune perspective raisonnable qu’une autre mesure puisse empêcher cette défaillance dans un délai raisonnable), devient non viable, ou requiert un soutien public exceptionnel (sous réserve de certaines exceptions). Elles doivent déprécier ou convertir des instruments de fonds propres additionnels avant d’ouvrir une procédure de résolution ou si y recourir est nécessaire pour préserver la viabilité d’un établissement. La dépréciation d’instruments de fonds propres doit s’effectuer par ordre de priorité, de sorte que les instruments de fonds propres de base de catégorie 1 sont dépréciés en premier, puis les instruments additionnels de catégorie 1 sont dépréciés suivis par les instruments de catégorie 2. La conversion d’instruments de fonds propres additionnels doit s’effectuer par ordre de priorité, de sorte que les instruments additionnels de catégorie 1 sont convertis en premier suivis par les instruments de catégorie 2. Si la dépréciation ou la conversion d’instruments de fonds propres ne suffit pas à restaurer la santé financière de l’établissement, le pouvoir de renflouement interne dont disposent les autorités de résolution peut s’appliquer à la dépréciation ou à la conversion d’engagements éligibles, tels que les titres non privilégiés et privilégiés de premier rang de BPCE.
Au 31 décembre 2023, le total des fonds propres de catégorie 1 s’élève à 71,2 milliards d’euros et les fonds propres prudentiels de catégorie 2 à 12,2 milliards d’euros. Les instruments de dette senior non préférée s’élèvent à 32,4 milliards d’euros à cette même date, dont 28,9 milliards d’euros ayant une échéance supérieure à un an et qui sont ainsi éligibles au TLAC et au MREL.
En raison de la solidarité légale, pleine et entière, et dans le cas extrême d’une procédure de liquidation ou de résolution, un ou plusieurs affiliés ne sauraient se retrouver en liquidation judiciaire, ou être concernés par des mesures de résolution au sens de la « BRRD », sans que l’ensemble des affiliés et BPCE le soit également. Conformément aux articles L. 613-29 et L613-55-5 du Code monétaire et financier, les procédures respectivement de liquidation judiciaire et les mesures de résolution sont dès lors mises en œuvre de façon coordonnée à l’égard de l’organe central et de l’ensemble de ses affiliés.
L’article L. 613-29 dispose par ailleurs qu’en cas de liquidation judiciaire portant ainsi nécessairement sur l’ensemble des affiliés, les créanciers externes, de même rang ou jouissant de droits identiques, de tous les affiliés seraient traités dans l’ordre de la hiérarchie des créanciers de manière égale, et ce, indifféremment de leur rattachement à une entité affiliée particulière. Cela a pour conséquence notamment que les détenteurs d’AT1, et autres titres de même rang, seraient plus affectés que les détenteurs de Tier 2, et autres titres de même rang, eux-mêmes plus affectés que les détenteurs de dettes externes seniors non préférées, eux-mêmes plus affectés que les détenteurs de dettes externes seniors préférées. De même, en cas de résolution, et conformément à l’article L. 613-55-5 du Code monétaire et financier, des taux de dépréciation et/ou de conversion identiques seraient appliqués aux dettes et créances d’un même rang et ce indifféremment de leur rattachement à une entité affiliée particulière dans l’ordre de la hiérarchie rappelée ci-dessus.
En raison du caractère systémique du Groupe BPCE et de l’appréciation actuellement portée par les autorités de résolution, des mesures de résolution seraient le cas échéant plus susceptibles d’être prises que l’ouverture d’une procédure de liquidation judiciaire. Une procédure de résolution peut être initiée à l’encontre de BPCE et de l’ensemble des entités affiliées si (i) la défaillance de BPCE et de l’ensemble des entités affiliées est avérée ou prévisible, (ii) il n’existe aucune perspective raisonnable qu’une autre mesure puisse empêcher cette défaillance dans un délai raisonnable et (iii) une mesure de résolution est requise pour atteindre les objectifs de la résolution : (a) garantir la continuité des fonctions critiques, (b) éviter les effets négatifs importants sur la stabilité financière, (c) protéger les ressources de l’État par une réduction maximale du recours aux soutiens financiers publics exceptionnels et (d) protéger les fonds et actifs des clients, notamment ceux des déposants. Un établissement est considéré défaillant lorsqu’il ne respecte pas les conditions de son agrément, qu’il est dans l’incapacité de payer ses dettes ou autres engagements à leur échéance, qu’il sollicite un soutien financier public exceptionnel (sous réserve d’exceptions limitées) ou que la valeur de son passif est supérieure à celle de son actif.
Outre le pouvoir de renflouement interne, les autorités de résolution sont dotées de pouvoirs élargis afin de mettre en œuvre d’autres mesures de résolution eu égard aux établissements défaillants ou, dans certaines circonstances, à leurs groupes, pouvant inclure, entre autres : la vente intégrale ou partielle de l’activité de l’établissement à une tierce partie ou à un établissement-relais, la séparation des actifs, le remplacement ou la substitution de l’établissement en tant que débiteur des instruments de dette, les modifications des modalités des instruments de dette (y compris la modification de l’échéance et/ou du montant des intérêts payables et/ou la suspension provisoire des paiements), la suspension de l’admission à la négociation ou à la cote officielle des instruments financiers, le renvoi des dirigeants ou la nomination d’un administrateur provisoire (administrateur spécial) et l’émission de capital ou de fonds propres.
L’exercice des pouvoirs décrits ci-dessus par les autorités de résolution pourrait entraîner la dépréciation ou la conversion intégrale ou partielle des instruments de fonds propres et des créances émises par BPCE ou est susceptible d’affecter significativement les ressources dont dispose BPCE pour effectuer le paiement de tels instruments et par conséquent, les détenteurs de titres BPCE pourraient subir des pertes.
La législation fiscale et son application en France et dans les pays où le Groupe BPCE poursuit ses activités sont susceptibles d’avoir un impact défavorable sur les résultats du Groupe BPCE.
En tant que groupe bancaire multinational menant des opérations internationales complexes et importantes, le Groupe BPCE (et particulièrement Natixis) est soumis aux législations fiscales d’un grand nombre de pays à travers le monde, et structure son activité en se conformant aux règles fiscales applicables. La modification des régimes fiscaux par les autorités compétentes dans ces pays pourrait avoir un impact défavorable sur les résultats du Groupe BPCE. Le Groupe BPCE gère ses activités dans l’optique de créer de la valeur à partir des synergies et des capacités commerciales de ses différentes entités. Il s’efforce également de structurer les produits financiers vendus à ses clients en intégrant leurs conséquences fiscales. Les structures des opérations intra-groupe et des produits financiers vendus par les entités du Groupe BPCE sont fondées sur ses propres interprétations des lois et réglementations fiscales applicables, généralement sur la base d’avis rendus par des conseillers fiscaux indépendants, et, en tant que de besoin, de décisions ou d’interprétations spécifiques des autorités fiscales compétentes. Il ne peut être exclu que les autorités fiscales, à l’avenir, remettent en cause certaines de ces interprétations, à la suite de quoi les positions fiscales des entités du Groupe BPCE pourraient être contestées par les autorités fiscales, ce qui pourrait donner lieu à des redressements fiscaux, et en conséquence, pourrait avoir un impact défavorable sur les résultats du Groupe BPCE. Le détail des litiges fiscaux en cours est présenté dans la partie Risques juridiques du présent document.
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3 DISPOSITIF DE GESTION DES RISQUES
3.1 Adéquation des dispositifs de gestion des risques
Le Comité des Risques et de la Conformité Groupe, présidé par le président du directoire, s’est réuni à six reprises en 2023 ; il a notamment examiné l’adéquation des dispositifs d’encadrement des risques et validé la révision annuelle des politiques de risques. Ces dispositifs couvrent l’ensemble des risques, tels que décrits dans l’arrêté du 3 novembre 2014 relatif au contrôle interne modifié par l’arrêté du 25 février 2021.
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3.2 Appétit au risque
L’ensemble des risques est couvert par des dispositifs (en central et au niveau des établissements) permettant, en lien avec l’appétit au risque et la stratégie du groupe, d’avoir une gestion des risques adaptée.
Le conseil de surveillance du Groupe BPCE a approuvé à l’unanimité le dispositif d’appétit au risque du groupe : indicateurs quantitatifs, seuil de résilience pour chaque indicateur et gouvernance associée. Le conseil de surveillance a revu et a validé, à l’occasion de sa révision annuelle, l’appétit au risque du groupe le 29 novembre 2023.
Groupe coopératif décentralisé et solidaire, le Groupe BPCE organise son activité autour d’un capital logé majoritairement dans les établissements régionaux et d’un refinancement de marché centralisé, optimisant les ressources apportées aux entités.
•de par sa nature mutualiste, se considère engagé auprès de ses sociétaires et de ses investisseurs à dégager un résultat récurrent et résilient en offrant le meilleur service à ses clients ;
•doit préserver la solvabilité, la liquidité et la réputation de chacune des entités du groupe, mission dont l’organe central est en charge à travers un pilotage des risques consolidés, une politique des risques et des outils communs ;
•est constitué de banques régionales, détenant la propriété du groupe et de ses filiales. Au-delà de la gestion normale, en cas de crise, des mécanismes de solidarité entre les entités du groupe assurent la circulation du capital et permettent d’éviter le défaut d’une entité ou de l’organe central ;
•se focalise sur les risques structurants de son modèle d’affaires de banque universelle avec une composante prépondérante de banque de détail en France, tout en intégrant d’autres métiers nécessaires au service de l’ensemble des clientèles ;
•diversifie ses expositions en développant certaines activités en ligne avec son plan stratégique :
–développement international (majoritairement Banque de Grande Clientèle et Gestion d’actifs et de manière plus ciblée sur la banque de détail).
L’appétit au risque du Groupe BPCE correspond au niveau de risque qu’il est prêt à accepter dans le but d’accroître sa rentabilité tout en préservant sa solvabilité. Celui-ci doit être cohérent avec l’environnement opérationnel de l’établissement, sa stratégie et son modèle d’affaires, tout en privilégiant les intérêts de ses clients. L’appétit au risque du groupe est déterminé en évitant des poches de concentration majeures et en allouant de manière optimisée les fonds propres.
En termes de profil de risques, le Groupe BPCE assume des risques intrinsèquement liés à ses métiers de banque de détail et à ses activités de Banque de Grande Clientèle. L’évolution du modèle d’affaires étend l’exposition du groupe à certaines natures de risques, notamment des risques liés à la gestion d’actifs et aux activités à l’international.
Le groupe s’interdit d’exercer des activités qu’il ne maîtrise pas suffisamment ou des activités de trading pour compte propre. Les activités aux profils de risque et rentabilité élevés sont strictement encadrées.
Quelles que soient les activités, entités ou géographies, le groupe a vocation à fonctionner au plus haut niveau d’éthique, de bonne conduite et selon les meilleurs standards d’exécution et de sécurité des opérations.
Le cadre général de l’appétit au risque repose sur un document faîtier présentant de manière qualitative et quantitative les risques que le groupe accepte de prendre et décrit les principes de gouvernance et de fonctionnement en vigueur.
La mise en œuvre de l’appétit au risque s’articule autour de quatre composantes essentielles : (i) la définition de référentiels communs, (ii) l’existence d’un jeu de limites en adéquation avec celles définies par la réglementation, (iii) la répartition des expertises et responsabilités entre les entités et l’organe central et (iv) le fonctionnement de la gouvernance au sein du groupe et des différentes entités, permettant une application efficace et résiliente du dispositif dédié à l’appétit au risque.
Le dispositif d’appétit au risque du groupe est mis à jour régulièrement (a minima annuellement) et s’articule autour de seuils successifs associés à des niveaux de délégation respectifs distincts, à savoir :
•un seuil d’observation ou seuil de tolérance, dont le dépassement conduit les membres du directoire de BPCE à décider, soit d’un retour en dessous du seuil de cette limite, soit la gestion d’une exception ;
•une limite RAF (risk appetite framework) ou seuil de résilience dont le dépassement ferait peser un risque potentiel sur la continuité et/ou la stabilité de l’activité. Tout dépassement de ce seuil nécessite une communication auprès du conseil de surveillance de BPCE et un plan d’action validé par celui-ci ;
•le seuil extrême en lien avec le dispositif du groupe dédié au plan de résolution et de redressement, mettant en jeu la survie du groupe. Ce seuil extrême concerne certains des indicateurs retenus dans le cadre de l’appétit au risque du groupe.
Un tableau de bord trimestriel est réalisé par la direction des Risques du Groupe, permettant ainsi un suivi régulier et détaillé de l’ensemble de ces indicateurs et un reporting à l’organe de surveillance et/ou tout comité en émanant.
La DRG donne annuellement un avis de conformité aux établissements dans leur proposition de version annuelle permettant une grande cohérence entre les appétits au risque mis en œuvre localement et celui du groupe.
•en termes de solvabilité le groupe est en capacité d’absorber, le cas échéant, la manifestation d’un risque au niveau des entités ou du groupe ;
•en termes de liquidité, le groupe dispose d’une réserve significative composée de cash et de titres permettant de faire face aux besoins réglementaires, de satisfaire les exercices de stress tests et d’accéder aux dispositifs non-conventionnels de financement auprès des banques centrales. Il dispose également d’un montant suffisant d’actifs de bonne qualité éligibles aux dispositifs de refinancement de marché et à ceux proposés par la Banque centrale européenne.
Le groupe assure la robustesse de ce dispositif par la mise en œuvre de stress tests globaux ou dédiés comme ceux à la gestion des risques climatiques, réalisés régulièrement. Ils sont destinés à vérifier la capacité de résistance du groupe notamment en cas de crise grave.
Le Groupe BPCE porte une attention particulière à l’anticipation et à la maîtrise des risques émergents compte tenu de l’évolution permanente de l’environnement. À ce titre, une analyse prospective identifiant les risques pouvant impacter le groupe est réalisée chaque semestre et présentée en comité des risques et de la conformité, puis en comité des risques du conseil.
Depuis la précédente étude conduite en juin 2023, le contexte macro-économique reste toujours dégradé avec des perspectives de croissance plus faibles qu’anticipé précédemment. Le ralentissement de l’économie et la détérioration de la situation des entreprises se poursuivent, les mutations initiées depuis 2022 s’étant maintenues (inflation en repli mais toujours élevée, hausse des taux). Par ailleurs, le contexte géopolitique est à nouveau en tension du fait du conflit au Moyen Orient, représentant une source d’incertitude supplémentaire.
Le risque de crédit, le risque cyber, le risque de taux et le risque de liquidité sont toujours les quatre principaux risques pesant sur les activités.
Les conditions macro-économiques font peser un risque accru de dégradation des portefeuilles de crédit, en particulier pour certains segments de clientèle tels que les professionnels et les entreprises dont la situation se dégrade, ainsi que pour les secteurs les plus sensibles à la hausse des taux, parmi lesquels le secteur immobilier.
La poursuite de la digitalisation de l’économie et des services financiers s’accompagne d’une vigilance constante des banques face aux cyber risques. La sophistication des attaques et les éventuelles vulnérabilités des systèmes IT des banques sont deux enjeux majeurs pour le Groupe BPCE, en lien avec les attentes du régulateur.
La vigilance sur les risques de taux, d’investissement, et de liquidité est maintenue à un niveau élevé. Si l’évolution du contexte de taux pèse aujourd’hui fortement sur la rentabilité du Groupe, son impact devrait progressivement diminuer à partir de 2024. Quant au risque de liquidité, les conditions de refinancement deviennent plus difficiles pour les banques dans un contexte de baisse des ressources clientèles à la suite de la réorientation de la collecte, et de sortie du TLTRO.
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3.3 Gestion des risques
La gouvernance de la maîtrise des risques est assurée au travers de deux instances principales au niveau du groupe : le conseil de surveillance, qui s’appuie sur le comité des risques du conseil, et le comité de direction générale dont le directeur des Risques est membre.
Présidé par le président du directoire, le comité des risques et conformité groupe, comité faîtier, fixe les grandes lignes de la politique de risques, examine les sujets liés aux risques non financiers, dont spécifiquement ceux liés à la conformité bancaire, assurantielle, des services d’investissement et à la sécurité financière, instruit la révision annuelle du dispositif d’appétit au risque et valide une analyse prospective des risques.
La direction des Risques Groupe et le Secrétariat général, en charge de la conformité et de la coordination du contrôle permanent, du Groupe BPCE assurent la mesure, la surveillance et la maîtrise des risques en application de l’arrêté du 3 novembre 2014, modifié par l’arrêté du 25 février 2021, relatif au contrôle interne.
Ces directions veillent à ce que le dispositif de maîtrise des risques soit efficace, exhaustif et homogène et à ce que le niveau des risques pris soit cohérent avec les orientations de l’activité, notamment les objectifs et les moyens du groupe et de ses établissements.
Ces missions sont formalisées dans la charte du contrôle interne du Groupe BPCE, charte faîtière. Celle-ci s’appuie sur les deux chartes des filières de contrôle, à savoir la charte de la filière audit interne et la charte des risques, de la conformité et des contrôles permanents groupe.
Les différents départements de la direction des Risques du Groupe interviennent sur l’ensemble des risques (crédits, financiers, opérationnels, climatiques, modèles et des participations non bancaires) en agissant sur :
Les Départements de la direction des Risques du Groupe interviennent sur trois domaines (Pilotage, Surveillance et Contrôle) :
Pilotage
Surveillance
Contrôle
•proposent au directoire et au conseil de surveillance un dispositif d’appétit au risque pour le groupe, en assurent la mise en œuvre et le déploiement dans chaque entité significative ;
•définissent à l’élaboration des politiques des risques applicables sur le périmètre du Groupe et instruisent le dispositif des plafonds globaux de risques (établissements, clients, secteur d’activités), et, prennent part aux réflexions sur l’allocation des fonds propres et assurent la conformité de la gestion des portefeuilles avec ce dispositif de limites et d’allocations ;
•définissent et mettent en œuvre les normes et méthodes permettant, sur base consolidée, la mesure des risques, l’approbation de la prise de risques, le contrôle et le reporting des risques, ainsi que la conformité aux textes réglementaires relatifs aux risques ;
•pilotent le système d’information risques, en coordination étroite avec les directions informatiques, en définissant les normes à appliquer pour la mesure, le contrôle, le reporting et la maîtrise des risques ;
•entretiennent un lien fonctionnel fort avec les filières de gestion des risques et de la conformité, en participant ou en étant destinataires des travaux des comités des risques locaux, en animant les filières et en agréant la nomination ou la révocation de tout nouveau directeur des Risques, directeur de la Conformité ou directeur des Risques et de la Conformité, en rencontrant les dirigeants et/ou les équipes concernées lors de réunions nationales ou locales et de visites sur place ou à BPCE ;
•contribuent à la diffusion de la culture du risque et de la conformité et au partage des bonnes pratiques au sein du groupe.
•réalisent la macro-cartographie des risques en lien avec la politique globale des risques, l’appétit au risque et le plan annuel de contrôle permanent, partie du dispositif de contrôle interne ;
•procèdent à une surveillance permanente des portefeuilles et des activités, des limites et des éventuels dépassements, et du suivi de leurs résolutions, et à la centralisation et au reporting prospectif des risques sur base consolidée ;
•accompagnent le directoire du Groupe BPCE dans l’identification des risques émergents, des concentrations et des développements divergents, ainsi que dans l’élaboration de la stratégie ou de la révision de l’appétit au risque ;
•réalisent des stress tests visant à appréhender les zones de risques et la résistance du groupe à différents scénarios de chocs.
•évaluent et contrôlent le niveau du risque à l’échelle du groupe ;
•assurent le contrôle de la conformité des opérations et des procédures internes des entreprises du groupe aux normes légales, professionnelles ou internes applicables aux activités bancaires, financières et d’assurance ;
•mettent en œuvre un dispositif groupe de contrôle permanent de second niveau, sur les risques des établissements et sur les activités sensibles de la direction des Risques Groupe.
Plusieurs comités ont vocation à définir les normes méthodologiques communes, de mesure, de contrôle, de reporting et de consolidation pour l’ensemble des risques dans le groupe.
Comité risques et conformité groupe
•Ce comité couvre les grands risques du groupe et prépare les sujets qui remontent au Comité des Risques du Conseil de Surveillance, il examine les principales zones de risques du groupe (toutes natures de risques) y compris les risques de non-conformité, assurance, existantes ou potentiellement naissantes (vison prospective) et valider les plans d’actions associés, il effectue la revue du tableau de bord des risques Groupe comprenant les indicateurs du RAF et de l’arrêté du 3/11/2014, les dépassements potentiels des indicateurs, les alertes sur les incidents significatifs à titre de l’article 98.
•Il se réunit trimestriellement.
Comité de Crédit et contrepartie groupe
•Le Comité de Crédit et de Contrepartie Groupe est un Comité Risques décisionnaire Groupe.
•Ce comité couvre les risques de crédit, contrepartie, concentration, résiduel. Le comité valide le tableau de bord de suivi des plafonds internes, les limites groupes/individuelles par contrepartie, par secteur, par pays et leur répartition entre les entités le cas échéant, les analyses sectorielles et les analyses des portefeuilles crédit conso et crédit habitat.
•Le comité se réunit deux fois par mois en moyenne.
Comité Watch List Groupe et Comité IFRS 9
•Le Comité Watch List et Provisions Groupe est un Comité Risques décisionnaire Groupe.
•Ce comité se scinde en deux parties avec un Comité spécifique IFRS 9 Groupe et couvre les dépréciations des encours crédit (dossiers individuels de montants significatifs ou partagés et provisionnement statistique sur sains) et encours marché.
•Il se réunit à une fréquence trimestrielle.
Comités des risques de marché groupe
•Le Comité Risques de Marché Groupe est un Comité décisionnaire et de surveillance Groupe.
•Ce comité couvre les risques de marché, taux, titrisation, réserve de Liquidité (investissement), liquidité, spread, et change. Le comité prend des décisions sur la revue du dispositif d’encadrement des risques ALM et des risques de marché, les plans d’actions et le suivi en cas de dépassement, les nouveaux produits autorisés pour les activités propres des établissements et les nouvelles activités de marché, la revue des portefeuilles (private equity, Immobilier hors exploitation et autres Actifs).
•Le comité se réunit 9 fois par an.
Comité des risques non financiers
•Le Comité des Risques non Financiers Groupe est un Comité Risques décisionnaire et de surveillance Groupe.
•Ce comité couvre les risques opérationnels, modèles, juridiques, non-conformité, fraudes et le dispositif de maîtrise des risques PUPA, sécurité des personnes et des biens ainsi qu’à la sécurité des systèmes Informatiques groupe.
•Il effectue également une surveillance consolidée du niveau des pertes, incidents et alertes, incluant les déclarations adressées à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) au titre de l’article 98 de l’arrêté A-2014-11-03 modifié par l’arrêté du 25 février 2021, pour les risques non financiers, et contribue à la cartographie des risques et surveille les plans d’action visant à la réduction des risques non financiers.
•Il se réunit à une fréquence trimestrielle avec les différentes lignes métiers du groupe.
Comité GAP
•Le comité de gestion actif-passif est le comité décisionnaire et de surveillance sur l’activité de gestion de bilan, et de gestion du risque de taux et de liquidité.
•Le Comité a comme principales missions de déterminer la politique générale du Groupe à l’égard du risque de liquidité et de transformation (y compris risque de taux), examiner la vision consolidée des risques structurels du Groupe et de ses différentes entités ainsi que les évolutions du bilan, définir les limites de risques structurels du Groupe et des Bassins et en effectuer le suivi (avec validation de la direction des Risques), valider l’allocation aux bassins de la liquidité et des limites ; et suivre la consommation en liquidité au niveau du Groupe et des bassins, valider le programme de refinancement annuel global MLT et CT du Groupe BPCE et en effectuer le suivi global, valider les critères d’investissement et d’allocation ainsi que le profil global souhaité de la réserve de liquidité du Groupe.
•Le Comité se réunit 6 fois par an (tous les deux mois).
Comité des risques climatiques
•Ce comité faitier sur les risques climatiques physiques, de transition, de responsabilité et sur les risques environnementaux du groupe se réunit trois fois par an, en réponse, notamment, aux dispositions réglementaires de la BCE et de l’ACPR.
•Ce comité vérifie la mise en œuvre de la stratégie opérationnelle en matière de gestion des risques climatiques et environnementaux du Groupe BPCE et contrôle de celle-ci.
•Il se réunit à une fréquence de 4 fois par an.
Comité Model Risk Management
•Ce comité propose à la gouvernance un cadre de gestion du risque de modèle résilient, permettant de proposer aux instances des indicateurs des risques et les éventuels seuils associés, de suivre l’évolution du portefeuille de modèles, de s’assurer de la bonne diffusion du cadre de gestion du risque de modèle au sein du groupe.
•Il se réunit à une fréquence de 6 à 8 fois par an.
La direction des Risques du Groupe et le Secrétariat général Groupe exercent leurs missions dans le cadre d’un fonctionnement en filières métiers dédiées à la gestion des risques de crédit, risques financiers, risques opérationnels, risques climatiques et risques de non-conformité étendus aux fonctions continuité d’activité, contrôle financier et sécurité des systèmes d’information. Ils s’assurent notamment de la conformité de la politique des risques des affiliés et filiales avec celle du Groupe BPCE.
Les directions des Risques et/ou de la Conformité des filiales non soumises au dispositif réglementaire de surveillance bancaire sont rattachées fonctionnellement à la direction des Risques Groupe et au Secrétariat général du Groupe BPCE.
Ce lien fonctionnel fort est exercé par le Directeur des Risques et par le Secrétaire Général, tous deux membres du comité de direction générale du Groupe BPCE, et permet, notamment, d’assurer l’objectivité du contrôle des risques par l’indépendance de toute filière opérationnelle des filières risques et conformité dans les établissements du groupe, de diffuser une culture risques et conformité, d’avoir des standards et normes partagés de gestion des risques et de garantir une information indépendante, objective et complète aux dirigeants de l’état des risques et de toute dégradation éventuelle.
Les établissements du groupe sont responsables de la définition, du suivi et de la gestion de leurs niveaux de risques, ainsi que de la production des reportings et des alimentations informatiques à destination de la direction des Risques Groupe et du Secrétariat général de l’organe central. Ils s’assurent de la qualité, de la fiabilité et de l’exhaustivité des données permettant le contrôle et la surveillance des risques sur base sociale et consolidée, dans le respect des normes et des politiques de risques du Groupe.
Pour mener à bien leurs différents travaux, les établissements s’appuient sur la charte des risques, de la conformité et des contrôles permanents du groupe. Cette dernière précise notamment que l’organe de surveillance et les dirigeants effectifs de chaque établissement promeuvent la culture du risque à tous les niveaux de leur organisation.
Une évaluation des fonctions de gestion des risques, d’une part, et de conformité, d’autre part, est effectuée annuellement au comité des risques du conseil de surveillance du Groupe BPCE, et adressée aux dirigeants des établissements principaux du groupe.
Le département Gouvernance et Contrôle risques est chargé d’assurer la coordination et l’animation de la filière risque, et le contrôle permanent de deuxième niveau de la filière risques au sein du Groupe BPCE et des activités de la DRG. La charte des risques, de la conformité et des contrôles permanents prévoit notamment que la direction des Risques groupe participe, à leur initiative, à l’évaluation annuelle des performances du ou des directeurs des fonctions de contrôle permanent, notamment risques et/ou conformité, en lien avec le président du directoire ou le directeur général.
Le département Gouvernance et contrôle risques décline au quotidien l’ensemble du dispositif et contribue à la surveillance globale des risques du groupe, au travers notamment :
•du suivi et de l’actualisation des documents référents des filières risques et conformité tels que les chartes et référentiels ;
•de l’analyse des travaux des comités exécutifs des risques des Banques Populaires, des Caisses d’Epargne, des SEF, et des filiales ;
•de l’animation des filières de gestion des risques au travers de plusieurs journées nationales, moments privilégiés d’échanges sur les problématiques risques, de présentation des travaux menés par les filières, de formation et de partages de bonnes pratiques entre établissements qui se déclinent par domaines : crédit, financier, opérationnel, conformité, climatiques associant tous les établissements du groupe. De manière plus globale ces journées permettent de renforcer la cohésion du groupe autour des métiers risques dans un environnement réglementaire très évolutif. Ces journées sont complétées d’audioconférences bimensuelles très fréquentes et de plateformes régionales ou de réunions régionales réunissant les directeurs des Risques et Conformité des réseaux, des SEF et/ou des filiales autour de thématiques d’actualité ou de projets ;
•du contrôle permanent de deuxième niveau de la filière risques du Groupe BPCE, ainsi que des activités sensibles de la direction des Risques Groupe, via un pôle dédié ;
•de la mesure du niveau de culture risques des établissements du groupe via un self assessment dédié ;
•de la réalisation de travaux d’efficacité opérationnelle (normes repères effectifs), de travaux liés à l’approche par les risques (reporting semestriel risques et conformité, dispositif d’appétit au risque, macro-cartographie des risques…) ;
•du suivi de l’ensemble des recommandations émises par les superviseurs et par l’Inspection générale groupe sur le périmètre risques et contrôle permanent ;
•d’une évaluation des fonctions de gestion des risques, effectuée annuellement et présentée au comité des risques du conseil de surveillance du Groupe BPCE ;
•du pilotage du dispositif d’appétit au risque des établissements : définition en lien avec le dispositif groupe, consolidation et reporting aux instances ;
•de l’accompagnement des nouveaux directeurs des Risques et/ou Conformité d’établissement ainsi que de managers risques via un parcours dédié et du plan annuel de formation des filières risques ;
•de déplacements au sein de toutes les directions des Risques des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne, des SEF et des filiales, afin d’échanger avec les directeurs des Risques et Conformité et leurs équipes ;
•au-delà des comités opérationnels auxquels la direction des Risques assiste, des réunions dédiées globales avec les principales filiales de BPCE : Global Financial Services (Natixis), Crédit Foncier, Banque Palatine, BPCE International (gestion extinctive), les filiales du pôle Solutions et Expertises Financières (SEF) ainsi que Oney pour une revue complète avec le directeur des Risques et/ou Conformité ;
•de la diffusion d’une newsletter « le mag R&C » à destination des dirigeants des établissements du groupe, des directeurs des différentes filières, dont la filière commerciale, ainsi qu’aux collaborateurs des filières risques, conformité et contrôles permanents et à l’ensemble des collaborateurs du groupe.
Pour mener à bien sa mission de coordination, le département Gouvernance et Contrôle risques déploie et exploite un reporting semestriel instruit par les établissements, visant à s’assurer que les différentes composantes des dispositifs locaux sont correctement déployées et fonctionnent dans des conditions satisfaisantes, notamment au regard de la réglementation bancaire et des chartes groupe. Les résultats de ce reporting permettent, notamment, un gain en efficacité opérationnelle et une optimisation des bonnes pratiques au sein du groupe.
Un dispositif de suivi des activités dédiées au rapport dit « Lagarde » est également mis en œuvre de manière spécifique avec les établissements du groupe. Il est complété par un dispositif dédié au suivi des dysfonctionnements dans les établissements du groupe qui contribue à s’assurer de la bonne conduite et du respect des règles déontologiques.
FAITS MARQUANTS
•Contribution aux chantiers de transformation de la filière Risques.
•Refonte du dispositif d’appétit aux risques Établissements avec la création de deux niveaux, RAF Conseil, de niveau conseil d’administration et de COS, et RAF Exécutif, de niveau Dirigeants exécutifs.
•Regroupement des fonctions d’animation filières Risques et Cultures Risques.
•Mise en œuvre d’un tableau de bord de suivi des travaux Gouvernance et contrôle risques.
Pour promouvoir et renforcer la culture du risque et de la conformité à tous les niveaux, le pôle filière et culture du département Gouvernance et contrôle risques a pour objectif de développer les programmes de formation et de sensibilisation aux risques, à tous les échelons du groupe, d’établir une communication régulière sur les sujets risques dans l’ensemble du groupe et de rendre concret et mesurer la notion de culture risques.
Formation
•Risk Academy
Un ensemble de 43 formations dont :
•Risk Pursuit
•un programme certifiant dédié au contrôle permanent de la banque et de l’assurance
•un programme certifiant de contrôle interne mis en place à Paris Dauphine
•Quiz de sensibilisation aux risques bancaires : 206 questions/4 thèmes (risques de crédit, financiers et non-financiers et environnement bancaire) à destination des collaborateurs des Banques Populaires, Caisses d’Epargne et filiales
•Climate Risk Pursuit
•Quiz de sensibilisation aux risques climatiques en 190 questions à destination des collaborateurs des Banques Populaires, Caisses d’Epargne et filiales
•Operational Risk pursuit
•Quiz de sensibilisation aux risques opérationnels en 200 questions à destination des collaborateurs des Banques Populaires, Caisses d’Epargne et filiales
•Compliance Academy
•Membres des organes de surveillance et des comités risques des BP et CE
•Formations annuelles, réalisées pour compte de la Fédération Nationale des Banques Populaires et la Fédération Nationale des Caisses d’Epargne aux risques, à la conformité et à la sécurité
•Membres du conseil de BPCE SA
•Formations sur les risques/conformité/sécurité informatique / formation aux risque de modèle
•Directeurs risques et conformité et managers
•Accompagnement via un parcours dédié en deux sessions des nouveaux Directeurs risques et conformité et une session de nouveaux managers risques
Communication
•L’heure réglementaire risques
•À destination des directions Risques des établissements du groupe et des collaborateurs de BPCE SA (live + replay) les thèmes : risques climatiques (alignement des portefeuilles sur une trajectoire de neutralité carbone : le levier NZBA), sécurité (DORA ou la résilience opérationnelle informatique) et la conjoncture économique
•Le Mag R&C
•Diffusé 2 fois par an en version française et en version anglaise à l’ensemble des collaborateurs de la filière risques et conformité avec le décryptage de sujets risques, conformité, contrôle permanent et sécurité, réglementaires ou non. Focus sur les questions réglementaires telles que CRR3/CRD6 et le paquet bancaire, Focus sur l’output floor, la loi du 21 mars 2022 sur la protection des lanceurs d’alerte et son décret d’application, Éthique et conduite…. .
•Communication réglementaire
•Coordination des chapitres risques et conformité pour les rapports réglementaires (document d’enregistrement universel, Pilier III, rapport annuel du contrôle interne, ICAAP)
Échange de bonnes pratiques
•Partage de bonnes pratiques et regards croisés entre entités opérationnelles et fonctions de contrôle
•Animation de la filière des directeurs des Engagements des BP, CE et des filiales
•Expertise risques auprès des filières commerciales des établissements (comité de nouveaux produits, mise en œuvre et actualisation des processus commerciaux)
•Partage des bonnes pratiques avec l’animation de la filière risques, notamment les directeurs risques et/ou conformité par la mise en commun de dispositifs locaux de gestion des risques sur les périmètres des BP, CE, SEF et filiales
Mesure du niveau de culture risque et conformité
•Auto-évaluation du niveau de culture risques et conformité : dispositif EVAL R&C
•139 questions sur la culture risque et conformité, fondé sur les recommandations du Financial Stability Board 2014, Agence Française Anticorruption 2017 et les guidelines European Banking Authority 2021 permettant un self-assessment et la mise en place de plans d’action
La macro-cartographie des risques a un rôle central dans le dispositif global de gestion des risques d’un établissement : grâce à l’identification et à la cotation de ses risques, via notamment l’évaluation du dispositif de maîtrise des risques, chaque établissement du groupe dispose de son profil de risque et de ses risques prioritaires. Cette approche par les risques sert à actualiser chaque année l’appétit au risque et les plans de contrôle permanent et périodique des établissements.
Des plans d’action ciblés sur les risques prioritaires sont mis en place dans un but de réduction et/ou contrôle des risques.
Les résultats de la macro-cartographie des risques contribuent à l’exercice du SREP (Supervisory Review and Évaluation Process) du groupe, en identifiant les principaux risques en approche gestion des risques et prudentielle et alimentent notamment le rapport annuel de contrôle interne, le rapport ICAAP (Internal Capital Adequacy Assessment Process) ainsi que le document d’enregistrement universel pour le chapitre facteurs de risques.
En 2023, comme les précédentes années, une consolidation des macro-cartographies a été effectuée pour chacun des réseaux. Chaque établissement dispose de la comparaison de sa macro-cartographie avec celle de son réseau. Une consolidation des plans d’action mis en place par les établissements sur leurs risques prioritaires a également été produite.
La macro-cartographie des risques est intégrée dans l’outil de gestion des contrôles permanents PRISCOP, ce qui permet d’automatiser les liens risques – contrôles dans le dispositif de maitrise des risques.
La macro-cartographie des risques au niveau groupe est établie en 2023 comme les précédentes années, grâce à la consolidation de l’ensemble des macro-cartographies des établissements maisons mères et des filiales.
Enfin, le département Gouvernance et contrôle risques prend en charge la validation des modèles du groupe hors Natixis et le Secrétariat général (ressources humaines et budget) de la direction des Risques groupe.
Au-delà du suivi des risques individuels et par typologie de risques, la direction des Risques du Groupe BPCE (DRG) assure également la surveillance consolidée des risques du groupe. Un tableau de bord des risques du groupe est produit trimestriellement. Il contient notamment un suivi de l’appétit au risque défini par le groupe ainsi qu’une surveillance globale des risques reposant sur une analyse du profil de risque du groupe par domaine (cartographie des encours pondérés, des risques de crédit et de contrepartie – par segment de clientèle –, des risques de marché, des risques structurels de bilan, des risques non financiers et des risques liés aux activités d’assurance). Ce tableau de bord est enrichi d’un flash mensuel permettant de disposer, de façon plus réactive d’une vision actualisée des principaux risques du groupe.
La direction des Risques Groupe mène ou coordonne également des analyses transversales des risques et des stress tests spécifiques sur les principaux portefeuilles ou activités du groupe et, au besoin, au niveau d’entités. Elle a également développé un dispositif semestriel d’analyses prospectives des risques visant à identifier les facteurs économiques de risques (avérés et émergents, internationaux, nationaux et régionaux), les menaces des environnements (réglementation, etc.) et leurs impacts potentiels pour le groupe. Ces analyses prospectives sont présentées en comité des risques du conseil de surveillance du groupe.
De plus, elle réalise des mesures du risque sur des bases de portefeuille. Elle revoit et valide les modèles de risque développés en interne. Enfin, elle contribue aux travaux de définition du besoin interne de capital ainsi qu’aux exercices de stress tests internes ou externes de solvabilité dont l’objectif est de mesurer la sensibilité du groupe à un ensemble de facteurs de risques et sa résilience à un choc sévère, en produisant les impacts en coût du risque et en RWA.
Le Groupe BPCE a développé depuis 2011 un dispositif de stress tests pouvant être réalisés par modules de risques pour répondre aux besoins d’analyse stratégique du groupe et aux besoins réglementaires.
Ces exercices de stress tests sont de deux types :
•stress test internes (y.c. analyses reverse) ;
•stress test réglementaires (y.c. stress test EBA, stress climatique BCE).
La gouvernance des stress tests du Groupe est fondée sur une approche globale couvrant toutes les entités du Groupe tenant compte de leurs caractéristiques spécifiques et couvrant les risques ci-dessous :
•risques de crédit : variation du coût du risque et des risques pondérés ;
•portefeuille de titrisation et risque de contrepartie : variation des dépréciations et des risques pondérés ;
•risques de marché : chocs des marchés, variation des portefeuilles titres et des risques pondérés ;
•risques de revenus (dont marge nette d’intérêt et commissions)
•risques opérationnels ;
•risques climatiques ;
•risques assurance.
Les risques associés aux expositions souveraines sont traités en fonction de leur classification comptable dans le risque de marché ou le risque de crédit.
Pour chacune des typologies de risques, des modélisations sont utilisées pour déterminer les impacts des scénarios sur les différentes lignes du compte de résultat et des exigences en fonds propres.
Les méthodologies utilisées pour réaliser les projections reposent sur :
•la méthodologie prescrite par la BCE et l’EBA pour les stress tests réglementaires ;
•des méthodologies internes adaptées au business model du Groupe, dans le cadre de l’exercice budgétaire et de la gestion des risques.
Lors de ces stress tests, plusieurs scénarios sont testés afin d’évaluer l’ensemble des impacts :
Scénario baseline
Scénario central correspondant au scénario budgétaire
Scénarios adverses ICAAP
Scénarios à la fois sévères et plausibles permettant de fournir une information pertinente sur les risques et la capacité de résistance dans le cadre de l’ICAAP.
Scénarios adverses PPR
Scénarios utilisés dans le cadre du Plan Préventif de Rétablissement afin d’évaluer la capacité de rétablissement du Groupe. Ces scénarios sont liés à ceux de l’ICAAP (en solvabilité) et de l’ILAAP (en liquidité) avec des ajustements éventuels en termes de sévérité.
Scénarios reverses
Contrairement aux stress tests, les analyses reverse visent à déterminer la plausibilité d’occurrence d’événements négatifs pour la trajectoire financière du Groupe. Ils permettent ainsi d’améliorer la connaissance du Groupe sur ses risques, et assurer que les scénarios de stress sont bien adaptés pour tester les vulnérabilités du Groupe.
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3.4 Contrôle interne
Le dispositif de contrôle du groupe repose sur trois niveaux de contrôle conformément à la réglementation bancaire et aux saines pratiques de gestion : deux niveaux de contrôle permanent et un niveau de contrôle périodique, ainsi que la mise en place de filières de contrôle intégrées conformément aux dispositions arrêtées par le directoire de BPCE.
L’organisation du contrôle permanent dans le groupe est précisée dans la charte de Contrôle interne (mise à jour le 23 juillet 2020) en paragraphe 3 et dans la charte DRCCP (mise à jour le 9 décembre 2021) en paragraphes 2 et 5 conformément à l’arrêté du 3 novembre 2014 (revu le 25 février 2021) notamment à l’article 12.
En matière de gouvernance, l’évaluation du dispositif de contrôle permanent relève du Comité de Coordination du Contrôle Interne Groupe (ou 3CI ou CCFC dans sa déclinaison locale).
Le dispositif de contrôle permanent repose sur la taxonomie des contrôles qui intègre les définitions des modalités de contrôle.
Le dispositif comporte deux types de contrôles de niveau 1 (première ligne de défense LOD1) réalisés par les agents exerçant des activités opérationnelles. Ces agents identifient les risques induits par leur activité et respectent les procédures et les limites fixées :
•le niveau 1.1 est constitué de contrôles de production (détection d’anomalies de production, respect des règles et procédures internes) habituellement effectués sur une base continue ;
•le niveau 1.2 est constitué de contrôles visant à identifier les risques/le respect des règles/des procédures réalisés par les hiérarchiques (un contrôle hiérarchique implique un contrôle distinct de celui qui l’a fait) ou par une équipe distincte dédiée au contrôle de niveau 1. La formalisation des procédures et modes opératoires décrivant les activités opérationnelles contrôlées sont du ressort de la première ligne de défense.
Le dispositif comporte également deux types de contrôles de niveau 2 (seconde ligne de défense LOD2) assurés par des agents au niveau des services centraux et locaux :
•le niveau 2.1 est constitué de contrôles visant à vérifier que les risques ont été identifiés et gérés par le premier niveau de contrôle selon les règles et procédures prévues. Ils sont réalisés par les agents de services exclusivement dédiés à la gestion des risques, à la vérification de la conformité, de sécurité, de contrôle permanent ou de fonctions spécialisées qui n’exercent pas de contrôle de niveau 1 : Ces contrôles sont formalisés et donnent lieu à une évaluation ;
•le niveau 2.2 concerne les contrôles de dispositif globaux ou des contrôles de qualité exercés par chaque filière métiers d’un établissement en tant que tête de groupe ou de BPCE en tant qu’organe central. Ces contrôles sont formalisés et donnent lieu à une évaluation. La DRG a mis en place au dernier trimestre 2022, un pôle dédié à la réalisation de contrôles permanents de la filière risques et des activités sensibles de son périmètre.
En cohérence avec la charte des risques, Conformité et Contrôle Permanent Groupe, il est recommandé de mettre en place une fonction de coordination des contrôles permanents dans chaque établissement ou établissement tête de groupe qui couvre la totalité du périmètre Risques/Conformité/Sécurité. En l’absence de service dédié, ces missions relèvent du Directeur des Risques, de la Conformité et du Contrôle Permanent ou du Directeur des risques et du Directeur de la Conformité, étant entendu que le Dirigeant Effectif désigné demeure responsable de la cohérence et de l’efficacité du contrôle, au sens de l’arrêté du 3 novembre 2014 modifié par l’arrêté du 25 février 2021.
Au Secrétariat général Groupe, le département Coordination des contrôles permanents groupe a pour mission essentielle de coordonner les dispositifs de contrôle permanent de niveau 1 et 2 du groupe. Dans ce cadre, il :
•propose des normes et des guides méthodologiques relatifs à l’exercice du contrôle permanent dans le Groupe BPCE ;
•s’assure que les établissements respectent les normes de dispositif à savoir le document Cadre du contrôle permanent – déclinaison opérationnelle de la charte du contrôle interne –, et la norme d’échantillonnage du contrôle qui s’appuie sur des échantillons représentatifs et aléatoires ; pour ce faire, l’ensemble des plans annuels de contrôles des établissements de banques de détail sont centralisés et analysés chaque année ;
•accompagne les métiers dans la revue des contrôles et dans leur complétude de couverture des risques. Les différents référentiels de contrôle permanent sont pilotés, constamment mis à jour et enrichis dans l’outil ;
•réalise le reporting consolidé des résultats de contrôles pour le comité de contrôle interne groupe ;
A la Direction des risques groupe, il a été mis en place fin 2022 avec une équipe constituée globalement en 2023 un pôle de contrôle permanent des risques en charge des contrôle permanent de niveau 2.2 de la filière risque et de niveau 2 des activités sensibles de la DRG.
Cette équipe regroupe toutes les activités de contrôles permanents effectués par les différents départements des risques et couvre l’ensemble des risques : crédits, financiers, opérationnels, climatiques, modèles,...
La culture du contrôle a été renforcée par la mise en place d’une Certification en contrôle permanent des métiers de la banque et des assurances validée par l’organisme externe France Compétence. Cette certification s’adresse à la filière contrôle permanent de niveau 1 et de niveau 2 mais également aux métiers de LOD2.
FAITS MARQUANTS
•Les travaux de convergence de la plateforme de contrôle du Groupe (PRISCOP pour les établissements retail et PREMS pour le périmètre GFS) dans le cadre du Programme PRINCE.
•La mise en place d’un module Documentation des contrôles dans PRISCOP.
•Les travaux d’optimisation des dispositifs de contrôle de 1er niveau, en particulier sur les processus « crédit immobilier », « crédit consommation » et « liquidité ».
•Le périmètre du dispositif de contrôle Groupe a été étendu à l’entité Natixis Algérie qui a rejoint la plateforme PRISCOP.
•La revue des normes de documentation, en particulier la norme sur les principes de restitution des résultats de contrôle en 3CI/CCFC et la norme sur les plans d’actions.
•De nouveaux reportings ont été développés pour permettre aux établissements de suivre l’avancement du plan annuel de contrôle.
•Un sharepoint permettant d’évaluer, via un rating, la qualité du dispositif de contrôle permanent d’un établissement face à ses risques prioritaires a été mis en œuvre et déployé auprès des Caisses et Banques.
•Le référentiel de contrôles proposé aux établissements s’est enrichi, notamment par des contrôles de second niveau.
•Regroupement au sein de la DRG des équipes en charge du contrôle permanent de niveau 2 et avec le renforcement (création de postes) des contrôles de le filière risques et des activités sensibles de la DRG.
La direction des Risques Groupe et le Secrétariat général Groupe sont responsables du contrôle permanent au niveau du groupe et la direction de l’Inspection générale Groupe du contrôle périodique.
Dans les établissements affiliés et les filiales, les fonctions de contrôle permanent et périodique, soumises au dispositif de surveillance bancaire, sont, dans le cadre de filières de contrôle intégrées fonctionnellement, rattachées aux directions centrales de contrôle de BPCE et de manière hiérarchique à l’exécutif de leur entité.
•un avis conforme sur les nominations et les retraits des responsables des fonctions de contrôle permanent ou périodique chez les affiliés et filiales directes ;
•l’édiction de normes par l’organe central consignées dans des référentiels, la définition ou l’approbation de plans de contrôle.
L’ensemble de ce dispositif a été approuvé par le directoire de BPCE le 7 décembre 2009 et présenté au comité d’audit du 16 décembre 2009 et au conseil de surveillance de BPCE. La charte des risques, de la conformité et du contrôle permanent a été revue décembre 2021 et le corpus normatif est composé de trois chartes groupe couvrant l’ensemble des activités.
La charte du contrôle interne groupe est la charte faîtière. Elle s’appuie sur deux chartes spécifiques :
Le président du directoire de BPCE est chargé d’assurer la cohérence et l’efficacité du dispositif de contrôle interne. Un comité de coordination du contrôle interne groupe (CCCIG) se réunit périodiquement sous sa présidence.
Ce comité a vocation à traiter l’ensemble des questions relatives à la cohérence et à l’efficacité du dispositif de contrôle interne du groupe, ainsi qu’aux résultats issus des travaux de maîtrise des risques et de contrôle interne et des suites qui leur sont données.
•valider la charte du contrôle interne groupe, la charte des risques, de la conformité et des contrôles permanents groupe et la charte de la filière audit interne groupe ;
•procéder à la revue des tableaux de bord et reportings des résultats des contrôles groupe et présenter les actions et les résultats de la coordination des contrôles permanents ;
•valider les plans d’action à mettre en œuvre afin d’avoir un dispositif groupe cohérent et efficient de contrôle permanent et faire un état d’avancement des mesures correctrices décidées suite aux recommandations de l’Inspection générale groupe et des autorités de supervision nationale ou européenne et aux préconisations des fonctions de contrôle permanent ;
•effectuer la revue du dispositif de contrôle interne groupe, identifier les zones de dysfonctionnements, proposer des solutions adaptées afin de renforcer la sécurisation des établissements et du groupe ;
•décider de toutes actions ou mesures à caractère transversal visant à renforcer le contrôle interne du groupe ;
•s’assurer de la cohérence entre le renforcement des zones de contrôles permanents et les zones de risques identifiées dans la macro-cartographie consolidée.
Les membres du comité de direction générale en charge des Risques (direction des Risques Groupe) et de la Conformité et des Contrôles permanents (Secrétariat général Groupe) ainsi que l’Inspecteur général du Groupe sont membres de ce comité. Le cas échéant, ce comité peut entendre des responsables opérationnels, sur les mesures prises par eux en vue de mettre en application les recommandations issues des corps de contrôle internes comme externes.
Conformément aux responsabilités qui incombent à l’organe central et en raison des règles de solidarité collective, l’Inspection générale Groupe est chargée de vérifier périodiquement le bon fonctionnement de tous les établissements du groupe et fournit à leurs dirigeants une assurance raisonnable de leur solidité financière.
Elle s’assure dans ce cadre de la qualité, l’efficacité, la cohérence et du bon fonctionnement de leur dispositif de contrôle ainsi que de la maîtrise de leurs risques. Le périmètre de l’Inspection générale couvre tous les risques, tous les établissements et toutes les activités, y compris celles qui sont externalisées.
Ses objectifs prioritaires sont d’évaluer et de rendre compte aux organes exécutifs et délibérants des entités et du groupe :
•de l’adéquation et du respect des politiques et des procédures au regard de l’appétit aux risques des entités ;
•de la fiabilité ainsi que de l’intégrité des informations comptables et des informations de gestion ;
•de la cohérence, de l’adéquation et du bon fonctionnement des dispositifs d’évaluation et de maîtrise des risques ;
•de l’intégrité des processus garantissant la fiabilité des méthodes et techniques des entités, ainsi que des hypothèses et des sources d’information utilisées pour ses modèles internes ;
•de la qualité et de l’utilisation des outils de détection et d’évaluation des risques et les mesures prises pour les atténuer ;
•de la sécurité des systèmes d’information et de leur adéquation au regard des exigences réglementaires ;
Rattachée au président du directoire, la direction de l’Inspection générale groupe exerce ses missions de manière indépendante des directions opérationnelles et de contrôle permanent.
Afin de pouvoir exercer sa mission et contribuer efficacement à la promotion d’une culture du contrôle, l’Inspecteur général groupe participe, sans voix délibérative, aux comités clefs de l’organe central relatifs à la maîtrise des risques.
Comme indiqué plus haut, l’Inspecteur général est membre du Comité de coordination du contrôle interne groupe et est invité permanent du Comité des risques du conseil de surveillance et du comité d’audit de BPCE, du Comité des risques et du comité d’audit de Natixis et des principales filiales du groupe (pôle SEF, Banque Palatine, Oney, Crédit Foncier, BPCE International).
Pour remplir sa mission, l’Inspection générale groupe établit et tient à jour un inventaire du périmètre d’audit du groupe, qui est défini en coordination avec les audits internes des établissements du groupe.
Elle s’assure que l’ensemble des établissements, des activités et des risques correspondants est couvert par des audits complets, réalisés selon des cycles dont la périodicité est définie en fonction du niveau de risque global de chaque établissement ou de chaque activité et qui ne doit pas dépasser cinq ans pour les activités bancaires.
Dans ce cadre, l’Inspection générale groupe prend en compte non seulement ses propres interventions, mais aussi celles réalisées par les autorités de tutelle et les directions d’audit interne, en appliquant le principe de subsidiarité.
Le plan d’audit annuel est défini avec le président du directoire de BPCE, présenté en Comité de coordination du contrôle interne groupe et en Comité des risques du conseil de surveillance. Par ailleurs, il fait l’objet d’une communication aux superviseurs nationaux et européens.
Les missions de l’Inspection générale Groupe donnent lieu à la formulation de recommandations priorisées par ordre d’importance, lesquelles font l’objet d’un suivi régulier au minimum semestriel.
L’Inspection générale Groupe rend compte des conclusions de ses travaux aux dirigeants des entreprises auditées et à leur organe de surveillance. Elle rend aussi compte au président du directoire, au Comité des risques du conseil de surveillance et au conseil de surveillance de BPCE. Elle fournit à ces derniers un reporting sur la mise en œuvre de ses recommandations majeures, de celles de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution ainsi que de celles du Mécanisme de surveillance unique (MSU). Elle veille à l’exécution dans des délais raisonnables des mesures correctrices décidées dans le cadre du dispositif de contrôle interne conformément à l’article 26 de l’arrêté du 3 novembre 2014 modifié sur le contrôle interne et peut saisir le Comité des risques du conseil de surveillance en l’absence d’exécution de ces mesures.
L’Inspecteur général groupe entretient, au sein de l’organe central, des relations régulières et procède à des échanges d’informations avec les responsables des unités qui composent le périmètre d’inspection et plus particulièrement avec les directions en charge du contrôle de second niveau.
Il appartient aux responsables de ces directions d’informer rapidement l’Inspecteur général de tout dysfonctionnement ou de tout incident majeur dont ils ont connaissance. De même, l’Inspecteur général ainsi que les directeurs des Risques groupe et de la Conformité et Sécurité groupe s’informent rapidement et réciproquement du lancement de toute inspection ou de toute procédure disciplinaire des autorités de tutelle ou plus généralement de tout contrôle externe dont ils ont connaissance.
Le plan d’audit 2023 a été construit en intégrant les fortes tensions macro-économiques (remontée des taux et de l’inflation), les tensions géopolitiques, les risques liés aux transformations structurelles intégrant les enjeux technologiques et environnementaux, dans un contexte d’exigences réglementaires croissantes.
Le nombre de missions planifié a fortement progressé, de 75 en 2022 à 97 en 2023, avec la montée en charge des missions d’audit interne assurées par l’Inspection générale Groupe pour le compte de certains métiers (pôle paiements, pôle SEF, Crédit Foncier de France). En effet, à l’issue du projet Pléiade, cette dernière réalise les missions d’audit interne au sein des entités qui en sont dépourvues. 25 missions ont été lancées en vague 1, 39 en vague 2 et 25 en vague 3. En 2023, l’Inspection générale Groupe a poursuivi le rattrapage des missions à l’international ou en Outre-Mer, décalées du fait du contexte sanitaire.
L’organisation des fonctions supports a évoluée au 1er juillet de l’année afin d’assurer une couverture exhaustive des risques, de renforcer le suivi des recommandations et de regrouper les expertises data et maitrise d’ouvrage informatique. L’équipe Animation filière audit s’est vue renforcée afin de prendre en charge le suivi des recommandations précédemment assuré pour partie par le service Méthode.
La direction de l’Inspection générale Groupe exerce ses responsabilités dans le cadre d’un fonctionnement en filière métier. Ses modalités de fonctionnement – à des fins de surveillance consolidée et d’utilisation optimale des moyens –, sont précisées dans une charte approuvée par le directoire de BPCE le 7 décembre 2009 ; cette dernière a fait l’objet d’une refonte validée le 12 décembre 2022.
Cette organisation a pour but d’assurer la couverture de toutes les unités opérationnelles ou fonctionnelles du Groupe sur un nombre d’exercices raisonnable en fonction du risque associé, ainsi qu’une complémentarité efficace entre les interventions des audits internes des entités.
Les directions d’audit interne des affiliés et des filiales directes sont rattachées à l’Inspection générale Groupe par un lien fonctionnel fort et, de manière hiérarchique, à l’exécutif de leur entité.
Ces liens sont strictement dupliqués au niveau de chaque entreprise du Groupe, elle-même maison mère.
Ce lien fonctionnel fort repose sur des règles de fonctionnement et l’édiction de normes d’audit interne groupe applicables par l’ensemble de la filière. Il se matérialise notamment par les éléments suivants :
•l’existence d’une charte d’audit groupe unique au sein du Groupe. Elle définit la finalité, les pouvoirs, les responsabilités et l’organisation générale de la filière audit interne dans le dispositif global de contrôle interne et s’applique à toutes les entreprises du Groupe surveillées sur base consolidée ; cette charte est déclinée en normes thématiques (ressources d’audit, missions, recommandations, risk assessment…) ;
•la nomination ou le retrait de fonction des directeurs de l’audit interne des affiliés ou filiales directes sont soumis à l’avis conforme et préalable de l’Inspecteur général du Groupe BPCE ;
•les évaluations annuelles des directeurs sont transmises au directeur de l’Inspecteur général du Groupe BPCE ;
•l’Inspection générale Groupe s’assure que les directions de l’audit interne des entités disposent des moyens nécessaires à l’exercice de leur mission et la bonne couverture du plan pluriannuel d’audit ;
•les programmes pluriannuels et annuels des directions de l’audit interne des établissements du groupe sont arrêtés en accord avec l’Inspection générale Groupe qui est tenue régulièrement informée de leur réalisation ou de toute modification du périmètre ;
•l’Inspection générale Groupe émet un avis formalisé dans un courrier et éventuellement des réserves sur le plan pluriannuel d’audit ainsi que sur les moyens alloués tant en nombre que sur les compétences ;
•la direction de l’audit interne applique les normes et méthodes définies et diffusées par l’Inspection générale Groupe de BPCE et se réfère aux guides d’audit qui sont par principe communs à l’ensemble des auditeurs de la filière audit interne ;
•dans le cadre de ses missions d’audit sur place, l’Inspection générale groupe de BPCE vérifie périodiquement le respect des normes d’audit interne Groupe au sein des entreprises du Groupe ;
•les évolutions 2022 de la charte portent principalement sur la réaffirmation du lien fort entre les audits internes locaux et l’Inspection générale Groupe, l’indépendance des directeurs d’audit, le renforcement des dispositifs d’évaluation des travaux d’audits et l’intégration de la notion de RSE.
•les copies des rapports annuels des entités établis en application des articles 258 à 264 de l’arrêté A-2014-11-03 modifié sur le contrôle interne ;
•les présentations faites par les directeurs d’audit interne aux comités des risques ainsi que les comptes rendus de ces réunions ;
•les présentations faites à l’organe de surveillance au titre de l’activité et des résultats du contrôle interne ainsi que les extraits des procès-verbaux des réunions au cours desquelles ils ont été examinés.
Les règles régissant le pilotage de la ligne métier inspection entre Natixis et l’organe central s’inscrivent dans le cadre de la filière audit interne du groupe.
Le pôle Méthodes a procédé à l’actualisation du corpus documentaire et a participé à la montée de version du SharePoint de la filière audit Groupe en lien avec le lancement du Hub de l’IGG. Outre la révision et l’actualisation des guides d’audit, il a collaboré à la mise à jour régulière des UA (Unités Auditables) de l’IGG et celles à destination des réseaux Retail. Parallèlement à l’amélioration des restitutions et de l’exploitation du risk assessment Retail, le pôle a participé également au développement du risk assessment à dire d’expert pour les périmètres autres que Retail et Natixis CIB, ainsi qu’à la rédaction d’un mode opératoire sur le découpage de l’univers auditable de l’Inspection générale Groupe. Il a accompagné, en soutien de l’équipe Projets métier, la prise en main du nouvel outil de suivi des recommandations auprès des établissements du réseau, OMEGA. Dans le cadre de la réorganisation interne de l’IGG, les travaux de suivi des recommandations se sont poursuivis transitoirement dans l’attente d’un transfert au pôle Animation Filière. Enfin, la norme « Ressources audit interne établissements (hors Inspection générale Groupe) », a été revue et publiée. Elle donne aux établissements du Groupe des références pour apprécier le dimensionnement et les compétences de leurs effectifs d’audit interne au regard de leurs besoins spécifiques, afin de réaliser leur plan pluriannuel d’audit sur la base d’une approche par les risques.
Le pôle data de l’Inspection générale Groupe a poursuivi ses travaux de structuration et d’outillage dans le but de renforcer la place de la data au sein de la filière. L’équipe data a ainsi développé un catalogue d’analyses automatisées ainsi que quatre projets data science utilisant des techniques avancées (entrainement de modèles, techniques non supervisée, clustering…). Un data scientist expert et un consultant spécialisé en traitement automatique du langage naturel (NLP) sont venus renforcer l’équipe en cours d’année. Par ailleurs, le département data dispose maintenant de premières briques d’infrastructure cloud (Azure) pour le développement d’algorithmes complexes. En fin d’année, le pôle travaille sur l’ouverture d’analyse data auprès des auditeurs pour une utilisation en autonomie via la mise en place d’un serveur sur site (on premise) et d’une interface. Dernier sujet, la fin d’année est marquée par les premières explorations autours de l’IA Générative pour l’audit, avec l’utilisation des LLM (Large Langage Model).
L’activité de l’équipe Projets métiers s’est concentrée sur la finalisation du projet initial OMEGA (outil de management des activités d’audit), notamment sur la livraison du lot 3 (module « Missions »). L’ensemble des fonctionnalités d’OMEGA est désormais en production.
Les guides d’audits sont désormais intégrés dans l’applicatif, ce qui permettra de construire le programme de travail des missions d’audit de façon semi-automatisée. Dorénavant, l’outil propose l’intégration des papiers de travail, des cas de tests mais aussi la génération automatique du rapport d’audit.
La généralisation de l’utilisation d’OMEGA par les établissements du Groupe s’est poursuivie (Habitat en Région, Ensemble Protection Sociale et certains prestataires de service). La sécurisation de l’outil a été renforcée conformément aux demandes de la RSSI Groupe et une revue de droits complète a été effectuée au S2 2023. En complément, les équipes ont géré tout au long de l’année la maintenance en conditions opérationnelles (MCO) ainsi que l’accompagnement aux changements, ce qui a permis notamment d’accroitre la stabilité de l’outil.
-
3.5 Plan de prévention et de rétablissement
Le conseil de surveillance de BPCE a approuvé le plan préventif de rétablissement du groupe (le « PPR ») pour 2024.
Ce plan s’inscrit dans le cadre des mesures réglementaires européennes sur le redressement et la résolution des établissements de crédit et des entreprises d’investissement et des prescriptions du Code monétaire et financier.
L’objectif du PPR est d’identifier des actions pour restaurer la santé financière du groupe dans l’hypothèse où elle se dégraderait sévèrement.
Le plan présente les options à la disposition du groupe pour mettre en place un dispositif de gestion de crise. Il analyse la pertinence des options selon des scénarios de crise et des voies et des moyens à disposition pour leur mise en œuvre.
•l’identification des options ayant un impact sur le redressement de la situation financière du groupe ainsi que leurs impacts sur le business model du groupe ;
Le suivi et la coordination du dispositif relèvent d’une fonction permanente assurée au sein de BPCE.
-
4 GESTION DU CAPITAL ET ADÉQUATION DES FONDS PROPRES
4.1 Cadre réglementaire
La surveillance réglementaire des fonds propres des établissements de crédit s’appuie sur les règles définies par le comité de Bâle.
Ces règles ont été renforcées suite à la mise en œuvre de Bâle III, avec un rehaussement du niveau des fonds propres réglementaires requis et l’introduction de nouvelles catégories de risques.
Les recommandations Bâle III ont été reprises dans la directive européenne 2013/36/EU (Capital Requirements directive – CRD IV) et le règlement no 575/2013 (Capital Requirements Regulation – CRR) du Parlement européen et du Conseil amendé par le règlement (UE) 2019/876 (le « CRR2 »). Tous les établissements de crédit de l’Union européenne sont soumis au respect des exigences prudentielles définies dans ces textes, depuis le 1er janvier 2014.
•un ratio de fonds propres de catégorie 1 (ratio de Tier 1), correspondant au CET1 complété des fonds propres additionnels de catégorie 1 (AT1) ;
•un ratio de fonds propres globaux (ratio de solvabilité global), correspondant au Tier 1 complété des fonds propres de catégorie 2 (Tier 2) ;
•auxquels viennent s’ajouter, à compter du 1er janvier 2016, les coussins de capital qui pourront être mobilisés pour absorber les pertes en cas de tensions.
–un coussin de conservation de fonds propres de base de catégorie 1 qui vise à absorber les pertes dans une situation d’intense stress économique,
–un coussin contra cyclique qui vise à lutter contre une croissance excessive du crédit. Cette surcharge en fonds propres de base de catégorie 1 a vocation à s’ajuster dans le temps afin d’augmenter les exigences en fonds propres en période d’accélération du crédit au-delà de sa tendance et les desserrer dans les phases de ralentissement,
–un coussin pour le risque systémique à la main de chaque État membre, qui vise à prévenir et atténuer les risques systémiques qui ne sont pas couverts par le règlement (faible pour le Groupe BPCE),
–les différents coussins pour les établissements d’importance systémique qui visent à réduire le risque de faillite des grands établissements. Ils sont spécifiques à l’établissement. Le Groupe BPCE figure sur la liste des autres établissements d’importance systémique (A-EIS) et fait partie des établissements d’importance systémique mondiale (EISm). Ces coussins ne sont pas cumulatifs et le coussin le plus élevé s’applique donc.
•des exigences en fonds propres au titre de la surveillance prudentielle des risques de marché et du risque opérationnel multipliées par 12,5.
En 2023, le Groupe BPCE est tenu de respecter un ratio minimum de fonds propres de base de catégorie 1 de 4,5 % au titre du Pilier I, un ratio minimum de fonds propres de catégorie 1 de 6 % et enfin, un ratio minimum de fonds propres globaux de 8 %.
En complément des exigences minimales de fonds propres au titre du Pilier I, le Groupe BPCE est soumis à des obligations de fonds propres de base de catégorie 1 supplémentaires :
•le coussin de conservation de fonds propres de base de catégorie 1 est égal, depuis le 1er janvier 2019, à 2,5 % du montant total des expositions au risque ;
•le coussin contra-cyclique du Groupe BPCE est égal à une moyenne pondérée par les valeurs exposées au risque (EAD) des coussins définis au niveau de chaque pays d’implantation du groupe. Le coussin contra-cyclique maximum applicable au Groupe BPCE à partir du 1er janvier 2019 est de 2,5 % ;
•le coussin pour les établissements d’importance systémique mondiale est fixé à 1 % pour le groupe ;
•le coussin pour le risque systémique s’applique à toutes les expositions situées dans l’état membre qui fixe ce coussin et/ou aux expositions sectorielles situées dans ce même état membre. La majorité des expositions du Groupe BPCE étant localisée dans des pays dont le coussin pour le risque systémique a été fixé à zéro, le groupe considère que ce taux sera très proche de 0 %.
Dans ce cadre, les établissements de crédit doivent respecter les exigences prudentielles qui s’appuient sur trois piliers qui forment un tout indissociable :
Le Pilier I définit les exigences minimales de fonds propres. Il vise à assurer une couverture minimale, par des fonds propres, des risques de crédit, de marché et opérationnel. Pour calculer l’exigence en fonds propres, l’établissement financier a la possibilité d’effectuer cette mesure par des méthodes standardisées ou avancées.
2022
2023
Exigences réglementaires minimales
Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1)
4,5 %
4,5 %
Total fonds propres de catégorie 1 (T1=CET1+AT1)
6,0 %
6,0 %
Fonds propres prudentiels (T1+T2)
8,0 %
8,0 %
Exigences complémentaires
Coussin de conservation
2,5 %
2,5 %
Coussin EIS m applicable au Groupe BPCE (1)
1,0 %
1,0 %
Coussin contra cyclique maximum applicable au Groupe BPCE (2)
2,5 %
2,5 %
Exigences globales maximales pour le Groupe BPCE
Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1)
10,5 %
10,5 %
Total fonds propres de catégorie 1 (T1=CET1+AT1)
12,0 %
12,0 %
Fonds propres prudentiels (T1+T2)
14,0 %
14,0 %
(1)
EIS m : coussin systémique mondial.
(2)
Le taux d’exigences du coussin contra cyclique est calculé chaque trimestre.
•l’analyse par la banque de l’ensemble de ses risques y compris ceux déjà couverts par le Pilier I ;
•la confrontation par le superviseur bancaire de sa propre analyse du profil de risque de la banque avec celle conduite par cette dernière, en vue d’adapter, le cas échéant, son action prudentielle par des fonds propres supérieurs aux exigences minimales ou toute autre technique appropriée.
Pour l’année 2023, le taux en vigueur pour le Pilier II réglementaire (P2R) du Groupe BPCE est de 10,00 % de ratio global, auquel s’ajoute le coussin de conservation du capital de 2,50 %, le coussin systémique mondial de 1 % et le coussin contracyclique de 0,47 %.
Le Pilier III a pour objectif d’instaurer une discipline de marché par un ensemble d’obligations déclaratives. Ces obligations, aussi bien qualitatives que quantitatives, permettent une amélioration de la transparence financière dans l’évaluation des expositions aux risques, les procédures d’évaluation des risques et l’adéquation des fonds propres.
-
4.2 Champ d’application
Le Groupe BPCE est soumis à une obligation de reporting réglementaire consolidé auprès de la Banque centrale européenne (BCE), l’autorité de supervision des banques de la zone euro. À cet effet, le Pilier III est établi sur base consolidée.
Le périmètre de consolidation prudentiel est établi sur la base du périmètre de consolidation statutaire. La principale différence entre ces deux périmètres porte sur la méthode de consolidation des sociétés d’assurance qui sont consolidées par mise en équivalence dans le périmètre prudentiel, quelle que soit la méthode de consolidation statutaire.
Les sociétés d’assurance mises en équivalence dans le cadre du périmètre de consolidation prudentiel sont les suivantes :
Les sociétés d’assurance suivantes sont mises en équivalence à la fois dans le périmètre de consolidation statutaire et dans le cadre du périmètre de consolidation prudentiel :
Par ailleurs, depuis le deuxième trimestre 2020, l’entité Versailles est consolidée selon la méthode de la mise en équivalence. Cette évolution, qui ne concerne que le périmètre prudentiel, puisque l’entité est toujours considérée comme étant sous contrôle au sens des normes comptables IFRS, fait suite à une analyse détaillée des textes prudentiels. Ces derniers précisent que les entités non financières qui ne constituent pas des services auxiliaires au sens de la norme sont mises en équivalence pour les besoins des déclaratifs ratios. Cette décision, validée par les instances du groupe, permet un alignement des périmètres retenus pour le calcul de la liquidité et de la solvabilité.
Le tableau ci-dessous présente le passage du bilan comptable au bilan prudentiel du Groupe BPCE au 31 décembre 2023.
Les différences entre les données du périmètre statutaire et celles du périmètre prudentiel font suite au retraitement des filiales exclues du périmètre prudentiel (cf. description du périmètre prudentiel infra) et à la réintégration des opérations intra-groupe liées à ces filiales.
en millions d’euros
31/12/2023 (1)
a
b
c
Bilan dans les états
financiers publiés
Selon le périmètre de
consolidation
réglementaire
À la fin de la période
À la fin de la période
Référence (2)
ACTIFS – VENTILATION PAR CATÉGORIE D’ACTIFS CONFORMÉMENT AU BILAN FIGURANT DANS LES ÉTATS FINANCIERS PUBLIÉS
1
Caisses, banques centrales
152 669
152 768
2
Actifs financiers à la juste valeur par résultat
214 782
214 763
3
•Dont titres de dettes
24 901
24 655
4
•Dont instruments de capitaux propres
45 063
45 063
5
•Dont prêts (hors pensions)
6 912
6 912
6
•Dont opérations de pensions
80 400
80 414
7
•Dont dérivés de transaction
43 109
43 275
8
•Dont dépôts de garantie versés
14 397
14 444
9
Instruments dérivés de couverture
8 855
8 855
10
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres
48 073
48 294
11
Titres au coût amorti
26 373
26 413
12
Prêts et créances sur les établissements de crédit au coût amorti
108 631
108 207
13
Prêts et créances sur la clientèle au coût amorti
839 457
839 636
14
Écarts de réévaluation des portefeuilles couverts en taux
(2 626)
(2 626)
15
Placements financiers des activités d’assurance
103 615
///
16
Contrats d’assurance émis – Actif
1 124
646
17
Contrats de réassurance cédés – Actif
9 564
65
18
Actifs d’impôts courants
829
832
19
Actifs d’impôts différés
4 575
4 250
1
20
Comptes de régularisation et actifs divers
14 529
14 562
21
Actifs non courants destinés à être cédés
0
0
22
Participations dans les entreprises mises en équivalence
1 616
5 134
23
Immeubles de placement
717
717
24
Immobilisations corporelles
6 023
6 011
25
Immobilisations incorporelles
1 110
980
2
26
Écarts d’acquisition
4 224
4 173
2
TOTAL DES ACTIFS
1 544 139
1 433 680
PASSIFS – VENTILATION PAR CATÉGORIE DE PASSIFS CONFORMÉMENT AU BILAN FIGURANT DANS LES ÉTATS FINANCIERS PUBLIÉS
1
Banques centrales
2
2
2
Passifs financiers à la juste valeur par résultat
204 064
199 083
3
3
•Dont ventes à découvert
22 564
22 564
4
•Dont autres passifs émis à des fins de transaction
102 784
102 784
5
•Dont dérivés de transaction
35 050
35 210
6
•Dont dépôt de garantie reçus
9 798
9 806
7
•Dont passifs financiers désignés à la juste valeur sur option
33 867
28 718
8
Instruments dérivés de couverture
14 973
14 923
9
Dettes représentées par un titre
292 598
292 616
10
Dettes envers les établissements de crédit
79 634
76 833
11
Dettes envers la clientèle
711 658
716 017
12
Écart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux
159
159
13
Contrats d’assurance émis – Passif
106 137
///
14
Contrats de réassurance cédés – Passif
149
///
15
Passifs d’impôts courants
2 026
2 028
16
Passifs d’impôts différés
1 660
1 423
1
17
Comptes de régularisation et passifs divers
22 493
21 962
18
Dettes liées aux actifs non courants destinés à être cédés
0
0
19
Provisions
4 825
4 779
20
Dettes subordonnées
18 801
18 605
3
TOTAL DES PASSIFS
1 459 178
1 348 431
1
Capitaux propres
2
Capitaux propres part du groupe
84 407
84 403
4
3
Capital et réserves liées
29 031
29 031
4
Réserves consolidées
51 876
51 870
5
Gains et pertes comptabilisés directement en autres éléments du résultat global
698
699
6
Résultat de la période
2 804
2 804
7
Participations ne donnant pas le contrôle
553
845
5
8
TOTAL DES CAPITAUX PROPRES
84 961
85 249
(1)
Les états financiers publiés au 31 décembre 2023 tiennent compte des effets de l’application des normes IFRS 9 et IFRS 17 afférents aux activiés d’assurances
(2)
Les références renvoient à celles du tableau EU CC1 en colonne b
en millions d’euros
31/12/2022
a
b
c
Bilan dans les états
financiers publiés
Selon le périmètre de
consolidation
réglementaire
À la fin de la période
À la fin de la période
Référence
ACTIFS – VENTILATION PAR CATÉGORIE D’ACTIFS CONFORMÉMENT AU BILAN FIGURANT DANS LES ÉTATS FINANCIERS PUBLIÉS
1
Caisses, banques centrales
171 318
171 381
2
Actifs financiers à la juste valeur par résultat
192 751
192 909
3
•Dont titres de dettes
23 517
23 444
4
•Dont instruments de capitaux propres
34 515
34 515
5
•Dont prêts (hors pensions)
6 917
6 917
6
•Dont opérations de pensions
64 850
64 941
7
•Dont dérivés de transaction
48 195
48 335
8
•Dont dépôts de garantie versés
14 755
14 756
9
Instruments dérivés de couverture
12 700
12 700
10
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres
44 284
44 505
11
Titres au coût amorti
27 650
27 741
12
Prêts et créances sur les établissements de crédit au coût amorti
97 694
97 361
13
Prêts et créances sur la clientèle au coût amorti
826 953
826 535
14
Écarts de réévaluation des portefeuilles couverts en taux
(6 845)
(6 845)
15
Placements des activités d’assurance
125 783
632
16
Actifs d’impôts courants
706
712
17
Actifs d’impôts différés
4 951
4 674
1
18
Comptes de régularisation et actifs divers
14 423
14 295
19
Actifs non courants destinés à être cédés
219
219
20
Participation aux bénéfices différée
4 752
///
21
Participations dans les entreprises mises en équivalence
1 674
4 803
22
Immeubles de placement
750
750
23
Immobilisations corporelles
6 077
6 071
24
Immobilisations incorporelles
1 087
930
2
25
Écarts d’acquisition
4 207
4 156
2
TOTAL DES ACTIFS
1 531 134
1 403 528
PASSIFS – VENTILATION PAR CATÉGORIE DE PASSIFS CONFORMÉMENT AU BILAN FIGURANT DANS LES ÉTATS FINANCIERS PUBLIÉS
1
Banques centrales
9
9
2
Passifs financiers à la juste valeur par résultat
184 747
180 410
3
3
•Dont ventes à découvert
22 892
22 892
4
•Dont autres passifs émis à des fins de transaction
74 471
74 471
5
•Dont dérivés de transaction
48 301
48 441
6
•Dont dépôt de garantie reçus
10 174
10 254
7
•Dont passifs financiers désignés à la juste valeur sur option
28 909
24 352
8
Instruments dérivés de couverture
16 286
16 286
9
Dettes représentées par un titre
243 373
242 624
10
Dettes envers les établissements de crédit
139 117
136 458
11
Dettes envers la clientèle
693 970
697 302
12
Écart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux
389
389
13
Passifs relatifs aux contrats des activités d’assurances
122 831
///
14
Passifs d’impôts courants
1 806
1 802
15
Passifs d’impôts différés
1 966
1 889
1
16
Comptes de régularisation et passifs divers
20 087
19 774
17
Dettes liées aux actifs non courants destinés à être cédés
162
162
18
Provisions
4 901
4 856
19
Dettes subordonnées
18 932
18 733
3
TOTAL DES PASSIFS
1 448 576
1 320 695
1
Capitaux propres
2
Capitaux propres part du groupe
82 079
82 075
4
3
Capital et réserves liées
28 692
28 692
4
Réserves consolidées
48 845
48 840
5
Gains et pertes comptabilisés directement en autres éléments du résultat global
591
592
6
Résultat de la période
3 951
3 951
7
Participations ne donnant pas le contrôle
479
758
5
8
TOTAL DES CAPITAUX PROPRES
82 558
82 833
-
4.3 Composition des fonds propres prudentiels
Les fonds propres prudentiels sont déterminés conformément au règlement no 575/2013 du Parlement européen du 26 juin 2013 relatif aux fonds propres amendé par le règlement (UE) 2019/876 (le « CRR2 »).
Ils sont ordonnancés en trois catégories : fonds propres de base de catégorie 1, fonds propres additionnels de catégorie 1 et fonds propres de catégorie 2, dans lesquelles sont effectuées des déductions.
Les critères de ventilation dans les catégories sont définis par le degré décroissant de solidité et de stabilité, la durée et le degré de subordination.
en millions d’euros
31/12/2023
Bâle III
31/12/2022
Bâle III
Capital et réserves liées
29 031
28 692
Réserves consolidées
51 870
48 840
Résultat de la période
2 804
3 951
Gains et pertes comptabilisés directement en autres éléments du résultat global
699
592
Capitaux propres consolidés part du groupe
84 404
82 075
TSSDI classés en capitaux propres
-
-
Capitaux propres consolidés part du groupe hors TSSDI classés en capitaux propres
84 404
82 075
Participations ne donnant pas le contrôle
205
164
•Dont filtres prudentiels
-
-
Déductions
(6 126)
(5 994)
•Dont écarts d’acquisition (1)
(4 104)
(4 139)
•Dont immobilisations incorporelles (1)
(807)
(792)
•Dont engagements de paiement irrévocables
(1 136)
(964)
Retraitements prudentiels
(7 237)
(6 580)
•Dont déficit de provisions par rapport aux pertes attendues
(204)
(189)
•Dont Prudent Valuation
(970)
(869)
•Dont Couverture insuffisante pour les expositions non performantes – Pilier II
(1 098)
(957)
Fonds propres de base de catégorie 1 (2)
71 246
69 665
Fonds propres additionnels de catégorie 1
-
-
Fonds propres de catégorie 1
71 246
69 665
Fonds propres de catégorie 2
12 165
12 759
TOTAL DES FONDS PROPRES PRUDENTIELS
83 411
82 424
(1)
Y compris ceux des actifs non courants et entités destinés à être cédés classés comme détenus en vue de la vente.
(2)
Les fonds propres de base de catégorie 1 incluent 29 314 millions d’euros de parts sociales (après prise en compte des franchises) au 31 décembre 2023 et 28 723 millions d’euros en 2022.
Le détail de la composition des fonds propres prudentiels par catégories tel que requis par le règlement d’exécution no 1423/2013 est publié à l’adresse suivante : https://groupebpce.com/investisseurs/resultats-et-publications/pilier-iii
Le détail des instruments de dettes reconnus en fonds propres additionnels de catégorie 1 et 2, des autres instruments éligibles à la TLAC, ainsi que leurs caractéristiques, telles que requises par le règlement d’exécution no 1423/2013 sont publiés à l’adresse suivante : https://groupebpce.com/investisseurs/resultats-et-publications/pilier-iii
•réserves, y compris les écarts de réévaluation, les gains ou pertes comptabilisés directement en capitaux propres ;
•participations ne donnant pas le contrôle dans des filiales bancaires ou assimilées pour la quote-part après écrêtage éligible en CET1.
•les actifs incorporels (sauf le montant des logiciels prudemment évalués, exemptés de déduction) y compris les frais d’établissement et les écarts d’acquisition ;
•les filtres prudentiels résultant des articles 32, 33, 34 et 35 du règlement CRR : les gains ou pertes sur couvertures de flux de trésorerie, les gains résultant d’opérations sur actifs titrisés, le risque de crédit propre ;
•les montants négatifs résultant d’un déficit de provision par rapport aux pertes attendues, calculé en distinguant les encours sains et les encours en défaut ;
•les participations sur les institutions bancaires, financières et d’assurance éligibles en suivant les règles relatives à leurs franchises et à la période transitoire ;
•les corrections de valeur découlant de l’évaluation prudente des actifs et passifs mesurés à la juste valeur selon une méthode prudentielle en déduisant éventuellement des corrections de valeur (prudent valuation) ;
Ces déductions sont complétées par des éléments de fonds propres qui ne sont pas couverts par le CRR2.
en millions d’euros
Intérêts minoritaires
MONTANT COMPTABLE (PÉRIMÈTRE PRUDENTIEL) - 31/12/2023
845
TSSDI classés en intérêts minoritaires
-
Minoritaires non éligibles
(580)
Distribution prévisionnelle
-
Ecrêtage sur minoritaires éligibles
(61)
Participations ne donnant pas le contrôle (hors autres éléments)
-
Autres éléments
-
MONTANT PRUDENTIEL - 31/12/2023
205
•les instruments subordonnés émis respectant les critères restrictifs d’éligibilité suivant l’article 52 du règlement CRR ;
Les déductions portent sur les participations sur les institutions bancaires, financières et d’assurance éligibles en suivant les règles relatives à leurs franchises.
•les instruments subordonnés émis respectant les critères restrictifs d’éligibilité suivant l’article 63 du règlement CRR ;
•le montant résultant d’un excédent de provision par rapport aux pertes attendues, calculé en distinguant les encours sains et les encours en défaut.
Les déductions portent sur les participations sur les institutions bancaires, financières et d’assurance éligibles en suivant les règles relatives à leurs franchises.
-
4.4 Exigences en fonds propres et risques pondérés
Conformément au règlement no 575/2013 (CRR) du Parlement européen amendé par le règlement (UE) 2019/876 (le « CRR2 », les expositions au risque de crédit peuvent être mesurées selon deux approches :
•l’approche « Standard » qui s’appuie sur des évaluations externes de crédit et des pondérations forfaitaires selon les catégories d’expositions bâloises ;
•l’approche « Notations internes » (IRB – Internal Ratings Based) fondée sur le système de notations internes de l’établissement financier se décline en deux catégories :
–IRBF « Notations Internes Fondation » pour laquelle les établissements utilisent uniquement leurs estimations des probabilités de défaut,
–IRBA « Notations Internes Avancées » selon laquelle les établissements utilisent l’ensemble de leurs estimations internes des composantes du risque : probabilités de défaut, pertes en cas de défaut, expositions en défaut, maturité.
La méthodologie utilisée pour les approches en notations internes est développée dans la section 5 « Risque de crédit ».
En complément de l’exigence requise au titre du risque de contrepartie sur opérations de marché, le règlement du 26 juin 2013 prévoit le calcul d’une charge supplémentaire en couverture du risque de perte lié à la qualité de crédit de la contrepartie. Le calcul de l’exigence en fonds propres au titre de la CVA (Credit value adjustment) est déterminé en appliquant l’approche « Standard ».
Le tableau ci-dessous est conforme au format CRR, avec une présentation des exigences en fonds propres au titre des risques de crédit et de contrepartie, hors CVA et après application des techniques de réduction du risque.
en millions d’euros
Risques pondérés
Exigences totales
de fonds propres
a
b
c
31/12/2023
31/12/2022
31/12/2023
1
Risque de crédit (hors CCR)
384 292
385 572
30 743
2
Dont approche standard
155 110
158 104
12 409
3
Dont approche notations internes simple (F-IRB)
68 506
69 231
5 480
4
Dont approche par référencement
74
82
6
EU 4a
Dont actions selon la méthode de pondération simple
36 276
33 602
2 902
5
Dont approche notations internes avancée (A-IRB)
117 756
117 346
9 420
6
Risque de crédit de contrepartie – CCR
12 867
14 182
1 029
7
Dont approche standard
3 103
2 808
248
8
Dont méthode du modèle interne (IMM)
4 068
3 459
325
0
Dont méthode de l’évaluation au prix de marché
-
-
-
EU 8a
Dont expositions sur une CCP
580
404
46
EU 8b
Dont ajustement de l’évaluation de crédit — CVA
2 556
2 911
204
9
Dont autres CCR
2 560
4 600
205
15
Risque de règlement
4
65
-
16
Expositions de titrisation dans le portefeuille bancaire (après plafonnement)
4 529
4 408
362
17
Dont approche IRB de la titrisation (SEC-IRBA)
454
506
36
18
Dont approche de la titrisation fondée sur les notations externes (SEC-ERBA) y compris l’approche fondée sur les évaluations internes (IAA)
1 457
1 559
117
19
Dont approche standard de la titrisation (SEC-SA)
2 046
2 108
164
EU 19a
Dont 1 250 % / déduction
573
235
46
20
Risque de marché
13 436
15 365
1 075
21
Dont approche standard
7 712
8 195
617
22
Dont approche fondée sur les modèles internes
5 724
7 170
458
EU 22a
Grands risques
-
-
-
23
Risque opérationnel
42 479
41 266
3 398
EU 23a
Dont approche indicateur de base
-
-
-
EU 23b
Dont approche standard
42 479
41 266
3 398
EU 23c
Dont approche par mesure avancée
-
-
-
24
Montants inférieurs aux seuils de déduction (avant pondération des risques de 250 %)
5 076
5 354
406
29
TOTAL
457 606
460 858
36 608
en millions d’euros
Bâle III phasé
Total
Risque de
crédit (1)
CVA
Risque de
marché
Risque
opérationnel
Banque de Proximité
31 décembre 2022
302 549
87
1 256
26 499
330 391
31 décembre 2023
303 154
83
1 390
25 984
330 611
Global Financial Services
31 décembre 2022
66 403
2 488
10 612
11 624
91 127
31 décembre 2023
64 994
1 998
9 344
12 350
88 686
Autres
31 décembre 2022
32 364
337
3 497
3 143
39 340
31 décembre 2023
30 988
474
2 702
4 144
38 308
TOTAL DES RISQUES PONDÉRÉS
31 DÉCEMBRE 2022
401 316
2 911
15 365
41 266
460 858
31 DÉCEMBRE 2023
399 136
2 556
13 436
42 479
457 606
(1)
Y compris risque de règlement livraison et autres montants d’exposition en risque.
-
4.5 Gestion de la solvabilité du groupe
Les approches retenues par le Groupe BPCE pour le calcul des risques pondérés sont détaillées au paragraphe 4.4 « Exigences en fonds propres et risques pondérés ».
en millions d’euros
31/12/2023
Bâle III
31/12/2022
Bâle III
Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1)
71 246
69 665
Fonds propres additionnels de catégorie 1 (AT1)
-
-
TOTAL FONDS PROPRES DE CATÉGORIE 1 (T1)
71 246
69 665
Fonds propres de catégorie 2 (T2)
12 165
12 759
TOTAL FONDS PROPRES PRUDENTIELS
83 411
82 424
Expositions en risque au titre du risque de crédit
399 132
401 251
Expositions en risque au titre du risque du règlement livraison
4
65
Expositions en risque au titre d’ajustement de l’évaluation de crédit (CVA)
2 555
2 911
Expositions en risque au titre du risque de marché
13 436
15 365
Expositions en risque au titre du risque opérationnel
42 479
41 266
TOTAL DES EXPOSITIONS EN RISQUE
457 606
460 858
Ratios de solvabilité
Ratio de Common Equity Tier 1
15,6 %
15,1 %
Ratio de Tier 1
15,6 %
15,1 %
Ratio de solvabilité global
18,2 %
17,9 %
Le ratio de Common Equity Tier 1 s’élève à 15,6 % au 31 décembre 2023 à comparer à 15,1 % au 31 décembre 2022.
•la croissance des fonds propres Common Equity Tier 1, portée notamment par les résultats mis en réserve (+ 43 points de base) et la collecte de parts sociales (+ 13 points de base), mais atténuée notamment par la hausse de la déduction au titre de l’insuffisance de provisionnement des prêts non performants (- 6 points de base) et des engagements de paiement irrévocable (- 4 points de base) ;
Au 31 décembre 2023, le ratio de Tier 1 s’élève à 15,6 % et le ratio global à 18,2 %, à comparer respectivement à 15,1 % et 17,9 % au 31 décembre 2022. Ces niveaux de ratio restent nettement au-dessus au seuil d’exigences réglementaires définies par la Banque centrale européenne (BCE) lors du Supervisory Review and Évaluation Process (SREP) 2023.
L’objectif de fonds propres et de capacité d’absorption des pertes (Loass Absorbing Capacity) est construit à partir des cibles de notation du Groupe BPCE, dans le respect des contraintes prudentielles.
C’est pourquoi, le pilotage de la solvabilité est conduit avec un management buffer élevé, d’une part, bien au-delà des contraintes prudentielles relatives aux ratios de solvabilité et, d’autre part, très au-dessus du seuil de déclenchement de la limitation de la distribution (Maximum Distributable Amount).
Ainsi, la gestion des fonds propres et de la capacité d’absorption des pertes est désensibilisée des évolutions prudentielles (ex. indépendante de la qualification de GSIB) et amène le groupe à constituer sa capacité à absorber des pertes très majoritairement à partir du CET1 et en complément à partir des dettes éligibles aux ratios MREL subordonné et TLAC (principalement Tier 2 et senior non préférées). Les émissions de ces dettes éligibles sont réalisées par BPCE.
Enfin, au-delà de cette capacité à absorber les pertes, le Groupe BPCE dispose de dettes éligibles au bail-in en grande partie acceptées pour le calcul du MREL : à ce titre, les dettes senior préférées émises par BPCE sont éligibles au MREL, le Groupe BPCE se laissant la possibilité de répondre aux exigences du MREL, au-delà de sa capacité d’absorption des pertes, avec tout instrument de dette bailinable.
Le conseil de résolution unique a fixé en février 2022 l’exigence de MREL du groupe (équivalent à 25,05 % des risques pondérés), aujourd’hui respectée avec de la marge et qui ne nécessite pas pour le groupe de modifier ou d’augmenter son programme d’émissions.
S’agissant de la contrainte de subordination, le Groupe BPCE se conforme aux articles 92a 1.(a) et 494 du règlement CRR no 575/2013 prévoyant une exigence de 21,5 % des RWA depuis 2022. L’exigence de subordination en assiette de levier est fixée à 6,75 % depuis 2022 en application de l’article 92a 1.(b) du règlement CRR.
Afin de garantir la solvabilité de ses réseaux et de ses filiales, le groupe a mis en place des actions spécifiques au cours de l’année 2023. BPCE SA a ainsi souscrit à hauteur de 100,2 millions d’euros (prime incluse) à une augmentation de capital de 200 millions d’euros de Oney Bank. BPCE SA a par ailleurs souscrit à quatre émissions de Tier 2 : une de 30 millions d’euros émise par Oney Bank, deux autres de 75 et 40 millions d’euros émises par Banque Palatine et une quatrième de 300 millions d’euros émise par GFS, en remplacement d’une émission de Tier 2 de même montant.
L’entrée en vigueur du règlement sur les exigences en capital, appelé CRR2, fait du ratio de Levier une exigence contraignante applicable à compter du 28 juin 2021. L’exigence minimale de ce ratio est de 3 % auquel s’ajoute un coussin pour les banques systémiques globales de 0,5 % en 2023.
Ce règlement autorisait certaines exemptions dans le calcul des expositions concernant l’épargne réglementée transférée à la Caisse des Dépôts et Consignation pour la totalité de l’encours centralisé et les expositions Banques Centrales pour une durée limitée (en vertu de la décision BCE 2021/27 du 18 juin 2021).
Cette dernière exemption, en vigueur jusqu’au 31 mars 2022, permettait de ne pas subir l’impact de l’augmentation des actifs banques centrales qui a débuté au moment de la crise de la Covid-19. La date de référence pour le calcul de cette exigence ajustée a été fixée au 31 décembre 2019. L’exigence ajustée du groupe s’élevait au 31 décembre 2021 à 3,23 %.
Le ratio de levier n’est pas un ratio sensible aux facteurs de risque et à ce titre, il est considéré comme une mesure venant compléter le dispositif de pilotage de la solvabilité et de la liquidité limitant déjà la taille de bilan. Le ratio de levier est projeté et piloté en même temps que la trajectoire de solvabilité du Groupe BPCE. Le risque de levier excessif est également mesuré dans le stress-test interne via la projection du ratio de levier réglementaire.
Le ratio de levier du Groupe BPCE calculé selon les règles du règlement sur les exigences en capital, appelé CRR2, s’élève à 5,04 % au 31 décembre 2023, sur la base des fonds propres de catégorie 1.
en millions d’euros
a
Montant applicable
31/12/2023
31/12/2022
1
TOTAL DE L’ACTIF SELON LES ÉTATS FINANCIERS PUBLIÉS
1 544 139
1 531 134
2
Ajustement pour les entités consolidées d’un point de vue comptable mais qui n’entrent pas dans le périmètre de la consolidation prudentielle
(110 459)
(127 606)
3
(Ajustement pour les expositions titrisées qui satisfont aux exigences opérationnelles pour la prise en compte d’un transfert de risque)
-
-
4
(Ajustement pour l’exemption temporaire des expositions sur les banques centrales (le cas échéant)
-
-
5
(Ajustement pour actifs fiduciaires comptabilisés au bilan conformément au référentiel comptable applicable mais exclus de la mesure totale de l’exposition au titre de l’article 429 bis, paragraphe 1, point i), du CRR)
-
-
6
Ajustement pour achats et ventes normalisés d’actifs financiers faisant l’objet d’une comptabilisation à la date de transaction
-
-
7
Ajustement pour les transactions éligibles des systèmes de gestion centralisée de la trésorerie
-
-
8
Ajustement pour instruments financiers dérivés
(18 076)
(26 294)
9
Ajustement pour les opérations de financement sur titres (OFT)
8 396
8 997
10
Ajustement pour les éléments de hors bilan (résultant de la conversion des expositions de hors bilan en montants de crédit équivalents)
96 661
99 231
11
(Ajustement pour les corrections de valeur à des fins d’évaluation prudente et les provisions spécifiques et générales qui ont réduit les fonds propres de catégorie 1)
-
-
EU-11a
(Ajustement pour expositions exclues de la mesure de l’exposition totale en vertu de l’article 429 bis, paragraphe 1, point c), du CRR)
(4 028)
(4 028)
EU-11b
(Ajustement pour expositions exclues de la mesure de l’exposition totale en vertu de l’article 429 bis, paragraphe 1, point j), du CRR)
(95 726)
(85 047)
12
Autres ajustements
(7 446)
(7 707)
13
MESURE DE L’EXPOSITION TOTALE
1 413 461
1 388 681
En qualité d’établissement exerçant des activités de banque et d’assurance, le Groupe BPCE est également tenu de respecter un ratio conglomérat. Le ratio est calculé en comparant le total des fonds propres du conglomérat financier à l’ensemble des exigences des activités bancaires et d’assurances.
Le ratio conglomérat permet de démontrer que les fonds propres prudentiels sont suffisants pour couvrir le cumul des exigences bancaires (selon les règles du règlement CRR2) et des exigences du secteur assurance conformément à la réglementation Solvency 2.
Le calcul de l’excédent en fonds propres est effectué sur la base du périmètre statutaire. Les exigences en fonds propres des sociétés d’assurance, déterminées pour le ratio de solvabilité bancaire par pondération de la valeur de mise en équivalence, sont remplacées par des exigences fondées sur la marge de solvabilité. Les exigences sur le périmètre bancaire sont déterminées en multipliant les risques pondérés par le taux en vigueur du Pilier II, soit 15,22 % au 31 décembre 2023, contre 14,77 % au 31 décembre 2022.
Dans le cadre du Pilier II, la BCE, en tant que superviseur, conduit un exercice annuel d’évaluation des établissements bancaires. Cet exercice, appelé SREP (Supervisory Review and Évaluation Process), s’appuie notamment sur les éléments suivants :
•des documentations établies par chaque établissement bancaire, en particulier l’ICAAP (Internal Capital Adequacy Assessment Process) mesurant l’adéquation des fonds propres aux risques encourus et l’ILAAP (Internal Liquidity Adequacy Assessment) appréciant la gestion du risque de liquidité ;
À la suite des résultats du SREP réalisé par la BCE en 2023, le Groupe BPCE devra respecter, sur une base consolidée, un ratio de Common Equity Tier 1 de 10,46 % au 2 janvier 2024, dont :
•1,00 % au titre du coussin applicable aux banques d’importance systémique mondiale (G-SIB buffer) ;
•0,89 % au titre du coussin contra-cyclique en tenant compte de la hausse prévue du coussin contra-cyclique sur la France qui atteindra 1 % à compter du 2 janvier 2024.
Avec un ratio de Common Equity Tier 1 de 15,6 % à fin 2023, le niveau de fonds propres du Groupe BPCE dépasse ainsi nettement les exigences de fonds propres spécifiques fixées par la BCE.
Concernant l’évaluation de l’adéquation du capital interne au titre du Pilier II, les principes définis dans les guides ICAAP/ILAAP publiés par la BCE en février 2018 ont été appliqués dans l’ICAAP du Groupe BPCE. L’évaluation est ainsi réalisée selon deux approches :
•une approche dite « normative » visant à mesurer l’impact des tests de résistance internes (stress tests) à horizon trois ans à partir de la situation de départ réglementaire Pilier I ;
•une approche dite « économique » qui consiste à identifier, quantifier et couvrir les risques par du capital interne sur un horizon court terme (1 an) et en utilisant des méthodologies internes. Au niveau du Groupe BPCE, les méthodologies développées permettent ainsi une meilleure évaluation de risques déjà couverts au titre du Pilier I, et également une évaluation complémentaire de risques non couverts par le Pilier I.
Les résultats obtenus selon ces deux approches ont permis de confirmer la solidité financière du groupe et aucun coussin de fonds propres supplémentaire n’est nécessaire au-delà des coussins réglementaires existants.
Les objectifs du plan stratégique 2021-2024 sont, concernant le ratio de Common Equity Tier 1 un niveau supérieur à 15,5 %, concernant le ratio de MREL subordonné (i.e. TLAC) un niveau supérieur à 23,5 %.
Le groupe a été maintenu en novembre 2023 dans la liste des GSIB (Globally Systemically Important Bank).
Outre les ratios de solvabilité, des ratios visant à vérifier la capacité à opérer un renflouement interne en cas de situation de défaillance sont mis en œuvre sous la forme, d’une part, d’un minimum de fonds propres et de dettes éligibles (MREL) et, d’autre part, de la détermination d’une capacité totale à répondre aux pertes en continuité d’activité. Ce deuxième ratio est connu sous l’appellation TLAC, selon la terminologie du Financial Stability Board, et en Europe il est défini dans la directive BRRD et le règlement CRR comme le MREL subordonné. Le Groupe BPCE a mis en place le pilotage interne de ces indicateurs.
Les dettes senior unsecured à plus d’un an et les fonds propres du groupe composent le numérateur du ratio MREL. L’exigence MREL actuelle du groupe a été reçue en mars 2023.
L’exigence actualisée de MREL total a été fixée à 25,49 % des risques pondérés (RWA) du groupe. Le ratio de MREL total atteint 33,4 % au 31 décembre 2023 contre 30,4 % au 31 décembre 2022.
À compter du 2 janvier 2024, l’exigence de MREL total va augmenter de 1,5 % des risques pondérés (RWA), atteignant ainsi 27,0 %. Cela s’explique par la progressivité de la mise en place de l’exigence (« phase-in »), ainsi que par la hausse du coussin contracyclique suite à la décision du Haut Conseil de stabilité financière en France de réhausser le taux applicable aux expositions françaises. Cette cible de 27,0 % est elle-même sujette à une mise à jour, dès réception de la lettre MREL 2024 du Groupe.
Le MREL subordonné ne prend en compte au numérateur que les passifs juniors jusqu’à la dette sénior non préférée car BPCE a actuellement renoncé à l’utilisation d’un quota de dette sénior préférée.
Le TLAC est un ratio poursuivant le même objectif que le MREL subordonné et qui n’est applicable qu’aux GSIBs. La CRR2, publiée en même temps que la BRRD2, a procédé à la transcription en droit positif du TLAC sous la forme d’une exigence de MREL subordonné minimale applicable aux GSIB. Comme indiqué plus haut, le groupe se pilote au-dessus de cette exigence qui est au 31 décembre 2023 de 21,98 % des risques pondérés, soit 18 % plus les 3,98 % de coussins de solvabilité. À compter du 2 janvier 2024, l’exigence de MREL subordonné va augmenter de 0,4 % des risques pondérés, atteignant ainsi 22,4 % des risques pondérés.
-
4.6 Informations quantitatives détaillées
Les informations quantitatives détaillées relatives à la gestion du capital et exigences de fonds propres dans les tableaux qui suivent viennent enrichir, au titre du Pilier III, les informations de la section précédente.
31/12/2023
a
b
c
d
e
f
g
Méthode de
consolidation
comptable
Méthode de consolidation prudentielle (1)
Description de l’entité
Consolidation
intégrale
Consolidation
proportionnelle
Méthode de
la mise en
équivalence
Ni
consolidée
Ni
déduite
Déduite
I) ENTITÉ CONSOLIDANTE
I-1 Banques Populaires
BANQUE POPULAIRE ALSACE LORRAINE CHAMPAGNE
I.G.
X
Établissement de crédit
BANQUE POPULAIRE ALSACE LORRAINE CHAMPAGNE SUCCURSALE LUXEMBOURG
I.G.
X
Établissement de crédit
BANQUE POPULAIRE AQUITAINE CENTRE ATLANTIQUE
I.G.
X
Établissement de crédit
BANQUE POPULAIRE AUVERGNE RHONE ALPES
I.G.
X
Établissement de crédit
BANQUE POPULAIRE BOURGOGNE FRANCHE-COMTE
I.G.
X
Établissement de crédit
BANQUE POPULAIRE DU NORD
I.G.
X
Établissement de crédit
BANQUE POPULAIRE DU SUD
I.G.
X
Établissement de crédit
BANQUE POPULAIRE GRAND OUEST
I.G.
X
Établissement de crédit
BANQUE POPULAIRE MEDITERRANEE
I.G.
X
Établissement de crédit
BANQUE POPULAIRE MEDITERRANEE SUCCURSALE MONACO
I.G.
X
Établissement de crédit
BANQUE POPULAIRE OCCITANE
I.G.
X
Établissement de crédit
BANQUE POPULAIRE RIVES DE PARIS
I.G.
X
Établissement de crédit
BANQUE POPULAIRE VAL DE FRANCE
I.G.
X
Établissement de crédit
BRED – BANQUE POPULAIRE
I.G.
X
Établissement de crédit
CASDEN – BANQUE POPULAIRE
I.G.
X
Établissement de crédit
CREDIT COOPERATIF
I.G.
X
Établissement de crédit
I-2 Caisses d’Epargne
CAISSE D’EPARGNE AQUITAINE POITOU-CHARENTES
I.G.
X
Établissement de crédit
CAISSE D’EPARGNE BRETAGNE PAYS DE LOIRE
I.G.
X
Établissement de crédit
CAISSE D’EPARGNE COTE D’AZUR
I.G.
X
Établissement de crédit
CAISSE D’EPARGNE COTE D’AZUR SUCCURSALE MONACO
I.G.
X
Établissement de crédit
CAISSE D’EPARGNE D’AUVERGNE ET DU LIMOUSIN
I.G.
X
Établissement de crédit
CAISSE D’EPARGNE DE BOURGOGNE FRANCHE-COMTE
I.G.
X
Établissement de crédit
CAISSE D’EPARGNE DE MIDI-PYRENEES
I.G.
X
Établissement de crédit
CAISSE D’EPARGNE HAUTS DE FRANCE
I.G.
X
Établissement de crédit
CAISSE D’EPARGNE HAUTS DE FRANCE SUCCURSALE BELGIQUE
I.G.
X
Établissement de crédit
CAISSE D’EPARGNE ÎLE-DE-FRANCE
I.G.
X
Établissement de crédit
CAISSE D’EPARGNE LANGUEDOC-ROUSSILLON
I.G.
X
Établissement de crédit
CAISSE D’EPARGNE LOIRE-CENTRE
I.G.
X
Établissement de crédit
CAISSE D’EPARGNE LOIRE DROME ARDECHE
I.G.
X
Établissement de crédit
CAISSE D’EPARGNE GRAND EST EUROPE
I.G.
X
Établissement de crédit
CAISSE D’EPARGNE NORMANDIE
I.G.
X
Établissement de crédit
CAISSE D’EPARGNE PROVENCE-ALPES-CORSE
I.G.
X
Établissement de crédit
CAISSE D’EPARGNE RHONE ALPES
I.G.
X
Établissement de crédit
I-3 BPCE SA
BPCE SA
I.G.
X
Établissement de crédit
I-4 Sociétés de caution mutuelle
31 Sociétés de caution mutuelle
I.G.
X
Sociétés de garantie
I-5 Établissements affiliés
II) ÉTABLISSEMENTS « ASSOCIES »
CMGM
NI
X
Société financière
GEDEX DISTRIBUTION
NI
X
Société financière
SOCIÉTÉ FINANCIÈRE DE LA NEF
NI
X
Société financière
SOCOREC
NI
X
Société financière
SOFISCOP SUD EST
NI
X
Société financière
SOMUDIMEC
NI
X
Société financière
EDEL
M.E.E.
X
Établissement de crédit
III) FILIALES, CO-ENTREPRISES ET ENTREPRISES ASSOCIÉES
III-1 – Filiales des Banques Populaires
ACLEDA
M.E.E.
X
Établissement de crédit
ADAXTRA CAPITAL
I.G.
X
Capital investissement
AURORA
M.E.E.
X
Holding
BANQUE CALÉDONIENNE D’INVESTISSEMENT
M.E.E.
X
Établissement de crédit
BANQUE DE SAVOIE
I.G.
X
Établissement de crédit
BANQUE DE TRANSITION ÉNERGÉTIQUE
I.G.
X
Conseil en investissement financier
BANQUE FRANCO LAO
I.G.
X
Établissement de crédit
BCEL
M.E.E.
X
Établissement de crédit
BCI MER ROUGE
I.G.
X
Établissement de crédit
BIC BRED
I.G.
X
Établissement de crédit
BIC BRED (Suisse) SA
I.G.
X
Établissement de crédit
BP DÉVELOPPEMENT
I.G.
X
Capital investissement
FPCI BP DÉVELOPPEMENT
I.G.
X
Capital investissement
BPD FINANCEMENT
I.G.
X
Capital investissement
BPA ATOUTS PARTICIPATIONS
I.G.
X
Capital investissement
BRED BANK CAMBODIA PLC
I.G.
X
Société financière
BRED BANK FIJI LTD
I.G.
X
Établissement de crédit
BRED COFILEASE
I.G.
X
Crédit-bail mobilier
BRED GESTION
I.G.
X
Établissement de crédit
BRED IT
I.G.
X
Services informatiques
BRED SALOMON ISLAND
I.G.
X
Établissement de crédit
BRED VANUATU
I.G.
X
Établissement de crédit
BTP BANQUE
I.G.
X
Établissement de crédit
BTP CAPITAL CONSEIL
I.G.
X
Conseil en investissement financier
BTP capital investissement
M.E.E.
X
Capital investissement
CADEC
M.E.E.
X
Capital investissement
CAISSE DE GARANTIE IMMOBILIÈRE DU BÂTIMENT
M.E.E.
X
Assurance
COFEG
I.G.
X
Société de conseil
COFIBRED
I.G.
X
Holding
COOPEST
M.E.E.
X
Capital investissement
COOPMED
M.E.E.
X
Capital investissement
CREPONORD
I.G.
X
Crédit-bail mobilier et immobilier
ECOFI INVESTISSEMENT
I.G.
X
Gestion de portefeuille
EPBF
I.G.
X
Établissement de paiement
ESFIN
M.E.E.
X
Capital investissement
ESFIN GESTION
I.G.
X
Gestion de portefeuille
EURO CAPITAL
I.G.
X
Capital investissement
FCC ELIDE
I.G.
X
Fonds commun de titrisation
FINANCIÈRE DE LA BP OCCITANE
I.G.
X
Holding
FINANCIÈRE IMMOBILIÈRE DERUELLE
I.G.
X
Investissements immobiliers
FONCIÈRE BFCA
I.G.
X
Promotion, gestion, investissements immobiliers
FONCIÈRE DU VANUATU
I.G.
X
Investissements immobiliers
FONCIÈRE VICTOR HUGO
I.G.
X
Holding
GARIBALDI CAPITAL DÉVELOPPEMENT
I.G.
X
Capital investissement
GESSINORD
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
GROUPEMENT DE FAIT
I.G.
X
Société de services
I-BP INVESTISSEMENT
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
IMMOCARSO SNC
I.G.
X
Immobilier de placement
INGEPAR
I.G.
X
Conseil en investissement financier
IRR INVEST
I.G.
X
Capital investissement
MULTICROISSANCE SAS
I.G.
X
Gestion de portefeuille
NAXICAP RENDEMENT 2018
I.G.
X
Capital investissement
NAXICAP RENDEMENT 2022
I.G.
X
Capital investissement
NAXICAP RENDEMENT 2024
I.G.
X
Capital investissement
NJR INVEST
I.G.
X
Capital investissement
OUEST CROISSANCE SCR
I.G.
X
Capital investissement
PARNASSE GARANTIES
M.E.E.
X
Assurance
PERSPECTIVES ENTREPRISES
I.G.
X
Holding
PLUSEXPANSION
I.G.
X
Holding
PRÉPAR COURTAGE
I.G.
X
Courtage en assurance
PRÉPAR-IARD
I.G.
X
Assurance dommages
PRÉPAR-VIE
I.G.
X
Assurance vie et capitalisation
PROMÉPAR GESTION
I.G.
X
Gestion de portefeuille
RIVES CROISSANCE
I.G.
X
Holding
SAS BP IMMO NOUVELLE AQUITAINE
I.G.
X
Holding
SAS GARIBALDI PARTICIPATIONS
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SAS SOCIÉTÉ IMMOBILIÈRE DE LA RÉGION RHÔNE-ALPES
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SAS SUD CROISSANCE
I.G.
X
Capital investissement
SAS TASTA
I.G.
X
Société de services
SASU BFC CROISSANCE
I.G.
X
Capital investissement
SAVOISIENNE
I.G.
X
Holding
SBE
I.G.
X
Établissement de crédit
SCI BPSO
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI BPSO BASTIDE
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI BPSO MÉRIGNAC 4 CHEMINS
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI BPSO TALENCE
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI CRÉDITMAR IMMOBILIER
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI DU CREDIT COOPERATIF DE SAINT-DENIS
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI FAIDHERBE
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI POLARIS
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI PYTHÉAS PRADO 1
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI PYTHÉAS PRADO 2
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI SAINT-DENIS
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SEGIMLOR
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SI ÉQUINOXE
I.G.
X
Holding
SIPMÉA
I.G.
X
Promotion, gestion, investissements immobiliers
SOCIÉTÉ CENTRALE DU CREDIT MARITIME MUTUEL
I.G.
X
Société de services
SOCIÉTÉ D’EXPANSION BOURGOGNE FRANCHE-COMTÉ
I.G.
X
Holding
SOCIÉTÉ IMMOBILIÈRE PROVENÇALE ET CORSE
I.G.
X
Holding
SOCREDO
M.E.E.
X
Établissement de crédit
SOFIAG
I.G.
X
Société financière
SOFIDER
I.G.
X
Société financière
SPIG
I.G.
X
Location immobilière
SUD PARTICIPATIONS IMMOBILIÈRES (ex-SAS FINANCIÈRE IMMOBILIÈRE 15)
I.G.
X
Promotion immobilière de logements
TRANSIMMO
I.G.
X
Marchand de biens
UNION DES SOCIÉTÉS DU CRÉDIT COOPÉRATIF (GIE)
I.G.
X
Société de services
VAL DE FRANCE IMMO
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
VAL DE FRANCE TRANSACTIONS
I.G.
X
Société de services
VIALINK
I.G.
X
Traitement de données
III-2 – Filiales des Caisses d’Epargne
SCI 339 ÉTATS-UNIS
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
4 CHÊNE GERMAIN
M.E.E.
X
Immobilier d’exploitation
SCI ADOUR SERVICES COMMUNS
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
AFOPEA
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI L APOUTICAYRE LOGEMENT
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
BANQUE BCP SAS
I.G.
X
Établissement de crédit
BANQUE DE NOUVELLE-CALÉDONIE
I.G.
X
Établissement de crédit
BANQUE DE TAHITI
I.G.
X
Établissement de crédit
BANQUE DU LÉMAN
I.G.
X
Établissement de crédit
BATIMAP
I.G.
X
Crédit-bail mobilier
BATIMUR
I.G.
X
Crédit-bail mobilier
BATIROC BRETAGNE PAYS DE LOIRE
I.G.
X
Crédit-bail mobilier et immobilier
BDR IMMO 1
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
BEAULIEU IMMO
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI BLEU RÉSIDENCE LORMONT
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
BRETAGNE PARTICIPATIONS
I.G.
X
Capital investissement
CAPITOLE FINANCE
I.G.
X
Crédit-bail mobilier
CE CAPITAL
I.G.
X
Holding
CE DÉVELOPPEMENT
I.G.
X
Capital investissement
CE DÉVELOPPEMENT II
I.G.
X
Capital investissement
CEBIM
I.G.
X
Holding
CEPAC FONCIÈRE
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
CEPAC INVESTISSEMENT ET DÉVELOPPEMENT
I.G.
X
Capital investissement
CEPRAL
I.G.
X
Prises de participation promotion immobilière
CHÊNE GERMAIN PARTICIPATIONS
M.E.E.
X
Immobilier d’exploitation
COZYNERGY HOLDING
I.G.
X
Gestion de fonds
COZYNERGY SAS
I.G.
X
Ingénierie et Études Techniques
ENR-CE
I.G.
X
Fonds communs de titrisation
FCP MIDI PYRÉNÉES PLACEMENT
I.G.
X
Fonfds d’investissement
FERIA PAULMY
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
FONCEA
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
GIE CE SYNDICATION RISQUES
I.G.
X
Activité de garantie
IMMOCEAL
I.G.
X
Immobilier de placement
IMMOBILIÈRE THOYNARD IDF
I.G.
X
Immobilier de placement
INCITY
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
HABITAT EN REGION SERVICE
I.G.
X
Holding
SA CEPAIM
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI EUROTERTIA IMMO
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI G IMMO
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI G 102
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI CRISTAL IMMO
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI JEAN JAUNES 24
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI LABEGE LAKE H1
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI LANGLADE SERVICES COMMUNS
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI LEVISEO
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI MIDI – COMMERCES
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
MIDI FONCIÈRE
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI MIDI MIXT
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI MONTAUDRAN PLS
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI MURET ACTIVITÉS
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
PHILAE SAS
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI DU RIOU
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI ROISSY COLONNADIA
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SAS 42 DERUELLE
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SAS FONCIÈRE DES CAISSES D’EPARGNE
I.G.
X
Immobilier de placement
SAS FONCIÈRE ECUREUIL II
I.G.
X
Immobilier de placement
SAS LOIRE CENTRE IMMO
I.G.
X
Investissements immobiliers
SAS NSAVADE
I.G.
X
Immobilier de placement
SC RÉSIDENCE LES AILES D’ICARE
M.E.E.
X
Immobilier d’exploitation
SC RÉSIDENCE LE CARRE DES PIONNIERS
M.E.E.
X
Immobilier d’exploitation
SC RÉSIDENCE ILOT J
M.E.E.
X
Immobilier d’exploitation
SC RÉSIDENCE LATECOERE
M.E.E.
X
Immobilier d’exploitation
SC RÉSIDENCE JEAN MERMOZ
M.E.E.
X
Immobilier d’exploitation
SC RÉSIDENCE SAINT ÉXUPÉRY
M.E.E.
X
Immobilier d’exploitation
SCI AVENUE WILLY BRANDT
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI FONCIÈRE 1
I.G.
X
Immobilier de placement
SCI DANS LA VILLE
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI GARIBALDI OFFICE
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI LA FAYETTE BUREAUX
I.G.
X
Immobilier de placement
SCI LE CIEL
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI LE RELAIS
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI LOIRE CENTRE MONTESPAN
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI SHAKE HDF
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI TOURNON
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SNC ECUREUIL 5 RUE MASSERAN
I.G.
X
Immobilier de placement
SOCIÉTÉ HAVRAISE CALÉDONIENNE
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SODERO PARTICIPATIONS
I.G.
X
Capital investissement
SPPICAV AEW FONCIÈRE ECUREUIL
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SCI TETRIS
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
URBAN CLAY TLS
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
III-3 – Filiales de BPCE
Albiant-IT
I.G.
X
Conseil en systèmes et logiciels informatiques
BATILEASE
I.G.
X
Crédit-bail immobilier
BANCO PRIMUS
I.G.
X
Établissement de crédit
BANCO PRIMUS Espagne
I.G.
X
Établissement de crédit
BPCE ACHATS
I.G.
X
Société de services
BPCE BAIL
I.G.
X
Crédit-bail immobilier
BPCE CAR LEASE
I.G.
X
Location de véhicule longue durée
BPCE ENERGECO
I.G.
X
Crédit-bail mobilier
BPCE EXPERTISES IMMOBILIÈRES (EX-CRÉDIT FONCIER EXPERTISE)
I.G.
X
Expertise immobilière
BPCE FACTOR
I.G.
X
Affacturage
BPCE FINANCEMENT
I.G.
X
Crédit à la consommation
BPCE INFOGÉRANCE ET TECHNOLOGIE
I.G.
X
Services informatiques
BPCE LEASE
I.G.
X
Crédit-bail mobilier
BPCE LEASE IMMO
I.G.
X
Crédit-bail immobilier
BPCE LEASE SUCCURSALE MADRID
I.G.
X
Crédit-bail mobilier et immobilier
BPCE LEASE SUCCURSALE MILAN
I.G.
X
Crédit-bail mobilier et immobilier
BPCE LEASE NOUMEA
I.G.
X
Crédit-bail mobilier
BPCE LEASE REUNION
I.G.
X
Crédit-bail mobilier
BPCE LEASE TAHITI
I.G.
X
Crédit-bail mobilier
FCT HOME LOANS
I.G.
X
Fonds commun de titrisation
FCT CONSUMER LOANS
I.G.
X
Fonds commun de titrisation
FCT MASTER HOME LOANS
I.G.
X
Fonds commun de titrisation
BPCE PERSONAL CAR LEASE
I.G.
X
Location de véhicule longue durée
BPCE SERVICES
I.G.
X
Activités des Société de Holding
BPCE SERVICES FINANCIERS (EX-CSF-GCE)
I.G.
X
Société de services
BPCE SFH
I.G.
X
Refinancement
BPCE SOLUTIONS CLIENTS (EX-BPCE SOLUTIONS CRÉDIT)
I.G.
X
Société de services
BPCE SOLUTIONS INFORMATIQUES
I.G.
X
Conseil en systèmes et logiciels informatiques
BPCE SOLUTIONS IMMOBILIERES (EX-CRÉDIT FONCIER IMMOBILIER)
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
CE HOLDING PARTICIPATIONS
I.G.
X
Holding
CICOBAIL SA
I.G.
X
Crédit-bail immobilier
CO ASSUR CONSEIL ASSURANCE SA (COURTAGE)
I.G.
X
Conseil assurance courtage
COMPAGNIE EUROPÉENNE DE GARANTIES ET CAUTIONS
I.G.
X
Assurance
EUROLOCATIQUE
I.G.
X
Activités de location et location-bail
FCT PUMACC
I.G.
X
Fonds commun de titrisation
FONDS DE GARANTIE ET DE SOLIDARITÉ BPCE – FONDS DELESSERT
I.G.
X
Fonds de garantie mutuel
FIDOR BANK AG (2)
I.G.
X
Établissement de crédit du digital
GCE PARTICIPATIONS
I.G.
X
Holding
INTER-COOP SA
I.G.
X
Crédit-bail immobilier
LEASE EXPANSION SA
I.G.
X
Location opérationnelle informatique
MAISON FRANCE CONFORT PROU INVESTISSEMENTS
M.E.E.
X
Promotion immobilière
MEDIDAN
I.G.
X
Autres activités de service
MIDT FACTORING A/S
I.G.
X
Affacturage
MIFCOS
I.G.
X
Immobilier de placement
NATIXIS LCR ACTIONS EURO
I.G.
X
Gestion de la réserve de liquidité
PRAMEX INTERNATIONAL
I.G.
X
Conseil et développement international
PRAMEX INTERNATIONAL AP LTD – HONG KONG
I.G.
X
Conseil et développement international
PRAMEX INTERNATIONAL AU CASABLANCA
I.G.
X
Conseil et développement international
PRAMEX INTERNATIONAL CO LTD - SHANGHAI
I.G.
X
Conseil et développement international
PRAMEX INTERNATIONAL CONSULTING PRIVATE LTD - MUMBAI
I.G.
X
Conseil et développement international
PRAMEX INTERNATIONAL CORP - NEW YORK
I.G.
X
Conseil et développement international
PRAMEX INTERNATIONAL DO BRAZIL CONSULTARIA LTDA - SAO PAULO
I.G.
X
Conseil et développement international
PRAMEX INTERNATIONAL GMBH – FRANCFORT
I.G.
X
Conseil et développement international
PRAMEX INTERNATIONAL LTD - LONDRES
I.G.
X
Conseil et développement international
PRAMEX INTERNATIONAL PTE LTD - SINGAPOUR
I.G.
X
Conseil et développement international
PRAMEX INTERNATIONAL SRL - MILAN
I.G.
X
Conseil et développement international
PRAMEX INTERNATIONAL SA - MADRID
I.G.
X
Conseil et développement international
PRAMEX INTERNATIONAL SARL - TUNIS
I.G.
X
Conseil et développement international
PRAMEX INTERNATIONAL SP. ZOO - VARSOVIE
I.G.
X
Conseil et développement international
SOCFIM
I.G.
X
Établissement de crédit
SOCFIM PARTICIPATIONS IMMOBILIÈRES
I.G.
X
Holding
SOCRAM BANQUE
M.E.E.
X
Établissement de crédit
SPORTS & IMAGINE
I.G.
X
Société de services
Sud-Ouest Bail
I.G.
X
Crédit-bail immobilier
SURASSUR
I.G.
X
Réassurance
Groupe ONEY
ONEY BANK
I.G.
X
Holding
FLANDRE INVESTMENT SAS
I.G.
X
Établissement de crédit, monétique, nouvelles technologies et holding
ONEY SERVICIOS FINANCIEROS EFC SAU (SPAIN)
I.G.
X
Intermédiation financière
BA FINANS (RUSSIA)
I.G.
X
Intermédiation financière et Banque
ONEY PENZFORGALMI SZOLGALTATO KFT.
I.G.
X
Établissement financier
ONEY MAGYARORSZAG ZRT
I.G.
X
Établissement financier
GEFIRUS SAS
I.G.
X
Établissement de crédit, monétique, nouvelles technologies et holding
IN CONFIDENCE INSURANCE SAS
I.G.
X
Établissement de crédit, monétique, nouvelles technologies et holding
ONEY HOLDING LIMITED (MALTA)
I.G.
X
Holding
ONEY LIFE (PCC) LIMITED (MALTA)
I.G.
X
Assurance
ONEY INSURANCE (PCC) LIMITED (MALTA)
I.G.
X
Assurance
ONEY POLSKA
I.G.
X
Intermédiation
financière, établissement financier
ONEY SERVICES SP ZOO
I.G.
X
Intermédiation
financière, établissement financier
ONEY FINANCES (ROMANIA)
I.G.
X
Intermédiation financière
ONEY Portugal Succursale
I.G.
X
Intermédiation financière
ONEYTRUST SAS
I.G.
X
Établissement de crédit, monétique, nouvelles technologies et holding
ONEY UKRAINE (UKRAINE)
I.G.
X
Intermédiation financière
ONEY Gmbh
I.G.
X
Services, conseils en développement commercial
Groupe BPCE International
BPCE INTERNATIONAL
I.G.
X
Établissement de crédit spécialisé
BPCE INTERNATIONAL HO CHI MINH CITY succursale Viet Nam
I.G.
X
Établissement de crédit spécialisé
BPCE MAROC
I.G.
X
Promotion immobilière
FRANSA BANK
M.E.E.
X
Établissement de crédit
OCEORANE
I.G.
X
Conseil en investissement financier
Groupe Crédit Foncier
CFG COMPTOIR FINANCIER DE GARANTIE
I.G.
X
Société de garantie
COFIMAB
I.G.
X
Marchand de biens
COMPAGNIE DE FINANCEMENT FONCIER
I.G.
X
Société financière
CRÉDIT FONCIER DE FRANCE
I.G.
X
Établissement de crédit
CREDIT FONCIER DE FRANCE SUCCURSALE BELGIQUE
I.G.
X
Établissement de crédit
FONCIER PARTICIPATIONS
I.G.
X
Holding
FONCIÈRE D’ÉVREUX
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
GRAMAT BALARD
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
SOCIÉTÉ D’INVESTISSEMENT ET DE PARTICIPATION IMMOBILIÈRE (SIPARI)
I.G.
X
Holding
Groupe Banque Palatine
ARIES ASSURANCES
I.G.
X
Courtage en assurance
BANQUE PALATINE
I.G.
X
Établissement de crédit
CONSERVATEUR FINANCE
M.E.E.
X
Gestion de fonds
PALATINE ASSET MANAGEMENT
I.G.
X
Gestion d’actifs
Pôle Global Financial Services
1818 IMMOBILIER
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
AEW – Dutch Branch
I.G.
X
Gestion immobilière
AEW (ex-AEW Ciloger)
I.G.
X
Gestion immobilière
AEW APREF GP SARL
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW APREF Investors, L.P.
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW ASIA LIMITED
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW Asia Pte Ltd
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW Australia Pty Ltd
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW CAPITAL MANAGEMENT, INC.
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW CAPITAL MANAGEMENT, LP
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW CENTRAL EUROPE
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW Central Europe Czech
I.G.
X
Distribution
AEW Cold Ops MM, LLC
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW EHF GP, LLC
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW European Property Securities Absolute Return GP, LLC
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW EUROPE GLOBAL LUX
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW EUROPE HOLDING Ltd
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW EUROPE INVESTMENT LTD
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW EUROPE LLP
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW Europe LLP succursale Espagne
I.G.
X
Distribution
AEW Europe SA (ex-AEW SA)
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW EUROPE SARL
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW EVP GP LLP
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW GLOBAL ADVISORS (EUROPE) LTD
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW Global Investment Fund GP, LLC
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW GLOBAL LTD
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW Global Property GP, L.L.C.
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW GLOBAL UK LTD
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW Invest Gmbh
I.G.
X
Distribution
AEW Italian Branch (ex-AEW Ciloger Italian Branch)
I.G.
X
Distribution
AEW Japan Corporation
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW Korea LLC
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW Partners Real Estate Fund IX, LLC
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW Partners Real Estate Fund VIII LLC
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW PARTNERS V, INC.
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW PARTNERS VI, INC.
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW PARTNERS VII, INC.
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW Partners X GP, LLC
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW Promote LP Ltd
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW Red Fund GP, LLC
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW SENIOR HOUSING INVESTORS II INC
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW Senior Housing Investors III LLC
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW Senior Housing Investors IV LLC
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW SHI V GP, LLC
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW UK INVESTMENT MANAGEMENT LLP
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW Value Investors Asia II GP Limited
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW UK Investment Management LLP succursale Espagne
I.G.
X
Distribution
AEW Value Investors Asia III GP Limited
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW Value Investors U.S. GP, LLC
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW VIA IV GP Partners SARL
I.G.
X
Gestion d’actifs
AEW VIA V GP Partners SARL
I.G.
X
Gestion d’actifs
Asahi Natixis Investment Managers Co. Ltd
M.E.E.
X
Distribution
AURORA INVESTMENT MANAGEMENT LLC
I.G.
X
Gestion d’actifs
Azure Capital Holdings Pty Ltd
I.G.
X
Conseil en fusions et acquisitions
Azure Capital Limited
I.G.
X
Holding
Bleachers finance
I.G.
X
Véhicule de titrisation
CM REO HOLDINGS TRUST
I.G.
X
Financement sur marché secondaire
CM REO TRUST
I.G.
X
Financement sur marché secondaire
DARIUS CAPITAL CONSEIL
I.G.
X
Conseil en investissement financier
DF EFG3 Limited
I.G.
X
Holding
DNCA Finance
I.G.
X
Gestion d’actifs
DNCA Finance succursale Luxembourg
I.G.
X
Gestion d’actifs
DNCA Finance succursale Milan
I.G.
X
Gestion d’actifs
Dorval Asset Management
I.G.
X
Gestion d’actifs
EDF INVESTISSEMENT GROUPE
M.E.E.
X
Entreprise d’investissement
EPI SO SLP LLC
I.G.
X
Gestion d’actifs
Fenchurch Partners LLP
I.G.
X
Conseil en fusions et acquisitions
Flexstone Partners LLC
I.G.
X
Gestion d’actifs
Flexstone Partners SARL
I.G.
X
Gestion d’actifs
Flexstone Partners SAS
I.G.
X
Gestion d’actifs
Flexstone Partners Pte Ltd
I.G.
X
Gestion d’actifs
FONCIERE KUPKA
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
GATEWAY INVESTMENT ADVISERS, LLC
I.G.
X
Gestion d’actifs
HARRIS ASSOCIATES LP
I.G.
X
Gestion d’actifs
HARRIS ASSOCIATES SECURITIES, LP
I.G.
X
Distribution
HARRIS ASSOCIATES, INC.
I.G.
X
Gestion d’actifs
Investima 77
I.G.
X
Holding
Investors Mutual Limited
I.G.
X
Gestion d’actifs
KENNEDY FINANCEMENT Luxembourg
I.G.
X
Entreprise d’investissement – gestion d’actifs
KENNEDY FINANCEMENT Luxembourg 2
I.G.
X
Centrale de trésorerie – gestion d’actifs
LOOMIS SAYLES & COMPANY, INC.
I.G.
X
Gestion d’actifs
LOOMIS SAYLES & COMPANY, LP
I.G.
X
Gestion d’actifs
Loomis Sayles & Company, LP, Dutch Branch
I.G.
X
Distribution
Loomis Sayles (Netherlands) B.V.
I.G.
X
Distribution
Loomis Sayles Alpha Luxembourg, LLC
I.G.
X
Gestion d’actifs
LOOMIS SAYLES ALPHA, LLC.
I.G.
X
Gestion d’actifs
Loomis Sayles Capital Re
I.G.
X
Gestion d’actifs
LOOMIS SAYLES DISTRIBUTORS, INC.
I.G.
X
Distribution
LOOMIS SAYLES DISTRIBUTORS, LP
I.G.
X
Distribution
LOOMIS SAYLES INVESTMENTS ASIA Pte Ltd
I.G.
X
Gestion d’actifs
LOOMIS SAYLES INVESTMENTS Ltd (UK)
I.G.
X
Gestion d’actifs
Loomis Sayles Sakorum Long Short Growth Equity
I.G.
X
Gestion d’actifs
LOOMIS SAYLES TRUST COMPANY, LLC
I.G.
X
Gestion d’actifs
Massena Conseil SAS
I.G.
X
Société de gestion et de conseils en investissement
Massena Partners – succursale
I.G.
X
Société de gestion et de conseils en investissement
Massena Partners SA
I.G.
X
Société de gestion et de conseils en investissement
Massena Wealth Management SARL
I.G.
X
Société de gestion et de conseils en investissement
Mirova
I.G.
X
Gestion de FCPR
Mirova Sweden filial
I.G.
X
Gestion d’actifs
Mirova UK Limited (ex-Mirova Natural Capital Limited)
I.G.
X
Gestion d’actifs
Mirova US Holdings LLC
I.G.
X
Holding
Mirova US LLC
I.G.
X
Gestion d’actifs
MSR TRUST
I.G.
X
Financement immobilier
MV Credit Euro CLO III
I.G.
X
Véhicule de titrisation
MV Credit CLO Equity SARL
I.G.
X
Gestion d’actifs
MV Credit Limited
I.G.
X
Gestion d’actifs
MV Credit LLP
I.G.
X
Gestion d’actifs
MV Credit SARL
I.G.
X
Gestion d’actifs
MV Credit SARL succursale France
I.G.
X
Gestion d’actifs
Natixis Advisors, LLC (ex-Natixis Advisors, L.P.)
I.G.
X
Distribution
NATIXIS ALGÉRIE
I.G.
X
Banque
NATIXIS ALTERNATIVE ASSETS
I.G.
X
Holding
Natixis Alternative Holding Limited
I.G.
X
Holding
NATIXIS ASG HOLDINGS, INC
I.G.
X
Distribution
NATIXIS ASIA LTD
I.G.
X
Autre entreprise financière
NATIXIS AUSTRALIA PTY Ltd
I.G.
X
Établissement financier
Natixis Bank JSC, Moscow
I.G.
X
Banque
NATIXIS BEIJING
I.G.
X
Établissement financier
NATIXIS BELGIQUE INVESTISSEMENTS
I.G.
X
Entreprise d’investissement
NATIXIS CANADA
I.G.
X
Établissement financier
NATIXIS COFICINE
I.G.
X
Société financière (audiovisuel)
Natixis Distribution, LLC (ex-Natixis Distribution, L.P.)
I.G.
X
Distribution
NATIXIS DUBAI
I.G.
X
Établissement financier
NATIXIS FINANCIAL PRODUCTS LLC
I.G.
X
Transactions sur contrats dérivés
NATIXIS FONCIERE SA
I.G.
X
Investissements immobiliers
Natixis Funding CORP
I.G.
X
Autre entreprise financière
Natixis Global Services (India) Private Limited
I.G.
X
Support-opérationnel
Natixis Holdings (Hong Kong) Limited
I.G.
X
Holding
NATIXIS HONG KONG
I.G.
X
Établissement financier
Natixis IM Canada Holdings Ltd
I.G.
X
Holding
Natixis IM innovation
I.G.
X
Gestion d’actifs
Natixis IM Korea Limited (NIMKL)
I.G.
X
Distribution
Natixis IM Mexico, S. de R.L de C.V.
I.G.
X
Gestion d’actifs
NATIXIS IMMO DÉVELOPPEMENT
I.G.
X
Promotion immobilière de logement
Natixis IM Participations 6
I.G.
X
Holding
NATIXIS INTEREPARGNE
I.G.
X
Tenue de comptes d’épargne salariale
Natixis Investment Managers
I.G.
X
Holding
Natixis Investment Managers Australia Pty Limited
I.G.
X
Distribution
Natixis Investment Managers HONG KONG LIMITED
I.G.
X
Gestion d’actifs
Natixis Investment Managers International
I.G.
X
Distribution
Natixis Investment Managers International Hong Kong Limited
I.G.
X
Gestion d’actifs
Natixis Investment Managers International succursale Italiana
I.G.
X
Distribution
Natixis Investment Managers INTERNATIONAL, LLC
I.G.
X
Distribution
Natixis Investment Managers International, Nederlands
I.G.
X
Distribution
Natixis Investment Managers International, Sucursal en Espana
I.G.
X
Distribution
Natixis Investment Managers International, Zweigniederlassung Deutschland
I.G.
X
Distribution
Natixis Investment Managers JAPAN CO., LTD
I.G.
X
Gestion d’actifs
Natixis Investment Managers Middle East
I.G.
X
Distribution
Natixis Investment Managers PARTICIPATIONS 1
I.G.
X
Holding
Natixis Investment Managers PARTICIPATIONS 3
I.G.
X
Holding
Natixis Investment Managers S.A, Zweignierderlaasung Deutschland
I.G.
X
Distribution
Natixis Investment Managers SA
I.G.
X
Distribution
Natixis Investment Managers SA, Belgian Branch
I.G.
X
Distribution
Natixis Investment Managers SECURITIES INVESTMENT CONSULTING Co. LTD
I.G.
X
Gestion d’actifs
Natixis Investment Managers Singapore Limited
I.G.
X
Gestion d’actifs
Natixis Investment Managers Switzerland Sarl
I.G.
X
Gestion d’actifs
Natixis Investment Managers U.S. Holdings, LLC
I.G.
X
Holding
Natixis Investment Managers UK (Funds) Limited (UK), LLC
I.G.
X
Support-opérationnel
Natixis Investment Managers UK Ltd
I.G.
X
Distribution
Natixis Investment Managers Uruguay SA
I.G.
X
Distribution
Natixis Investment Managers, LLC
I.G.
X
Holding
NATIXIS JAPAN SECURITIES CO, Ltd
I.G.
X
Établissement financier
NATIXIS LABUAN
I.G.
X
Établissement financier
NATIXIS LONDRES
I.G.
X
Établissement financier
NATIXIS MADRID
I.G.
X
Établissement financier
NATIXIS MARCO
I.G.
X
Entreprise d’investissement ‒ (prolongement d’activité)
NATIXIS MILAN
I.G.
X
Établissement financier
NATIXIS NEW YORK
I.G.
X
Établissement financier
NATIXIS NORTH AMERICA LLC
I.G.
X
Holding
Natixis Partners
I.G.
X
Conseil en fusions et acquisitions
Natixis Partners Iberia, SA
I.G.
X
Conseil en fusions et acquisitions
NATIXIS PFANDBRIEFBANK AG
I.G.
X
Établissement de crédit
NATIXIS PORTO
I.G.
X
Établissement financier
NATIXIS PRIVATE EQUITY
I.G.
X
Capital-investissement
NATIXIS REAL ESTATE CAPITAL LLC
I.G.
X
Financement immobilier
NATIXIS REAL ESTATE FEEDER SARL
I.G.
X
Entreprise d’investissement
NATIXIS REAL ESTATE HOLDINGS LLC
I.G.
X
Financement immobilier
NATIXIS SA
I.G.
X
Établissement de crédit
NATIXIS SECURITIES AMERICAS LLC
I.G.
X
Société de Bourse
Natixis Seoul
I.G.
X
Établissement financier
NATIXIS SHANGHAI
I.G.
X
Établissement financier
NATIXIS SINGAPOUR
I.G.
X
Établissement financier
Natixis Structured Inssuance
I.G.
X
Véhicule d’émission
NATIXIS STRUCTURED PRODUCTS LTD
I.G.
X
Véhicule d’émission
NATIXIS TAIWAN
I.G.
X
Établissement financier
NATIXIS TOKYO
I.G.
X
Établissement financier
Natixis TradEx Solutions
I.G.
X
Holding
NATIXIS TRUST
I.G.
X
Holding
Natixis US MTN Program LLC
I.G.
X
Véhicule d’émission
Natixis Wealth Management
I.G.
X
Établissement de crédit
Natixis Corporate and Investment Banking Luxembourg (ex-Natixis Wealth Management Luxembourg)
I.G.
X
Banque
NATIXIS Zweigniederlassung Deutschland
I.G.
X
Établissement financier
NAXICAP PARTNERS
I.G.
X
Gestion de FCPR
NIM-os Technologies Inc.
I.G.
X
Supports et digitales
NIM-os, LLC
I.G.
X
Supports et digitales
OSSIAM
I.G.
X
Gestion d’actifs
Ostrum AM (New)
I.G.
X
Gestion d’actifs
Ostrum AM US LLC
I.G.
X
Gestion d’actifs
Ostrum Asset Management Italia
I.G.
X
Gestion d’actifs
PURPLE FINANCE CLO 1
I.G.
X
Véhicule de Titrisation
PURPLE FINANCE CLO 2
I.G.
X
Véhicule de Titrisation
Saudi Arabia Investment Company
I.G.
X
Établissement financier
Seaport Strategic Property Program I Co-Investors, LLC
I.G.
X
Gestion d’actifs
SEVENTURE PARTNERS
I.G.
X
Gestion d’actifs
Solomon Partners Securities Company LLC (ex-Peter J. Solomon Securities Company LLC)
I.G.
X
Activité de brokerage
Solomon Partners, LP (ex-Peter J. Solomon Company LP)
I.G.
X
Conseil en fusions et acquisitions
SPG
I.G.
X
Sicav
SunFunder East Africa Ltd
I.G.
X
Société de gestion de dette privée
SunFunder Inc.
I.G.
X
Société de gestion de dette privée
TEORA
I.G.
X
Société de courtage d’assurance
The Azure Capital Trust
I.G.
X
Holding
Thematics Asset Management
I.G.
X
Gestion d’actifs
Vauban Infrastructure Partners
I.G.
X
Gestion d’actifs
VAUGHAN NELSON INVESTMENT MANAGEMENT, INC.
I.G.
X
Gestion d’actifs
VAUGHAN NELSON INVESTMENT MANAGEMENT, LP
I.G.
X
Gestion d’actifs
Vega Investment Managers
I.G.
X
Société de gestion d’OPCVM
Vermilion (Beijing) Advisory Company Limited
I.G.
X
Conseil en fusions et acquisitions
Vermilion Partners (Holdings) Limited
I.G.
X
Holding
Vermilion Partners (UK) Limited
I.G.
X
Holding
Vermilion Partners Limited
I.G.
X
Holding
Versailles
I.G.
X
Véhicule de titrisation
PôleAssurances
AAA ACTIONS AGRO ALIMENTAIRE
I.G.
X
OPCVM de placement d’assurance
ADIR
M.E.E.
X
Société d’assurance
ALLOCATION PILOTÉE ÉQUILIBRE C
I.G.
X
OPCVM de placement d’assurance
BPCE IARD (ex-ASSURANCES Banque Populaire IARD)
M.E.E.
X
Assurance dommages aux biens
BPCE Assurances
I.G.
X
Holding
BPCE Assurances IARD (ex-BPCE Assurances)
I.G.
X
Assurance dommages aux biens
BPCE Assurances PRODUCTION SERVICES
I.G.
X
Prestataires de services
BPCE LIFE
I.G.
X
Assurance vie
BPCE LIFE succursale France
I.G.
X
Assurance vie
BPCE Vie
I.G.
X
Assurance vie
DNCA INVEST NORDEN
I.G.
X
OPCVM de placement d’assurance
ECUREUIL VIE DÉVELOPPEMENT
M.E.E.
X
Courtage en assurance
FCT NA F ECO IMM II
I.G.
X
Fonds commun de titrisation
Fonds TULIP
I.G.
X
Placements d’assurance (Fonds de titrisation)
Fonds Vega Europe Convictions
I.G.
X
OPCVM de placement d’assurance
FRUCTIFONCIER
I.G.
X
Placements immobiliers d’assurance
Mirova EUROPE ENVIRONNEMENT C
I.G.
X
OPCVM de placement d’assurance
NA
I.G.
X
Holding
NAMI INVESTMENT
I.G.
X
Placements immobiliers d’assurance
Natixis ESG Dynamic Fund
I.G.
X
OPCVM de placement d’assurance
REAUMUR ACTIONS
I.G.
X
OPCVM de placement d’assurance
SCI DUO PARIS
M.E.E.
X
Gestion immobilière
SCPI IMMOB ÉVOLUTIF
I.G.
X
Placements immobiliers d’assurance
OPCI FRANCEUROPE IMMO
I.G.
X
OPCVM de placement d’assurance
SELECTIZ
I.G.
X
OPCVM de placement d’assurance
SELECTIZ PLUS FCP 4DEC
I.G.
X
OPCVM de placement d’assurance
SCPI Atlantique Mur Régions
I.G.
X
OPCVM de placement d’assurance
THEMATICS AI AND ROBOTICS
I.G.
X
OPCVM de placement d’assurance
Vega Euro Rendement FCP RC
I.G.
X
OPCVM de placement d’assurance
VEGA France Opportunité (Élite 1818)
I.G.
X
OPCVM de placement d’assurance
Pôle Paiements
BPCE PAYMENT SERVICES (ex-NATIXIS PAIEMENTS SOLUTION)
I.G.
X
Services bancaires
BPCE Payments (Ex-Shiva)
I.G.
X
Holding
BPH (ex NATIXIS PAIMENT HOLDING)
I.G.
X
Holding
XPOLLENS (ex-S-MONEY)
I.G.
X
Services de paiement
PAYPLUG ENTERPRISE
I.G.
X
Services de paiement
SWILE
M.E.E.
X
Services de paiement, Offre de titres de services et Services en ligne aux salariés
Autres
BPCE IMMO EXPLOITATION (ex-NATIXIS IMMO EXPLOITATION)
I.G.
X
Immobilier d’exploitation
III-4 – Sociétés locales d’Epargne
179 sociétés locales d’Epargne (SLE)
I.G.
X
Sociétariat
(1)
Méthode de consolidation prudentielle
I.G. Intégration Globale
M.E.E. Mise en équivalence
(2)
Entité traitée en activité abandonnée au 31 décembre 2023
LI1 – DIFFÉRENCES ENTRE LE PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION COMPTABLE ET LE PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION PRUDENTIELLE ET MISE EN CORRESPONDANCE DES CATÉGORIES DES ÉTATS FINANCIERS AVEC LES CATÉGORIES DE RISQUES RÉGLEMENTAIRES
Le tableau suivant présente les actifs et les passifs comptabilisés au bilan prudentiel du Groupe BPCE ventilés par type de risque règlementaire. La somme des montants ventilés n’est pas obligatoirement égale aux valeurs nettes comptables du périmètre prudentiel, certains éléments pouvant être soumis à des exigences de fonds propres au titre de plusieurs types de risque.
en millions d’euros
31/12/2023
a
b
c
d
e
f
g
Valeurs
comptables
telles que
déclarées dans
les états
financiers
publiés
Valeurs
comptables
selon le
périmètre de
consolidation
prudentielle
Valeurs comptables des éléments
Soumis au
cadre du
risque de
crédit
Soumis au
cadre du
risque de
crédit de
contrepartie
Soumis au
cadre des
titrisations
Soumis au
cadre du
risque de
marché
Non soumis à
des exigences
de fonds
propres ou
soumis à des
déductions des
fonds propres
VENTILATION PAR CATÉGORIE D’ACTIFS CONFORMÉMENT AU BILAN FIGURANT DANS LES ÉTATS FINANCIERS PUBLIÉS
1
Banques Centrales
152 669
152 768
152 768
-
-
-
-
2
Actifs financiers à la juste valeur par résultat
214 782
214 763
25 620
125 642
4 836
183 683
-
3
Actifs financiers à la JV par capitaux propres
48 073
48 294
48 294
-
592
-
-
4
Titres de dettes au coût amorti
26 373
26 413
26 413
-
2 016
-
-
5
Prêts et créances sur EC
108 631
108 207
106 982
1 225
-
-
-
6
Prêts et Créances sur Clientèle
839 457
839 636
837 492
2 145
1 578
22
-
7
Instruments dérivés de Couv. – JV positive
8 855
8 855
-
8 855
-
-
-
8
Écarts de réévaluation des portefeuilles couverts en taux
(2 626)
(2 626)
-
-
-
-
(2 626)
9
Placements des activités d’assurances
114 303
711
711
-
-
-
-
10
Participations ds les entreprises mises en équivalence
1 616
5 134
4 862
-
-
-
272
11
Immeubles de placement
717
717
717
-
-
-
-
12
Immobilisations corporelles
6 023
6 011
6 011
-
-
-
-
13
Immobilisations incorporelles
1 110
980
173
-
-
-
807
14
Écarts d’acquisition
4 224
4 173
-
-
-
-
4 173
15
Actifs d’impôts courants
829
832
832
-
-
-
-
16
Actifs d’impôts différés
4 575
4 250
2 636
-
-
-
1 614
17
Comptes de régularisation et actifs divers
14 529
14 562
14 562
-
-
-
-
18
Total des actifs
1 544 139
1 433 680
1 228 072
137 866
9 023
183 705
4 240
VENTILATION PAR CATÉGORIE DE PASSIFS CONFORMÉMENT AU BILAN FIGURANT DANS LES ÉTATS FINANCIERS PUBLIÉS
1
Banques Centrales
2
2
-
-
-
-
2
2
Passifs financiers à la juste valeur par résultat
204 064
199 083
642
139 141
642
161 705
36 736
3
Dettes représentées par un titre
292 598
292 616
-
-
-
-
292 612
4
Dettes envers les EC
79 634
76 833
-
8 647
-
-
68 186
5
Dettes envers la clientèle
711 658
716 017
-
1 217
-
44
714 800
6
Instruments dérivés de couverture – JV négative
14 973
14 923
-
-
-
-
14 923
7
Écart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux
159
159
-
-
-
-
159
8
Provisions
4 825
4 779
892
-
-
-
3 887
9
Passifs relatif aux contrats d’assurances
106 286
-
-
-
-
-
-
10
Passifs d’impôts courants
2 026
2 028
-
-
-
-
2 028
11
Passifs d’impôts différés
1 660
1 423
-
-
-
-
1 423
12
Comptes de régularisation et passifs divers
22 493
21 962
1 474
-
-
-
20 488
13
Dettes liées aux actifs non courants destinés à être cédés
-
-
-
-
-
-
-
14
Dettes subordonnées
18 801
18 605
-
-
-
-
18 605
15
Capitaux propres – Part groupe
84 407
84 403
-
-
-
-
84 403
16
Capital et primes liées
29 031
29 031
-
-
-
-
29 031
17
Réserves consolidées
51 876
51 870
-
-
-
-
51 870
18
Gains et pertes comptabilisés directement en autre éléments du résultat global
698
699
-
-
-
-
699
19
Résultat de la période
2 804
2 804
-
-
-
-
2 804
20
Participations ne donnant pas le contrôle
553
845
-
-
-
-
845
21
Total des passifs
1 544 139
1 433 680
3 009
149 006
642
161 749
1 259 097
EU LI2 – PRINCIPALES SOURCES DE DIFFÉRENCES ENTRE LES MONTANTS D’EXPOSITION RÉGLEMENTAIRES ET LES VALEURS COMPTABLES DES ÉTATS FINANCIERS
Le tableau suivant présente le passage des valeurs comptables du périmètre prudentiel présentées par type de risque réglementaire vers le montant d’exposition pris en compte à des fins règlementaires.
en millions d’euros
31/12/2023
a
b
c
d
e
Total
Éléments soumis au
Cadre du risque
de crédit
Cadre des
titrisations
Cadre du risque
de crédit de
contrepartie
Cadre du risque
de marché
1
Valeur comptable des actifs selon le périmètre de consolidation prudentielle (selon le modèle EU LI1)
1 429 440
1 228 072
9 023
137 866
183 705
2
Valeur comptable des passifs selon le périmètre de consolidation prudentielle (selon le modèle EU LI1)
(174 583)
(3 009)
(642)
(149 006)
(161 749)
3
Montant total net selon le périmètre de consolidation prudentielle
1 254 857
1 225 064
8 381
(11 140)
21 956
4
Montants hors bilan
215 065
202 770
12 295
5
Différences de valorisation
(970)
(466)
-
(504)
6
Différences dues à des règles de compensation différentes, autres que celles déjà incluses dans la ligne 2
56 377
-
-
78 333
7
Différences dues à la prise en compte des provisions
10 669
10 669
-
-
8
Différences dues à l’utilisation de techniques d’atténuation du risque de crédit (ARC)
(7 584)
(7 584)
-
-
9
Différences dues aux facteurs de conversion du crédit
(80 814)
(80 814)
-
-
10
Différences dues aux titrisations avec transfert de risque
(192)
-
(192)
-
11
Autres différences
(32 865)
(22 527)
258
-
12
Montants d’exposition pris en compte à des fins réglementaires
1 414 544
1 327 112
20 742
66 689
Le tableau suivant est présenté au format de l’Annexe VI, règlement d’exécution (UE) no 1423/2013 de la commission du 20 décembre 2013. Par simplification, les libellés présentés ci-dessous sont ceux de l’Annexe VI, soit les libellés phasés.
en millions d’euros
31/12/2023
31/12/2022
a
b
a
b
Montants
Source basée sur
les numéros/
lettres de
référence du
bilan selon le
périmètre de
consolidation
réglementaire
Montants
Source basée sur
les numéros/
lettres de
référence du
bilan selon le
périmètre de
consolidation
réglementaire
FONDS PROPRES DE BASE DE CATÉGORIE 1 (CET1) : INSTRUMENTS ET RÉSERVES
1
Instruments de fonds propres et comptes des primes d’émission y afférents
29 031
4
28 678
4
2
Résultats non distribués
3 127
4
3 071
4
3
Autres éléments du résultat global accumulés (et autres réserves)
47 903
4
44 736
4
EU-3a
Fonds pour risques bancaires généraux
-
-
-
-
4
Montant des éléments éligibles visés à l’article 484, paragraphe 3, du CRR et comptes des primes d’émission y afférents soumis à exclusion progressive des CET1
-
-
-
-
5
Intérêts minoritaires (montant autorisé en CET1 consolidés)
205
5
164
5
EU-5a
Bénéfices intermédiaires, nets de toute charge et de tout dividende prévisible, ayant fait l’objet d’un contrôle indépendant
1 956
4
3 193
4
6
Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1) avant ajustements réglementaires
82 221
-
79 842
-
FONDS PROPRES DE BASE DE CATÉGORIE 1 (CET1) : AJUSTEMENTS RÉGLEMENTAIRES
7
Corrections de valeur supplémentaires (montant négatif)
(970)
-
(869)
-
8
Immobilisations incorporelles (nettes des passifs d’impôt associés) (montant négatif)
(4 911)
2
(4 931)
2
10
Actifs d’impôt différé dépendant de bénéfices futurs à l’exclusion de ceux résultant de différences temporelles (nets des passifs d’impôt associés lorsque les conditions prévues à l’article 38, paragraphe 3, du CRR sont réunies) (montant négatif)
(799)
1
(896)
1
11
Réserves en juste valeur relatives aux pertes et aux gains générés par la couverture des flux de trésorerie des instruments financiers qui ne sont pas évalués à la juste valeur
(294)
-
(597)
-
12
Montants négatifs résultant du calcul des montants des pertes anticipées
(204)
-
(189)
-
13
Toute augmentation de valeur des capitaux propres résultant d’actifs titrisés (montant négatif)
-
-
-
-
14
Pertes ou gains sur passifs évalués à la juste valeur et qui sont liés à l’évolution de la qualité de crédit de l’établissement
(246)
-
(199)
-
15
Actifs de fonds de pension à prestations définies (montant négatif)
(79)
-
(99)
-
16
Détentions directes, indirectes et synthétiques, par un établissement, de ses propres instruments CET1 (montant négatif)
(0)
-
(8)
-
17
Détentions directes, indirectes et synthétiques d’instruments CET1 d’entités du secteur financier lorsqu’il existe une détention croisée avec l’établissement visant à accroître artificiellement les fonds propres de l’établissement (montant négatif)
-
-
-
-
18
Détentions directes, indirectes et synthétiques d’instruments CET1 d’entités du secteur financier dans lesquelles l’établissement ne détient pas d’investissement important (montant au-dessus du seuil de 10 %, net des positions courtes éligibles) (montant négatif)
-
-
-
-
19
Détentions directes, indirectes et synthétiques d’instruments CET1 d’entités du secteur financier dans lesquelles l’établissement détient un investissement important (montant au-dessus du seuil de 10 %, net des positions courtes éligibles) (montant négatif)
-
-
-
-
EU-20a
Montant des expositions aux éléments suivants qui reçoivent une pondération de 1 250 %, lorsque l’établissement a opté pour la déduction
-
-
-
-
EU-20b
•dont : participations qualifiées hors du secteur financier (montant négatif)
-
-
-
-
EU-20c
•dont : positions de titrisation (montant négatif)
-
-
-
-
EU-20d
•dont : positions de négociation non dénouées (montant négatif)
-
-
-
-
21
Actifs d’impôt différé résultant de différences temporelles (montant au-dessus du seuil de 10 %, net des passifs d’impôt associés lorsque les conditions prévues à l’article 38, paragraphe 3, du CRR sont réunies) (montant négatif)
-
-
-
-
22
Montant au-dessus du seuil de 17,65 % (montant négatif)
-
-
-
-
23
•dont : détentions directes, indirectes et synthétiques, par l’établissement, d’instruments CET1 d’entités du secteur financier dans lesquelles il détient un investissement important
-
-
-
-
24
Sans objet
-
-
-
-
25
•dont : actifs d’impôt différé résultant de différences temporelles
-
-
-
-
EU-25a
Pertes de l’exercice en cours (montant négatif)
-
-
-
-
EU-25b
Charges d’impôt prévisibles relatives à des éléments CET1, sauf si l’établissement ajuste dûment le montant des éléments CET1 dans la mesure où ces impôts réduisent le montant à concurrence duquel ces éléments peuvent servir à couvrir les risques ou pertes (montant négatif)
-
-
-
-
27
Déductions AT1 admissibles dépassant les éléments AT1 de l’établissement (montant négatif)
(22)
-
(22)
-
27a
Autres ajustements réglementaires
(3 449)
-
(2 367)
-
28
Total des ajustements réglementaires des fonds propres de base de catégorie 1 (CET1)
(10 975)
-
(10 177)
-
29
Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1)
71 246
-
69 665
-
FONDS PROPRES ADDITIONNELS DE CATÉGORIE 1 (AT1) : INSTRUMENTS
30
Instruments de fonds propres et comptes des primes d’émission y afférents
-
-
-
-
33
Montant des éléments éligibles visés à l’article 484, paragraphe 4, du CRR et comptes des primes d’émission y afférents soumis à exclusion progressive des AT1
-
-
-
-
EU-33a
Montant des éléments éligibles visés à l’article 494 bis, paragraphe 1, du CRR soumis à exclusion progressive des AT1
-
-
-
-
EU-33b
Montant des éléments éligibles visés à l’article 494 ter, paragraphe 1, du CRR soumis à exclusion progressive des AT1
-
-
-
-
34
Fonds propres de catégorie 1 éligibles inclus dans les fonds propres consolidés AT1 (y compris intérêts minoritaires non inclus dans la ligne 5) émis par des filiales et détenus par des tiers
-
-
-
-
35
•dont : instruments émis par des filiales soumis à exclusion progressive
-
-
-
-
36
Fonds propres additionnels de catégorie 1 (AT1) avant ajustements réglementaires
-
-
-
-
FONDS PROPRES ADDITIONNELS DE CATÉGORIE 1 (AT1) : AJUSTEMENTS RÉGLEMENTAIRES
37
Détentions directes, indirectes et synthétiques, par un établissement, de ses propres instruments AT1 (montant négatif)
-
-
-
-
38
Détentions directes, indirectes et synthétiques d’instruments AT1 d’entités du secteur financier lorsqu’il existe une détention croisée avec l’établissement visant à accroître artificiellement les fonds propres de l’établissement (montant négatif)
-
-
-
-
40
Détentions directes, indirectes et synthétiques d’instruments AT1 d’entités du secteur financier dans lesquelles l’établissement détient un investissement important (net des positions courtes éligibles) (montant négatif)
(22)
-
(22)
-
42
Déductions T2 admissibles dépassant les éléments T2 de l’établissement (montant négatif)
-
-
-
-
42a
Autres ajustements réglementaires des fonds propres AT1
-
-
-
-
43
Total des ajustements réglementaires des fonds propres additionnels de catégorie 1 (AT1)
(22)
-
(22)
-
44
Fonds propres additionnels de catégorie 1 (AT1)
-
-
-
-
45
Fonds propres de catégorie 1 (T1 = CET1 + AT1)
71 246
-
69 665
-
FONDS PROPRES DE CATÉGORIE 2 (T2) : INSTRUMENTS
46
Instruments de fonds propres et comptes des primes d’émission y afférents
13 269
3
13 483
3
47
Montant des éléments éligibles visés à l’article 484, paragraphe 5, du CRR et des comptes des primes d’émission y afférents soumis à exclusion progressive des T2 conformément à l’article 486, paragraphe 4, du CRR
-
-
-
-
EU-47a
Montant des éléments éligibles visés à l’article 494 bis, paragraphe 2, du CRR soumis à exclusion progressive des T2
-
-
-
-
EU-47b
Montant des éléments éligibles visés à l’article 494 ter, paragraphe 2, du CRR soumis à exclusion progressive des T2
96
3
105
3
48
Instruments de fonds propres éligibles inclus dans les fonds propres consolidés T2 (y compris intérêts minoritaires et instruments AT1 non inclus dans les lignes 5 ou 34) émis par des filiales et détenus par des tiers
-
-
-
-
50
Ajustements pour risque de crédit
611
-
889
-
51
Fonds propres de catégorie 2 (T2) avant ajustements réglementaires
13 976
-
14 478
-
FONDS PROPRES DE CATÉGORIE 2 (T2) : AJUSTEMENTS RÉGLEMENTAIRES
52
Détentions directes, indirectes et synthétiques, par un établissement, de ses propres instruments et emprunts subordonnés T2 (montant négatif)
(25)
-
(25)
-
53
Détentions directes, indirectes et synthétiques d’instruments et emprunts subordonnés T2 d’entités du secteur financier lorsqu’il existe une détention croisée avec l’établissement visant à accroître artificiellement les fonds propres de l’établissement (montant négatif)
-
-
-
-
54
Détentions directes, indirectes et synthétiques d’instruments et d’emprunts subordonnés T2 d’entités du secteur financier dans lesquelles l’établissement ne détient pas d’investissement important (montant au-dessus du seuil de 10 %, net des positions courtes éligibles) (montant négatif)
-
-
-
-
55
Détentions directes, indirectes et synthétiques, par l’établissement, d’instruments et d’emprunts subordonnés T2 d’entités du secteur financier dans lesquelles l’établissement détient un investissement important (net des positions courtes éligibles) (montant négatif)
(1 786)
-
(1 693)
-
EU-56a
Déductions admissibles d’engagements éligibles dépassant les éléments d’engagements éligibles de l’établissement (montant négatif)
-
-
-
-
EU-56b
Autres ajustements réglementaires des fonds propres T2
-
-
-
-
57
Total des ajustements réglementaires des fonds propres de catégorie 2 (T2)
(1 811)
-
(1 718)
-
58
Fonds propres de catégorie 2 (T2)
12 165
-
12 759
-
59
Total des fonds propres (TC = T1 + T2)
83 411
-
82 424
-
60
Montant total d’exposition au risque
457 606
-
460 858
-
RATIOS ET EXIGENCES DE FONDS PROPRES, Y COMPRIS LES COUSSINS
61
Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1)
15,57 %
-
15,12 %
-
62
Fonds propres de catégorie 1
15,57 %
-
15,12 %
-
63
Total des fonds propres
18,23 %
-
17,88 %
-
64
Exigences globales de fonds propres CET1 de l’établissement
9,60 %
-
9,15 %
-
65
•dont : exigence de coussin de conservation de fonds propres
2,50 %
-
2,50 %
-
66
•dont : exigence de coussin de fonds propres contracyclique
0,47 %
-
0,03 %
-
67
•dont : exigence de coussin pour le risque systémique
0,00 %
-
0,00 %
-
EU-67a
•dont : exigence de coussin pour établissement d’importance systémique mondiale (EISm) ou pour autre établissement d’importance systémique (autre EIS)
1,00 %
-
1,00 %
-
68
Fonds propres de base de catégorie 1 (en pourcentage du montant d’exposition au risque) disponibles après le respect des exigences minimales de fonds propres
8,07 %
-
9,12 %
-
MONTANTS INFÉRIEURS AUX SEUILS POUR DÉDUCTION (AVANT PONDÉRATION)
72
Détentions directes et indirectes de fonds propres et d’engagements éligibles d’entités du secteur financier dans lesquelles l’établissement ne détient pas d’investissement important (montant en dessous du seuil de 10 %, net des positions courtes éligibles)
947
-
1 152
-
73
Détentions directes et indirectes, par l’établissement, d’instruments CET1 d’entités du secteur financier dans lesquelles l’établissement détient un investissement important (montant en dessous du seuil de 17,65 %, net des positions courtes éligibles)
2 441
-
2 403
-
75
Actifs d’impôt différé résultant de différences temporelles (montant en dessous du seuil de 17,65 %, net des passifs d’impôt associés lorsque les conditions prévues à l’article 38, paragraphe 3, du CRR sont réunies)
2 636
-
2 951
-
PLAFONDS APPLICABLES LORS DE L’INCLUSION DE PROVISIONS DANS LES FONDS PROPRES DE CATÉGORIE 2
76
Ajustements pour risque de crédit inclus dans les T2 eu égard aux expositions qui relèvent de l’approche standard (avant application du plafond)
-
-
-
-
77
Plafond pour l’inclusion des ajustements pour risque de crédit dans les T2 selon l’approche standard
1 954
-
1 989
-
78
Ajustements pour risque de crédit inclus dans les T2 eu égard aux expositions qui relèvent de l’approche fondée sur les notations internes (avant application du plafond)
611
-
889
-
79
Plafond pour l’inclusion des ajustements pour risque de crédit dans les T2 selon l’approche fondée sur les notations internes
1 115
-
1 122
-
INSTRUMENTS DE FONDS PROPRES SOUMIS À EXCLUSION PROGRESSIVE (APPLICABLE ENTRE LE 1ER JANVIER 2014 ET LE 1ER JANVIER 2022 UNIQUEMENT)
80
Plafond actuel applicable aux instruments CET1 soumis à exclusion progressive
-
-
-
-
81
Montant exclu des CET1 en raison du plafond (dépassement du plafond après remboursements et échéances)
-
-
-
-
82
Plafond actuel applicable aux instruments AT1 soumis à exclusion progressive
-
-
-
-
83
Montant exclu des AT1 en raison du plafond (dépassement du plafond après remboursements et échéances)
-
-
-
-
84
Plafond actuel applicable aux instruments T2 soumis à exclusion progressive
-
-
-
-
85
Montant exclu des T2 en raison du plafond (dépassement du plafond après remboursements et échéances)
10
-
10
-
en millions d’euros
31/12/2023
Bâle III
31/12/2022
Bâle III phasé
Instruments de fonds propres AT1 non éligibles mais bénéficiant d’une clause d’antériorité
-
-
Détentions d’instruments AT1 d’entités du secteur financier détenues à plus de 10 %
-
-
Ajustements transitoires applicables aux fonds propres AT1
-
-
FONDS PROPRES ADDITIONNELS DE CATÉGORIE 1 (AT1)
-
-
Le détail des instruments de dettes reconnus en fonds propres de catégorie 1, ainsi que leurs caractéristiques, telles que requises par le règlement d’exécution no 1423/2013 sont publiés à l’adresse suivante : https://groupebpce.com/investisseurs/resultats-et-publications/pilier-iii.
en millions d’euros
31/12/2023
Bâle III
31/12/2022
Bâle III
Instruments de fonds propres Tier 2 éligibles
13 269
13 483
Propres instruments de Tier 2
(25)
(25)
Instruments de fonds propres Tier 2 non éligibles mais bénéficiant d’une clause d’antériorité*
96
105
Détentions d’instruments Tier 2 d’entités du secteur financier détenues à plus de 10 %
(1 786)
(1 693)
Ajustements transitoires applicables aux fonds propres de catégorie 2
-
-
Excédent de provision par rapport aux pertes attendues
611
889
FONDS PROPRES DE CATÉGORIE 2 (TIER 2)
12 165
12 759
Émetteur
Date
d’émission
Date
d’échéance
Devise
Encours en
devise d’origine
(en millions)
Encours
(en millions d’euros)
Encours net
prudentiel
(en millions d’euros)
BPCE
21/01/2014
21/07/2024
USD
1 500
1 358
151
BPCE
16/04/2014
16/04/2029
GBP
750
865
865
BPCE
25/07/2014
25/06/2026
EUR
350
350
174
BPCE
25/07/2014
25/06/2026
EUR
525
525
261
BPCE
11/07/2014
11/07/2024
USD
800
724
77
BPCE
15/09/2014
15/03/2025
USD
1 250
1 132
273
BPCE
30/09/2014
30/09/2024
EUR
410
410
62
BPCE
30/01/2015
30/01/2025
JPY
27 200
175
38
BPCE
30/01/2015
30/01/2025
JPY
13 200
85
18
BPCE
17/02/2015
17/02/2027
EUR
240
240
149
BPCE
17/02/2015
17/02/2027
EUR
371
371
232
BPCE
24/03/2015
12/03/2025
EUR
375
375
90
BPCE
17/04/2015
17/04/2035
USD
270
244
244
BPCE
29/04/2015
17/04/2035
USD
100
91
91
BPCE
29/04/2015
17/04/2035
USD
30
27
27
BPCE
01/06/2015
01/06/2045
USD
130
118
118
BPCE
29/09/2015
29/09/2025
CHF
50
54
19
BPCE
11/12/2015
11/12/2025
JPY
25 100
161
63
BPCE
11/12/2015
11/12/2025
JPY
500
3
1
BPCE
17/03/2016
17/03/2031
EUR
60
60
60
BPCE
17/03/2016
17/03/2036
USD
150
136
136
BPCE
01/04/2016
01/04/2026
USD
750
679
306
BPCE
22/04/2016
22/04/2026
EUR
750
750
346
BPCE
03/05/2016
03/05/2046
USD
200
181
181
BPCE
19/07/2016
19/07/2026
EUR
696
696
355
BPCE
13/07/2016
13/07/2026
JPY
17 300
111
56
BPCE
13/10/2021
13/01/2042
EUR
900
900
900
BPCE
13/10/2021
13/10/2046
EUR
850
850
850
BPCE
19/10/2021
19/10/2042
USD
750
679
679
BPCE
19/10/2021
19/10/2032
USD
1 000
905
905
BPCE
01/12/2021
30/11/2032
GBP
500
577
577
BPCE
16/12/2021
16/12/2031
JPY
74 600
479
479
BPCE
16/12/2021
16/12/2036
JPY
5 800
37
37
BPCE
14/01/2022
14/01/2037
USD
800
724
724
BPCE
02/02/2022
02/02/2034
EUR
1 000
1 000
1 000
BPCE
02/03/2022
02/03/2032
EUR
500
500
500
BPCE
07/07/2022
07/07/2032
JPY
26 600
171
171
BPCE
15/12/2022
15/12/2032
JPY
8 400
54
54
BPCE
25/01/2023
25/01/2025
EUR
1 500
1 500
1 500
BPCE
01/06/2023
01/06/2033
EUR
500
500
500
TOTAL
18 797
13 269
Le détail des instruments de dettes reconnus en fonds propres de catégorie 2, ainsi que leurs caractéristiques, telles que requises par le règlement d’exécution no 1423/2013 sont publiés à l’adresse suivante : https://groupebpce.com/investisseurs/resultats-et-publications/pilier-iii.
EU CCYB1 – RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE DES EXPOSITIONS DE CRÉDIT UTILISÉES DANS LE CALCUL DU COUSSIN DE FONDS PROPRES CONTRACYCLIQUE
en millions d’euros
31/12/2023
a
b
c
d
e
f
g
h
i
j
k
l
m
Expositions
générales de crédit
Expositions de crédit
pertinentes – risque
de marché
Expo-
sitions
de titris-
ation
Valeur
exposée
au
risque
pour le
porte-
feuille
bancaire
Valeur
d’expo-
sition
totale
Exigences de fonds propres
Risques
pondérés
Pondé-
rations
des
exigences
de fonds
propres
(en %)
Taux de
coussin
contra-
cyclique
(en %)
Valeur
exposée
au
risque
selon
l’approche
standard
Valeur
exposée
au
risque
selon
l’approche
NI
Somme
des
positions
longues
et
courtes
des
expo-
sitions
relevant
du
porte-
feuille
de
négo-
ciation
pour
l’approche
standard
Valeur
des
expo-
sitions
du
porte-
feuille
de
négo-
ciation
pour les
modèles
internes
Expo-
sitions
au
risque
de
crédit
perti-
nentes –
risque
de
crédit
Expo-
sitions
de
crédit
perti-
nentes –
risque
de
marché
Expo-
sitions
de
crédit
perti-
nentes –
positions
de
titrisation
dans le
porte-
feuille
hors
négo-
ciation
Total
010
VENTILATION PAR PAYS
Australie
67
2 060
26
0
582
2 735
77
0
8
85
1 064
0,29 %
1,00 %
Bulgarie
0
2
-
-
-
2
0
-
-
0
0
0,00 %
2,00 %
Chypre
0
12
-
-
-
12
0
-
-
0
2
0,00 %
0,50 %
République Tchèque
6
10
0
-
-
17
1
0
-
1
8
0,00 %
2,00 %
Allemagne
1 018
2 110
351
2 306
919
6 703
142
19
16
178
2 221
0,60 %
0,75 %
Danemark
251
165
16
74
-
506
24
1
-
25
313
0,08 %
2,50 %
Estonie
4
0
25
-
-
29
0
-
-
0
4
0,00 %
1,50 %
France
155 187
655 152
4 119
6 384
5 724
826 565
24 315
48
117
24 480
305 998
83,11 %
0,50 %
Royaume-Uni
812
8 096
215
79
891
10 093
285
7
11
303
3 792
1,03 %
2,00 %
Hong Kong
37
3 257
32
-
177
3 503
85
1
4
90
1 121
0,30 %
1,00 %
Croatie
3
18
3
-
-
23
1
-
-
1
10
0,00 %
1,00 %
Irlande
349
3 853
186
3
695
5 086
91
12
10
113
1 407
0,38 %
1,00 %
Islande
-
50
-
-
-
50
1
-
-
1
14
0,00 %
2,00 %
Lituanie
0
1
6
-
-
7
0
-
-
0
0
0,00 %
1,00 %
Luxembourg
1 550
8 462
81 294
686
793
92 785
491
6
7
505
6 307
1,71 %
0,50 %
Pays-Bas
1 830
4 032
222
506
1 209
7 799
189
14
39
241
3 018
0,82 %
1,00 %
Norvège
119
447
17
1
-
584
17
1
-
18
222
0,06 %
2,50 %
Roumanie
10
10
-
-
-
20
1
-
-
1
11
0,00 %
1,00 %
Suède
86
350
17
23
-
477
23
1
-
24
301
0,08 %
2,00 %
Slovaquie
18
75
1
0
-
94
3
0
-
3
43
0,01 %
1,50 %
Slovénie
2
0
-
-
-
3
0
-
-
0
2
0,00 %
0,50 %
Autres pays pondérés à 0 %
21 075
61 175
4 890
2 686
9 712
99 537
3 176
61
150
3 387
42 341
11,50 %
0,00 %
020
TOTAL
182 424
749 338
91 418
12 748
20 701
1 056 629
28 924
170
362
29 456
368 199
100,00 %
en millions d’euros
31/12/2022
a
b
c
d
e
f
g
h
i
j
k
l
m
Expositions
générales de crédit
Expositions de crédit
pertinentes – risque
de marché
Expo-
sitions
de
titrisation
Valeur
exposée
au
risque
pour le
porte-
feuille
hors
négo-
ciation
Valeur
d’expo-
sition
totale
Exigences de fonds propres
Montants
d’expo-
sition
pondérés
Pondé-
rations
des
exigences
de fonds
propres
(en %)
Taux de
coussin
contra-
cyclique
(en %)
Valeur
exposée
au
risque
selon
l’approche
standard
Valeur
exposée
au
risque
selon
l’approche
NI
Somme
des
positions
longues
et
courtes
des
expo-
sitions
relevant
du
porte-
feuille
de
négo-
ciation
pour
l’approche
standard
Valeur
des
expo-
sitions
du
porte-
feuille
de
négo-
ciation
pour les
modèles
internes
Expo-
sitions
au
risque
de
crédit
perti-
nentes –
risque
de
crédit
Expo-
sitions
de
crédit
perti-
nentes –
risque
de
marché
Expo-
sitions
de
crédit
perti-
nentes –
positions
de
titrisation
dans le
porte-
feuille
hors
négo-
ciation
Total
010
VENTILATION PAR PAYS
Bulgarie
0
2
0
0
0
2
0
0
0
0
0
0,00 %
1,00 %
République Tchèque
14
11
0
0
0
25
1
0
0
1
16
0,00 %
1,50 %
Danemark
252
88
12
0
0
352
22
0
0
23
283
0,08 %
2,00 %
Estonie
0
3
0
0
0
4
0
0
0
0
4
0,00 %
1,00 %
Royaume-Uni
1 206
7 722
166
43
1587
10 725
314
6
20
339
4 234
1,15 %
1,00 %
Hong Kong
264
2 337
29
0
208
2 838
83
1
3
87
1 084
0,29 %
1,00 %
Islande
0
1
0
0
0
1
0
0
0
0
0
0,00 %
2,00 %
Luxembourg
2 109
7 925
44 798
176
505
55 513
437
3
4
444
5 552
1,51 %
0,50 %
Norvège
336
381
24
0
0
741
26
1
0
27
334
0,09 %
2,00 %
Roumanie
12
11
0
0
0
23
1
0
0
1
14
0,00 %
0,50 %
Suède
93
173
33
0
0
299
12
2
0
14
172
0,05 %
1,00 %
Slovaquie
10
6
3
29
0
48
1
0
0
1
9
0,00 %
1,00 %
Autres pays pondérés à 0 %
176 847
700 846
10 307
14 548
20 133
922 680
28 059
134
326
28 519
356 489
96,82 %
2,00 %
020
TOTAL
181 143
719 506
55 371
14 798
22 433
993 251
28 957
145
353
29 455
368 191
100,00 %
en millions d’euros
a
b
c
d
e
EU e1
EU e2
f
g
h
31/12/2023
Catégorie de risque
AVA de catégorie —
Incertitude d’évaluation
AVA de
catégorie
totale
après
diversi-
fication
Dont : Total
approche
principale
dans le
portefeuille
de
négociation
Dont : Total
approche
principale
dans le
portefeuille
bancaire
AVA de catégorie
Actions
Taux
d’intérêt
Change
Crédit
Matières
premières
AVA
relatives
aux écarts
de crédit
constatés
d’avance
AVA
relatives
aux coûts
d’investis-
sement et
de finance-
ment
1
Incertitude sur les prix du marché
564
42
4
81
2
44
55
397
108
289
3
Coûts de liquidation
112
36
4
113
1
35
-
150
83
67
4
Positions concentrées
78
5
2 169
43
-
-
-
129
71
59
5
Résiliation anticipée
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
6
Risque lié au modèle
89
7
28
35
-
57
-
108
99
9
7
Risque opérationnel
34
5
0
15
0
-
-
54
13
42
10
Frais administratifs futurs
28
44
17
39
3
-
-
131
130
1
11
TOTAL DES CORRECTIONS DE VALEUR SUPPLÉMENTAIRES (AVA)
970
504
466
en millions d’euros
a
b
c
d
e
EU e1
EU e2
f
g
h
31/12/2022
Catégorie de risque
AVA de catégorie —
Incertitude d’évaluation
AVA de
catégorie
totale
après
diversi-
fication
Dont : Total
approche
principale
dans le
portefeuille
de
négociation
Dont : Total
approche
principale
dans le
portefeuille
bancaire
AVA de catégorie
Actions
Taux
d’intérêt
Change
Crédit
Matières
premières
AVA
relatives
aux écarts
de crédit
constatés
d’avance
AVA
relatives
aux coûts
d’investis-
sement et
de finance-
ment
1
Incertitude sur les prix du marché
132
16
5
286
1
47
37
262
62
200
3
Coûts de liquidation
177
16
11
92
-
47
-
172
49
123
4
Positions concentrées
131
-
-
3
-
-
-
134
132
2
5
Résiliation anticipée
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
6
Risque lié au modèle
52
8
29
27
-
56
-
86
78
8
7
Risque opérationnel
22
2
1
19
-
-
-
43
8
35
10
Frais administratifs futurs
19
136
5
9
2
-
-
170
170
-
11
TOTAL DES CORRECTIONS DE VALEUR SUPPLÉMENTAIRES (AVA)
869
500
369
Le ratio de levier rapporte les fonds propres Tier 1 à une exposition calculée trimestriellement à partir du bilan et du hors bilan évalués selon une approche prudentielle. Les instruments dérivés et les opérations de pension font l’objet de retraitements spécifiques. Les engagements donnés se voient affecter d’un facteur de conversion conformément à l’article 429 paragraphe 7, du CRR2.
en millions d’euros
Expositions aux fins du ratio de levier
en vertu du CRR
a
b
31/12/2023
31/12/2022
EXPOSITIONS AU BILAN (EXCEPTÉ DÉRIVÉS ET OFT)
1
Éléments inscrits au bilan (dérivés et OFT exclus, mais sûretés incluses)
1 298 113
1 273 563
2
Rajout du montant des sûretés fournies pour des dérivés, lorsqu’elles sont déduites des actifs du bilan selon le référentiel comptable applicable
-
-
3
(Déduction des créances comptabilisées en tant qu’actifs pour la marge de variation en espèces fournie dans le cadre de transactions sur dérivés)
(9 958)
(12 134)
4
(Ajustement pour les titres reçus dans le cadre d’opérations de financement sur titres qui sont comptabilisés en tant qu’actifs)
-
-
5
(Ajustements pour risque de crédit général des éléments inscrits au bilan)
-
-
6
(Montants d’actifs déduits lors de la détermination des fonds propres de catégorie 1)
(7 446)
(7 707)
7
Total des expositions au bilan (excepté dérivés et OFT)
1 280 710
1 253 723
EXPOSITIONS SUR DÉRIVÉS
8
Coût de remplacement de toutes les transactions dérivées SA-CCR (c’est-à-dire net des marges de variation en espèces éligibles)
15 321
17 554
EU-8a
Dérogation pour dérivés : contribution des coûts de remplacement selon l’approche standard simplifiée
-
-
9
Montants de majoration pour l’exposition future potentielle associée à des opérations sur dérivés SA-CCR
25 986
25 644
EU-9a
Dérogation pour dérivés : Contribution de l’exposition potentielle future selon l’approche standard simplifiée
-
-
EU-9b
Exposition déterminée par application de la méthode de l’exposition initiale
-
-
10
(Jambe CCP exemptée des expositions sur transactions compensées pour des clients) (SA-CCR)
-
-
EU-10a
(Jambe CCP exemptée des expositions sur transactions compensées pour des clients) (approche standard simplifiée)
-
-
EU-10b
(Jambe CCP exemptée des expositions sur transactions compensées pour des clients (méthode de l’exposition initiale)
-
-
11
Valeur notionnelle effective ajustée des dérivés de crédit vendus
45 199
37 945
12
(Différences notionnelles effectives ajustées et déductions des majorations pour les dérivés de crédit vendus)
(42 495)
(34 268)
13
Expositions totales sur dérivés
44 011
46 875
EXPOSITIONS SUR OPÉRATIONS DE FINANCEMENT SUR TITRES (OFT)
14
Actifs OFT bruts (sans prise en compte de la compensation) après ajustement pour les transactions comptabilisées en tant que ventes
83 437
68 930
15
(Valeur nette des montants en espèces à payer et à recevoir des actifs OFT bruts)
-
-
16
Exposition au risque de crédit de la contrepartie pour les actifs OFT
8 396
8 997
EU-16a
Dérogation pour OFT : Exposition au risque de crédit de contrepartie conformément à l’article 429 sexies, paragraphe 5, et à l’article 222 du CRR
-
-
17
Expositions lorsque l’établissement agit en qualité d’agent
-
-
EU-17a
(Jambe CCP exemptée des expositions sur OFT compensées pour des clients)
-
-
18
Expositions totales sur opérations de financement sur titres
91 833
77 927
AUTRES EXPOSITIONS DE HORS BILAN
19
Expositions de hors bilan en valeur notionnelle brute
214 747
220 917
20
(Ajustements pour conversion en montants de crédit équivalents)
(118 086)
(121 686)
21
(Provisions générales déduites lors de la détermination des fonds propres de catégorie 1 et provisions spécifiques associées aux expositions de hors bilan)
-
-
22
Expositions de hors bilan
96 661
99 231
EXPOSITIONS EXCLUES
EU-22a
(Expositions exclues de la mesure de l’exposition totale en vertu de l’article 429 bis, paragraphe 1, point c), du CRR)
(4 028)
(4 028)
EU-22b
(Expositions exemptées en vertu de l’article 429 bis, paragraphe 1, point j), du CRR (au bilan et hors bilan))
(95 726)
(85 047)
EU-22c
(Exclusions d’expositions de banques (ou unités de banques) publiques de développement – Investissements publics)
-
-
EU-22d
(Exclusions d’expositions de banques (ou unités de banques) publiques de développement – Prêts incitatifs)
-
-
EU-22e
(Exclusions d’expositions découlant du transfert de prêts incitatifs par des banques (ou unités de banques) qui ne sont pas des banques publiques de développement)
-
-
EU-22f
(Exclusions de parties garanties d’expositions résultant de crédits à l’exportation)
-
-
EU-22g
(Exclusions de sûretés excédentaires déposées auprès d’agents tripartites)
-
-
EU-22h
(Exclusions de services liés aux DCT fournis par les établissements/DCT, en vertu de l’article 429 bis, paragraphe 1, point o), du CRR)
-
-
EU-22i
(Exclusions de services liés aux DCT fournis par des établissements désignés, en vertu de l’article 429 bis, paragraphe 1, point p), du CRR)
-
-
EU-22j
(Réduction de la valeur d’exposition des crédits de préfinancement ou intermédiaires)
-
-
EU-22k
(Total des expositions exemptées)
(99 754)
(89 075)
FONDS PROPRES ET MESURE DE L’EXPOSITION TOTALE
23
Fonds propres de catégorie 1
71 246
69 665
24
Mesure de l’exposition totale
1 413 461
1 388 681
RATIO DE LEVIER
25
Ratio de levier (en %)
5,04 %
5,02 %
EU-25
Ratio de levier (hors incidence de l’exemption des investissements publics et des prêts incitatifs) (en %)
5,04 %
5,02 %
25a
Ratio de levier (hors incidence de toute exemption temporaire de réserves de banque centrale applicable) (en %)
5,04 %
5,02 %
26
Exigence réglementaire de ratio de levier minimal (en %)
3,00 %
3,00 %
27
Exigence de coussin lié au ratio de levier (en %)
0,50 %
0,00 %
EU-27a
Exigence de ratio de levier global (en %)
3,50 %
3,00 %
CHOIX DES DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET EXPOSITIONS PERTINENTES
EU-27b
Choix en matière de dispositions transitoires pour la définition de la mesure des fonds propres
-
-
PUBLICATION DES VALEURS MOYENNES
28
Moyenne des valeurs quotidiennes des actifs OFT bruts, après ajustement pour les transactions comptabilisées en tant que ventes et net des montants en espèces à payer et à recevoir correspondants
107 059
89 378
29
Valeur de fin de trimestre des actifs OFT bruts, après ajustement pour les transactions comptabilisées en tant que ventes et net des montants en espèces à payer et à recevoir correspondants
83 437
68 930
30
Mesure de l’exposition totale (en incluant l’incidence de toute exemption temporaire de réserves de banque centrale applicable) intégrant les valeurs moyennes des actifs OFT bruts de la ligne 28 (après ajustement pour transactions comptabilisées en tant que vente et net des montants en espèces à payer et à recevoir correspondants)
1 437 083
1 409 128
30a
Mesure de l’exposition totale (hors incidence de toute exemption temporaire de réserves de banque centrale applicable) intégrant les valeurs moyennes des actifs OFT bruts de la ligne 28 (après ajustement pour transactions comptabilisées en tant que vente et net des montants en espèces à payer et à recevoir correspondants)
1 437 083
1 409 128
31
Ratio de levier (en incluant l’incidence de toute exemption temporaire de réserves de banque centrale applicable) intégrant les valeurs moyennes des actifs OFT bruts de la ligne 28 (après ajustement pour transactions comptabilisées en tant que vente et net des montants en espèces à payer et à recevoir correspondants)
4,96 %
4,94 %
31a
Ratio de levier (hors incidence de toute exemption temporaire de réserves de banque centrale applicable) intégrant les valeurs moyennes des actifs OFT bruts de la ligne 28 (après ajustement pour transactions comptabilisées en tant que vente et net des montants en espèces à payer et à recevoir correspondants)
4,96 %
4,94 %
EU LR3 – LRSPL : VENTILATION DES EXPOSITIONS AU BILAN (EXCEPTÉ DÉRIVÉS, OFT ET EXPOSITIONS EXEMPTÉES)
en millions d’euros
a
b
31/12/2023
31/12/2022
Expositions aux fins
du ratio de levier en
vertu du CRR
Expositions aux fins
du ratio de levier en
vertu du CRR
EU-1
TOTAL DES EXPOSITIONS AU BILAN (EXCEPTÉ DÉRIVÉS, OFT ET EXPOSITIONS EXEMPTÉES), DONT :
1 188 895
1 172 480
EU-2
Expositions du portefeuille de négociation
64 854
61 189
EU-3
Expositions du portefeuille bancaire, dont :
1 124 042
1 111 291
EU-4
Obligations garanties
2 405
1 041
EU-5
Expositions considérées comme souveraines
225 360
252 826
EU-6
Expositions aux gouvernements régionaux, banques multilatérales de développement, organisations internationales et entités du secteur public non considérés comme des emprunteurs souverains
61 740
61 554
EU-7
Établissements
15 906
13 662
EU-8
Expositions garanties par une hypothèque sur un bien immobilier
427 914
407 317
EU-9
Expositions sur la clientèle de détail
115 247
117 038
EU-10
Entreprises
197 892
191 326
EU-11
Expositions en défaut
19 049
18 100
EU-12
Autres expositions (notamment actions, titrisations et autres actifs ne correspondant pas à des obligations de crédit)
58 529
48 427
EU INS2 — CONGLOMÉRATS FINANCIERS – INFORMATIONS SUR LES FONDS PROPRES ET LE RATIO D’ADÉQUATION DES FONDS PROPRES
en millions d’euros
a
b
c
d
e
31/12/2023
30/09/2023
30/06/2023
31/03/2023
31/12/2022
FONDS PROPRES ET ENGAGEMENTS ÉLIGIBLES, RATIOS ET COMPOSANTES DU GROUPE DE RÉSOLUTION
1
Fonds propres et engagements éligibles (en TLAC)
116 207
112 817
114 584
112 989
109 503
2
Risques pondérés (RWA)
457 606
456 993
460 589
462 988
460 858
3
Ratio TLAC (en pourcentage des RWA)
25,39 %
24,69 %
24,88 %
24,40 %
23,76 %
4
Mesure de l’exposition aux fins du ratio de levier
1 413 461
1 414 525
1 392 680
1 388 080
1 388 681
5
Ratio TLAC (en pourcentage de l’exposition de levier)
8,22 %
7,98 %
8,23 %
8,14 %
7,89 %
6a
L’exemption de la subordination permise par l’article 72 ter, paragraphe 4, du règlement (UE) no 575/2013 s’applique-t-elle ? (exemption de 5 %)
n.a
n.a
n.a
n.a
n.a
6b
Montant agrégé d’instruments d’engagements éligibles non subordonnés autorisés si l’exemption de la subordination permise par l’article 72 ter, paragraphe 3, du règlement (UE) no 575/2013 est appliquée (exemption de 3,5 % max.)
n.a
n.a
n.a
n.a
n.a
6c
Si une exemption de la subordination plafonnée s’applique en vertu de l’article 72 ter, paragraphe 3, du règlement (UE) no 575/2013, le montant de financement émis d’un rang égal aux engagements exclus et qui est comptabilisé à la ligne 1, divisé par le financement émis d’un rang égal aux engagements exclus et qui serait comptabilisé à la ligne 1 si aucun plafond n’était appliqué (en %)
n.a
n.a
n.a
n.a
n.a
NB
: Dans le cadre de l’analyse de sa résolvabilité, le Groupe BPCE a choisi de renoncer à la possibilité prévue par l’article 72ter(3) de CRR d’utiliser de la dette senior préférée pour le respect du TLAC et du MREL subordonné
en millions d’euros
31/12/2023
b
Exigence en matière de
fonds propres et
d’engagements éligibles
applicables aux EISm (TLAC)
1
Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1)
71 246
2
Fonds propres additionnels de catégorie 1 (AT1)
-
6
Fonds propres de catégorie 2 (T2)
12 165
11
Fonds propres éligibles TLAC
83 411
12
Instruments d’engagements éligibles émis directement par l’entité de résolution qui sont subordonnés à des engagements exclus (ne bénéficiant pas de la clause d’antériorité)
23 124
EU-12a
Instruments d’engagements éligibles émis par d’autres entités au sein du groupe de résolution qui sont subordonnés à des engagements exclus (ne bénéficiant pas de la clause d’antériorité)
-
EU-12b
Instruments d’engagements éligibles subordonnés à des engagements exclus émis avant le 27 juin 2019 (subordonnés bénéficiant de la clause d’antériorité)
5 758
EU-12c
Instruments de fonds propres de catégorie 2 ayant une échéance résiduelle d’au moins un an, dans la mesure où ils ne sont pas éligibles en tant qu’éléments de fonds propres de catégorie 2
3 972
13
Engagements éligibles non subordonnés à des engagements exclus (ne bénéficiant pas de la clause d’antériorité avant plafonnement)
-
EU-13a
Engagements éligibles qui ne sont pas subordonnés à des engagements exclus émis avant le 27 juin 2019 (avant plafonnement)
-
14
Montant des instruments d’engagements éligibles non subordonnés, le cas échéant, après l’application de l’article 72 ter, paragraphe 3, du règlement (UE) no 575/2013
-
17
Éléments d’engagements éligibles TLAC avant ajustements
32 795
18
Éléments de fonds propres et d’engagements éligibles TLAC avant ajustements
116 207
19
(Déduction des expositions entre groupes de résolution à points d’entrée multiples)
-
20
(Déduction des investissements dans d’autres instruments d’engagements éligibles)
-
22
Fonds propres et engagements éligibles TLAC après ajustements règlementaires
116 207
23
Risques pondérés (en RWA)
457 606
24
Mesure totale de l’exposition aux fins du ratio de levier
1 413 461
25
Ratio TLAC (en pourcentage des RWA)
25,39 %
26
Ratio TLAC (en pourcentage de l’exposition de levier)
8,22 %
27
Fonds propres de base de catégorie 1 (en pourcentage des RWA) disponibles une fois que les exigences du groupe de résolution sont remplies
3,41 %
28
Exigence globale de coussin de fonds propres spécifique à l’établissement
3,98 %
29
•dont : exigence de coussin de conservation de fonds propres
2,50 %
30
•dont : exigence de coussin contracyclique
0,47 %
31
•dont : exigence de coussin pour le risque systémique
0,01 %
EU-31a
•dont : coussin pour les établissements d’importance systémique mondiale (EISm) ou pour les autres établissements d’importance systémique (autres EIS)
1,00 %
EU-32
Montant total des engagements exclus visés à l’article 72 bis, paragraphe 2, du règlement (UE) no 575/2013
566 722
en millions d’euros
31/12/2022
b
Exigence en matière de
fonds propres et
d’engagements éligibles
applicables aux EISm (TLAC)
FONDS PROPRES ET ENGAGEMENTS ÉLIGIBLES ET AJUSTEMENTS
1
Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1)
69 665
2
Fonds propres additionnels de catégorie 1 (AT1)
-
6
Fonds propres de catégorie 2 (T2)
12 759
11
Fonds propres éligibles TLAC
82 424
FONDS PROPRES ET ENGAGEMENTS ÉLIGIBLES : ÉLÉMENTS DE CAPITAL NON RÉGLEMENTAIRES
12
Instruments d’engagements éligibles émis directement par l’entité de résolution qui sont subordonnés à des engagements exclus (ne bénéficiant pas de la clause d’antériorité)
13 250
EU-12a
Instruments d’engagements éligibles émis par d’autres entités au sein du groupe de résolution qui sont subordonnés à des engagements exclus (ne bénéficiant pas de la clause d’antériorité)
-
EU-12b
Instruments d’engagements éligibles subordonnés à des engagements exclus émis avant le 27 juin 2019 (subordonnés bénéficiant de la clause d’antériorité)
9 273
EU-12c
Instruments de fonds propres de catégorie 2 ayant une échéance résiduelle d’au moins un an, dans la mesure où ils ne sont pas éligibles en tant qu’éléments de fonds propres de catégorie 2
4 555
13
Engagements éligibles non subordonnés à des engagements exclus (ne bénéficiant pas de la clause d’antériorité avant plafonnement)
-
EU-13a
Engagements éligibles qui ne sont pas subordonnés à des engagements exclus émis avant le 27 juin 2019 (avant plafonnement)
-
14
Montant des instruments d’engagements éligibles non subordonnés, le cas échéant, après l’application de l’article 72 ter, paragraphe 3, du règlement (UE) no 575/2013
-
17
Éléments d’engagements éligibles TLAC avant ajustements
27 079
EU-17a
•dont : éléments d’engagements subordonnés
27 079
FONDS PROPRES ET ENGAGEMENTS ÉLIGIBLES : AJUSTEMENTS APPORTÉS AUX ÉLÉMENTS DE CAPITAL NON RÉGLEMENTAIRES
18
Éléments de fonds propres et d’engagements éligibles avant ajustements
109 503
19
(Déduction des expositions entre groupes de résolution à points d’entrée multiples)
-
20
(Déduction des investissements dans d’autres instruments d’engagements éligibles)
-
22
Fonds propres et engagements éligibles TLAC après ajustements règlementaires
109 503
EU-22a
•dont : fonds propres et engagements subordonnés
MONTANT D’EXPOSITION PONDÉRÉ ET MESURE D’EXPOSITION DU RATIO DE LEVIER DU GROUPE DE RÉSOLUTION
23
Montant total d’exposition au risque (TREA)
460 858
24
Mesure de l’exposition totale (TEM)
1 388 681
RATIO DES FONDS PROPRES ET DES ENGAGEMENTS ÉLIGIBLES
25
Fonds propres et engagements éligibles en pourcentage du TREA
0
EU-25a
•dont : fonds propres et engagements subordonnés
26
Fonds propres et engagements éligibles en pourcentage de la TEM
0
EU-26a
•dont : fonds propres et engagements subordonnés
27
•Fonds propres de base de catégorie 1 (en pourcentage du TREA) disponibles une fois que les exigences du groupe de résolution sont remplies
0
28
Exigence globale de coussin de fonds propres spécifique à l’établissement
0
29
•dont : exigence de coussin de conservation de fonds propres
0
30
•dont : exigence de coussin contracyclique
0
31
•dont : exigence de coussin pour le risque systémique
-
EU-31a
•dont : coussin pour les établissements d’importance systémique mondiale (EISm) ou pour les autres établissements d’importance systémique (autres EIS)
0
POUR MÉMOIRE
EU-32
Montant total des engagements exclus visés à l’article 72 bis, paragraphe 2, du règlement (UE) no 575/2013
646 189
La hiérarchie des créanciers pour les éléments constitutifs du TLAC est la suivante par ordre de priorité de remboursement : dette senior non préférée, dette subordonnée éligible à l’émission en fonds propres de catégorie 2 et dette subordonnée éligible à l’émission en fonds propres additionnels de catégorie 1.
Les passifs éligibles et leurs caractéristiques sont publiés à l’adresse suivante : https://groupebpce.com/investisseurs/resultats-et-publications/pilier-iii
en millions d’euros
31/12/2023
Hiérarchie en cas d’insolvabilité
TOTAL
1
3
7
(rang le moins
élevé)
(rang le plus
élevé)
Description du rang en cas d’insolvabilité
Fonds propres CET1
Tier 2
Dette senior non préférée
Engagements et fonds propres
71 246
18 390
32 423
122 059
•dont : engagements exclus
-
-
-
-
Engagements et fonds propres déduction faite des engagements exclus
71 246
18 390
32 423
122 059
Dont instruments éligibles au ratio TLAC
71 246
16 137
28 882
116 266
•dont : échéance résiduelle ≥ 1 an et < 2 ans
-
2 008
2 202
4 210
•dont : échéance résiduelle ≥ 2 ans et < 5 ans
-
4 138
14 330
18 468
•dont : échéance résiduelle ≥ 5 ans et < 10 ans
-
4 240
10 214
14 454
•dont : échéance résiduelle ≥ 10 ans, mais à l’exclusion des titres perpétuels
-
6 661
2 136
8 797
•dont : titres perpétuels
71 246
-
-
71 246
en millions d’euros
31/12/2022
Hiérarchie en cas d’insolvabilité
TOTAL
1
3
7
(rang le moins
élevé)
(rang le plus
élevé)
Description du rang en cas d’insolvabilité (texte libre)
Fonds propres CET1
Tier 2
Dette senior non préférée
Engagements et fonds propres
69 665
19 430
26 776
115 871
•dont : engagements exclus
-
-
-
-
Engagements et fonds propres déduction faite des engagements exclus
69 665
19 430
26 776
115 871
Dont instruments éligibles au ratio TLAC
69 665
17 314
22 524
109 503
•dont : échéance résiduelle ≥ 1 an et < 2 ans
-
2 617
3 676
6 293
•dont : échéance résiduelle ≥ 2 ans et < 5 ans
-
8 991
10 405
19 396
•dont : échéance résiduelle ≥ 5 ans et < 10 ans
-
4 554
8 363
12 918
•dont : échéance résiduelle ≥ 10 ans, mais à l’exclusion des titres perpétuels
-
1 646
79
1 725
•dont : titres perpétuels
69 665
-
-
69 665
-
5 RISQUES DE CRÉDIT
La direction des Risques Groupe a renforcé son cadre de gestion du risque en 2023, notamment sur les entreprises fortement endettées (Leveraged Finance). Un dispositif d’appétit au risque spécifique à cette classe d’actif a notamment été déployé au niveau du Groupe et des établissements. Par ailleurs, en lien avec les difficultés rencontrées par le secteur de l’immobilier commercial, une surveillance renforcée a été mise en œuvre sur ce secteur (étude ad hoc dédiée, remontée des zones de risques constatées en local par les établissements, etc.).
5.1 Organisation de la gestion des risques de crédit
Dans le cadre de ses prérogatives de pilotage, de surveillance et de contrôle, le département Risques de Crédit a en charge les missions principales suivantes :
•définir et réviser les dispositifs groupe d’encadrement de la prise de risque au travers de l’élaboration des politiques des risques de crédit du groupe ;
•définir les principes de division des risques au travers des dispositifs de limites individuelles par contreparties, encadrements sectoriels et pays et en contrôler le respect ;
•analyser les dossiers d’octroi de crédit dont le montant dépasse les limites individuelles sur le client ou qui portent sur des transactions de nature particulière ou qui dérogeraient aux principes de la Politiques de Crédit Groupe ou qui sont hors délégation des filiales du groupe ;
•examiner les principaux dossiers gérés en watchlist et proposer un niveau de provisionnement pour les dossiers en défaut ;
•évaluer et contrôler le niveau du risque de crédit à l’échelle du groupe et plus globalement, surveiller les différents portefeuilles par typologie de clients, classe d’actifs et par secteur ;
•mettre en œuvre les normes et méthodes relatives à la prise et à la gestion des risques sur le périmètre consolidé du groupe conformément à la réglementation ;
•animer les filières risques de crédit, notamment au travers visioconférences fréquentes, de journées nationales, ou de groupes de travail thématiques ;
La politique globale des risques de crédit est encadrée notamment par le dispositif d’appétit au risque, structuré autour de la définition du niveau de risque, et d’indicateurs encadrant cet appétit. L’équilibre entre la recherche de rentabilité et le niveau de risque accepté se traduit dans le profil de risque de crédit du Groupe BPCE et se décline dans les politiques de risque de crédit du groupe. Le Groupe BPCE s’interdit de s’engager sur des activités qu’il ne maîtrise pas suffisamment. Les activités aux profils de risque et de rentabilité élevés sont recensées et strictement encadrées.
De manière générale, le processus de décision de crédit du Groupe BPCE s’appuie, de façon privilégiée, sur la capacité du client demandeur à rembourser la dette sollicitée, sur la base de flux futurs de capitaux dont l’origine et le circuit sont clairement identifiés et la probabilité de survenance raisonnablement réaliste.
La mesure du risque de crédit repose sur des systèmes de notation interne adaptés à chaque typologie de clientèle ou d’opération dont la direction des Risques Groupe assume la définition et le contrôle de performance.
Une méthodologie de notation interne commune aux établissements du Groupe BPCE (spécifique à chaque segment de clientèle) est appliquée pour la clientèle de détail « particuliers et professionnels » ainsi que pour les segments « entreprises », « professionnels de l’immobilier », « financements de projets », « banques centrales et autres expositions souveraines », « administrations centrales », « secteur public et assimilé » et « établissements financiers ».
La construction de l’ensemble des dispositifs d’encadrement des octrois, de gestion et de classification des risques de crédit est fondée sur une gouvernance dédiée.
Chaque norme, politique, dispositif ou méthode est travaillée au sein d’ateliers mis en place et pilotés par les équipes de la direction des Risques Groupe, qui regroupent des représentants du groupe permettant de définir, au regard de l’appétit au risque du groupe et des contraintes réglementaires, les règles qui s’imposent et les attendus relatifs au sujet traité. Le sujet traité est alors décidé au sein d’un comité groupe où siègent des dirigeants.
Le contrôle du respect des plafonds réglementaires et internes groupe et des limites fait l’objet d’un suivi régulier en comité risques et conformité groupe et dans les comités des risques du conseil de surveillance. Le contrôle du respect des plafonds internes établissements est du ressort de chacun d’entre eux.
La direction des Risques Groupe définit également, pour l’ensemble des établissements, le socle commun des contrôles permanents de niveau 2 (CPN2) en matière de risques de crédit et contribue à la coordination des contrôles de premier niveau.
La fonction risque est organisée selon le principe de subsidiarité avec un lien fonctionnel fort :
•chaque établissement du Groupe BPCE est doté d’une direction des Risques embrassant les risques de crédit et de contrepartie. Chaque établissement gère ses risques selon les normes groupe et effectue un reporting semestriel de ses risques ;
•chaque directeur des Risques est en lien fonctionnel fort avec le directeur des Risques du Groupe. Ce dernier rend compte au président du directoire du Groupe BPCE et est membre du comité de direction générale ;
L’encadrement des octrois décliné ou adapté dans chaque établissement du groupe s’exerce dans le cadre d’un dispositif groupe composé de :
•politiques de risques et politiques sectorielles ;
•dispositifs de plafonds réglementaires, de plafonds internes groupe, de plafonds internes pour les établissements des réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne et toutes les filiales de BPCE ;
•dispositifs de limites Groupe afférentes aux principaux groupes de contreparties (société constituée d’une maison mère et de ses filiales) sur base consolidée, sur les principales classes d’actifs hors retail, complétés autant que de besoin de dispositifs de limites locales ; fondées principalement sur la notation interne, ces méthodologies permettent de définir le plafond de risque maximum que le Groupe BPCE souhaite porter ;
•dans chaque établissement du groupe, d’un principe d’analyse contradictoire ou de contre-analyse faisant intervenir la fonction risques qui dispose d’un droit de veto, qui peut donner lieu à la saisine du comité de crédit de niveau supérieur, ou du délégataire dûment habilité.
FAITS MARQUANTS
L’exigence a été également maintenue sur l’insertion opérationnelle des principales normes, règles et politiques en établissements afin de garantir une mise en œuvre homogène au sein du groupe.
L’exercice 2023 a été marqué par la poursuite de la hausse des taux amorcée en 2022 par la BCE, et par des niveaux d’inflation qui demeurent élevés. Le nombre de défaillances en France a par ailleurs sensiblement augmenté, et retrouve les niveaux d’avant la crise de la Covid-19. Le secteur de l’immobilier commercial est par ailleurs chahuté, en lien notamment avec un renchérissement du prix du crédit pour les particuliers et des prix dans le neuf en hausse compte tenu de l’augmentation des coûts de construction. Une surveillance renforcée sur ce secteur a été mise en place par la direction des Risques Groupe.
Le dispositif de plafonds internes au niveau du groupe, inférieurs aux plafonds réglementaires, vise à accroître la division des risques et s’applique à l’ensemble des entités du groupe.
Le dispositif de plafonds internes établissements se situe à un niveau inférieur ou égal aux plafonds internes groupe et s’applique aux réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne et aux filiales.
Un dispositif de limites individuelles groupe est également mis en place sur les principales contreparties ainsi que sur les expositions concernant les pays et les secteurs d’activité. Il concerne tous les établissements du groupe. Le dispositif de limites individuelles qui a pour but de diviser les risques et de les rendre individuellement acceptables au regard de la capacité bénéficiaire et des fonds propres des établissements, prend en compte l’exposition brute, c’est-à-dire sans prise en compte de la valeur des garanties, pour définir le montant maximum de risque acceptable sur une contrepartie donnée. Cette position vise à neutraliser le risque opérationnel lié à l’enregistrement effectif des garanties et celui lié à l’exécution lorsque la mise en œuvre des garanties s’avère nécessaire.
Une déclinaison sectorielle de la surveillance des risques est organisée via une veille sectorielle partagée avec tous les établissements du groupe. Celle-ci se traduit en politiques sectorielles.
La direction des Risques Groupe réalise pour le comité des risques et conformité groupe la mesure et le contrôle du respect de la déclinaison en établissement de ces dispositifs d’encadrement des risques (limites individuelles et limites thématiques).
Le conseil de surveillance du groupe est informé du suivi des plafonds internes groupe et des dépassements éventuellement constatés des limites définies dans le cadre du dispositif d’appétit au risque.
Le tableau de bord trimestriel des risques groupe permet un suivi de la consommation des risques pondérés sur les principales classes d’actifs du groupe : il compare ainsi les différentiels éventuels d’évolution entre les expositions brutes et les RWA consommés.
Ces dispositifs permettent un suivi précis par classe d’actif de l’évolution du capital nécessaire pour couvrir les risques et permettent en parallèle de percevoir l’évolution de la qualité des classes d’actifs concernées.
Le risque de corrélation est encadré par un processus de décision spécifique lorsque la garantie offerte par une contrepartie est constituée de ses propres titres. Une clause d’arrosage est notamment systématiquement demandée sur de telles opérations.
Pour ce qui concerne le wrong way risk de premier ordre relatif aux opérations d’échanges de collatéral entre établissements de crédit, la procédure d’encadrement de la réserve de liquidité de BPCE définit ce critère de la manière suivante : « la contrepartie de l’opération de repo et le titre reçu en collatéral, au titre de cette même opération, ne doivent pas être inclus dans un même Groupe réglementaire ».
Toutefois, ces opérations peuvent faire l’objet d’un examen au cas par cas dans le cadre d’un processus de décision spécifique, lorsque le collatéral est uniquement constitué de prêts retail destinés au financement d’immobilier résidentiel.
D’un point de vue réglementaire, l’article 118 de l’arrêté du 3 novembre 2014 modifié relatif au contrôle interne précise que « les entreprises assujetties doivent procéder, à tout le moins trimestriellement, à l’analyse de l’évolution de la qualité de leurs engagements ». Cet examen doit notamment permettre de déterminer, pour les opérations dont l’importance est significative, les reclassements éventuellement nécessaires au sein des catégories internes d’appréciation du niveau de risque de crédit, ainsi que, en tant que de besoin, les affectations dans les rubriques comptables de créances douteuses et les niveaux appropriés de provisionnement.
La mise en watchlist (WL) au sein du Groupe BPCE, que ce soit au niveau WL locale ou WL groupe, consiste à exercer une surveillance renforcée (WL sain) ou à prendre des décisions de provisionnement sur certaines contreparties (WL défaut).
Les provisions statistiques sur encours sains, calculées au niveau groupe pour les réseaux selon les exigences de la norme IFRS 9, sont évaluées selon une méthodologie validée par la comitologie modèle du groupe (revue par une direction indépendante et validée en comité modèles risk management et en comité normes et méthodes RCCP). Ces provisions intègrent des scénarios d’évolution de la conjoncture économique déterminés annuellement par la recherche économique du groupe, associés à des probabilités d’occurrence revues trimestriellement par le comité watchlist et provisions groupe.
Le provisionnement affecté est calculé en prenant en compte la valeur actuelle des garanties dans une approche prudente.
Toute exposition en défaut qui ne serait pas provisionnée doit faire l’objet d’une justification renforcée pour expliquer l’absence de provisionnement.
Le Groupe BPCE n’est pas amené à pratiquer, pour des opérations de crédit, d’opérations de compensation au bilan et au hors bilan.
Durant l’année 2023, le Groupe BPCE a continué à déployer une politique de provisionnement IFRS 9 prudente, dans un contexte économique incertain en raison du contexte géopolitique, de la remontée des taux et du niveau d’inflation qui demeure élevé.
Les instruments de dette classés en actifs financiers au coût amorti ou en actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres, les engagements de financement et les contrats de garantie financière donnée qui ne sont pas comptabilisés à la juste valeur par résultat ainsi que les créances résultant de contrats de location et les créances commerciales font systématiquement l’objet d’une dépréciation ou d’une provision pour perte de crédit attendue (Expected Credit Losses ou ECL).
Les dépréciations sont constatées, pour les actifs financiers n’ayant pas fait l’objet d’indications objectives de pertes à titre individuel, à partir d’historique de pertes observées mais aussi de prévisions raisonnables et justifiables des flux futurs de trésorerie actualisés.
Les instruments financiers sont répartis en trois catégories (statuts) selon la dégradation du risque de crédit observée depuis leur comptabilisation initiale. À chaque catégorie d’encours correspond une modalité spécifique d’évaluation du risque de crédit :
1. Statut 1 (stage 1 ou S1)
2. Statut 2 (stage 2 ou S2)
3. Statut 3 (stage 3 ou S3)
Encours sains pour lesquels il n’y a pas d’augmentation significative du risque de crédit depuis la comptabilisation initiale de l’instrument financier. La dépréciation ou la provision pour risque de crédit correspond aux pertes de crédit attendues à un an.
Encours sains pour lesquels une augmentation significative du risque de crédit est constatée depuis la comptabilisation initiale de l’instrument financier, sont transférés dans cette catégorie. La dépréciation ou la provision pour risque de crédit est alors déterminée sur la base des pertes de crédit attendues sur la durée de vie résiduelle de l’instrument financier (pertes de crédit attendues à maturité).
Encours dépréciés (ou impaired) au sens de la norme IFRS 9 pour lesquels il existe une indication objective de perte de valeur liée à un événement qui caractérise un risque de crédit avéré (par exemple non-remboursement d’un prêt à son échéance normale, procédure collective, impayés subis par le client, impossibilité de financer un investissement de renouvellement…) et qui intervient après la comptabilisation initiale de l’instrument concerné. Cette catégorie recouvre les créances pour lesquelles a été identifié un événement de défaut tel que défini à l’article 178 du règlement européen du 26 juin 2013 relatif aux exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit.
Une politique de provisionnement sur la clientèle entreprises du groupe est mise en œuvre. Elle décrit les fondements du calcul de la dépréciation des créances et la méthodologie de détermination de la dépréciation individuelle à dire d’expert. Elle définit également les notions (mesure du risque de crédit, principes comptables de dépréciation des créances clients en IFRS et en normes françaises) et les données devant être contenues dans un dossier douteux et dans un dossier contentieux, ainsi que les éléments indispensables à présenter dans une fiche de provisionnement.
Une politique de provisionnement corporate des expositions Groupe inférieures à 15 millions d’euros a été définie et déployée.
Dans la partie dédiée à la méthodologie de détermination de la dépréciation individuelle à dire d’expert, elle définit des approches de dépréciation going concern, gone concern, approche mixte.
Le Groupe BPCE applique le principe de contagion : l’application de ce principe se réalise notamment dans le cadre de l’identification des groupes de contreparties clients, au travers des liens de grappages dans ces groupes.
Une méthodologie concernant la pratique des hair cut sur la valeur des garanties, afin de prendre les inévitables aléas, a été définie et mise en place.
La dépréciation pour risque de crédit est égale aux pertes attendues à un an ou à terminaison selon le niveau de dégradation du risque de crédit depuis l’octroi (actif en Statut 1 ou en Statut 2). Un ensemble de critères qualitatifs et quantitatifs permettent d’évaluer cette dégradation du risque.
L’augmentation significative du risque de crédit s’apprécie sur une base individuelle en tenant compte de toutes les informations raisonnables et justifiables et en comparant le risque de défaillance sur l’instrument financier à la date de clôture avec le risque de défaillance sur l’instrument financier à la date de la comptabilisation initiale. Cette dégradation devra être constatée avant que la transaction ne soit dépréciée (Statut 3).
Afin d’apprécier la dégradation significative, le groupe a mis en œuvre un processus fondé sur des règles et des critères qui s’imposent à l’ensemble des entités du groupe :
•sur les portefeuilles de particuliers, professionnels et petites et moyennes entreprises, le critère quantitatif s’appuie sur la mesure de l’écart entre la notation de la contrepartie à l’octroi et sa notation à date de l’arrêté. Cet écart – ou dénotch (abaissement de note) – est mesuré sur une échelle-maître commune à l’ensemble de ces contreparties. Le nombre de dénotch avant dégradation en statut 2 est fonction de la note à l’octroi ;
•sur les portefeuilles de grandes entreprises, banques et financements spécialisés, il s’appuie sur la variation de la notation depuis l’octroi ;
•ces critères quantitatifs s’accompagnent d’un ensemble de critères qualitatifs, dont la présence d’impayés de plus de 30 jours, le classement du contrat en note sensible, l’identification d’une situation de forbearance ou l’inscription du dossier en watchlist ;
•les expositions notées par le moteur dédié aux grandes entreprises, banques et financements spécialisés sont également dégradées en statut 2 en fonction du rating sectoriel et du niveau de risque pays.
Les actifs financiers pour lesquels il existe une indication objective de perte de valeur liée à un événement qui caractérise un risque de contrepartie et qui intervient après leur comptabilisation initiale seront considérés comme dépréciés et relèveront du Statut 3. Les critères d’identification des actifs dépréciés sont similaires à ceux prévalant selon IAS 39 et sont alignés sur celui du défaut. Le traitement des restructurations pour difficultés financières reste analogue à celui prévalant selon IAS 39.
Les pertes de crédit attendues des instruments financiers en statut 1 ou en statut 2 sont évaluées comme le produit de plusieurs paramètres :
•flux attendus sur la durée de vie de l’instrument financier, actualisés en date de valorisation – ces flux étant déterminés en fonction des caractéristiques du contrat, de son taux d’intérêt effectif et du niveau de
remboursement anticipé attendu sur le contrat ;
•taux de perte en cas de défaut (LGD- loss given default) ;
•probabilités de défaut (PD), sur l’année à venir dans le cas des instruments financiers en statut 1, jusqu’à la maturité du contrat dans le cas des instruments financiers en statut 2.
Pour définir ces paramètres, le groupe s’appuie sur les concepts et les dispositifs existants, notamment sur les modèles internes développés dans le cadre du calcul des exigences réglementaires en fonds propres et sur les modèles de projections utilisés dans le dispositif de stress tests. Des ajustements spécifiques sont réalisés pour se mettre en conformité avec les spécificités de la norme IFRS 9.
Les paramètres IFRS 9 :
•visent ainsi à estimer de façon juste les pertes de crédit attendues dans un cadre de provisionnement comptable, tandis que les paramètres prudentiels sont dimensionnés de façon prudente dans un cadre réglementaire. Plusieurs marges de prudence appliquées sur les paramètres prudentiels sont en conséquence retraitées ;
•doivent permettre d’estimer les pertes de crédit attendues jusqu’à la maturité du contrat, tandis que les paramètres prudentiels sont définis afin d’estimer les pertes attendues sur un horizon d’un an. Les paramètres à un an sont donc projetés sur des horizons longs ;
•doivent tenir compte de la conjoncture économique anticipée sur l’horizon de projection (forward-looking), tandis que les paramètres prudentiels correspondent à des estimations moyenne de cycle (pour la PD) ou bas de cycle (pour la LGD et les flux attendus sur la durée de vie de l’instrument financier). Les paramètres prudentiels de PD et de LGD sont donc également ajustés selon ces anticipations sur la conjoncture économique.
L’ajustement des paramètres à la conjoncture économique se fait via la définition de trois scénarios économiques définis sur un horizon de trois ans. Les variables définies dans chacun de ces scénarios permettent la déformation des paramètres de PD et de LGD et le calcul d’une perte de crédit attendue pour chacun des scénarios économiques. La projection des paramètres sur les horizons supérieurs à trois ans se fait sur le principe d’un retour progressif à leur moyenne long terme. Les modèles utilisés pour déformer les paramètres de PD et de LGD s’appuient sur ceux développés dans le dispositif de stress tests dans un objectif de cohérence. Les modèles de calcul des différents paramètres servant au calcul des provisions (PD, LGD, segmentation, etc.) sont régulièrement mis à jour pour qu’ils conservent leur précision, qu’ils répondent aux attentes du régulateur et de manière plus générale pour améliorer leur pertinence.
Les scénarios économiques sont associés à des probabilités d’occurrence, permettant in fine le calcul d’une perte moyenne probable utilisée comme montant de dépréciation IFRS 9.
La définition de ces scénarios suit la même organisation et gouvernance que celle définie pour le processus budgétaire, avec une revue annuelle sur la base de propositions de la recherche économique. À des fins de cohérence avec le scénario budgétaire, le scénario central correspond au scénario budgétaire. Deux variantes – une vision optimiste du scénario et une vision pessimiste – sont également définies autour de ce scénario. Les probabilités d’occurrence des scénarios sont quant à elles revues trimestriellement par le comité watchlist et provisions du groupe. Les paramètres ainsi définis permettent l’évaluation des pertes de crédit attendues de l’ensemble des expositions notées, qu’elles appartiennent à un périmètre homologué en méthode interne ou qu’elles soient traitées en standard pour le calcul des actifs pondérés en risques. Dans le cas d’expositions non notées, des règles par défaut prudentes s’appliquent (enjeux peu significatifs pour le groupe).
Le dispositif de validation des paramètres IFRS 9 s’intègre pleinement dans le dispositif de validation des modèles déjà en vigueur au sein du groupe. La validation des paramètres suit ainsi un processus de revue par une cellule indépendante de validation interne des modèles, puis la revue de ces travaux est présentée en comité modèle groupe. Enfin, un suivi trimestriel des préconisations en comité modèle groupe a remplacé le suivi annuel.
L’existence d’une forbearance résulte de la combinaison d’une concession et de difficultés financières et peut concerner des contrats sains (performing) ou dépréciés (non performing). Une situation de restructuration forcée, une situation de procédure de surendettement ou toute situation de défaut au sens de la norme Groupe impliquant une mesure de forbearance, telle que définie précédemment, constituent une forbearance non performing.
Le recensement de ces situations s’appuie sur un guide de qualification à dire d’expert des situations de forbearance, notamment sur les financements à court, moyen et long termes des contreparties hors retail.
Un dispositif de contrôles permanents portant sur les situations de forbearance relatives à des expositions hors retail complète le dispositif.
Selon le principe de subsidiarité, les directions des Risques locales sont responsables du respect du dispositif de contrôles permanents (déploiement, réalisation, analyse des résultats et plans d’action). Elles réalisent les contrôles de niveau 2.1.
Le périmètre des contrôles permanents de niveau 2 relatifs aux risques de crédit porte sur le process d’octroi des différentes classes d’actifs, et des poches de risque spécifiques. Ce corpus de contrôles a été complété en 2023 en lien avec la mise en place d’un département Gouvernance et contrôle des risques qui centralise l’ensembles des contrôles permanents de niveau 2 de tout risque. Le pôle de contrôle permanent des risques se positionnenet en niveau 2.2 concernant les établissements du groupe.
Le Département Risques de crédit Groupe contribue avec d’autres départements de la direction des Risques Groupe à animer, normer, piloter et surveiller le dispositif de maîtrise des risques de crédit. La surveillance et le contrôle, fondée sur une approche par les risques, portent sur :
•la couverture adéquate des risques de crédit par les contrôles en fonction notamment de l’évaluation des risques de crédit dans la macrocartographie des risques ;
•la définition des contrôles de niveau 2 communs du socle de base risque de crédit (contrôle des opérations et/ou sur le contrôle des procédures internes) ;
-
5.2 Mesure des risques et notations internes
Segment de clientèle
31/12/2023
Réseau Banque
Populaire
Réseau Caisse
d’Epargne
Filiales Crédit
Foncier/Banque
Palatine/BPCE
International
Natixis
BPCE SA
Banques centrales et autres expositions souveraines
IRBF
Standard
Standard
IRBA
IRBF
Administrations centrales
IRBF
Standard
Standard
IRBA
IRBF
Secteur public et assimilé
Standard
Standard
Standard
Standard
Standard
Établissements financiers
IRBF
Standard
Standard
IRBA
IRBF
Entreprises (CA* > 3 millions d’euros)
IRBF/Standard
IRBF/Standard
Standard
IRBA
Standard
Clientèle de détail
IRBA
IRBA
Standard
Standard
*CA : chiffre d’affaires.
La filiale Oney est homologuée sur les modèles de crédit sur la clientèle de détail sur le périmètre France. Les périmètres Portugal, Espagne, Russie, Hongrie, Pologne sont en approche standard.
en %
31/12/2023
31/12/2022
EAD
EAD
Standard
IRBF
IRBA
Standard
IRBF
IRBA
Banques centrales et autres expositions souveraines
31 %
44 %
25 %
28 %
55 %
18 %
Administrations centrales
41 %
31 %
28 %
41 %
30 %
29 %
Secteur public et assimilé
99 %
0 %
0 %
98 %
0 %
2 %
Établissements financiers
49 %
13 %
38 %
45 %
9 %
46 %
Entreprises
39 %
23 %
38 %
39 %
24 %
37 %
Clientèle de détail
7 %
0 %
93 %
8 %
0 %
92 %
TOTAL
29 %
17 %
55 %
29 %
19 %
52 %
Les modèles internes du dispositif de notation sont élaborés à partir de données historiques de défaut et de pertes constatées. Ils servent à mesurer les risques de crédit auxquels est exposé le Groupe BPCE, à partir d’une probabilité de défaut de l’emprunteur à horizon d’un an (Probability of Default, PD), du pourcentage de perte en cas de défaut de la contrepartie (loss given default, LGD) et de facteurs de conversion de crédit (Credit conversion factor, CCF) en fonction des caractéristiques des transactions.
Ces dispositifs internes de notation sont également utilisés dans le cadre de la surveillance des risques, des dispositifs délégataires d’octroi, de limites internes sur les contreparties, etc. et peuvent également être sous-jacents à d’autres processus, tel que le provisionnement statistique.
Les paramètres de risque ainsi modélisés sont utilisés pour calculer les besoins en fonds propres, lorsqu’ils obtiennent l’accord du superviseur conformément aux exigences réglementaires.
La gouvernance interne des dispositifs de notation est établie autour du développement, de la validation, du suivi et des décisions de l’évolution de ces dispositifs. La direction des Risques du Groupe BPCE intervient de manière indépendante sur l’ensemble du groupe (réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne, Natixis, et les autres filiales) dans la revue de la performance et de l’adéquation des modèles de risques de crédit et de contrepartie, ainsi que des risques structurels de bilan, des risques de marché, et des risques non financiers dont les risques opérationnels. Cette mission de la direction des Risques Groupe s’appuie sur une gouvernance robuste définie dans le cadre du dispositif de Model Risk Management (MRM) applicable à l’ensemble des modèles du groupe, décrite au chapitre 6.15.
À l’issue de ce processus de gouvernance, les rapports internes de contrôle et les relevés de décisions sont mis à la disposition du management du groupe (et des superviseurs pour les modèles internes utilisés pour le calcul des exigences en fonds propres). Annuellement une synthèse des performances et de l’adéquation des dispositifs de modèles internes est présentée au comité des risques du conseil de surveillance du groupe.
La direction des Risques Groupe s’appuie sur un process formalisé décrivant les principales étapes de modélisation de tout nouveau modèle. Ce document, qui sert de guide à l’ensemble du processus de documentation et de validation, repose sur :
•une description littéraire et générale du modèle indiquant son champ d’application (type de contrepartie, type de produit, métier…), les grandes hypothèses sur lesquelles il repose et les aspects qui ne sont pas couverts ;
•un schéma descriptif du fonctionnement du modèle finalement retenu reprenant de façon synthétique les inputs, les traitements et les outputs ;
Les modèles internes développés doivent satisfaire des critères exigeants en termes de discrimination et de qualification du risque et faire l’objet d’une évaluation par les équipes de modélisation dans le cadre de la procédure d’évaluation du modèle du dispositif MRM décrit précédemment.
Ces modèles intègrent les évolutions réglementaires apportées par l’Autorité bancaire européenne dans le cadre de son programme « IRB Repair » visant à améliorer la comparabilité des paramètres de risques modélisés.
La direction des Risques du Groupe BPCE est en charge des revues des modèles internes du groupe, lors de la construction d’un nouveau modèle ou d’une évolution de modèle existant. Elle s’assure également de la revue annuelle des backtestings des modèles de risque de crédit, de marché et de gestion actif-passif.
L’équipe de validation mène les analyses de façon indépendante en respectant une charte et des procédures qui décrivent les interactions avec les entités modélisatrices ainsi que le déroulement de la revue. Cette revue s’appuie sur une grille de critères qualitatifs et quantitatifs et aborde les sept dimensions suivantes :
•données et paramètres utilisés par le modèle : analyse de la qualité et de la représentativité des données, de l’intégrité des contrôles, des rapports d’erreurs, de l’exhaustivité des données, etc. ;
•méthodologie et conception : analyse de la théorie sous-jacente au modèle, analyse des approximations, des méthodes de calibration, des indicateurs de risque, des règles d’agrégation, benchmarking des modèles, analyse de la précision et de la convergence ;
•surveillance permanente : l’équipe de validation s’assure de l’existence d’une méthodologie de surveillance du modèle et évalue le risque lié à l’implémentation de cette méthodologie ;
•performance du modèle : évaluation du risque lié à la performance du modèle aussi bien en phase de conception que périodiquement ;
•documentation : analyse de la qualité et de l’exhaustivité de la documentation méthodologique reçue relative à la modélisation, le code informatique, la surveillance du modèle, les données, la gouvernance du modèle et le développement informatique ;
•gouvernance du modèle : évaluation de la conformité du modèle avec les standards internes à la Banque tout au long du cycle de vie des modèles.
Le niveau de détail de la revue est adapté en fonction de la nature des travaux examinés. Dans tous les cas, elle comporte a minima une revue sur base documentaire sur l’aspect quantitatif des systèmes de notation. Dans le cas d’un nouveau modèle ou d’une évolution majeure cette revue est complétée par la vérification des codes informatiques et la réalisation de tests complémentaires (calculs contradictoires).
En conclusion, la revue apporte un avis sur la validité des modèles et des paramètres associés. Elle apporte également un avis sur la conformité à la réglementation prudentielle. Elle est accompagnée, lorsque nécessaire, de préconisations.
Enfin, en tant que deuxième ligne de défense, l’équipe de validation des modèles effectue une évaluation du modèle dans le cadre du dispositif MRM précédemment décrit.
La direction des Risques Groupe maintient à jour une cartographie des modèles de notation interne du groupe qui précise leur portée en termes de segments et d’entités du groupe, ainsi que leurs principales caractéristiques, dont une note globale issue de la revue annuelle des modèles caractérisant la performance et la fraîcheur des modèles (ancienneté/année de développement). Celle-ci est à présent intégrée au dispositif de Model Risk Management.
Le dispositif a été enrichi par de nouveaux modèles homologués par la BCE et en cours d’implémentation. Il s’agit des modèles de notation (PD) des clients de « détail particuliers » et de l’estimation de la perte en cas de défaut (LGD) pour les clients de « détail particuliers » et de « détail professionnels ». Concernant, les modèles de notation (PD), la nouvelle méthodologie vise à améliorer le pouvoir prédictif sur les clients sans incidents de paiement. La nouvelle méthodologie pour le calcul de la perte en cas de défaut propose de distinguer la perte dans le cas d’un passage au contentieux (perte significative) et la perte dans le cas d’un retour rapide en statut sain (perte peu significative liée principalement au frais de traitements).
D’autres travaux ont été également menés sur la refonte des modèles de notation de la clientèle de « détail professionnels » et sur l’estimation de l’exposition en cas de défaut (EAD) et des pertes en cas de défaut (LGD) pour la clientèle de « détail particuliers et professionnels », notamment afin de répondre à la nouvelle réglementation entrant en vigueur en 2022. Les modèles élaborés en 2018 ont été homologués par le superviseur en 2019 alors que les nouveaux modèles sont en attente d’homologation. BPCE Financement a refondu ses modèles afin de couvrir l’ensemble de son portefeuille de crédits renouvelables (en attente d’homologation). Une mission BCE d’homologation de ces nouveaux modèles sur le crédit revolving de BPCE Financement a eu lieu en 2022.
Concernant le portefeuille corporate, la refonte des modèles sur la clientèle des entreprises moyennes (CA entre 10 millions d’euros et 500 millions d’euros) et la mise à jour du calibrage des modèles des Petites Entreprises ont abouti à une homologation par la BCE en 2022. Un projet visant le passage en IRBA sur les deux réseaux a été revu par la BCE début 2023, dont la mise en production est prévue à partir du T2-2024. Ce dossier comporte des modèles de LGD, EAD et sur le volet PD : un nouveau modèle sur les SCI, mise à jour de calibrage sur les grilles expertes Associations et les modèles Petites Entreprises et une extension du modèle des entreprises moyennes sur les holdings opérationnels et sur le portefeuille du RCE.
La filiale Oney est homologuée sur les modèles de crédit sur la clientèle de détail sur le périmètre France avec des travaux de refonte. Les périmètres Portugal, Espagne, Russie, Hongrie, Pologne sont en approche standard.
Le tableau ci-dessous répertoire les modèles internes de crédit du groupe utilisés pour la gestion des risques et lorsqu’ils sont autorisés par le superviseur, le calcul des exigences en fonds propres au sein des réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne, de Natixis et ses filiales, du Crédit Foncier et de la Banque Palatine.
Classe d’expositions
Portefeuille
Nombre de
modèles
de PD
(probabilité
de défaut)
Description/
Méthodologie
Portefeuille
Nombre de
modèles
de LGD
(perte en
cas de
défaut)
Description/
Méthodologie
Nombre
de
CCF/EAD
(expo-
sition au
défaut)
Description/
Méthodologie
Souverains, administrations centrales et banques centrales
Souverains et affiliés
1
Grille à dire d’expert comportant des variables quantitatives et qualitatives/économiques et descriptives
Souverains et affiliés
1
Grille à dire d’expert comportant des variables quantitatives et qualitatives
1
Application de paramètres réglementaires
Portefeuille à faible effectif de défaut
Banques multilatérales de développement
1
Grille à dire d’expert
Portefeuille à faible effectif de défaut
Secteur Public
Communes, départements, régions, logement social, hôpitaux…
10 (NH *)
Grilles à dire d’expert/modélisation statistique (régression logistique)
Portefeuille à faible effectif de défaut
Établissements financiers
Banques OCDE ou non OCDE, brokers-dealers
3
Grilles à dire d’expert
Banques
1
Grille à dire d’expert comportant des variables quantitatives et qualitatives
1
Application de paramètres réglementaires
Portefeuille à faible effectif de défaut
Entreprises
Grandes entreprises (CA > 1 milliard d’euros)
5
Grilles à dire d’expert comportant des variables quantitatives et qualitatives, selon le secteur d’activité
Portefeuille à faible effectif de défaut
Petites et moyennes entreprises (CA > 3 millions d’euros)
9 (dont 2 NH)
Modèles statistiques (régression logistique) ou notes forfaitaires, sur entreprises disposant de comptes sociaux ou consolidés, s’appuyant principalement sur des données de bilan, selon le secteur d’activité, et de comportement bancaire/d’historique bancaire
Autres contrats (cas général, société foncière…)
7 (dont 3 NH)
Modèles s’appuyant sur l’estimation des flux de pertes segmentés selon la nature des contrats et des garanties, ou grille à dire d’expert
2 (dont 1 NH)
Facteurs de conversion, segmentés selon la nature des contrats
Associations et assurances
2
Grilles à dire d’expert comportant des variables quantitatives et qualitatives
Crédit-bail
1
Modèle s’appuyant sur l’estimation des conditions de revente des actifs, segmentés selon le bien financé
Portefeuille à faible effectif de défaut
Financements spécialisés (immobilier, pool d’actifs, aéronautique…)
8 (dont 1 NH)
Grilles à dire d’expert s’appuyant sur les caractéristiques des biens ou projets financés
Financements spécialisés (immobilier, pool d’actifs, aéronautique…)
5
Modèles s’appuyant sur l’estimation des conditions de revente des actifs ou des flux de trésorerie futurs
Portefeuille à faible effectif de défaut
Clientèle de détail
Particuliers
7
Modèles statistiques (régression logistique), comportant des variables de comportement et socio-économiques, différenciées selon le profil du client
Immobilier résidentiel
3 (dont 1 NH)
Modèles s’appuyant sur l’estimation des flux de pertes segmentés selon la nature des contrats et des garanties
3 (dont 1 NH)
Facteurs de conversion, segmentés selon la nature des contrats.
Professionnels (socio-économiques et différenciés suivant certains secteurs)
10
Modèles statistiques (régression logistique), comportant des variables de bilan et de comportement
Immobilier résidentiel
5 (dont 2 NH)
Modèles statistiques (régression logistique), comportant des variables de comportement et socio-économiques, ou descriptives du projet (quotité…), différenciées selon le profil du client
Autres Particuliers et Professionnels
2
Modèles s’appuyant sur l’estimation des flux de pertes segmentés selon la nature des contrats et des garanties
2
Facteurs de conversion et valeurs forfaitaires, segmentés selon la nature des contrats
Crédit-bail
2
Modèles s’appuyant sur l’estimation des conditions de revente des actifs, segmentés selon le bien financé
Crédit renouvelable
2
Modèle statistique (régression logistique), comportant des variables de comportement et socio-économiques
Crédit renouvelable
2
Modèle s’appuyant sur l’estimation des flux de pertes, segmentés selon la nature des contrats
2
Facteur de conversion, segmenté selon la nature des contrats
*NH désigne les modèles non homologués pour le calcul des exigences en fonds propres.
Le Groupe BPCE dispose pour la clientèle de détail de méthodes de notation interne homogènes et d’applicatifs de notation centralisés dédiés qui permettent d’apprécier la qualité de crédit de ses portefeuilles pour un meilleur pilotage des risques. Pour les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne, ils sont également utilisés pour le calcul des exigences en fonds propres selon l’approche méthode avancée.
La modélisation de la probabilité de défaut des contreparties de la clientèle de détail est effectuée par la direction des Risques principalement à partir du comportement bancaire des contreparties. Les modèles sont segmentés selon le type de clientèle et distinguent les particuliers des professionnels (avec ou sans bilan) et selon la détention produit. Les contreparties de chaque segment sont classées de façon automatique à l’aide de modèles statistiques (en général régression logistique) en classes de risques homogènes et statistiquement distinctes. Pour chacune de ces classes est estimée une probabilité de défaut à partir de l’observation des taux de défaut moyens sur une période aussi longue que possible de manière à obtenir une période représentative de la variabilité possible des taux de défaut observés. Ces estimations sont systématiquement ajustées par des marges de prudence pour couvrir les éventuelles incertitudes. À des fins de comparaisons, un rapprochement en termes de risque est réalisé entre les notes internes et les notes provenant des agences de notation.
La perte en cas de défaut (LGD) est une perte économique qui se mesure en prenant en compte tous les éléments inhérents à la transaction ainsi que les frais engagés pour le recouvrement. Les modèles d’estimation de la perte en cas de défaut (LGD) pour la clientèle de détail s’appliquent de façon spécifique à chaque réseau. Les valeurs de LGD sont estimées d’abord par produit et selon la présence ou non de sûretés. D’autres axes peuvent intervenir en second niveau lorsqu’ils permettent de distinguer statistiquement des niveaux de pertes. La méthode d’estimation utilisée repose sur l’observation de taux marginaux de recouvrement en fonction de l’ancienneté dans le défaut. Cette méthode présente l’avantage de pouvoir être directement utilisée pour l’estimation des taux LGD appliqués aux encours sains et des taux ELBE appliqués aux encours en défaut. Les estimations sont fondées sur les historiques internes de recouvrement pour les expositions tombées en défaut sur longue période. Deux marges de prudence sont ensuite systématiquement ajoutées, la première pour couvrir les incertitudes des estimations, la seconde pour pallier l’éventuel effet d’un ralentissement économique.
Pour l’estimation de l’EAD, le Groupe BPCE applique deux modèles. Le premier d’entre eux porte sur l’estimation d’un facteur de conversion en équivalent crédit (FCEC) pour les expositions hors bilan. Ce modèle s’applique de façon automatique lorsque le hors bilan est considéré comme matériel (au-delà de seuils définis en fonction du type de produit). Le second porte sur l’estimation d’une augmentation forfaitaire du bilan pour les expositions hors bilan non matérielles.
Le Groupe BPCE dispose, pour la mesure des risques hors clientèle de détail, de systèmes complets qui permettent d’utiliser l’approche IRBF ou IRBA suivant les réseaux et les segments de clientèle. Ce dispositif permet également d’apprécier la qualité de crédit de ses portefeuilles pour un meilleur pilotage des risques.
Le système de notation consiste à attribuer une note à chaque contrepartie. Compte tenu de la structure mutualiste du groupe, l’unicité de la note est traitée par un système de référents qui ont la responsabilité de procéder à la notation du client pour le compte du groupe. La note attribuée à une contrepartie est généralement proposée par un modèle, puis elle est ajustée et validée par les experts de la filière risques suite à une analyse individuelle. Ce processus est appliqué à l’ensemble du portefeuille Hors-Retail, excepté les nouveaux modèles dédiés aux Petites Entreprises (PE), pour lesquels la notation est automatique (à l’instar du portefeuille Retail). Les modèles de notation de contreparties se structurent principalement en fonction de la nature de la contrepartie (entreprises, institutions financières, entités publiques, etc.) et de la taille de l’entreprise (mesurée par son chiffre d’affaires annuel). Lorsque les volumes de données le permettent (PE, ME, ETI, etc.), les modèles s’appuient sur des modélisations statistiques (méthodes de régression logistique) des défauts des clients auxquelles sont combinés des questionnaires qualitatifs. À défaut, des grilles construites à dire d’experts sont utilisées. Celles-ci sont constituées d’éléments quantitatifs (ratios financiers, solvabilité etc.) issus des données financières et d’éléments qualitatifs appréciant les dimensions économiques et stratégiques du client. S’agissant du risque pays, le dispositif repose sur la notation des souverains et sur la définition, pour chaque pays, d’une note qui plafonne celle que peut se voir octroyer une contrepartie non souveraine. La construction de l’échelle de notation Hors-Retail utilise l’historique de notation de Standard & Poors afin d’assurer une comparabilité directe en termes de risques avec les agences de notation. Pour les nouveaux modèles PE, des échelles dédiées par modèle ont été définies pour les calculs réglementaires. Celles-ci sont reliées sur l’échelle de notation Hors-Retail pour la gestion interne des risques. Pour les modèles statistiques, le calibrage des probabilités de défaut sur les échelles définies pour les calculs réglementaires s’appuie sur les mêmes principes que ceux exposés pour la clientèle de détail (notamment la représentativité de l’historique des taux de défaut, ainsi que l’estimation de marges d’incertitudes).
Les modèles de LGD (hors clientèle de détail) s’appliquent principalement par type de contreparties, types d’actifs et selon la présence, ou non, de sûretés. Des classes de risques homogènes, notamment en termes de recouvrement, procédures et types d’environnement, sont ainsi définies. Les estimations de pertes en cas de défaut sont évaluées sur base statistique lorsque le nombre de dossiers de défaut est suffisant (classe d’actif « entreprise » par exemple). Les historiques internes de recouvrement sur une période aussi longue que possible sont alors utilisés. Si le nombre de dossiers est insuffisant, des bases d’historiques et des benchmarks externes permettent de déterminer des taux à dire d’experts (pour les banques et les souverains par exemple). Enfin, certaines valeurs sont fondées sur des modèles stochastiques lorsqu’il existe un recours sur un actif. Le caractère downturn des taux de pertes en cas de défaut est vérifié et des marges de prudence sont ajoutées si nécessaire.
Pour l’estimation de l’EAD, le Groupe BPCE applique deux modèles pour les entreprises. Le premier d’entre eux porte sur l’estimation d’un facteur de conversion en équivalent crédit (FCEC) pour les expositions hors bilan. Ce modèle s’applique de façon automatique lorsque le hors bilan est considéré comme matériel (au-delà de seuils définis en fonction du type de produit). Le second porte sur l’estimation d’une augmentation forfaitaire du bilan pour les expositions hors bilan non matérielles.
Les méthodologies de notation pour les portefeuilles à faible taux de défaut sont des méthodologies à dire d’expert ; des critères qualitatifs et quantitatifs (correspondant aux caractéristiques de la contrepartie à noter) permettent de lier la contrepartie à un score et à une note, elle-même reliée par la suite avec une PD. Cette PD repose pour son calibrage sur l’observation de données de défauts externes, mais aussi sur des données de notation internes. En effet, le faible nombre de défauts internes ne permet pas de quantifier une échelle de PD.
Le chapitre « Mesure des risques et notations internes » développe les différents modèles homologués au sein du Groupe BPCE pour les différentes classes d’expositions. Lorsque le groupe ne dispose pas de modèle interne autorisé pour le calcul des exigences de fonds propres pour des classes d’expositions données, il doit les estimer sur les périmètres correspondants suivant les modalités de la méthode standard. Celles-ci s’appuient en particulier sur les évaluations de crédit (notations) estimées par les agences de notation reconnues par le superviseur comme satisfaisant aux exigences ECAI (External Credit Assessment Institutions), en particulier pour le Groupe BPCE, Fitch Ratings, Moody’s, Standard & Poor’s, ainsi que la Banque de France.
Conformément à l’article 138 du règlement no 575/2013 Capital Requirements Regulation (CRR) relatif aux exigences en fonds propres applicables aux établissements de crédit et aux entreprises d’investissement, en cas d’évaluation multiple d’une contrepartie par plusieurs agences, la pondération de cette contrepartie se détermine au regard de la deuxième meilleure note.
Dans le cas où il est nécessaire d’effectuer une évaluation externe de crédit directement applicable à une exposition, et qu’elle existe pour l’émetteur ou pour un programme spécifique d’émission, les modalités de détermination de la pondération sont appliquées conformément à l’article 139 du règlement CRR.
Pour le cas particulier des titres à revenu fixe (obligations), les notes externes court terme relatives à l’émission priment par rapport aux notations externes de l’émetteur. En cas d’absence de notes externes relatives à l’émission, la note externe long terme de l’émetteur est privilégiée pour les titres seniors uniquement, sauf dans le cas précis des expositions sur les établissements pour lesquels la pondération est déduite de l’échelon de qualité de crédit du souverain dans lequel ils sont établis.
Chacun des trois paramètres de risque de crédit fait l’objet chaque année de tests de vérification a posteriori (backtest) destinés à contrôler la performance du dispositif. Plus précisément, les exercices de backtests visent à mesurer la performance globale des modèles et en particulier à vérifier que le pouvoir discriminant du dispositif ne se dégrade pas significativement par rapport à la période de modélisation.
Ainsi, les taux de défaut observés sont comparés aux taux de défaut prévus pour chaque note. Le caractère « à travers le cycle » des notations est vérifié. Plus spécifiquement, sur des portefeuilles à faible taux de défaut (SPLS, grandes entreprises, banques, souverains et financements spécialisés) des analyses détaillées sont menées à partir d’indicateurs complémentaires intégrant entre autres choses des analyses plus qualitatives.
Les valeurs de pertes en cas de défaut sont mesurées sur la base d’un périmètre cohérent avec les valeurs observées, à savoir uniquement les expositions en défaut. Les valeurs attendues ne sont donc pas directement comparables avec les valeurs de LGD mesurées dans le portefeuille en production. Le caractère downturn des taux de pertes en cas de défaut est également vérifié.
Les résultats des backtests peuvent justifier la mise en œuvre de plans d’action si le dispositif est jugé insuffisamment prudent ou performant. Les résultats des backtests et les plans d’action associés sont discutés en comité modèle groupe puis revus en comité normes et méthodes RCCP (cf. gouvernance du dispositif interne de notation).
Il ressort de ces exercices que les dispositifs de notation sont globalement bien adaptés et permettent une gestion efficace des risques. De plus, les calibrages des paramètres de risque restent, au global, prudents en regard du risque réellement observé.
Depuis la mise en place du Mécanisme de supervision unique (MSU) en 2014, la Banque centrale européenne (BCE) cherche à renforcer la gouvernance de la supervision des modèles internes à travers différentes investigations.
Parmi celles-ci, TRIM (Targeted Review of Internal Models) a pour objectif d’évaluer la conformité réglementaire de modèles internes spécifiquement ciblés par la BCE. Dans cette optique, ces investigations TRIM reposent sur un ensemble de méthodologies et de techniques d’inspection standardisées, que les équipes mandatées par la BCE utilisent lors de leurs missions sur site. BPCE a fait l’objet de revues TRIM sur plusieurs périmètres qui ont donné lieu à des rapports du superviseur : une première revue sur les principes non-spécifiques aux modèles (TRIM General Topics), puis trois revues spécifiques ciblant les modèles internes de risque de crédit (une sur le portefeuille Corporate, et deux sur le portefeuille retail). Ces rapports ont permis de réaliser des travaux complémentaires afin de renforcer le dispositif existant.
La Banque centrale européenne poursuit ses investigations par le biais d’IMI (Internal Model Investigation). Trois revues ont ainsi été effectuées au cours des années 2021 et 2022 : deux sur les modèles retail, en particulier sur la revue du dispositif PD Professionnel, et une mission sur les modèles de PD corporate pour les petites entreprises et pour les entreprises avec CA entre 10 et 500 millions d’euros (segment haut). Cette dernière a donné lieu à un rapport du superviseur et à une autorisation reçue fin juillet 2022 ; les lettres d’homologation des modèles retail de la part de la BCE ont été reçues en novembre 2023.
En 2021 et 2022, d’importants travaux ont été menés sur le portefeuille Corporate, aussi bien sur la revue des PD de certaines populations spécifiques (Sociétés Civiles Immobilières, holdings non financières et Associations) en capitalisant notamment sur les modèles Petites entreprises et Segment Haut et afin de déposer une demande d’homologation IRBA sur les réseaux BP et CE avec des nouveaux modèles de LGD/EAD. Ces travaux ont été revus lors d’une mission BCE début 2023 et la lettre d’autorisation est reçue fin janvier 2024.
IMPACTS EN MONTANT DE SÛRETÉS QUE L’ÉTABLISSEMENT DEVRAIT FOURNIR EN CAS DE BAISSE DE LA NOTATION DE SA QUALITÉ DE CRÉDIT
Le CRR2 et l’Acte délégué exigent des établissements la remontée à l’autorité compétente de tous les contrats dont une clause prévoit des sorties de trésorerie supplémentaires en cas de dégradation significative de la qualité de crédit de l’établissement, par exemple une dégradation de trois crans de son évaluation externe de crédit. La réévaluation et la remontée de ces éléments doivent être effectuées régulièrement, au vu des nouveaux contrats conclus (article CRR 423 2/article AD 30.2).
L’autorité compétente décide de la pondération à affecter pour les contrats dont elle jugera l’incidence significative.
Pour les contrats comportant des clauses de sortie anticipée sur master agreement (contrats cadres entre la banque et une contrepartie pour des transactions dérivés OTC sans collatéral), la clause de rupture anticipée permet à une contrepartie de sortir par anticipation si la notation de crédit de l’autre contrepartie est diminuée. Il faut donc estimer le nombre de ruptures anticipées générées par cette dégradation de notation.
Il a été convenu que l’évaluation des flux de décaissements générés était réalisée en passant en revue l’intégralité des contrats cadre du groupe sur un marché de gré à gré avec credit support annex ou master agreement, afin d’évaluer le montant de dépôt/collatéral requis en cas de dégradation de trois crans de la note de crédit long terme de l’établissement par les trois agences (Moody’s, S&P, Fitch). Le calcul intègre également le montant de dépôt/collatéral requis en cas de dégradation d’un cran de la note court terme de l’établissement, le groupe ayant considéré que cette dégradation est inévitable en cas de dégradation de trois crans de la note LT.
Au niveau du Groupe BPCE, les établissements concernés sont BPCE SA, Natixis, Crédit Foncier et leurs véhicules de refinancement : BP CB, GCE CB, BPCE SFH, FCT HL, SCF et VMG. Certains contrats intra-groupes génèrent des outflows aux bornes des établissements mais sont neutralisés en vision consolidée Groupe BPCE.
•l’impact pour chaque contrat est le montant maximal entre les trois agences entre une dégradation - 1 CT et une dégradation - 3 LT ;
•le montant des ratings-triggers déclaré correspond à la somme du total des impacts d’une dégradation d’un cran de la note CT et de trois crans de la note MLT ;
-
5.3 Techniques de réduction du risque de crédit
Les techniques de réduction du risque de crédit sont couramment utilisées au sein du groupe et se distinguent entre sûretés réelles et sûretés personnelles.
La distinction est faite entre les garanties ayant effectivement un effet sur le recouvrement en cas de difficultés et celles étant par ailleurs reconnues par le superviseur dans la pondération des expositions permettant de réduire la consommation de fonds propres. À titre d’exemple, une caution personnelle et solidaire d’un dirigeant d’entreprise cliente en bonne et due forme et recueillie dans les règles de l’art pourra se révéler efficace sans toutefois être éligible en tant que facteur de réduction de risque statistique.
Dans certains cas, les établissements du groupe choisissent d’adjoindre à leur utilisation de techniques de réduction des risques des opportunités de cession de portefeuilles contentieux, notamment lorsque les techniques utilisées sont moins performantes ou absentes.
Une utilisation des dérivés de crédit est également réalisée comme technique de réduction du risque et concerne quasi exclusivement la classe d’actif « entreprises » et principalement Natixis.
La sûreté réelle est une garantie portant sur un ou plusieurs biens meubles ou immeubles, dont la valeur a été appréciée solidement, appartenant au débiteur ou à un tiers consistant à conférer un droit réel au créancier sur ce bien (hypothèque immobilière, gage immobilier, gages sur titres cotés et liquides, gage sur marchandises cotées et liquides avec ou sans dessaisissement, nantissement, caution hypothécaire).
•réduire le risque de crédit encouru sur une exposition compte tenu du droit de l’établissement assujetti en cas de défaut ou en cas d’autres événements de crédit spécifiques relatifs à la contrepartie ;
La sûreté personnelle est une sûreté ayant pour effet de réduire le risque de crédit encouru sur une exposition, compte tenu de l’engagement d’un tiers à payer un montant en cas de défaut de la contrepartie ou en cas d’autres événements spécifiques.
Sur le périmètre standard :
Sur le périmètre traité en IRB :
Sur le périmètre clientèle de détail traité en IRBA :
Les sûretés personnelles et réelles sont prises en compte, sous réserve de leur éligibilité, par une pondération bonifiée sur la part garantie de l’exposition. Les sûretés réelles de type cash ou collatéral liquide viennent en diminution de l’exposition brute.
Hors clientèle de détail, les sûretés réelles sont prises en compte sous réserve de leur éligibilité sous la forme d’une diminution du paramètre de « perte en cas de défaut » applicable aux transactions. Les sûretés personnelles sont prises en compte sous réserve de leur éligibilité sous la forme d’une substitution de PD du tiers par celle du garant.
Les sûretés personnelles et réelles sont prises en compte sous réserve de leur éligibilité sous la forme d’une diminution du paramètre de « perte en cas de défaut » applicable aux transactions concernées.
Les articles 207 à 210 du règlement (UE) 2019/876 du 20 mai 2019 modifiant le règlement (UE) no 575/2013 précisent les conditions nécessaires pour la prise en compte des sûretés, notamment :
•la qualité de crédit du débiteur et la valeur de l’instrument ne sont pas corrélées positivement de manière significative. Les titres de créance émis par le débiteur ne sont pas éligibles ;
•la sûreté est dûment documentée en termes de description et de valorisation et elle est assortie d’une procédure rigoureuse autorisant un recouvrement rapide ;
•la banque dispose de procédures, dûment documentées, adaptées aux différents types et montants d’instruments utilisés ;
•la banque détermine la valeur de marché de l’instrument et la réévalue en conséquence, notamment en période de détérioration significative de cette valeur de marché.
La division des risques constitue une technique d’atténuation du risque de crédit. Elle se traduit dans les dispositifs de plafonds et de limites individuelles ou thématiques et permet de réduire la sensibilité des établissements face à des risques unitairement ou sectoriellement jugés trop importants à porter en cas de survenance d’incidents majeurs.
Les activités de surveillance des risques peuvent amener une réduction des expositions au risque si celui-ci est considéré trop élevé et sont ainsi contributrices à une bonne division du risque.
La division des risques constitue une technique d’atténuation du risque de crédit. Elle se traduit dans les dispositifs de limites individuelles ou thématiques et permet de réduire la sensibilité des établissements face à des risques unitairement ou sectoriellement jugés trop importants à porter en cas de survenance d’incidents majeurs.
Le réseau Banque Populaire a, pour sa part, historiquement recours pour ses crédits aux professionnels aux sociétés de caution mutuelle notamment les SOCAMA (prêts aux artisans), en dehors des sûretés réelles utilisées.
Il sollicite également pour les prêts aux particuliers la CASDEN Banque Populaire, notamment au travers de sa structure Parnasse garanties, pour garantir les prêts consentis à l’ensemble des fonctionnaires, le Crédit Logement, et, de manière croissante, la Compagnie Européenne de Garanties et de Cautions (CEGC, filiale de BPCE SA).
Le réseau Caisse d’Epargne a principalement recours pour ses crédits à l’habitat aux services de CEGC, au Fonds de garantie à l’accession sociale ou « FGAS » et plus marginalement au Crédit Logement (établissement financier, filiale de la plupart des réseaux bancaires français) ; ces établissements sont spécialisés dans le cautionnement des prêts bancaires, principalement les prêts à l’habitat.
Le Fonds de garantie à l’accession sociale permet d’apporter une garantie de l’État français aux prêts conventionnés. La pondération est de 0 % concernant les crédits pour lesquels la couverture a été signée avant le 31 décembre 2006 et 15 % pour ceux octroyés postérieurement à cette date.
Pour leurs prêts à l’habitat, les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne sollicitent par ailleurs plusieurs mutuelles telles que la MGEN, la Mutuelle de la Gendarmerie, etc.
Pour les professionnels et les entreprises, le recours à la Banque publique d’investissement par l’ensemble du Groupe se poursuit et le Fonds européen d’investissement ou la Banque européenne d’investissement sont sollicités sur des enveloppes de garanties permettant de réduire très sensiblement le risque de crédit.
Dans certains cas, les organismes de type Auxiga permettent d’organiser la dépossession du stock et son transfert de propriété à la banque en garantie d’engagements consentis en cas de difficultés.
Enfin, ponctuellement, Natixis recourt pour certaines opérations et dans certaines circonstances à des achats de protections de type assurance-crédit, à des agences de réassurance privées (par exemple SCOR) ou publiques (Coface, Hermes, autres agences souveraines) et recourt aussi à l’utilisation de Credit Default Swaps (CDS).
Dans le cadre de la crise du Covid, l’État français a permis d’utiliser sa garantie sur le périmètre des PGE octroyés. Le Groupe BPCE a utilisé cette possibilité.
Les opérations dérivées de crédit de type couverture de devise ou de taux sont confiées aux chambres de compensation agréées en Europe ou aux USA pour les activités de Natixis dans ce pays.
Par type de garant :
•sur les expositions de crédit immobilier, les garanties utilisées sont concentrées sur les hypothèques (risque divisé par définition et renforcé par l’approche en matière d’octroi fondé sur la capacité de remboursement du client), des organismes de cautions en logique assurancielle de type CEGC (organisme captif Groupe BPCE sur lequel des stress tests sont régulièrement réalisés), Crédit logement (organisme de place interbancaire soumis aux mêmes contraintes), FGAS (organisme contrôlé par l’État français assimilable à un risque souverain). La garantie CASDEN, octroyée aux personnels de la fonction publique, présente à ce jour une bonne capacité de résilience selon un modèle basé sur la capacité de remboursement forte de cette clientèle ;
•sur les expositions de type professionnels, les garanties les plus utilisées sont les cautions de type Banque publique d’investissement (BPI), soumises à un respect de forme strict, et les hypothèques. Les cautions d’organisme de type Socama, dont la solvabilité relève des établissements de crédit du Groupe BPCE, sont également utilisées ;
•concernant la clientèle corporate, les principales garanties utilisées sont les hypothèques et les cautions de la Banque publique d’investissement.
Par fournisseurs de dérivés de crédit :
•la réglementation impose l’utilisation des chambres de compensation pour le risque de taux sur le nouveau flux. Cet adossement ne couvre toutefois pas le risque de défaillance de la contrepartie, qui est un risque granulaire. La concentration sur les chambres de compensation, qui va s’accroître progressivement, constitue un risque régulé et surveillé ;
•le risque lié aux devises est couvert au niveau de chaque contrat avec la mise en place d’appels de marge à fréquence adaptée au risque. L’adossement sur ces opérations est réalisé sur des contreparties interbancaires spécialisées sur ce type d’opérations, dans le cadre de limites individuelles autorisées en comité de crédit et contreparties Groupe.
Par secteur d’activité de crédit :
•les dispositifs sectoriels en place au sein du groupe permettent d’orienter la politique de garantie en fonction des secteurs d’activité. Des préconisations sont émises auprès des établissements dans ce cadre.
Par zone géographique :
•le Groupe BPCE est principalement exposé en France et de façon moins importante, via Natixis, à l’étranger. De fait, les garanties sont donc principalement localisées en France.
Le Groupe BPCE dispose d’un outil de revalorisation automatique des garanties immobilières pour l’ensemble des réseaux.
Au sein du réseau Banque Populaire, les garanties réelles prises en compte dans le moteur de revalorisation sont, outre les garanties immobilières, les gages sur véhicules, les nantissements de matériels et outillages, les hypothèques maritimes de bateaux de plaisance et les nantissements de fonds de commerce.
Le réseau Caisse d’Epargne utilise pour sa part le moteur de revalorisation pour les garanties immobilières, sur l’ensemble de ses segments de risque.
Au sein du groupe, les cautions des organismes de cautionnement reconnues comme fournisseurs de sûretés d’effet équivalent à une garantie hypothécaire par le superviseur sont traitées sur la base d’une évaluation de type assurancielle.
Un processus groupe d’évaluation renforcé a été mis en place pour l’évaluation des garanties immobilières supérieures à certains montants. La certification obtenue par BPCE Solutions immobilières (ex-Crédit Foncier Expertise), filiale de BPCE depuis la décision de mise en gestion extinctive du CFF permet de renforcer les synergies du Groupe.
Pour les garanties autres que celles citées ci-dessus, la base utilisée pour apprécier et valider ces sûretés est une évaluation systématique de ces garanties soit selon une valeur de marché lorsque ces sûretés sont cotées sur des marchés liquides (par exemple des titres cotés), soit sur la base d’une expertise permettant de démontrer la valeur de la garantie utilisée en couverture des risques (par exemple la valeur de transactions récentes sur des aéronefs ou des navires selon leurs caractéristiques, la valeur d’un stock de matière première, la valeur d’un gage sur marchandise donnée ou encore la valeur d’un fonds de commerce selon son emplacement, etc.).
-
5.4 Informations quantitatives
31/12/2023
/im1648575426x1886575948.jpg)
Le total des expositions brutes du Groupe BPCE s’élève à plus
de 1 487 milliards d’euros au 31/12/2023, en progression
3 milliards d’euros.31/12/2022
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31/12/2023
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Les expositions brutes sont très majoritairement situées en Europe, et particulièrement en France, pour l’ensemble des classes d’actifs (70 % des entreprises)
Concentration par emprunteur
31/12/2023
31/12/2022
Répartition
Montants
bruts/Total grands
risques(1)
Poids par rapport
aux fonds propres
Montants
bruts/Fonds
propres(2)
Répartition
Montants
bruts/Total grands
risques(1)
Poids par rapport
aux fonds propres
Montants
bruts/Fonds
propres(2)
Part du premier emprunteur
6,5 %
21,1 %
6,9 %
22,0 %
Part des 10 premiers emprunteurs
23,2 %
75,1 %
22,7 %
72,1 %
Part des 50 premiers emprunteurs
51,4 %
166,7 %
51,5 %
163,7 %
Part des 100 premiers emprunteurs
69,1 %
224,2 %
70,6 %
224,4 %
(1)
Total des grands risques hors souverains sur le périmètre grand Groupe BPCE (231,1 G€ au 31/12/2023).
(2)
Fonds propres réglementaires, périmètre grand Groupe BPCE (ligne 11 CA4 du Corep 31/12/2023) : 71.2 G€
Le poids des 100 premiers emprunteurs est en légère augmentation sur cet exercice et ne fait pas apparaître de concentration particulière.
ÉVOLUTION DE LA CHARGE NETTE DU RISQUE
DU GROUPE (en millions d’euros)/im682531038x2048760418.jpg)
COÛT DU RISQUE EN PB (GROUPE BPCE)*
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* Hors éléments exceptionnels.En 2023, le montant du coût du risque s’établit à 1 731 millions d’euros contre 1 964 millions en 2022 et se décompose ainsi :
•sur encours sains classés en statut 1 (« Stage 1 ») ou en statut 2 (« Stage 2 ») : 852 millions d’euros étaient dotés en 2022 et 112 millions d’euros sont repris en 2023 ;
•les dotations sur encours dont le risque est avéré classés en statut 3 (« Stage 3 ») passent de 1 112 millions d’euros en 2022 à 1 843 millions d’euros au 2023 du fait de provisionnement sur un nombre limité de dossiers spécifiques et une détérioration de l’environnement économique.
En 2023, le coût du risque ressort à 20 pb rapporté aux encours bruts de la clientèle pour le Groupe BPCE (24 pb en 2022). Il inclut une reprise de provision sur encours sains de 1 pb (vs. une dotation de 10 pb en 2022) et une dotation sur encours dont le risque est avéré de 22 pb (vs. une dotation de 14 pb en 2022). Le coût du risque s’établit à 21 pb pour le pôle Banque de proximité et Assurance (25 pb en 2022) dont une reprise de provision sur encours sains de 2 pb (vs. une dotation de 11 pb en 2022) et une dotation de 23 pb sur encours dont le risque est avéré (vs. une dotation de 14 pb en 2022).
Le coût du risque de Banque de Grande Clientèle s’élève à 24 pb (36 pb en 2022) dont une reprise de 4 pb au titre du provisionnement des encours sains (vs. une dotation 15 pb en 2022) et une dotation de 28 pb sur encours dont le risque est avéré (vs. une dotation de 21 pb en 2022).
Le taux d’encours douteux sur l’encours de crédit brut s’établit à 2,4 % au 31 décembre 2023, en hausse de 0,1 pp par rapport à fin décembre 2022.
en millions d’euros
31/12/2023
31/12/2022
Encours bruts de crédit clientèle et établissements de crédit
962,7
938,3
Dont encours S1/S2
939,8
916,8
Dont encours S3
22,9
21,5
Taux encours douteux/encours bruts
2,4 %
2,3 %
Total dépréciations constituées S1/S2
5,3
5,5
Total dépréciations constituées S3
9,1
8,9
Dépréciations constituées/encours douteux
39,8 %
41,3 %
Taux de couverture (y compris sûretés relatives aux encours dépréciés)
68,2 %
68,9 %
en millions d’euros
31/12/2023
a
b
c
d
e
f
g
h
Valeur comptable brute / Montant nominal des
expositions faisant l’objet de mesures de renégociation
Dépréciations cumulées,
variations négatives
cumulées de la juste
valeur dues au risque de
crédit et provisions
Sûretés reçues et garanties
financières reçues pour des
expositions renégociées
Renégociées non performantes
Dont sûretés
reçues et
garanties
financières
reçues pour
des
expositions
non
performantes
faisant l’objet
de mesures
de
renégociation
Renégociées
performantes
Sur des
expositions
renégociées
performantes
Sur des
expositions
renégociées
non
performantes
Dont en
défaut
Dont
dépréciées
010
Prêts et avances
3 643
7 125
7 125
7 122
(133)
(1 972)
5 916
3 567
020
Banques centrales
4
4
4
(4)
030
Administrations publiques
3
2
2
2
(2)
050
Autres Entreprises Financières
15
75
75
75
(1)
(47)
14
11
060
Entreprises Non Financières
1 883
3 649
3 649
3 646
(64)
(1 162)
2 475
1 430
070
Ménages
1 741
3 394
3 394
3 394
(68)
(756)
3 427
2 126
080
Titres de créance
8
8
8
(8)
090
Engagements de prêt donnés
273
87
87
87
(3)
(5)
95
35
100
TOTAL
3 916
7 220
7 220
7 217
(136)
(1 985)
6 011
3 602
en millions d’euros
31/12/2022
a
b
c
d
e
f
g
h
Valeur comptable brute / Montant nominal des
expositions faisant l’objet de mesures de renégociation
Dépréciations cumulées,
variations négatives
cumulées de la juste
valeur dues au risque de
crédit et provisions
Sûretés reçues et garanties
financières reçues pour des
expositions renégociées
Renégociées
performantes
Renégociées non performantes
Sur des
expositions
renégociées
performantes
Sur des
expositions
renégociées
non
performantes
Dont sûretés
reçues et
garanties
financières
reçues pour
des
expositions
non
performantes
faisant l’objet
de mesures
de
renégociation
Dont endéfaut
Dont
dépréciées
010
Prêts et avances
4 111
7 166
7 166
7 160
(182)
(2 019)
6 509
3 898
020
Banques centrales
4
4
4
(4)
030
Administrations publiques
9
15
15
15
(11)
1
1
050
Autres Entreprises Financières
18
69
69
69
(1)
(46)
10
8
060
Entreprises Non Financières
2 469
3 708
3 708
3 702
(127)
(1 221)
3 038
1 674
070
Ménages
1 616
3 370
3 370
3 370
(54)
(736)
3 460
2 216
080
Titres de créance
18
18
18
(4)
090
Engagements de prêt donnés
319
48
48
48
(16)
(1)
122
22
100
TOTAL
4 431
7 232
7 232
7 226
(198)
(2 024)
6 631
3 920
en millions d’euros
31/12/2023
a
b
c
d
e
f
g
h
i
j
k
l
n
o
Valeur comptable brute / Montant nominal
Dépréciations cumulées, variations négatives cumulées de la juste
valeur dues au risque de crédit et provisions
Sûretés et garanties
financières reçues
Expositions performantes
Expositions non performantes
Expositions performantes –
dépréciation cumulées et
provisions
Expositions non performantes –
Dépréciations cumulées,
variations négatives cumulées
de la juste valeur dues au risque
de crédit et provisions
Sur les
expo-
sitions
perfor-
mantes
Sur les
expo-
sitions
non
perfor-
mantes
Dont
étape 1
Dont
étape 2(1)
Dont
étape 2(1)
Dont
étape 3(1)
Dont
étape 1
Dont
étape 2(1)
Dont
étape 2(1)
Dont
étape 3(1)
005
Comptes à vue auprès de banques centrales et autres dépôts à vue
155 732
155 373
335
0
0
(1)
(1)
(0)
32
010
Prêts et avances
936 486
803 331
130 194
22 907
(0)
21 854
(5 300)
(1 244)
(4 050)
(9 122)
(0)
(8 771)
548 645
9 675
020
Banques centrales
1 936
1 908
28
19
15
(21)
(0)
(21)
(19)
(15)
030
Administrations publiques
148 256
142 949
4 291
64
62
(26)
(4)
(22)
(44)
(43)
2 686
0
040
Établissements de crédit
4 062
3 758
235
10
5
(13)
(8)
(5)
(10)
(5)
851
050
Autres Entreprises Financières
18 346
17 032
1 216
150
132
(22)
(15)
(7)
(96)
(79)
3 139
19
060
Entreprises Non Financières
321 927
260 006
60 152
14 941
0
13 959
(3 433)
(865)
(2 561)
(6 371)
(0)
(6 065)
167 843
5 361
070
Dont PME
156 937
124 504
32 286
7 618
(0)
7 366
(2 111)
(437)
(1 673)
(3 094)
0
(3 045)
101 708
3 437
080
Ménages
441 959
377 678
64 271
7 723
(0)
7 681
(1 785)
(352)
(1 433)
(2 581)
0
(2 564)
374 126
4 295
090
Titres de créance
76 512
69 344
728
193
144
(15)
(10)
(6)
(140)
(124)
1 218
100
Banques centrales
1 508
1 508
(0)
(0)
110
Administrations publiques
47 815
46 510
116
(2)
(1)
(1)
0
732
120
Établissements de crédit
8 398
8 215
33
(0)
(1)
(1)
(0)
59
130
Autres Entreprises Financières
11 215
6 474
398
97
96
(4)
(2)
(1)
(88)
(88)
28
140
Entreprises Non Financières
7 576
6 636
182
97
48
(8)
(6)
(3)
(52)
(36)
399
150
Expositions Hors Bilan
223 827
197 024
18 272
1 322
(0)
1 215
(550)
(225)
(321)
(333)
(0)
(317)
54 138
144
160
Banques centrales
77
74
2
42
170
Administrations publiques
10 574
8 408
458
0
(4)
(0)
(4)
0
804
180
Établissements de crédit
11 802
9 139
400
6
6
(5)
(4)
(1)
(0)
(0)
646
190
Autres Entreprises Financières
26 815
24 675
1 279
3
3
(7)
(6)
(1)
(2)
(2)
12 829
200
Entreprises Non Financières
138 005
119 625
14 699
1 253
(0)
1 148
(446)
(152)
(290)
(309)
0
(294)
30 813
129
210
Ménages
36 554
35 103
1 434
61
(0)
59
(87)
(63)
(25)
(22)
(0)
(22)
9 003
15
220
TOTAL
1 392 557
1 225 073
149 530
24 423
(0)
23 214
(5 866)
(1 480)
(4 376)
(9 595)
(0)
(9 212)
604 033
9 820
(1)
Hors actifs dépréciés dès leur origination ou leur acquisition.
en millions d’euros
31/12/2022
a
b
c
d
e
f
g
h
i
j
k
l
n
o
Valeur comptable brute / Montant nominal
Dépréciations cumulées, variations négatives cumulées de la juste
valeur dues au risque de crédit et provisions
Sûretés et garanties
financières reçues
Expositions performantes
Expositions non performantes
Expositions performantes –
dépréciation cumulées et
provisions
Expositions non performantes –
Dépréciations cumulées,
variations négatives cumulées
de la juste valeur dues au risque
de crédit et provisions
Sur les
expo-
sitions
perfor-
mantes
Sur les
expo-
sitions
non
perfor-
mantes
Dont
étape 1
Dont
étape 2(1)
Dont
étape 2(1)
Dont
étape 3(1)
Dont
étape 1
Dont
étape 2(1)
Dont
étape 2(1)
Dont
étape 3(1)
005
Comptes à vue auprès de banques centrales et autres dépôts à vue
175 569
175 284
266
(4)
(1)
(2)
244
010
Prêts et avances
912 198
782 523
126 816
21 505
20 379
(5 476)
(1 331)
(4 139)
(8 881)
(8 605)
540 596
9 414
020
Banques centrales
1 956
1 947
9
19
15
(19)
(15)
030
Administrations publiques
140 182
132 787
6 277
141
139
(34)
(5)
(30)
(58)
(58)
2 367
41
040
Établissements de crédit
3 883
3 600
284
17
12
(54)
(10)
(44)
(11)
(6)
741
050
Autres Entreprises Financières
18 984
17 295
1 604
130
112
(27)
(17)
(10)
(76)
(59)
4 893
27
060
Entreprises Non Financières
312 886
252 775
58 461
13 562
12 501
(3 571)
(929)
(2 636)
(5 994)
(5 758)
164 237
5 165
070
Dont PME
149 645
118 906
30 616
6 922
6 608
(2 121)
(451)
(1 669)
(2 981)
(2 948)
99 311
3 492
080
Ménages
434 307
374 119
60 181
7 636
7 600
(1 789)
(370)
(1 419)
(2 723)
(2 710)
368 359
4 180
090
Titres de créance
74 689
67 699
469
241
183
(21)
(14)
(7)
(164)
(148)
1 151
100
Banques centrales
133
133
110
Administrations publiques
47 448
46 174
165
(4)
(2)
(2)
768
120
Établissements de crédit
7 560
7 386
4
(1)
(1)
57
130
Autres Entreprises Financières
11 450
6 718
243
95
95
(7)
(4)
(3)
(87)
(87)
34
140
Entreprises Non Financières
8 096
7 287
57
147
88
(9)
(8)
(1)
(77)
(61)
293
150
Expositions Hors Bilan
230 004
203 148
17 997
1 484
1 441
(508)
(223)
(268)
(267)
(263)
66 047
325
160
Banques centrales
581
114
68
170
Administrations publiques
10 564
8 027
584
(1)
531
180
Établissements de crédit
7 480
4 899
686
8
8
(13)
(9)
(4)
184
190
Autres Entreprises Financières
29 102
27 805
1 046
3
3
(8)
(6)
(2)
(1)
(1)
14 560
200
Entreprises Non Financières
137 820
119 614
13 931
1 425
1 382
(429)
(179)
(233)
(260)
(256)
35 916
309
210
Ménages
44 457
42 689
1 749
49
49
(58)
(29)
(29)
(6)
(6)
14 788
16
220
TOTAL
1 392 460
1 228 654
145 547
23 231
22 002
(6 005)
(1 568)
(4 414)
(9 312)
(9 016)
608 038
9 739
(1)
Hors actifs dépréciés dès leur origination ou leur acquisition.
EU CQ3 – QUALITÉ DE CRÉDIT DES EXPOSITIONS PERFORMANTES ET NON PERFORMANTES PAR NOMBRE DE JOURS EN SOUFFRANCE
en millions d’euros
31/12/2023
a
b
c
d
e
f
g
h
i
j
k
l
Valeur comptable brute / Montant nominal
Expositions performantes
Expositions non performantes
Pas en
souffrance
ou en
souffrance
≤ 30 jours
En
souffrance
> 30 jours
≤ 90 jours
Paiement
improbable
mais
pas en
souffrance
ou en
souffrance
≤ 90 jours
En
souffrance
> 90 jours
≤ 180 jours
En
souffrance
> 180 jours
≤ 1 an
En
souffrance
> 1 an
≤ 2 ans
En
souffrance
> 2 ans
≤ 5 ans
En
souffrance
> 5 ans
≤ 7 ans
En
souffrance
> 7 ans
Dont
en
défaut
005
Comptes à vue auprès de banques centrales et autres dépôts à vues
155 732
155 732
010
Prêts et avances
936 486
932 937
3 549
22 907
19 042
1 097
999
690
650
147
282
22 905
020
Banques centrales
1 936
1 936
19
1
0
4
14
19
030
Administrations publiques
148 256
148 149
107
64
25
1
0
4
0
3
30
64
040
Établissements de crédit
4 062
4 059
3
10
5
5
10
050
Autres Entreprises Financières
18 346
18 336
10
150
111
8
1
0
1
29
150
060
Entreprises Non Financières
321 927
320 123
1 804
14 941
12 474
678
711
468
377
86
146
14 939
070
Dont PME
156 937
156 142
795
7 618
6 429
377
348
240
113
33
78
7 617
080
Ménages
441 959
440 334
1 625
7 723
6 425
410
286
217
264
58
63
7 723
090
Titres de créance
76 512
76 512
193
135
59
193
100
Banques centrales
1 508
1 508
110
Administrations publiques
47 815
47 815
120
Établissements de crédit
8 398
8 398
130
Autres Entreprises Financières
11 215
11 215
97
38
59
96
140
Entreprises Non Financières
7 576
7 576
97
97
97
150
Expositions Hors Bilan
223 827
1 322
1 319
160
Banques centrales
77
170
Administrations publiques
10 574
0
0
180
Établissements de crédit
11 802
6
6
190
Autres Entreprises Financières
26 815
3
3
200
Entreprises Non Financières
138 005
1 253
1 249
210
Ménages
36 554
61
61
220
TOTAL
1 392 557
1 165 181
3 549
24 423
19 177
1 097
999
690
650
206
282
24 417
en millions d’euros
31/12/2022
a
b
c
d
e
f
g
h
i
j
k
l
Valeur comptable brute / Montant nominal
Expositions performantes
Expositions non performantes
Pas en
souffrance
ou en
souffrance
≤ 30 jours
En
souffrance
> 30 jours
≤ 90 jours
Paiement
improbable
mais
pas en
souffrance
ou en
souffrance
≤ 90 jours
En
souffrance
> 90 jours
≤ 180 jours
En
souffrance
> 180 jours
≤ 1 an
En
souffrance
> 1 an
≤ 2 ans
En
souffrance
> 2 ans
≤ 5 ans
En
souffrance
> 5 ans
≤ 7 ans
En
souffrance
> 7 ans
Dont
en
défaut
005
Comptes à vue auprès de banques centrales et autres dépôts à vues*
175 569
174 191
1 377
010
Prêts et avances
912 198
909 139
3 060
21 505
17 830
860
1 005
614
726
144
327
21 499
020
Banques centrales
1 956
1 956
19
1
0
4
13
19
030
Administrations publiques
140 182
140 080
102
141
94
6
3
0
9
28
141
040
Établissements de crédit
3 883
3 882
1
17
12
5
17
050
Autres Entreprises Financières
18 984
18 935
49
130
100
0
1
29
130
060
Entreprises Non Financières
312 886
311 346
1 540
13 562
11 442
437
689
340
385
80
190
13 556
070
Dont PME
149 645
148 897
748
6 922
5 894
328
232
204
106
40
117
6 922
080
Ménages
434 307
432 939
1 368
7 636
6 181
417
313
274
322
63
66
7 636
090
Titres de créance
74 689
74 689
241
183
59
241
100
Banques centrales
133
133
110
Administrations publiques
47 448
47 448
120
Établissements de crédit
7 560
7 560
130
Autres Entreprises Financières
11 450
11 450
95
36
59
95
140
Entreprises Non Financières
8 096
8 096
147
147
146
150
Expositions Hors Bilan
230 004
1 484
1 483
160
Banques centrales
581
170
Administrations publiques
10 564
180
Établissements de crédit
7 480
8
8
190
Autres Entreprises Financières
29 102
3
3
200
Entreprises Non Financières
137 820
1 425
1 424
210
Ménages
44 457
49
49
220
TOTAL
1 392 460
1 158 019
4 437
23 231
18 013
860
1 005
614
785
144
327
23 224
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